Grippe A/H1N1 – Décrue confirmée

Publié le 07/01/2009 par " Le Grand Journal "

article h1n1 150x150 Grippe A/H1N1   Décrue confirméeD’une semaine sur l’autre, les données recueillies par le réseau des Groupes régionaux d’observation de la grippe (GROG) se confirment: après la baisse observée entre le 21 et le 27 décembre 2009, la semaine suivante (du 28 décembre 2009 au 3 janvier 2010) a vu ce mouvement s’accentuer.

307 000 personnes ont en effet été infectées par le virus de la grippe A/H1N1 contre plus de 400 000 précédemment.

L’impact du virus est différent selon la tranche d’âge

En moyenne, la grippe ne représente plus que 35% de l’ensemble des consultations médicales pour “infections respiratoires aiguës”, les 65% restants étant dus à des agents infectieux autres que la grippe. Dans certaines régions toutefois, ce pourcentage est plus élevé, en Bourgogne (64%) et en Midi-Pyrénées (43%) en particulier. L’impact du virus est en outre différent selon les tranches d’âge: de 37% pour les 5-14 ans selon une estimation des GROG, il chute à 5% entre 15 et 64 ans.

Enfin depuis la mi septembre 2009, seul un patient sur 5 a présenté une fièvre égale ou supérieure à 39°C. Sur ce point là en tout cas, la grippe A/H1N1 est incontestablement bien moins dangereuse qu’annoncé.

L’Express

6 décembre 2009

Grippe ASept nouveaux décès liés au virus de la grippe H1N1 ont été signalés depuis le dernier point de vendredi, portant à 118 le bilan des décès en France métropolitaine depuis le début de l’épidémie, a indiqué lundi l’Institut de veille sanitaire (InVS).

L’InVS a recensé également 32 nouveaux cas graves de grippe H1N1 par rapport à vendredi. Au total, depuis le début de l’épidémie, 599 personnes ont été hospitalisées en métropole.

Parmi elles, 189 sont toujours en réanimation ou unités de soins intensifs, a précisé l’InVS dans un communiqué.

Aux 118 décès signalés en métropole depuis le début de l’épidémie, s’ajoutent les 28 décès enregistrés dans les territoires français d’outre-mer.

Article du 6 décembre 2009

Au moins 111 personnes sont décédées des suites de la grippe A (H1N1) en France métropolitaine, selon le dernier bilan de l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Par ailleurs, 86 nouveaux cas graves ont été recensés par l’InVs par rapport à son dernier bulletin. Environ 567 personnes ont été hospitalisées en métropole depuis le début de l’épidémie, dont les 155 qui sont toujours en réanimation ou en soins intensifs, précise l’InVs.

La France a franchi le cap de 100 décès liés directement à la grippe A. Au moins 111 personnes ont succombé au virus H1N1 en France métropolitaine, selon les derniers chiffres publiés par l’Institut de Veille Sanitaire et qui ne prennent pas en compte les 28 victimes des Territoires et Départements d’Outre-Mer.

La situation en France est sans doute moins dramatique qu’en Ukraine 440 décès ont été confirmés par les autorités sanitaires, dont 36 décès supplémentaires en 6 jours. Le nombre de malades est de 1 893 315 contre 1 716 564 au 26 novembre, soit une augmentation de 176 751, ce qui représente environ 30 000 malades quotidiens, chiffre qui reste stable. Cet indice concerne les malades recensés depuis le début de l’épidémie, le 29 octobre. 114 503 personnes hospitalisées depuis le 29 octobre contre 102 030 personnes au 20 novembre. L’augmentation, en 6 jours, est de 12 473, soit un peu plus de 2000 par jours, chiffre en baisse (entre 2800 et 3800 personnes hospitalisées quotidiennement mi-novembre). Les statistiques indiquent également que les personnes sortant des hôpitaux sont plus nombreuses que celles qui y entrent.

Le gouvernement ukrainien continue à étudier la mise en place d’une campagne de vaccination. La mission de l’OMS qui était présente en Ukraine a rendu ses premières conclusions, estimant que l’épidémie qui s’est déclenchée dans ce pays est bien due à la propagation du virus grippal A H1N1. Les analyses menées dans les laboratoires de référence de l’OMS en Europe n’ont pas révélé de différences significatives entre ce virus et celui de la pandémie mondiale. Les antiviraux et vaccins développés ailleurs fonctionnent donc contre la vague pandémique en Ukraine. 2. Cette grippe tend à supplanter la grippe saisonnière dans les pays où elle s’installe. Très contagieuse et peu virulente, elle est moins meurtrière que la grippe saisonnière mais ne frappe pas les mêmes catégories de populations : elle touche adultes et jeunes plus que personnes âgées.

Monde Santé

Article du 2 décembre 2009

François Fillon a annoncé mardi un renforcement du dispositif de vaccination contre la grippe A(H1N1), s’excusant des tensions créées par la mise en place de “la plus grosse entreprise de santé publique” jamais organisée en France.

Tous les centres de vaccination seront désormais ouverts de 08h00 à 22h00 du lundi au samedi “notamment en zone urbaine”, a dit le Premier ministre. Dans les grandes agglomérations, sur décision des préfets, les centres seront ouverts sept jours sur sept à partir de dimanche prochain, a-t-il déclaré à la presse.

Malgré les appels répétés des syndicats de médecins, qui souhaitent participer à la campagne, le Premier ministre a réitéré le refus du gouvernement de faire pratiquer des vaccinations dans les cabinets libéraux.

Il a mis en avant d’abord des raisons logistiques. “Les vaccins sont multidoses, ils ne peuvent pas être répartis dans n’importe quelles conditions”. Deuxièmement, a-t-il fait valoir, “les médecins libéraux ont à faire face à une considérable épidémie de grippe qui doit les mobiliser complètement”.

Selon la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, la France a franchi la semaine dernière la barre du million de personnes vaccinées. Le directeur général de la Santé, Didier Houssin, a estimé de son côté que deux à trois millions de personnes pourraient être touchées par la grippe A en France.

BÉNÉVOLES DE LA CROIX-ROUGE

Au total, 208 établissements scolaires étaient fermés mardi, un chiffre qui baisse depuis la semaine dernière.Depuis le début de l’épidémie, l’Institut national de veille sanitaire (InVS) a recensé 86 morts en France métropolitaine.

Pour autant, le gouvernement français n’envisage pas de rehausser le niveau d’alerte, actuellement au niveau 5, et François Fillon s’est voulu rassurant.

“Pour le moment, nous avons tous les outils pour faire face à l’épidémie au niveau où nous sommes”, a-t-il dit, tout en reconnaissant que le dispositif avait connu des “tensions”.

Pour “améliorer considérablement la fluidité de ces vaccinations”, le gouvernement a décidé de faire appel aux bénévoles de la Croix-Rouge et de la Protection civile, ce qui représente entre 60.000 et 80.000 personnes supplémentaires.

Ces bénévoles viennent s’ajouter aux médecins du travail, aux médecins et infirmières militaires et aux internes en médecine “qui vont participer largement à cette campagne”, a précisé François Fillon.

Les quelque 1.200 centres devraient connaître dans les prochains jours de nouvelles fortes affluences, la vaccination commençant cette semaine pour les enfants de 24 mois à neuf ans.

François Fillon a rappelé, dans ce contexte, que le gouvernement avait fixé des ordres de priorité et qu’”on ne doit aller se faire vacciner que lorsqu’on a reçu un bon”.

“Je veux redire à tous ceux qui ont dû patienter trop longtemps, parfois dans de mauvaises conditions, que nous en sommes désolés”, a poursuivi le Premier ministre, s’excusant de ces “désagréments”.

“Nous allons dans les prochains jours (…) avoir à vacciner 12 millions de personnes. C’est un travail considérable, une situation exceptionnelle, la plus grosse entreprise de santé publique que nous ayons jamais organisée! Il est compréhensible dans cette situation qu’il y ait des tensions”, a-t-il expliqué.

Article du 26 novembre 209

Un quasi doublement des cas en une semaine, un début de tensions dans certains hôpitaux, des dysfonctionnements importants dans des centres de vaccination débordés..la grippe est maintenant partout !

«Nous faisons clairement face à la première vague pandémique», a déclaré jeudi soir devant la presse la ministre de la Santé lors du bilan hebdomadaire de l’épidémie. Roselyne Bachelot a aussi officialisé le passage à une seule injection de vaccin, conformément à l’avis émis en fin de semaine dernière par l’Agence européenne du médicament (EMEA).

Deux doses restent toutefois nécessaires pour les enfants de moins de neuf ans, «car la protection immunitaire est plus difficile à obtenir pour eux», a précisé Roselyne Bachelot. Attendue depuis des semaines, cette simplification du schéma vaccinal est plutôt bienvenue, vu l’accélération de l’épidémie un peu partout en France et l’affluence dans les centres de vaccination.

Article du 26 novembre 2009

Quelque 33 personnes ont succombé au virus de la grippe A/H1N1 au cours des dernières 48 heures au Mexique, portant le bilan de l’épidémie à 573 cas mortels, a indiqué, samedi, une source sanitaire.

Un premier lot de 865.000 doses de vaccin contre la grippe H1N1 est parvenu au Mexique, qui avait été en avril et mai le foyer mondial de la diffusion du virus, a annoncé lundi le ministère de la Santé à Mexico.

Un premier arrivage a été reçu samedi, et un deuxième lundi, selon le ministre de la Santé Jose Angel Cordova, cité par ses services. “Au total, 865.000 doses sont arrivées” au Mexique, a souligné le ministre.

Un autre lot de 650.000 doses doit arriver le 7 décembre. D’autres suivront, au rythme de 5 millions de doses par envoi, pour parvenir à un total de 30 millions d’ici quatre mois, a également indiqué le directeur du Centre national de surveillance épidémiologique, Miguel Angel Estana.

Les premiers vaccins seront administrés au personnel de santé, puis aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 2 ans ainsi qu’à la population rendue vulnérable par d’autres facteurs de risques, a ajouté M. Estana.

Le total des décès dus à la grippe H1N1 au Mexique s’élève désormais à 540, et le nombre de cas de contamination non mortels à 63.565, selon la dernière mise à jour du ministère, annoncée vendredi.

Le virus a fait environ 6.750 morts dans le monde, soit quelque 500 morts supplémentaires (+8%) en une semaine, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé, également publié vendredi.

En France, Le directeur général de la Santé a ainsi estimé que les vaccins restaient efficaces en dépit des trois cas de mutation du virus observés en Norvége. 117 cas potentiels ont été annoncés dans une école.

Les spécialistes restent prudents sur l’interprétation à donner à la mutation du virus pandémique H1N1 détectée dans trois cas en Norvège (dont deux sont décédés), et se disent confiants dans l’efficacité des vaccins.

Pour le virologue Bruno Lina, directeur du Centre national de référence des virus de la grippe pour le sud de la France, la mutation du virus n’est pas «une surprise». «C’était attendu, c’était annoncé. Et ça recommencera», a-t-il dit samedi à l’Agence France-Presse. «Ça ne change rien par rapport à la prise en charge thérapeutique et par rapport aux vaccins», a-t-il affirmé.

