Costa Rica: la présidente Chinchilla gouvernera sans majorité au Parlement
Publié le 09/02/2010 par " Le Grand Journal "
Laura Chinchilla, élue première femme présidente du Costa Rica dimanche, devra gouverner sans majorité au Parlement, selon des projections publiées lundi sur la base de 94% des bulletins de vote à l’élection législative qui s’est déroulée en même temps que la présidentielle.
Son prédécesseur, Oscar Arias, dont elle est l’héritière et l’ancienne vice-présidente, devait déjà recourir à des alliances au sein de l’assemblée monocamérale depuis le scrutin précédent, en 2006, faute de majorité absolue pour leur formation social-démocrate, le Parti de la libération nationale (PLN).
Mme Chinchilla, politologue de 50 ans, a largement remporté la présidentielle, avec 46,7% des suffrages selon les derniers pointages, devançant de plus de 20 points Otton Solis, le candidat de centre-gauche, et l’avocat de droite Otto Guevara.
Cette victoire ne s’est pas concrétisée au Parlement, où le PLN a reculé, perdant deux sièges à 23 sur 57, alors que la majorité simple est fixée à 29.
Au Parlement, le grand perdant est toutefois M. Solis. Son Parti d’action citoyenne (PAC, centre-gauche) perdrait cinq ou six de ses 17 sièges.
A l’inverse, le Mouvement libertaire (ML, droite) de Me Guevara afficherait le gain le plus important, passant de six à 10 élus.
Dimanche soir, Mme Chinchilla a affirmé sa volonté de «dialogue», dès que ses rivaux ont reconnu sa victoire avant même l’annonce des résultats complets. «Indépendamment du nombre de députés que nous aurons, le dialogue sera l’instrument permanent de l’exercice du pouvoir», a-t-elle affirmé.
Elle a également annoncé que son gouvernement comptera autant de femmes que d’hommes. Selon son parti, elle doit en partie son élection au vote féminin en sa faveur, supérieur de près de 10% à celui des hommes.
Elle a confirmé que la lutte contre la criminalité et le trafic de drogue serait au coeur de son action présidentielle, au même titre que la relance économique après la crise économique mondiale. Le PIB a reculé de 1,3% en 2009 au Costa Rica, qui a largement fondé sa prospérité sur l’afflux d’investissements étrangers.
La présidente s’est engagée à protéger l’environnement et les énergies durables, et à faire du Costa Rica «le premier pays développé» d’Amérique centrale.
Le Costa Rica, qui a décidé de ne plus avoir d’armée nationale après une guerre civile en 1948, demeure un îlot de paix et de prospérité dans une région au taux de criminalité élevé, secouée par le coup d’Etat du 28 juin au Honduras.
Il a toutefois découvert ces dernières années l’insécurité et la violence criminelle qui minent ses voisins.
Mme Chinchilla briguait la présidence pour la première fois. MM. Guevara et Solis en étaient à leur troisième tentative, après deux échecs, le dernier d’extrême justesse pour M. Solis qui a été battu de 1% seulement par M. Arias en 2006.
Le président sortant Oscar Arias, 69 ans, Prix Nobel de la Paix en 1987 pour son rôle dans l’arrêt des guerres civiles en Amérique centrale, ne pouvait briguer un second mandat consécutif, interdit par la Constitution, mais ses opposants jugent que Mme Chinchilla est sa «marionnette».
Cyberpresse.ca
8 février 2010
COSTA RICA: Une présidente, mais pas de révolution

C’est une femme, Laura Chinchilla, 50 ans, candidate du Parti de libération national au pouvoir (PLN, de centre droit) qui est donnée favorite de l’élection présidentielle du 7 février.
Si elle est élue, cette politologue, spécialiste des questions de sécurité, ne devrait pas changer la ligne politique de ce petit pays d’Amérique centrale qui représente un îlot de stabilité dans la région.
“Il n’y a eu aucune discussion de fond pendant cette campagne électorale, déplore un éditorialiste du quotidien local La Nación. Pourtant la vraie question est de savoir si le pays continuera à mener une politique ultralibérale qui favorise l’émergence d’une élite dirgeante au lieu d’orienter le pays vers le développement durable.”
La xénophobie au cœur de la campagne électorale
Les habitants du Costa Rica sont appelés aux urnes ce dimanche, pour élire leur président. Et pour la première fois dans ce pays, c’est une femme qui pourrait accéder à la magistrature suprême. Elle s’appelle Laura Chincilla.
C’est la candidate du Parti de libération nationale, actuellement au pouvoir. Elle est favorite pour succéder à Oscar Arias, à la tête de cet état d’Amérique centrale, sans doute le plus stable de la région.
Laura Chincilla a occupé plusieurs postes ministériels. Elle était même jusque-là vice-présidente. Sa candidature est plutôt bien accueillie.
“Les hommes devraient oublier leur côté machiste, estime cet habitant de la capitale. Ils ne devraient juger que sur les compétences. Les temps changent, les femmes arrivent sur le devant de la scène. Elles sont en train de prendre les places des hommes”.
Dans les derniers sondages, Laura Chincilla était créditée de près de 40% des intentions de vote. Elle pourrait donc l’emporter dès le premier tour ce dimanche. En face, six candidats. Les deux plus sérieux sont Otto Guevara, un avocat plutôt à droite, et Otton Solis, de centre-gauche.
Parmi les thèmes de campagne, la lutte contre la criminalité et le trafic de drogues, ainsi que la réduction de la pauvreté.
Courrier international
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