Fraudes au PS : Royal et le PS naviguent à vue
Publié le 15/09/2009 par " Le Grand Journal "

Ségolène Royal et la direction du PS ont décidé, mardi 15 septembre, de changer leur stratégie dans la polémique qui les oppose à propos du livre détaillant les fraudes qui ont entaché l’élection de Martine Aubry. Décryptage.
La semaine dernière, Ségolène Royal n’avait pas de qualificatifs assez forts pour souligner la qualité de l’enquête du livre à scandale, “Hold-uPS, arnaques et trahisons”, de Karim Rissouli et Antonin André (éditions du Moment). C’était sur les ondes de France Inter. Mardi 15 septembre, en revanche, elle a mis en accusation ses auteurs, sur TF1. Si les faits dénoncés dans l’ouvrage sont “faux”, il importe, selon l’ex-candidate à l’Elysée, que la direction porte plainte contre les journalistes Karim Rissouli et Antonin André.
Comment comprendre ce revirement? Sur le plan tactique, la Poitevine a d’abord saisi l’occasion de cette publication pour pilonner la direction, qu’elle menaçait de poursuites judiciaires. Dans un second temps, elle a cherché à apparaître aux yeux des socialistes comme une personnalité au-dessus de la mêlée, en renonçant à saisir elle-même les magistrats.
Il faut dire que l’ouvrage au centre de la polémique n’apporte pas de preuves irréfutables de tricherie. Saisir les tribunaux était depuis le début une menace plus rhétorique que réelle. Mais son coup de com’ est à double tranchant: Royal apparaît encore indécise, sans ligne cohérente. Le risque de déboussoler encore un peu plus ses troupes n’est pas exclu.
Au même moment, Rue de Solferino, la direction du PS invitait les auteurs du pamphlet à une “confrontation” publique devant un parterre de journalistes. Proposition d’ores et déjà refusée par les intéressés.
Reste que, au-delà de l’étrangeté de la proposition, les responsables du Parti socialiste sont sortis de leur silence. Jusqu’à présent, ils étaient muets sur le sujet afin de ne pas faire de publicité au brûlot. Mais pouvaient-ils faire comme si de rien n’était, alors que la polémique ne cessait d’enfler ? Mardi, ils ont bien été contraints de changer de stratégie de défense.
l’express.fr – (www.legrandjournal.com.mx)
Article du 14 septembre 2009
Ségolène Royal fera mardi à 17 heures sur le site de son association Désirs d’avenir une «déclaration» pour dire ce qu’elle compte faire après la parution d’un livre affirmant qu’il y a eu tricherie lors de l’élection de la numéro un du PS Martine Aubry, «Hold-uPS, arnaques et trahisons» d’Antonin André et Karim Rissouli.
Elle sera ensuite invitée du journal de 20 heures de TF1.
L’ancienne candidate au poste de Premier secrétaire avait dès mercredi dernier, lors de la parution d’extraits de ce livre sur le site du Point.fr, annoncé qu’elle préparait une déclaration solennelle. Depuis, Royal souffle sur les braises, évoquant la nécessité de sanctions, voire de porter l’affaire en justice, mais en se gardant bien de porter la moindre plainte quant aux faits de tricherie relatés dans le livre.
Les deux journalistes, l’un d’Europe 1, l’autre de Canal+, racontent comment au soir du 21 novembre 2008, des fidèles d’Aubry, dont la puissante fédération du Nord, auraient bourré les urnes de manière à faire gagner leur championne de 102 voix. «A “Lille-Saint-Maurice”, la participation passe de 64% au premier tour à 93,75% au second. A “Lille-Fives”, de 62% à 93%. Et la palme revient à “Lille-Vauban”, qui voit son taux de participation bondir de 35 points entre les deux tours, de 61% au premier à 96,5% au second!
Des scores à faire saliver n’importe quel autocrate, d’autant naturellement que ces regains de mobilisation ne profitent qu’à une seule et unique candidate, Martine Aubry», écrivent Rissouli et André qui, au passage, mettent également en cause Ségolène Royal .dans certaines fédérations, notamment celle des Bouches-du-Rhône.
Depuis la parution de ces extraits, la paix affichée à l’université d’été de La Rochelle, est ébranlée. De nombreuses personnalités du PS sont venus au secours de Martine Aubry pour réaffirmer sa légitimité. Ainsi l’ancien Premier ministre et candidat à l’élection présidentielle Lionel Jospin, ou l’ancien royaliste Manuel Valls, qui fait désormais cavalier seul pour 2012… Martine Aubry, elle, l’a dit très clairement à l’occasion du conseil national du PS, samedi à Paris : «je ne laisserai pas abîmer le PS».
Leparisien.fr
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