Aux Etats-Unis, une responsable des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC), le Dr Anne Schuchat, a assuré que la mutation «n’avait aucune conséquence sur l’efficacité du vaccin ou des antiviraux». Outre la Norvège, des cas de mutation du virus ont également été détectés depuis avril au Brésil, en Chine, au Japon, au Mexique, en Ukraine et aux Etats-Unis, selon l’OMS qui a annoncé les trois cas de mutation en Norvége.

Article du 29 Octobre 2009

Le nombre de patients hospitalisés aux urgences en raison de la grippe A (H1N1) a doublé la semaine dernière en France et la recrudescence de cas est encore plus marquée en Ile-de-France.

Les médecins refusent de céder à la panique et encouragent les patients à consulter leur médecin généraliste avant de se rendre aux urgences.

Depuis l’annonce en début de semaine du décès d’une femme de 38 ans, surveillante de cantine d’une école maternelle de l’Oise, victime de la grippe H1N1, il semble que les inquiétudes au sujet de l’épidémie repartent de plus belle.

« Toutes les urgences pédiatriques en Ile-de-France ont une augmentation d’activité de 75 % à 80 % par rapport à une période similaire sur les quatre ou cinq dernières années », avertissait hier, sur France Inter, le Pr Gérard Chéron, chef du service réanimation, urgence et anesthésie pédiatrique de l’hôpital Necker à Paris.

Une situation qui confirme les derniers chiffres publiés par l’Institut de veille sanitaire (INVS). Car selon sa directrice générale, le docteur Françoise Weber : « La situation est très évolutive, notamment en Ile-de-France, où la progression de l’épidémie est très rapide avec + 55 % de consultations la semaine dernière. C’est une progression qui commence à gagner toute la France métropolitaine », avec en tête les grands centres urbains. Et les déplacements massifs prévus à l’occasion des vacances de la Toussaint devraient accélérer la propagation du virus.

Article du 24 octobre 2009

ObamaLe président américain Barack Obama a déclaré l’épidémie de grippe A/H1N1 “urgence nationale”, une décision qui permet à son administration de passer outre les réglementations fédérales dans la gestion de la maladie.

La déclaration a été signée vendredi soir mais annoncée seulement samedi. Comparable à celle décrétée avant qu’un ouragan ne touche une région, elle permet à la secrétaire à la Santé Kathleen Sebelius de contourner les lois fédérales, en ouvrant notamment des centres de soins dans des écoles ou en accélérant la prise en charge des patients dans les hôpitaux.

Selon des responsables de l’administration américaine, cette mesure a pour but de permettre à l’ensemble du secteur de santé d’accélérer la prise de décisions au moment où celles-ci seront rendues nécessaires par l’évolution de l’épidémie.

La grippe A/H1N1 est plus répandue que jamais aux Etats-Unis, où elle a causé la mort de plus de 1.000 personnes, dont près de 100 enfants. D’après les autorités sanitaires, 46 Etats ont maintenant une activité épidémique généralisée.

“A l’échelle nationale, nous nous sommes préparés à tous les niveaux de gouvernement (…) grâce à des mesures sans précédent pour contrer la pandémie qui émerge”, écrit Barack Obama dans sa déclaration. Selon le président américain, la pandémie continue d’évoluer, les taux de contamination augmentent rapidement dans certaines régions, et il existe don

c une possibilité que “les ressources de santé soient saturées”.

Le gouvernement américain avait initialement prévu que 120 millions de doses de vaccin contre la grippe A/H1N1 seraient disponibles à la mi-octobre.

Mais, en raison de retards de production, seules 11 millions de doses étaient disponibles mercredi, selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDCP). Le gouvernement espère maintenant disposer d’environ 50 millions de doses à la mi-no

vembre, et de 150 millions en décembre.

Article du 19 Octobre 2009

La campagne de vaccination contre le virus de la grippe A (H1N1) débute aujourd’hui malgré une progression du virus plus lente que prévu. Les lourdes mesures préventives engagées ne sont pas du goût de tout le monde.

La campagne de vaccination contre le virus de la grippe A (H1N1) est lancée. Elle commence dès aujourd’hui pour le personnel hospitalier prioritaire et « après les vacances de la Toussaint pour les autres », a annoncé lundi le ministère de la Santé.

Selon la liste rendue publique par le Premier ministre, François Fillon, fin septembre, les personnels de santé prioritaires sont ceux travaillant dans la réanimation néonatale et pédiatrique ou ceux côtoyant des patients grippés ou porteurs de facteurs de risque.

La vaccination interviendra donc dans les 1.080 centres mis en place pour l’occasion sur tout le territoire.

Des mesures qui laissent perplexe

Mais ces nombreuses mesures préventives font débats. Inutiles pour les uns, indispensables pour les autres, il est difficile de savoir quoi faire.

Pour le député socialiste Jean-Marie Le Guen, ce n’est ni plus ni moins qu’un problème de confiance. Pour lui, « la problématique de la vaccination a été survendue ». Il reproche même aux autorités d’avoir été « trop fort et trop loin en matière de dépenses ».

« On n’a pas regardé à la dépense », a-t-il dit, ajoutant « qu’il n’y avait pas besoin de prévoir une couverture vaccinale doublée pour l’ensemble de la population ». Selon Jean-Marie Le Guen, par ailleurs président du conseil d’administration de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, « les gens voient de moins en moins l’avantage du vaccin par rapport au risque potentiel de la maladie ».

Et même ceux qui avaient un discours alarmiste reviennent sur leurs pas. Le dernier bulletin de l’Institut de veille sanitaire (INVS) confirme cette tendance : « L’épidémie de grippe reste d’intensité modérée en France métropolitaine. Peut-être que la météo clémente y est pour quelque chose », avance la patronne de l’INVS, Françoise Weber, car « la grippe se développe en particulier au cours de vagues de froid ».

Ce que confirme le Dr Thierry Blanchon, responsable adjoint du réseau Sentinelles-Inserm : « Les épidémies de grippe saisonnière débutent généralement à la mi-novembre au plus tôt et en moyenne plutôt début janvier. » De fait, on se trouve pour l’instant devant une « petite épidémie stable » qui donc, au lieu d’exploser comme on aurait pu s’y attendre, se traîne, voire est « en cours de ralentissement ».

La vigilance est de mise

Alors est-il nécessaire de recourir à une vaccination massive ? Difficile de savoir tant cette épidémie semble brouiller les pistes.

« En moyenne, la durée des épidémies depuis vingt-cinq ans est de dix semaines. Une épidémie quand elle démarre, démarre très fort et donne un pic très vite. En quelques semaines on atteint le niveau maximal de l’épidémie. C’est la dynamique classique de la grippe saisonnière », explique le Dr Blanchon. Mais avec le H1N1 « ce n’est pas ce que l’on observe pour le moment », ajoute-t-il.

Pour certains spécialistes, il faut faire attention de ne pas relâcher la garde. L’épidémiologiste Daniel Lévy-Bruhl souligne que « pour les grippes saisonnières on sait à peu près bien ce qui va se passer, mais on ne peut prévoir quel sera le comportement du virus pandémique ».

A cette difficulté s’ajoute l’absence de test fiable et peu coûteux qui pourrait être fait de façon quasi systématique en médecine de ville (pédiatres, généralistes…) pour pouvoir affirmer si c’est oui ou non une grippe A pandémique. Ce qui expliquerait les variations d’estimation et que le principe de précaution soit de rigueur.

De plus, quatre nouveaux cas graves de malades porteurs du virus A (H1N1) hospitalisés ont été recensés la semaine dernière. La France entière compte à ce jour 32 décès de malades porteurs du H1N1 pandémique depuis le début de l’épidémie. Dont un bébé de 11 mois, hospitalisé à l’hôpital Necker-Enfants malades à Paris depuis vendredi, qui est décédé avant-hier matin de la grippe A.

Les chiffres de la grippe A

Rarement une maladie aura suscité autant de discussions que le virus de la grippe A. Et s’il n’y a pas de quoi s’affoler pour le moment, l’INVS constate que le nombre de consultations est toujours aussi important pour la saison.

La semaine dernière l’incidence des consultations pour la grippe estimée restait stable à 189 cas pour 100.000 habitants, toujours au-dessus du seuil épidémique (108 cas pour 100.000 habitants).

« En cinq semaines, ce sont quelque 590.000 personnes qui ont consulté leur généraliste pour une grippe », estime le réseau Sentinelles-Inserm qui surveille le nombre de consultations pour la grippe. Même son de cloche pour le réseau des Grog (groupes régionaux d’observation de la grippe) dont les généralistes estiment à environ 40.000 le nombre de consultations liées au H1N1. Pour l’INVS, le nombre de cas pour l’avant-dernière semaine d’août s’élèverait à 4.500.

« Le recours aux urgences hospitalières pour grippe clinique a légèrement augmenté par rapport aux données des semaines précédentes », précise l’institut, « passant de 9 à 14 ».

En revanche l’INVS a signalé une forte progression de l’épidémie de grippe A « dans l’ensemble des territoires français de l’océan Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna) actuellement en hiver austral, saison propice à la diffusion des virus grippaux ». Ce qui laisse sous-entendre ce qui pourrait se passer cet hiver en métropole.

Ce que coûte le vaccin

L’achat de vaccins contre la grippe A (H1N1) à plusieurs laboratoires pharmaceutiques devrait coûter entre 600 et 800 millions d’euros, a estimé la direction de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam).

« L’achat de plus de 90 millions de vaccins à l’industrie pharmaceutique, notamment, devrait coûter entre 600 et 800 millions d’euros à l’Eprus (Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires) qui est financé à 50 % par l’assurance maladie », est-il précisé.

« Une provision de 400 millions d’euros concernant la participation de l’assurance maladie à l’achat par l’Eprus de vaccins contre la grippe A », a ainsi été prévue. Et la livraison d’un premier million de doses qui avait été annoncée par le ministère de l’Intérieur, Brice Hortefeux, « pour le 15 octobre », ne devrait plus tarder à arriver.

France Soir

11 octobre 2009

Grippe A – L’Europe prône une vigilance constante

Grippe AMalgré une épidémie de grippe H1N1 jusqu’ici modérée en Europe, “ce n’est pas le moment de baisser la garde”, a prévenu lundi la présidence suédoise de l’Union européenne.

“Même si la situation pandémique n’est pas trop dramatique actuellement, nous devons écouter les experts qui disent: ce n’est pas le moment de baisser la garde”, a souligné Maria Larsson, ministre de la santé publique en Suède, avant une réunion spéciale consacrée à la grippe avec l’ensemble de ses homologues européens.

