Pour ce 2e volet de notre série des articles les plus marquants de l’année, nous vous proposons un focus sur quatre passionnés d’histoire du Mexique. Anthropologue, écrivain, professeur, ou réalisateur… Les 4 portraits que nous vous présentons ici ont un point commun: ils ont exhumé des pans de l’histoire mexicaine sous un angle original.
Et voici notre « best of » d’articles historiques de l’année écoulée.
Cette anthropologue française est tombée amoureuse du Mexique dans sa jeunesse. Nous sommes à la fin des années 1950 et Colette Lilly, anthropologue, s’immerge dans la culture huichol qui attire des chercheurs fascinés par la culture de ce peuple maître des plantes hallucinogènes.![]()
Très vite, dans les années 1960, des cohortes de jeunes Américains et Européens se rendent dans la Sierra madre occidental non pour étudier ces plantes hallucinogènes, mais pour les manger ! Colette Lilly, qui vit encore aujourd’hui à Zacatecas, nous a raconté l’épopée de ce peuple qui a tenté de défendre sa spiritualité face aux comportement -parfois « irresponsables »- des jeunes venus du Nord.
>Découvrez ici cette épopée racontée avec passion par Colette Lilly.
Le Mexique doit beaucoup à Lillian Liberman. Grâce à cette réalisatrice Mexicaine et francophile, les Mexicains savent que le pays peut aussi compter sur des hommes politiques courageux, loyaux, humanistes et progressistes ! Ce fut le cas de Gilberto Bosques, révolutionnaire, puis consul du Mexique en France. Pendant la Deuxième Guerre Mondiale il a sauvé des milliers de Républicains espagnols et de Juifs, condamnés à mort par les Nazis et les collaborateurs français. Gilberto Bosques leur accordé des visas mexicains à foison !
Nous avons rencontré Lillian Liberman qui nous a conté avec passion comment elle a exhumé l’histoire de Gilberto Bosques, pour en faire un documentaire bouleversant.
C’est à lire ici, et pour tout savoir de la vie de Gilberto Bosques c’est là.
Et parmi « ces Français qui font de grandes choses au Mexique », il y a également Martin Arnaud, metteur en scène du monumental spectacle intitulé « Yo México » sur la place centrale de Mexico, à l’occasion du centenaire de la Révolution mexicaine. Deux semaines durant, la mise en scène a rassemblé plus de 5
millions de personnes au total ! Le public chilango semble avoir été conquis par les projections de lumière et les illusions d’optiques de la compagnie Les Petits Français, sur les façades historiques du Centro histórico. Aborder l’histoire mexicaine n’est pas facile. Au risque parfois de livrer un discours simpliste ou historiquement tronqué, Martin Arnaud s’est attaché à l’histoire mexicaine depuis l’empire aztèque, pour en faire un spectacle dont se souviendront les générations futures.
Lire l’article « Spectacle Yo México: notre but c’est la grande illusion »
« Cacalotl », blogueur français et enseignant passionné d’histoire mexicaine
Nul ne connaît la vraie identité de ce blogueur. Mais qu’importe. Celui qui se fait appeler Cacalotl est bien connu de notre équipe. Car en plus d’être un lecteur fidèle et exigeant du Grand Journal du Mexique, cet enseignant est, avec d’autres collaborateurs, l’auteur du blog Mexique Ancien, un espace passionnant et richement documenté sur les dernières actualités archéologiques. C’est LE blog incontournable francophone sur la culture mésoaméricaine.
On y parle également de questions plus actuelles telle que la condition des peuples originaires, scandaleusement marginalisés malgré la richesse du Mexique. En cette fin d’année, la rédaction du Grand Journal se devait de remercier Cacalotl qui nous signale régulièrement des informations pertinentes, tel la menace que font courir les grands concerts sur les sites archéologiques. Félicitations pour ce blog engageant et engagé !
Raphaël Morán-www.legrandjournal.com.mx
Dessin: Jesús de la Helguera.
>A lire également : notre sélection des meilleures initiatives franco-mexicaines de l’année.
Ouh là ! Je pensais qu’on arriverait à ce point quand même… C’est sympa d’avoir pensé à nous. Sans vouloir faire preuve de fausse modestie, il y a bien d’autres compatriotes qui oeuvrent pour améliorer la connaissance du passé mexicain, y compris en France. Leur seul défaut, si tant est qu’on puisse considérer cela comme défaut, c’est certainement de ne pas être aussi connecté que nous.
Merci d’avoir pensé à nous en tout cas.
De rien !
N’hésitez pas à recommander d’autres sites aux lecteurs du Grand Journal du Mexique.
La rédaction.