“L’épidémie ne nous a pas frappés autant que nous le pensions, mais j’espère que les gens veulent toujours être vaccinés”, a-t-elle insisté. Elle a toutefois admis que les Suédois sont désormais moins encline à se faire vacciner. “La vaccination est la meilleure façon de bien se protéger et d’être solidaire vis-à-vis des autres”, a plaidé Maria Larsson. Il s’agit aussi de protéger notre société pour que les services de santé puissent continuer à fonctionner de manière adéquate.”

Achat en commun de vaccins

“La vaccination est un acte volontaire. Nous sommes là pour donner des conseils aux gens, a rappelé pour sa part la commissaire européenne à la Santé Androulla Vassiliou. Heureusement l’épidémie n’a pas encore été sérieuse. Mais nous ne savons pas comme elle va évoluer avec le changement de temps. Donc nous devons être préparés pour le pire, en espérant que le pire n’arrivera pas.”

Les pays européens vont notamment se pencher lundi sur une formule d’achat en commun de vaccins (des commandes nationales groupées) pour aider une dizaine d’Etats européens encore démunis à passer des commandes. Ils tenteront également d’uniformiser leurs communications auprès du grand public sur la grippe A.

France Soir

8 octobre 2009

Grippe A (H1/N1) – La situation au Mexique se dégrade

Ecole grippe A affiche pics 390 300x192 Grippe A/H1N1   Décrue confirméeLe nombre de cas de grippe H1N1 recensés par jour au Mexique dépasse celui connu pendant la crise sanitaire du printemps, a indiqué jeudi le ministre de la Santé, José Angel Cordova, qui a annoncé par ailleurs que le nombre de morts s’élevait à 248.

Le nombre de contaminations quotidiennes “a augmenté. Nous sommes en train de constater qu’il y a plus de cas que pendant les mois d’avril et mai”, a affirmé M. Cordova à la presse.

Le Mexique avait été au printemps le foyer mondial de la diffusion du virus qui a fait au moins 4.108 morts dans le monde, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le pic de contaminations remonte à fin avril, avec 411 personnes touchées par jour, un chiffre dépassé depuis début septembre avec 610 cas quotidiens, selon des statistiques du ministère mexicain de la Santé.

Toutefois, M. Cordova a affirmé que “la maladie est bénigne” et que la capacité des hôpitaux a été renforcée depuis le début de l’automne.

Le nombre de cas de grippe H1N1 s’élevait mercredi à 36.593, dont 248 décès, a-t-il précisé, ce qui place le Mexique au quatrième rang des pays avec le plus de cas mortels derrière le Brésil, les Etats-Unis et l’Argentine.

L’ensemble du pays est touché par le virus, particulièrement présent dans l’Etat rural et pauvre du Chiapas (sud-est) et à Mexico, dont la municipalité compte 8 millions d’habitants, et l’agglomération plus de 20 millions.

Article du 2 octobre 2009

La grippe H1N1 a tué plus de 4.100 personnes dans 191 pays et territoires depuis l’apparition du nouveau virus en mars, a indiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui relève que l’épidémie affecte particulièrement les Etats-Unis depuis plusieurs semaines.

La maladie a fait “au moins 4.108 morts”, soit 191 décès de plus en une semaine depuis le dernier bilan de l’OMS. Le nouveau virus a affecté plus de 340.000 personnes dans le monde, un chiffre en deçà de la réalité, précise l’organisation onusienne dans une note, qui souligne que nombre de pays ne comptabilisent plus strictement tous les cas.

Parmi les pays tempérés de l’hémisphère nord où la maladie évolue actuellement, les Etats-Unis sont particulièrement touchés. “La transmission est géographiquement étendue et continue d’augmenter”, explique l’OMS. Le Mexique, d’où le virus est parti au printemps, est également confronté à une deuxième vague d’infection. “Un nombre élevé de maladies respiratoires a été rapporté ces deux dernières semaines”, ajoute l’organisation.

Au total, la région “Amérique” a enregistré trois quarts des décès constatés dans le monde, avec 3.020 victimes, relève ainsi l’OMS. En Europe où la grippe H1N1 a fait au moins 176 morts et plus de 56.000 malades, les pays les plus affectés restent la France, l’Irlande et le nord du Royaume-Uni où le seuil épidémique est dépassé depuis plusieurs semaines.

Article du 23 septembre 2009

Les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et d’autres pays développés ont décidé de donner 10% de leurs vaccins contre la grippe A (H1N1) à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui les redistribuera aux pays les plus pauvres de la planète. A elle seule, la France donne 9 millions de doses de vaccins sur les 94 millions qu’elle a commandées aux laboratoires.

Situation dans le monde

Le nombre de décès par grippe A (H1N1) dans le monde a atteint 3195 à la date du 4 septembre 2009 selon l’ECDC, le nombre de cas de grippe A n’est plus pris en considération car, il n’est plus possible de confirmer tous les cas, d’autant plus que la maladie passe inaperçue chez un nombre important de personnes et le chiffre réel des cas sera ainsi par conséquent très largement sous-estimé.

Le Mexique a enregistré 1.341 nouveaux cas de grippe avérés de grippe A (H1N1) dans les sept derniers jours, ce qui porte à 26.338 le nombre total de cas de grippe A (H1N1) dans le pays, a annoncé le ministère de la Santé. En France, de nouveaux cas de décès ont également été enregistrés.

Avec 26.338 cas de grippe A (H1N1), dont 218 décès, le Mexique reste l’un des pays les plus durement frappés par la pandémie grippale. A l’échelle mondiale, la situation est préoccupante comme l’indique cet article de Mondeactu.com.

Article du 15 septembre

La grippe H1N1 a tué 899 personnes au Brésil qui continue à être le pays le plus touché par la pandémie, selon le dernier bilan publié mercredi par le ministère de la Santé.

En nombre de morts, le Brésil devance les Etats-Unis et l’Argentine mais n’occupe que la cinquième place par tête d’habitant, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Celui-ci a souligné que le nombre de cas “avait baissé pour la cinquième semaine consécutive”, confirmant une diminution de la propagation du virus.

La grippe H1N1 a tué au moins 3.205 personnes depuis l’apparition du nouveau virus en mars-avril dernier, a annoncé vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le nombre de cas mortels de la grippe H1N1 au Mexique, qui avait passé la barre des 200 début septembre, s’établit désormais à 217, a annoncé mardi le ministère de la Santé à Mexico.

Le pays compte en outre 24.997 cas de contamination recensés depuis l’apparition du virus en avril-mai derniers, ajoute le ministère dans un communiqué.

Le Mexique avait été au printemps le foyer mondial de la diffusion du virus qui a tué au moins 3.205 personnes dans le monde, selon le dernier bilan publié vendredi par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Article du 14 septembre 2009

Nouvelles recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), déclarations positives quant à la disponibilité d’un vaccin… La journée de vendredi a connu son lot de nouveautés sur le front de la grippe A. Une bonne nouvelle est d’abord venue de Bruxelles où se sont réunis des représentants des ministères de la Santé des pays du G7 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, France, Italie, Japon et Canada) ainsi que du Mexique.

A l’issue de la rencontre destinée à tenter de coordonner les efforts de lutte contre la pandémie, Androulla Vassiliou, la commissaire européenne chargée de la Santé, s’est déclarée “très optimiste” sur la date de disponibilité d’un vaccin pour lutter contre le virus de la grippe H1N1, devenu “le virus dominant” de la grippe. Elle a aussi précisé que le virus était resté “stable” jusqu’à présent, ce qui facilitait le travail des laboratoires préparant les vaccins.
2 à 3 millions de doses en France

Rappelons que les essais cliniques sur le vaccin ne sont pas terminés et que la question du dosage n’a pas été arrêtée. Nicole Lurie, sous-secrétaire au département américain de la Santé, a toutefois indiqué vendredi que des essais cliniques avaient été réalisés aux Etats-Unis, montrant qu’une seule dose de vaccin pourrait suffire. Jusqu’à présent, la plupart des laboratoires avaient estimé que deux doses pourraient être nécessaires. La France a rappelé avoir pris ses précautions: jeudi, François Fillon a déclaré “qu’un peu plus de 2 à 3 millions de doses” de vaccins contre la grippe H1N1 seraient disponibles dans l’Hexagone d’ici un mois.

Autre nouveauté du jour, la prise de positions de l’OMS en matière de fermetures d’école. Hier, l’OMS a estimé que ces mesures étaient surtout efficaces au tout début de l’épidémie, avant même que 1% de la population ne soit atteinte. “Le moment de la fermeture d’école revêt une importance critique”, a averti l’organisation. Ajoutant que “à ce jour, l’expérience a démontré le rôle des écoles dans l’amplification de la transmission du virus pandémique, aussi bien dans les écoles que plus largement dans la population.”

Les fermetures d’établissements risquent de se multiplier
Dans des conditions idéales, la fermeture des écoles peut réduire la demande de soins d’environ 30 à 50% au pic de la pandémie. Cependant, si les écoles ferment trop tard dans le processus de propagation au sein de la population, la réduction dans la transmission du virus qui en résulte semble n’être que très limitée. Du coup, les fermetures d’établissements scolaires risquent de se multiplier. Une classe de terminale du lycée Corneille de La Celle-Saint-Cloud a ainsi été fermée vendredi.

Même chose à l’’école primaire de Saint-Rome-de-Tarn, dans l’Aveyron, après la détection de 9 cas et à La Brède, en Gironde, où une école maternelle comportant trois classes a été fermée. A Paris, c’est une classe de 6e du collège Nicolas-de-Staël (15e) qui a été fermée à la suite de la découverte de cinq cas groupés de grippe H1N1.

Jeudi, déjà, la même mesure avait touché la petite section d’une maternelle de Chartres où trois des six enfants grippés ont dû être été hospitalisés. Quant aux 850 jeunes du collège de Castries dans l’Hérault, qui gardera lui aussi ses portes closes pour une semaine, ils goûtent, chez eux et depuis jeudi, aux joies de la “continuité pédagogique” via Internet ou la mise à disposition de cours de mathématiques, français, langues, histoire et géographie dans les mairies des environs.

Lepoint.fr – (www.legrandjournal.com.mx)

Article du 30 Juillet 2009

OFRWR-GRIPPE-CANADA-20090708Huit nouvelles personnes sont mortes de la grippe porcine au Mexique, ce qui porte le nombre de victimes à 146 dans ce pays considéré comme le foyer d’origine de la pandémie, a annoncé jeudi le ministère mexicain de la Santé.

Le Mexique avait comptabilisé mercredi soir 16.296 cas de contamination, soit 1.435 de plus qu’une semaine plus tôt, précise le ministère dans un communiqué.

L’Etat du Chiapas (sud-est) est actuellement la région mexicaine la plus touchée, devant la capitale.

La pandémie a causé jusqu’ici 816 décès confirmés à travers le monde, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publié lundi.

Article du 27 juillet 2009

Selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé ( OMS ), le virus A (H1N1) de la grippe ex-porcine a fait 816 morts dont 707 pour le seul continent américain.

Les régions Asie -Pacifique et Europe ne comptent respectivement que 74 et 34 décès. L’Afrique reste à zéro mais l’OMS craint que ce soit surtout en raison d’un mauvais dépistage.

Vendredi, un porte-parole de l’ OMS , Gregory Hartl, avait indiqué que le virus “s’approchait de 100%” des pays de la planète touchés. De premiers cas obnt ainisi été confirmés ces dernières heures en Afghanistan, Andorre, au Belize, Bhoutan, Botswana, au Kosovo, à La Réunion (France), à Haïti, aux Iles Marshall, dans la Fédération des Etats de Micronésie, en Namibie, à Saint Eustatius (Antilles néerlandaises), Saint Kitts et Nevis, Saint Vincent et aux Grenadines, aux Seychelles, aux Iles Salomon, au Soudan, Tonga, aux Iles Turks et Caicos (Royaume Uni), en Tanzanie, aux Samoa (Etats-Unis) et à Guam (Etats-Unis).

Article du 21 Juillet 2009

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a formellement annoncé jeudi la première pandémie de mondiale de grippe depuis 41 ans, relevant son niveau d’alerte à l’échelon maximal de 6, alors que les cas d’infections liés au virus A/H1N1 continuent à augmenter aux États-Unis, en Amérique du Sud et en Europe.

Cette décision, largement attendue, confirme que l’épidémie de grippe A/H1N1, partie du Mexique et des États-Unis, s’est transformée en pandémie mondiale. Elle devrait conduire les gouvernements à consacrer davantage de moyens financiers à la lutte contre le virus. L’OMS va également demander aux groupes pharmaceutiques d’accélérer la production d’un vaccin.

Le monde fait face à la «première pandémie de grippe du XXIe siècle», a déclaré la directrice générale de l’OMS, Margaret Chan. «Le virus (de la grippe A/H1N1) est maintenant inarrêtable.»

Selon Mme Chan, les pays déjà touchés doivent se préparer à une «deuxième vague» de cas. La maladie provoquera de nouveaux décès mais on ne s’attend pas à une hausse soudaine du nombre de cas mortels, a-t-elle ajouté.

À ce stade précoce, la pandémie se caractérise par «une sévérité modérée», souligne l’OMS, qui invite les États à ne pas fermer les frontières ni à limiter les voyages et le commerce internationaux.

Selon un dernier bilan, 27 737 cas de grippe A/H1N1 ont été recensés dans 74 pays, dont 141 mortels. La plupart des cas sont bénins et ne nécessitent aucun traitement, mais les experts craignent que les hôpitaux et les autorités sanitaires, surtout dans les pays pauvres, ne puissent être débordés en cas de forte augmentation du nombre de nouvelles infections.

La grippe A/H1N1 fait preuve d’une certaine résistance en continuant à s’étendre dans l’hémisphère nord malgré l’approche de l’été alors que les virus grippaux disparaissent habituellement avec le retour de la chaleur.

La dernière pandémie grippale, celle de la grippe de Hong Kong, remonte à 1968 et avait fait environ un million de morts dans le monde. La grippe saisonnière classique tue chaque année entre 250 000 et 500 000 personnes.

De nombreux experts estiment que la déclaration officielle de la pandémie aurait pu intervenir il y a plusieurs semaines déjà, mais que l’OMS a préféré s’abstenir en raison de problèmes politiques. En mai, plusieurs pays avaient exhorté l’organisation à ne pas relever son niveau d’alerte à la phase 6 par crainte de troubles économiques et sociaux. «L’OMS, finalement, rejoint la réalité des faits», estime Michael Osterholm, de l’Université du Minnesota, et conseiller du gouvernement américain.

Malgré la prudence de l’OMS, la déclaration de pandémie pourrait susciter localement des réactions de panique. L’inquiétude a déjà gagné l’Argentine, où des milliers de personnes angoissées par la nouvelle grippe A ont afflué dans les hôpitaux cette semaine, menaçant de paralyser les services sanitaires d’urgence à Buenos Aires.

À Hong Kong, les autorités ont ordonné jeudi la fermeture de l’ensemble des écoles maternelles et primaires du territoire pour deux semaines après la découverte d’une dizaine de cas d’infections chez des élèves. Cette mesure, qui affecte plus de 500.000 écoliers, est jugée disproportionnée par les experts.

Aux États-Unis, où l’on recense plus de 13.000 cas dont au moins 27 mortels, les responsables des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont précisé que l’annonce de l’OMS ne changerait pas la manière dont les autorités américaines gèrent la situation. «Depuis un mois, nous avons agi comme s’il y avait une pandémie dans le pays», a souligné Glen Nowak, un porte-parole des CDC.

Les groupes pharmaceutiques vont s’employer à «garantir le plus grand approvisionnement possible de vaccins contre la pandémie dans les mois à venir», souligne l’OMS, qui a invité les laboratoires à commencer la fabrication. Les sociétés GlaxoSmithKline et Sanofi-Aventis travaillent depuis le mois dernier sur un vaccin contre le nouveau virus. GlaxoSmithKline a précisé qu’il pourrait commencer la production à grande échelle d’un vaccin en juillet, mais qu’il faudra attendre plusieurs mois avant que de grandes quantités soient disponibles.

Article du 8 Juillet 2009

WASHINGTON – Le président américain Barack Obama a enjoint jeudi ses compatriotes à se préparer à affronter une résurgence de la grippe porcine à l’automne, alors que les autorités promettent un vaccin suivi d’une large campagne de vaccination.

“Je pense qu’il est clair, bien que nous ayons eu la chance d’éviter une situation plus grave au printemps à l’apparition des premiers cas, qu’il y a un potentiel pour une résurgence significative (du virus) à l’automne”, a déclaré M. Obama jeudi.

Le président Obama s’exprimait depuis L’Aquila, en Italie, où il assiste à un sommet du G8. Ses remarques ont été diffusées lors d’une rencontre qui a réuni dans la banlieue de Washington des responsables sanitaires, médicaux et de collectivités publiques sur le virus A(H1N1) de la grippe porcine.

“Nous voulons nous assurer que nous n’encourageons pas la panique mais plutôt la vigilance et la préparation”, a-t-il ajouté.

Le virus “n’est pas parti. Il continue de s’étendre, il est présent dans chacun des Etats de ce pays”, a lancé la secrétaire américaine à la Santé Kathleen Sebelius, invitant la population à ne pas baisser la garde.

“L’administration s’est activement préparée aux différents scénarios concernant le virus qui peuvent se développer dans les mois à venir”, a-t-elle indiqué lors de cette réunion aux Instituts nationaux de la santé, à Bethesda (Maryland).

Les Etats-Unis figurent parmi les pays les plus touchés par le virus de la grippe porcine, avec 170 décès, avec le Mexique, où 121 personnes sont mortes de la maladie, qui a été qualifiée de pandémie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Mme Sebelius a annoncé que des dons de 350 millions de dollars seraient accordés “pour la préparation” à la lutte contre le virus aux Etats et aux autorités sanitaires locales.

Tous les responsables, y compris le président Obama, ont insisté sur l’importance du développement d’un vaccin efficace, qui serait ensuite suivi d’une vaste campagne de vaccination.

Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et maladies infectieuses, a annoncé que des essais cliniques d’un vaccin devaient commencer début août.

Mme Sebelius a déclaré: “l’estimation actuelle est d’avoir un vaccin prêt pour une distribution à la mi-octobre”. Quelque 10 millions de doses pourraient être prêtes à cette époque, a ajouté M. Fauci.

Cela ne sera pas suffisant pour une campagne de vaccination exhaustive, aussi les populations les plus à risques –notamment les jeunes, les femmes enceintes, le personnel de santé– recevront le vaccin dans un premier temps.

Selon l’OMS, 100.000 personnes ont été infectées par le virus A(H1N1) dans 137 pays et la maladie a fait 440 morts depuis le début de la pandémie.

Aticle du 8 juillet 2009

En Argentine la situation est sérieuse ! En quelques jours, l’Argentine est devenue le pays d’Amérique latine le plus touché par le virus de la grippe A (H1N1), et le troisième au monde, derrière les Etats-Unis et le Mexique, où est apparue la maladie, fin avril. Le bilan officiel, mardi 7 juillet, était de 72 morts.

Environ 100 000 personnes sont infectées, selon le ministre de la santé, Juan Manzur, et 90 % des virus grippaux circulant dans le pays sont de type A (H1N1). Les experts s’attendent à un pic de la pandémie dans les prochaines semaines, en raison des basses températures de l’hiver austral.

Pour la première fois depuis le début de l’épidémie, début mai, les ministres de la santé de toutes les provinces du pays se sont réunis, le 6 juillet à Buenos Aires, pour unifier les mesures sanitaires. Les autorités médicales avaient mis en garde contre l’absence d’instructions précises permettant de lutter efficacement contre l’épidémie. Jusqu’à présent, chaque gouverneur – et même chaque maire – pouvait appliquer les mesures qui lui semblaient appropriées, ce qui a contribué à la confusion.

BUENOS AIRES VILLE FANTÔME

De nombreux citoyens dénoncent la négligence du gouvernement de Cristina Kirchner, qui s’est montré plus préoccupé par les élections législatives du 28 juin que par l’épidémie. Ces élections se sont soldées par une cuisante défaite pour le gouvernement péroniste. Et Gabriela Ocana, la ministre de la santé, qui avait conseillé de reporter le scrutin, a démissionné de ses fonctions au lendemain de celui-ci.

Le gouvernement se refuse à décréter l’état d’urgence sanitaire au niveau national. Il s’est contenté de recommander l’administration de l’antiviral Tamiflu à toute personne de plus de 15 ans présentant une affection respiratoire et plus de 38° de fièvre.

Les vacances scolaires d’hiver ont été avancées de deux semaines. Environ dix millions d’écoliers et d’étudiants n’auront donc pas cours avant le début août. Les tribunaux sont fermés et 45 000 fonctionnaires sont en congé maladie dans la province de Buenos Aires. Les médecins hospitaliers se plaignent du manque de matériel permettant un diagnostic rapide. “Plus d’alcool en gel ni de masques antigrippe”, affichent pour leur part les pharmacies.

L’état d’urgence a été décrété par certaines autorités locales, à Buenos Aires et dans plusieurs provinces. La capitale ressemble à une ville fantôme. L’Association des directeurs de théâtres privés a suspendu pour dix jours les activités de ses membres. Dans les cinémas qui restent ouverts, les spectateurs sont systématiquement séparés par un fauteuil inoccupé. Les centres commerciaux, les transports publics, les bars et les restaurants sont à moitié vides. En revanche, défiant tous les conseils de prévention, des milliers d’amateurs de football continuent de remplir les stades.

Les économistes estiment que l’épidémie, qui s’ajoute à la récession, pourrait entraîner cette année une chute du produit intérieur brut de 0,5 % à 1 %, soit une perte de 3 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros). Le secteur le plus touché est le tourisme, principale source de devises du pays.

LeMonde.fr – (www.legrandjournal.com.mx)

Un nouveau virus de la grippe apparaît au Canada

SASKATOON, Canada – Un nouveau virus de la grippe, distinct de la souche A (H1N1), a été identifié au Canada chez deux ouvriers agricoles de la province de la Saskatchewan, ont annoncé les autorités sanitaires.

Cette nouvelle souche contient des fragments de grippe porcine et de la grippe humaine saisonnière, précise l’Agence de la santé publique du Canada. “Il ne s’agit pas d’une nouvelle souche du virus pandémique H1N1 qui est présent au Canada”, ajoute l’agence.

Les deux ouvriers employés d’une ferme porcine ont été légèrement malades mais se sont rétablis depuis.

“Selon les résultats préliminaires, le risque pour la santé publique est faible et les Canadiens qui ont été vaccinés contre la grippe saisonnière devraient être en partie immunisés contre cette nouvelle souche de la grippe”, a déclaré la ministre de la Santé, Leona Aglukkaq, dans un communiqué.

Le Dr Greg Douglas, chef-vétérinaire de la Saskatchewan, a précisé que ce nouveau virus contenait des gènes du virus classique de la grippe saisonnière H1N1 et d’un virus fréquent chez les porcs, le H3N2.

h1n1 150x150 Grippe A/H1N1   Décrue confirmée

Article du 5 Juillet 2009

L’European centre for disease control and prevention (ECDC) annonce au 5 juillet 95.249 cas dans le monde et 10.260 en Europe. C’est environ 6.000 cas supplémentaires en 48 heures par rapport aux derniers chiffres de l’OMS. L’ECDC maintient néanmoins le principe d’une diffusion mesurée du virus en europe et s’apprête à ouvrir lundi 6 juillet son prochain sommet d’experts à Jönköping en Suède.

En Europe, 30 des 31 états européens ont été touches par la grippe A. Dans les dernières 24 heures, 57 nouveaux cas ont été recensés dans 10 pays Européens : Autriche (3 cas), Belgique ( 2 cas), Chypre (14 nouveaux cas), Danemark (2 nouveaux cas), Finlande (12), Grèce (6), Irlande (5), Portugal(4), Roumanie (3), Slovénie (1).

Le Royaume Uni ne déclare pas de nouveau cas par rapport au dernier rapport de l’ECDC et reste à un total de 7.447 cas. Depuis le 2 juillet, les autorités sanitaires britanniques sont passées à 3ème phase « Treatment » de la stratégie de prise en charge de la pandémie, après la phase « de confinement » et la phase « épidémie ». En pratique, avec la mise en place de cette 3ème phase, le médecin généraliste est maintenant en première ligne, les centres de santé doivent remonter l’information et les groupes « à risque » sont sensibilisés. Une phase que la France va suivre avec quelques semaines de décalage, avec également la mobilisation, mi juillet des médecins généralistes.

Le nombre total de cas rapportés pour l’Europe s’élève au 5 juillet à 10.260, dont 4 décès.

En dehors de l’Europe, ce sont, au total, 1.465 nouveaux cas déclarés en 24 heures, selon l’ECDC, dont 13 nouveaux décès recensés en argentine (11 décès) et en Thaïlande (2 décès). Enfin, 95.249 cas sont recensés par l’ECDC dans le monde avec 425 décès.

Lundi 6 juillet, s’ouvre le Sommet européen des experts de la grippe A/H1N1 de Jönköping (Suède) et le directeur de l’ECDC Zsuzsanna Jakab pouvrira cette réunion sur le thème “L’Europe est-elle prête face à la pandémie ? ». L’objectif de cette seconde réunion est la coordination des plan de lutte locaux au niveau européen.

Ce sommet suit la conférence internationale de Cancun sur la grippe A/H1N1 s’est tenue à Cancun, des 2 et 3 juillet, réunissant également les ministres de la santé et les experts d’une cinquantaine de pays. Echanger les expériences de lutte contre la pandémie et renforcer la solidarité, à l’échelle du monde puis de l’Europe sont les objectifs que se sont assignés les autorités sanitaires au niveau mondial et européen.

Article du 16 Juin 2009

college 300x130 Grippe A/H1N1   Décrue confirmée

Le nombre de cas de grippe A confirmés parmi les collégiens de Quint-Fonsegrives, près de Toulouse, est passé mardi de 10 à 14. Les investigations ont été étendues dimanche et lundi à tous les élèves de la classe de 6e3 où avaient été recensés les sept premiers cas de grippe pendant le week-end .

Les 30 élèves de la classe ont donc subi des prélèvements depuis les premiers cas apparus ce week-end : 14 cas de grippe sont avérés, 12 tests sont négatifs et 4 sont en attente de résultats, a précisé la directrice de cabinet du préfet, Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc. Les résultats des prélèvements sur deux autres élèves, de 6e2 cette fois, considérés comme des “cas probables”, sont attendus. Sur 9 enseignants, 7 tests sont négatifs et deux en attente de résultat. Tous les enfants atteints sont “dans un état de santé satisfaisant”.

Le ministère de la Santé a décidé de ne plus pratiquer l’hospitalisation systématique, en accord avec les autorités locales, en raison de l’afflux brutal de patients dans le service des maladies infectieuses (SMIT) de l’hôpital Purpan. Le chef du SMIT, Bruno Marchou, avait dénoncé lundi cette procédure, estimant qu’elle ne se justifiait pas et mettait en danger la vie des “vrais malades”. Les patients continueront à être envoyés à l’hôpital par le centre 15 “pour une consultation”, a-t-on indiqué. Une fois les prélèvements effectués, ceux présentant “une forme bénigne” de grippe pourront être renvoyés avec un traitement à leur domicile où “il leur sera recommandé de rester isolés”. La situation à Toulouse préfigure une des évolutions envisagées de la procédure si l’épidémie se répandait, a-t-on expliqué au ministère de la Santé.

Pour la première fois, la France connaît à Toulouse des cas de grippe A (H1N1) dont on ignore l’origine : les enfants n’ont pas voyagé dans des pays contaminés ; ils ne semblent pas non plus avoir été en contact avec des personnes malades. “L’origine de la chaîne de transmission du virus n’est toujours pas connue”, a reconnu la préfecture lundi soir, précisant que la mesure de fermeture du collège est maintenue jusqu’au mercredi 17 juin inclus.

LePoint.fr – (www.legrandjournal.com.mx)

metro 150x150 Grippe A/H1N1   Décrue confirmée

La nouvelle couvait depuis plusieurs jours. L’ OMS a mis fin à l’attente, hier, en déclenchant  le passage au niveau 6, soit l’alerte maximale contre la grippe A, qui revient à une déclaration de pandémie. Et plus précisément à la première pandémie de grippe atypique de ce siècle. Sa directrice Margaret Chan a précisé que chaque pays «a une situation différente donc il n’y a pas de prescription unique».

Avec 80 cas confirmés mais aucun mortel ni même sévère, la France est bien loin des pays les plus touchés, en particulier les Etats-Unis (13 217 cas dont 27 mortels) et le Mexique (6 241 cas dont 108 mortels). Par conséquent, Paris a décidé de maintenir le niveau d’alerte 5A dans lequel le pays se trouve depuis fin avril. Ce niveau correspond à une extension géographique de la transmission d’homme à homme du virus à l’étranger, mais pas en France. «Il n’y a pas en France de circulation active du virus», a souligné la ministre de la Santé Roselyne Bachelot à l’issue d’une réunion de la cellule interministérielle de crise au ministère de l’Intérieur, ce matin.

Des mesures de prévention toutefois renforcées
Même si la France n’a pas suivi l’OMS, le gouvernement a décidé d’accentuer la prévention. Les annonces orales et les affiches d’information vont ainsi se multiplier dans les lieux accueillant les voyageurs, notamment les gares et les aéroports. L’objectif est d’inciter tous ceux qui voyagent à respecter des consignes d’hygiène pour éviter toute progagation du virus en se lavant régulièrement les mains, en aérant régulièrement les lieux dans lesquels ils se trouvent. Le conseil est également donné d’éviter tout contact avec des personnes malades. Surtout, chacun est invité à prendre contact avec un médecin (ou à appeler le 15) dès l’apparition de symptômes grippaux (fièvre supérieure à 38°, courbatures, grande fatigue, toux ou difficultés à respirer). Roselyne Bachelot a par ailleurs annoncé une hausse, dans les tous prochains jours, du nombre de services hospitaliers habilités à accueillir les patients atteints par la grippe A (100 centres aujourd’hui). La ministre a également confirmé que le gouvernement était «en discussion» avec plusieurs fabricants en vue d’un vaccin qui, quoiqu’il en soit, ne sera pas disponible avant l’automne. Hormis ces mesures, rien ne changera donc dans votre vie de tous les jours.

La France encore loin du niveau d’alerte supérieur

Afin d’étudier l’éventualité d’un passage au niveau d’alerte supérieur 5B, la cellule interministérielle de crise (CIC) va désormais se réunir une fois par une semaine, au lieu d’une fois toutes les deux semaines comme ces derniers temps. Des spécialistes des épidémies échangeront chaque semaine sous la houlette de Roselyne Bachelot, qui en rendra compte à la CIC. Rappelons qu’un relèvement de l’alerte pourrait entraîner une série de mesures, cette fois nettement plus perturbantes pour le quotidien. Le plan français prévoit par exemple l’arrêt du trafic aérien et de la circulation ferroviaire, mais aussi la fermeture des écoles et des crèches ou encore la suppression des spectacles et manifestations sportives. Pour l’heure, la France en est encore loin.

Article du 22 Mai 2009

L’épidémie de grippe porcine continue de progresser dans le monde, au rythme d’un millier de cas supplémentaires par jour, avec désormais plus de 11.000 malades dans 41 pays. Avec une nette poussée en Asie.

Parallèlement, la ville de Mexico a baissé la garde contre la grippe A : hier, elle a fait passer son niveau d’alerte de jaune à vert.

Pour l’instant, l’état d’alerte de niveau 5 est maintenu, signifiant ainsi “l’imminence” d’une pandémie. Le passage en phase 6 marquerait la reconnaissance de la première grande pandémie grippale du XXIe siècle. Constatant la propagation du virus sur la surface du globe sans préjuger de la gravité de la maladie.

L’attention de l’Organisation mondiale de la Santé se porte sur le Japon avec près de 300 cas recensés, dont au moins trois dans l’agglomération du “Grand Tokyo”, la zone urbaine la plus peuplée du monde avec près de 36 millions d’habitants. Mais aucun n’est décédé et l’essentiel des cas n’inspirait aucune inquiétude, ont déclaré les autorités sanitaires.

C’est pourquoi les mesures de contrôles instaurées dans les aéroports contre la grippe porcine ont été allégées aujourd’hui. Et le ministre japonais d’expliquer que la maladie ne semblait pas plus dangereuse qu’une grippe saisonnière.

Le Mexique annonce deux morts de la grippe de plus, soit un total de 80 décès

Le Mexique a annoncé vendredi soir deux morts supplémentaires liées à la grippe A/H1N1, ce qui porte le bilan pour le pays à 80 morts.

Le ministère de la santé a signalé 166 cas nouveaux, en comprenant les deux décès, soit en tout 4.174 pour le Mexique.

Le Mexique rappelle que la grippe est en recul, mais que les tests menés par les laboratoires continuent à faire augmenter le nombre des décès avérés.

Seuls huit cas sur les 80 recensés datent d’après le 23 avril, le jour où la présence du virus a été effectivement détectée au Mexique, entraînant des mesures de sauvegarde.

Article du 20 mai

Le Mexique a rapporté mercredi soir un nouveau décès lié à la grippe A/H1N1, ce qui porte à 75 le nombre des morts recensés dans le pays, d’après un communiqué du ministère de la Santé.

Le ministère a confirmé par des tests 158 cas supplémentaires d’infection, soit un total de 3.892 cas avérés en comprenant la personne décédée.

Le Mexique reconnaît que le bilan augmente au fur et à mesure que les tests scientifiques sont effectués sur des échantillons provenant de patients. Toutefois, globalement, le gouvernement estime que l’épidémie est en déclin.

Par ailleurs, des prisonniers se sont mutinés dans une prison de Mexico mardi en raison des limitations de visites imposées en relation avec la propagation de la grippe.

Le Mexique a demandé mardi au  groupe des sept (G7) de lever les restrictions sur le commerce et  le tourisme pour les pays lourdement touchés par la grippe A/H1N1, a annoncé un communiqué du ministère de la Santé.

Le ministre mexicain de la Santé, Jose Angel Cordova  Villalobos, a lancé cet appel lors du 62e réunion annuelle de  l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Genève.

Les pays les plus industrialisés : Etats-Unis, Allemagne,  Canada, France, Italie, Japon et Grande-Bretagne, doivent “envoyer un signal clair au monde qu’il est sûr de poursuivre les échanges  commerciaux avec les pays et régions touchés par la grippe A/H1N1″, a indiqué M. Cordova Villalobos.

Le ministre a indiqué que de tels mouvements de solidarité  sont plus importants que les restrictions de commerce lorsque des  pays sont confrontés à une pandémie comme celle en cours, car ce  sera un exemple pour les cas similaires dans l’avenir.

Article du mercredi 20 mai

Après la France, le gouvernement et le secteur touristique mexicains se réjouissent de la décision prises par plusieurs pays de lever les restrictions de voyages au Mexique, parmi lesquels les Etats-Unis, le Royaume Uni, l’Italie, la Belgique, la Suisse, l’Autriche, l’Argentine, le Pérou, l’Uruguay, l’Equateur etc.

Le Canada a levé lundi l’avis conseillant à ses ressortissants d’éviter les voyages “non essentiels” au Mexique, qu’il avait émis fin avril face à l’épidémie de grippe porcine.”Comme le virus H1N1 circule maintenant au Canada, les voyages au Mexique ne sont plus un facteur de risque accru de sa propagation”, a noté l’ASPC dans un communiqué, soulignant que la grande majorité des infections au Canada sont bénignes.

Corsairfly attend le 26 juin pour retourner au Mexique

Corsairfly ne retournera pas au Mexique avant le 26 juin prochain. La compagnie du groupe TUI avait suspendu ses rotations le 28 avril dernier alors que le Ceto annulait tous les départs vers le Mexique jusqu’au 31 mai.

Le Ceto a décidé de lever cette annulation dès le 14 mai. Mais Corsairfly a préféré de ne pas reprendre immédiatement ses vols. “La demande n’est pas là”, explique une porte-parole de la compagnie. Le vol Paris-Cancun est en majorité rempli par les tours opérateurs.

New York

Les autorités sanitaires de New York surveillaient particulièrement lundi les patients atteints de grippe porcine parallèlement à d’autres pathologies, après un premier décès dans la ville survenu dimanche soir.

Le maire Michael Bloomberg a présenté dans une conférence de presse ses condoléances à la famille de Mitchell Wiener, 55 ans, enseignant et proviseur adjoint d’une école du quartier de Queens (est), décédé dimanche des suites du virus A(H1N1).

Douze établissements étaient fermés lundi matin à New York en raison des nombreux cas de grippe porcine parmi les lycéens.

Les autorités sanitaires américaines ont annoncé lundi que le nombre de cas probables ou confirmés d’infections par le virus A(H1N1) avait dépassé les 5.000 dans l’ensemble du pays. Le nombre de décès, y compris celui de Mitchell Wiener, est de six, faisant des Etats-Unis le deuxième pays ayant enregistré le plus de décès des suites du virus après le Mexique.

Ban Ki-moon a déclaré que le monde était encore “dans une zone de danger” pour ce qui concerne la propagation du virus H1N1 de la grippe A et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a demandé aux laboratoires de poursuivre leur production de vaccins contre la grippe saisonnière.

“Nous devons rester vigilants. Nous sommes peut-être dans une période de rémission avec le H1N1 mais nous sommes encore dans une zone de danger”, a déclaré le secrétaire général de l’Onu en marge de l’Assemblée annuelle de l’OMS à Genève.

Devant cette dernière, Ban a demandé aux dirigeants d’une trentaine de laboratoires pharmaceutiques de développer la production de vaccins pour les grippes saisonnières tout en mettant au point une injection pour neutraliser le H1N1.

Il a jugé “vitale” une étroite collaboration entre le secteur privé pharmaceutique et les autorités étatiques des pays membres pour éviter les pires effets de la nouvelle souche du virus qui a affecté déjà 10.000 personnes et en a tué 79, pour la plupart au Mexique et aux Etats-Unis.

Article du mardi 19 Mai

Le bilan de la grippe porcine au Mexique est passé à 70 morts “confirmés” et à 3.576 malades, mais la tendance à la baisse de l’épidémie se confirme, a annoncé lundi le ministère mexicain de la Santé.

Six victimes seulement ont développé les symptômes depuis le 23 avril, et tous les autre l’ont fait avant cette date, alors que le virus n’avait pas encore été identifié, a souligné le ministère dans un communiqué. Le bilan s’est alourdi au cours du week-end de deux décès, survenus dans la capitale le 19 avril et le 13 mai, a-t-il précisé.

La rentrée scolaire dans le primaire, effectuée lundi dernier dans la capitale et la grande majorité du pays après deux semaines de report préventif, avait ainsi été reportée d’une semaine supplémentaire dans plusieurs Etats.

Aux Etats-Unis La grippe A touche 48 des 50 Etats

La grippe A-H1N1 touche désormais 48 des 50 Etats américains, avec plus de 5 000 cas confirmés dont six mortels, ont annoncé lundi les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Au niveau mondial, la maladie a frappé 8 829 personnes dans 40 pays et provoqué 74 décès, la plupart au Mexique. Le grippe A-H1N1 devrait continuer à se propager rapidement à travers le monde, a prévenu l’OMS lors de son assemblée annuelle lundi.

Au Japon

Avec plus de 130 cas confirmés en trois jours, le Japon pourrait devenir un nouveau foyer autonome de l’épidémie de grippe A (H1N1).

L’OMS n’est pas sure de son coup pour le vaccin

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), réunie ce lundi pour son assemblée annuelle, n’a toujours pas lancé la production d’un vaccin et a décidé de maintenir la phase d’alerte au niveau 5 sur une échelle de 6. Une réévaluation de ce niveau pourrait cependant être nécessaire si l’émergence du foyer japonais se confirmait.

Lundi, le ministre mexicain de la Santé Jose Angel Cordova a remis lundi symboliquement à Margaret Chan, directrice de l’OMS, l’information scientifique sur le virus-souche, afin de contribuer à la mise au point d’un vaccin. L’OMS tarde pourtant à lancer le processus de production. «Il n’est pas possible de dire à quelle date nous prendrons une décision, c’est vraiment un processus méticuleux et difficile», expliquait il y a quelques le numéro deux de l’organisation à l’issue d’une téléconférence avec les laboratoires.

Article du Samedi 16 Mai

L’OMS a répertorié vendredi plus de 1.000 nouveaux cas de grippe A en 24 heures, portant le bilan à 7.520 personnes contaminées dans le monde (contre 6.497 jeudi). Le bilan des victimes mortelles du virus reste inchangé à 65 morts, toujours selon les chiffres de l’OMS qui parle de 33 pays affectés (36 selon les déclarations des pays).

Le Mexique dit lui compter désormais 66 morts (deux de plus que la veille) et 2.829 malades (une cellule de l’OMS évalue à 23.000 le nombre de personnes contaminées au Mexique). Les Etats-Unis recensaient jeudi 4.298 cas confirmés ou probables dont 3 mortels. Toujours en Amérique du Nord, on comptait jeudi 449 cas au Canada (dont un mort).

En France

Deux nouveau cas de grippe porcine A(H1N1) ont été annoncés lundi par Roselyne Bachelot, portant à 15 le nombre total de cas de personnes contaminées. L’institut de veille sanitaire n’en a cependant confirmé que 14, tout en faisant état vendredi de 5 cas “probables non confirmables”.
Du côté des mesures de prévention, le dispositif d’accueil à l’aéroport de Roissy des passagers en provenance du Mexique avec une aérogare réservée en raison de la grippe A (H1N1) va être levé et aligné sur les mesures pour les arrivées des Etats-Unis et du Canada.
Jeudi, une importante association de tour-opérateurs français a recommandé à ses membres de reprendre progressivement les voyages vers le Mexique après les avoir suspendus fin avril, quand l’épidémie a éclaté.

Les vaccins

Les industriels manufacturiers de vaccins ont à nouveau été convoqués, jeudi, pour une téléconférence par le Dr Keiji Fukuda, directeur général adjoint de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il s’agissait d’étudier un éventuel lancement de la production massive d’un vaccin contre le virus H1N1, qui a déjà contaminé plus de 7 500 personnes dans le monde (dont 65 décès). Au final, il a été décidé d’attendre : « Il n’est pas possible de dire à quelle date nous prendrons une décision, c’est vraiment un processus méticuleux et difficile », a déclaré M. Fukuda, sans plus de précisions.

Article du vendredi 15 mai

Le Mexique “compte demander un appui sous forme de dédommagement économique, en tant que pays le plus affecté” par le virus, a indiqué jeudi son ministre de la Santé, le Dr José Angel Cordova.

Le Dr Cordova soumettra cette requête à la prochaine assemblée générale de l’OMS, qui s’ouvre lundi prochain à Genève, où il doit également rencontrer des représentants des sept pays les plus développés de la planète (G7), a-t-il ajouté.

“Si l’alerte n’avait pas été donnée, les dommages pour la santé et l’économie auraient été énormes” dans les pays touchés ensuite par le virus, a-t-il expliqué, ajoutant que le Mexique avait donné “une information en temps opportun, claire, transparente”.

Le Mexique, foyer mondial de l’alerte à la grippe, a “subi des coûts plus élevés, parce qu’il n’existait pas d’information consistante sur le virus”, et l’alerte donnée par Mexico “a permis de limiter l’expansion du virus dans les autres pays”, a-t-on expliqué dans les services du ministre.

Des mécanismes de dédommagements ont été prévus par les organismes financiers internationaux après l’épidémie de Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en Asie en 2003, a fait valoir le Dr Cordova, citant la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement comme sources possibles de financement.

Retour à la normale de tous les vols internationaux

L’Argentine autorise à nouveau les vols avec Mexico, qui étaient suspendus depuis le 29 avril en raison de la grippe porcine, a annoncé jeudi le gouvernement. L’Argentine décompte jusqu’ici un seul cas confirmé de grippe porcine, détectée sur une personne qui avait voyagé au Mexique et dont l’état de santé n’inspire aucune inquiétude.

Outre l’Argentine, trois autres pays, Cuba, l’Equateur et le Pérou, ont décidé ces dernières semaines de suspendre les liaisons aériennes avec le Mexique. Le Pérou avait levé dès mercredi ces restrictions.

Cuba accuse les trois membres de l’Alena d’avoir caché la vérité

Le leader cubain Fidel Castro a accusé jeudi le Mexique, les Etats-Unis et le Canada d’être responsables de l’”expansion fulgurante” de la grippe porcine alors que ces pays étaient, selon lui, au courant de l’apparition du virus A(H1N1) bien avant que l’alerte ne soit donnée.

La Jornada a rapporté, selon Fidel Castro, que dès le 5 avril des mesures sanitaires avaient été prises dans le village mexicain de la Gloria en raison de la grippe porcine. Fidel Castro avait déjà accusé lundi les Mexicains d’avoir caché l’apparition de l’épidémie pour ne pas perturber la visite de Barack Obama dans leur pays.

En France: les passagers en provenance des Etats-Unis, du Canada et du Mexique à la même enseigne

Compte tenu de l’évolution de l’épidémie de grippe mexicaine A/H1N1, la Cellule interministérielle de crise (CIC) a décidé jeudi d’augmenter les précautions pour les passagers en provenance du Canada et d’abaisser celles pour ceux en provenance du Mexique: tous relèveront désormais du même dispositif que les voyageurs arrivant des Etats-Unis.

Un communiqué diffusé par le ministère de l’Intérieur annonce cette “extension aux passagers en provenance du Canada du dispositif mis en place pour les vols en provenance des Etats-Unis: moyens d’information spécifiques, traçabilité des voyageurs, accueil médical spécifique et personnalisé pour tout passager présentant des symptômes grippaux”.

Il fait part également de l’”alignement de l’accueil des vols en provenance du Mexique sur ce même dispositif: ces vols cesseront donc d’être systématiquement orientés vers l’aérogare dédiée ouverte à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle”.

Jeudi 14 Mai

Le bilan au Mexique, épicentre initial de l’épidémie, s’élève à 2.386 cas et 60 décès “confirmés”, soit deux de plus que la veille, selon les derniers chiffres communiqués mercredi par le ministre mexicain de la Santé.

Au Mexique, l’épidémie paraît refluer depuis plusieurs jours. Le dernier décès remonte au 7 mai, selon le ministre de la Santé, José Angel Cordova.La diminution de l’intensité de l’épidémie dans le pays est “systématique”, a-t-il déclaré, répétant qu’il n’existe “aucun risque” pour les touristes dans les stations balnéaires mexicaines.

Aucun cas n’a été enregistré dans des sites comme Puerto Vallarta et Los Cabos, proches des Etats-Unis sur le littoral du Pacifique, ou l’île de Cozumel, près de Cancun, dans la péninsule du Yucatan, sur l’océan Atlantique, a-t-il souligné.Sept cas de contagion ont été confirmés à Cancun même et huit à Acapulco, où les bars et discothèques ont été fermés par précaution, et ces cas remontent à fin avril, a-t-il ajouté.

Aux Etats-Unis on dénombre maintenant 3.352 et 358 au Canada.

Le nombre de cas avérés de grippe A(H1N1) est passé à 14 en France après la mise au jour d’un nouveau cas mais il n’y a toujours pas de forme grave, annonce l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait évoqué lundi quinze cas au total, dont deux nouveaux, mais ces derniers n’ont pas été confirmés, a précisé une porte-parole. En revanche, un cas supplémentaire a été validé depuis mardi, précise l’InVS dans son bulletin épidémiologique quotidien et six cas restent “probables.”

Tous les cas confirmés sont des cas importés, dont deux de New York et deux de Californie, les autres revenant du Mexique. “La diminution du nombre quotidien de signalements se poursuit malgré l’élargissement de la zone incluse dans la définition de cas”, désormais étendue à toute l’Amérique du Nord, souligne l’InVS.

Mercredi 13 Mai

Au dernier pointage, l’OMS recensait 5.914 cas confirmés de grippe A dans 33 pays. Les Etats-Unis sont le pays le plus touché en nombre de cas avec 3.009 confirmés dans 45 Etats, près de 600 nouveaux cas probables et trois décès. Au Mexique, le bilan est 2.059 cas, dont 58 mortels.

Le Mexique a fait état de 58 morts mardi, soit deux de plus que précédemment, tout en assurant que la maladie était en régression. Le dernier cas confirmé remonte au 8 mai et le dernier décès au 7 mai, a souligné le ministre de la Santé, Jose Angel Cordova, insistant sur le fait que désormais les sites touristiques balnéaires étaient “sûrs”.

Les Etats-Unis comptaient 3.009 cas confirmés de grippe A(H1N1), contre 2.618 la veille, et toujours trois décès sur le sol américain, selon le bilan quotidien des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Selon les CDC, 45 Etats américains (y compris la capitale fédérale, Washington) sur 50 étaient touchés, contre 44 la veille.

L’Illinois, dans le nord, est l’Etat qui recense le plus de personnes contaminées, avec 554 cas confirmés. Vient ensuite le Wisconsin (nord) avec 437 cas et le Texas frontalier du Mexique avec 206 cas confirmés. Trois personnes sont décédées des suites de la grippe porcine sur le sol américain. Les deux premiers sont morts au Texas (sud). Il s’agissait d’un enfant mexicain de près de deux ans et d’une jeune femme d’une trentaine d’années, qui souffrait déjà de problèmes de santé. Un troisième décès, celui d’un homme d’une trentaine d’années qui souffrait de problèmes cardiaques chroniques, a été annoncé samedi soir dans l’Etat de Washington.

Pays le plus touché devant le Mexique, il doit faire face à une opinion qui n’accepte pas une maladie qui tue tout comme il n’accepte pas en Irak des pertes de guerre à la vietnamienne. Pour l’instant aucune mesure particulière n’a été prise et il semble que le pouvoir politique hésite sur la démarche à suivre car les conséquences économiques au Mexique sont désastreuses pour un nombre finalement aussi “faible” de décès. La leçon est donc apprise et certains médecins américains montent au créneaux pour dédramatiser la situation!  Le président Obama  porte encore la cravate (pourtant considéré comme un vecteur de contagion important) et aucun signe tangible n’est visible de sa part pour ne pas “”apeurer le pays.  La consigne semble donc claire et en opposition complète avec celle du Mexique qui a fait preuve de beaucoup de sérieux et plus de responsabilité. Encore faut il souligner que ce pays “épicentre” de la maladie n’avait pas le choix car rien ne présageait une issue finalement sereine de la crise sanitaire à ce jour bien sur!

En europe

La grippe porcine, telle que nous la vivons en Europe, reste largement importée des Amériques. Deux nouveaux cas viennent d’être déclarés en France, et confirmés ce matin par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, portant le total dans l’hexagone à 15. Ces derniers, tout comme les autres, sont « importés » d’Amérique. Les deux malades, originaires de Saône-et-Loire, revenaient d’un voyage aux Etats-Unis où ils ont contracté le virus. 10 personnes ont été contaminées au Mexique et cinq aux Etats-Unis, alors qu’aucun cas de transmission n’a été observé, pour l’heure, dans l’hexagone.

Alors que l’état des 15 français « n’est en rien gravissime », le ministère de la Santé expose ses craintes concernant un pic probable de la grippe A pour cet automne, parallèlement aux grippes classiques. Justement, aux Etats-Unis un vaccin actuellement en cours de préparation devrait voir le jour à l’automne prochain. L’hexagone songe également à s’orienter dans cette voie. Depuis la semaine dernière, les mesures de sécurité prises par la France pour les vols arrivant du Mexique ont été élargies pour englober les avions en provenance des USA, où cinq Etats sont désormais classés comme “zones à risques” par l’institut de veille sanitaire français. Si 44 Etats y sont touchés par la contamination, l’Illinois détient le triste record avec 392 cas avérés. « Il ne s’agit pas d’interdire les vols, ni de s’y rendre, mais les personnes devant prendre l’avion pour le Mexique ou les Etats-Unis doivent le faire pour des raisons impératives ». Les passagers présentant des symptômes grippaux sont désormais accueillis en France dans des aérogares séparées.

Mardi 12 mai: bilan de la journée:

20h05: L’Espagne franchit la barre des cent cas
L’Espagne annonce deux nouveaux cas de grippe porcine ce qui porte à cent le nombre de cas confirmés dans ce pays, le plus touché d’Europe par la maladie, selon le ministère de la Santé.

20h: Deux nouveaux cas en Colombie
Le total se monte désormais à six cas confirmés. Les trois derniers cas concernent des personnes vivant dans le département de Casanare (nord-est) «qui s’étaient rendues en Floride (Etats-Unis) et qui, à leur retour, présentaient des symptômes respiratoires aigus», a déclaré le responsable de la cellule de crise mise en place pour faire face à la pandémie, José Fernando Cardona. L’état de ces patients, à qui on a demandé d’accepter un confinement chez eux, a «évolué favorablement», a-t-il ajouté en précisant également que 182 patients «suspects» demeuraient sous surveillance.

19h45: Le virus pourrait être résistant au Tamiflu
L’OMS craint une résistance du virus aux antiviraux se fondant sur «les signes de résistance» de la grippe saisonnière constatés l’année dernière à l’oseltamivir, la molécule contenue dans le Tamiflu, l’antiviral produit par le laboratoire suisse Roche et recommandé jusqu’à présent par l’OMS, selon un de ses experts en pandémie. Cette résistance pourrait se développer après son passage dans l’hémisphère Sud où l’hiver, propice à la propagation de la grippe, débute, a laissé entendre l’expert.

19h: Trois ans de vacances gratuites à Cancun si vous y attrapez le virus
Des hôtels de la célébre station balnéaire mexicaine de Cancun et des environs offrent des vacances gratuites pendant trois ans aux touristes qui y seraient contaminés par la grippe porcine, dont l’épidémie a fait 58 morts dans le pays. Les hôteliers participant à l’opération «Garantie sans grippe» et des environs vont écrire au gouvernement des Etats-Unis pour lui demander d’annuler ses recommandations à ses compatriotes d’éviter le Mexique, et vont lancer une campagne de publicité dans la presse américaine.

18h20: La production du vaccin dans les starting-blocks
Sanofi Pasteur, leader mondial des vaccins, assure qu’il se prépare à «affronter une pandémie» de grippe porcine (grippe A) et attendait l’envoi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de la souche du virus pour démarrer la fabrication du vaccin. Le porte-parole du groupe rappelle que «nous ne sommes pas en phase pandémique», mais le conseiller Science et Technologie du laboratoire a indiqué qu’«on se prépare à l’éventualité d’une résurgence». Sur les trois usines du groupe, seules les deux situées aux Etats-Unis sont capables de produire le vaccin contre la grippe saisonnière et celui contre le virus A (H1N1) en même temps. Arrêter en France la fabrication du vaccin contre la saisonnière pour celui contre la grippe A constitue «une vraie question de santé publique», a estimé le directeur-général de Sanofi-Aventis, ajoutant: «Ce n’est pas à nous de la prendre, mais à l’OMS».

16h: Les porcs thaïlandais grippés ont les mêmes symptomes que les humains, mais ne meurent pas
Des scientifiques thaïlandais ont contaminé des porcelets nouveaux-nés avec le virus A(H1N1) et ont relevé qu’ils développaient des symptômes similaires à ceux relevés chez les humains, mais qu’aucun n’était mort. Les expériences ont montré que «le virus reste contenu dans les voies respiratoires. Nous ne le voyons pas ailleurs dans le sang ou les tissus», a annoncé Roongroje Thanawongnuwech, qui dirigeait les recherches, qui permettront d’en savoir plus sur le développement de cette nouvelle souche de grippe.

15h: Roselyne Bachelot refait ses comptes
Il n’ya que treize cas confirmé en France, et pas quinze, comme l’avait affirmé lundi la ministre de la Santé. Les analyses sur les deux derniers cas n’ont pas permis de les inclure formellement dans les cas confirmés, selon le ministère et l’InVS. Les treize cas confirmés sont tous des cas importés, et aucune forme sévère n’a été observée à ce stade. Il reste sept cas probables en Bourgogne, en Ile-de-France, en Limousin et en Alsace.

12h: Les compagnons de voyages du premier cas chinois en quarantaine
Pékin a placé au total en quarantaine près de 350 personnes, dont 78 étrangers, ayant emprunté les mêmes vols que le premier cas chinois confirmé, selon la télévision officielle CCTV. 349 des 383 personnes qui se trouvaient dans les mêmes avions que lui (Tokyo-Pékin, puis Pékin-Chengdu) ont été retrouvées et se trouvent dans un hôtel de la capitale pour une période de sept jours. «Si certains commencent à avoir des symptômes, ils seront transportés à l’hôpital», a indiqué un responsable du département de la Santé de la ville de Pékin. Selon les médias chinois, aucun des passagers ne présente de signes pour le moment.

11h01: Plus de 5.000 cas confirmés dans le monde
C’est le nouveau bilan de l’Organisation mondiale de la santé diffusé ce mardi. Selon l’OMS, le nombre de cas de grippe A (H1N1) a franchi le seuil des 5.000 avec 5.251 cas confirmés, dont 61 morts, dans 30 pays.

9h37: En fait, la Thaïlande confirme deux cas
Dans une conférence de presse à Bangkok, le ministre de la Santé publique, Witthaya Keawparadai, fait état de «deux cas confirmés» du virus A H1N1 sur des Thaïlandais qui ont attrapé la maladie au Mexique. Plus tôt, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva avait annoncé un premier cas. La Thaïlande devient ainsi la première nation d’Asie du Sud-Est à être touchée par le virus.

8h45: deux premiers cas confirmés en Finlande
«Des tests de laboratoire ont confirmé les premiers cas de grippe A (H1N1). Il s’agit de deux jeunes adultes qui vivent dans la région d’Helsinki et qui sont rentrés du Mexique sur le même vol», ont indiqué plusieurs organismes de santé finlandais dans un communiqué commun ce mardi. Ni leur identité ni leur âge exact n’ont été rendus publics.

7h30: Premier cas confirmé en Thaïlande
La Thaïlande a enregistré son premier cas confirmé de grippe porcine, annonce ce mardi le Premier ministre Abhisit Vejjajiva.

4h57: Le Mexique en mal de touristes
La baisse du nombre de touristes au Mexique du fait de la grippe A(H1N1) a conduit à la fermeture de 25 hôtels dans la station balnéaire de Cancun, au sud-est du pays, et sur les sites voisins de Playa del Carmen ou Cozumel, ont annoncé lundi les autorités locales.

2h54: premier cas confirmé sur un étudiant mexicain à Cuba
Les autorités cubaines ont rapporté lundi avoir détecté leur premier cas de grippe A(H1N1) sur un jeune Mexicain étudiant à Cuba et avoir effectué des tests sur 13 autres étudiants mexicains, dans un communiqué officiel lu à la télévision nationale.

23h34: 23.000 personnes contaminées au Mexique?
C’est ce qu’affirme un rapport publié lundi en ligne par la revue scientifique «Science» et établi par la cellule sur les pandémies de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui comprend notamment les Centres de contrôle et de prévention des maladies américains (CDC). Le dernier bilan officiel, lui, évoque 2.003 cas confirmés au Mexique et 56 morts. «Les cas confirmés de A(H1N1) ne représentent que la partie émergée de l’iceberg», a relevé lundi Anne Schuchat, directrice adjointe par intérim de la santé publique aux CDC.

20 minutes.fr -(legrandjournal.com.mx)

Article du lundi 11 mai 2009

Le bilan de la grippe porcine au Mexique s’élève désormais à 56 morts et 2.003 malades «confirmés», a annoncé lundi le ministre mexicain de la Santé. La propagation reste à ce jour concentrée dans la zone centrale du pays, c’est-à-dire Mexico et ses alentours, où l’on dénombre 7 malades sur 10. Le Dr José Angel Cordova s’est toutefois voulu rassurant : selon lui, la tendance est à la diminution de la virulence de la maladie.

Deux Américains et un Ecossais soignés au Mexique
Parmi les malades traités au Mexique, il y aurait «deux Américains et un Écossais», rapporte le ministre mexicain de la Santé, José Angel Cordova. Deux de ces cas ont été repérés à Cancun, la station balnéaire de la péninsule du Yucatan, dans le sud-est mexicain. Quant au troisième, il aurait été contaminé dans l’Etat d’Hidalgo, non loin de Mexico et des régions les plus touchées par la grippe A.

Un milliard de dollars pour les entreprises mexicaines
Mexico annonce un programme spécial de soutien aux entreprises du pays pénalisées par les conséquences de l’épidémie, pour un montant total d’un peu plus d’un milliard de dollars. Cet apport financier, sous forme de crédits nouveaux ou de restructuration d’emprunts, vise à favoriser «un rétablissement plus rapide des entreprises dont l’activité a été ralentie» par les événements. Le soutien est plus particulièrement destiné aux entreprises de la capitale, où s’est situé le foyer du virus, et à celles au secteur touristique et du transport aérien. Selon le ministre des Finances, Agustin Carstens, l’épidémie se soldera par une perte sèche de 2,3 milliards de dollars pour le Mexique.

Grippe porcine: jusqu’à 32 000 infections au Mexique ? Un début de polémique?

La grippe porcine a infecté entre 6000 et 32 000 personnes au Mexique seulement, et son taux de mortalité est semblable aux pandémies de grippe de 1918, 1957 et 1968, selon une nouvelle étude internationale.

Ces résultats préliminaires confirment la justesse de la stratégie de l’Organisation mondiale de la santé, qui a été critiquée pour avoir rapidement haussé le niveau d’alerte. En quelques jours au début de l’épidémie au Mexique, l’OMS a haussé au niveau 4, puis au niveau 5, le niveau d’alerte. Le niveau maximal est le 6.

Publiée dans la prestigieuse revue Science, l’étude d’infectiologues britanniques, mexicains et de l’OMS a utilisé des modèles mathématiques de dispersion des maladies infectieuses. La rapidité de progression de la maladie dans différents pays signifie qu’entre 6000 et 32 000 personnes ont été infectées au Mexique, dont seulement 1600 ont été confirmés en laboratoire. Les auteurs signalent que la grippe porcine tue entre 0,4% et 1,4% des personnes infectées, et que chacune infecte entre 1,4 et 1,6 autre personne, une proportion similaire ou légèrement inférieure aux trois pandémies de grippe du XXe siècle.

À noter, la revue Science a rendue l’étude publique immédiatement après l’approbation de son comité d’experts, au lieu d’attendre la date normale de publication, le vendredi.

Au Mexique, comme dans le reste du monde, “les cas confirmés de A(H1N1) ne représentent que la partie émergée de l’iceberg”, a relevé lundi Anne Schuchat, directrice adjointe par intérim de la santé publique aux CDC, lors d’une conférence de presse.

Aux Etats-Unis, par exemple, les statistiques fournies par les différents Etats concernent seulement les gens qui se sont rendus dans un laboratoire pour faire un test, souligne Mme Schuchat. La vaste majorité des malades de la grippe A(H1N1) récupère rapidement et ne ressent pas le besoin d’effectuer un test en laboratoire. (PCO)

Article du Dimanche 10 Mai.

Un 13e cas confirmé en France, aucun cas sévèreUn nouveau cas de grippe A(H1N1) a été confirmé samedi en France, portant le total des cas avérés à 13, selon le point sur la situation diffusé dimanche par l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Les autorités sanitaires recensaient en outre quatre cas probables d’infection par la nouvelle grippe A mais précisaient qu’”à ce stade, aucune forme sévère n’a été observée”. Les quatre cas probables se trouvent pour l’un dans le Limousin, l’autre en Alsace, et les deux derniers en Ile-de-France.

L’InVS souligne que “tous les cas confirmés (en France) sont des cas importés, dont deux de New York et un de Californie”.

Un total de 22 cas possibles de grippe A(H1N1) étaient en cours d’investigation, selon l’InVS.

Dans la soirée, la préfecture de Saône-et-Loire a fait état de “deux cas possibles de grippe A/H1N1″ dans ce département bourguignon. Ces “deux personnes résidant en Saône-et-Loire sont atteintes d’une grippe appartenant au groupe A et dont la souche H1N1 n’est pas encore confirmée”, annonce la préfecture dans un communiqué. “Elles sont actuellement hospitalisées au CHU de Dijon et leur état n’inspire pas d’inquiétude.”

Ces deux personnes ont participé à un voyage organisé en Californie (Etats-Unis) entre le 27 avril et le 8 mai 2009, précise la préfecture à Mâcon. Les 43 autres personnes participant au voyage, dont 38 résident en Saône-et-Loire, “ont toutes été contactées” afin de recevoir “le traitement préventif ou curatif que nécessite leur état”, ajoute le communiqué.

AP -(legrandjournal.com.mx)

Article du Samedi 9 mai 2009

Le bilan national s’établit désormais à 48 morts “confirmés”, et 1.626 malades dont 1.578 soignés.

Mexico DF a déjà retrouvé une activité quasi-normale, et s’apprête à rouvrir ses écoles primaires lundi, mais l’alerte à la grippe porcine reste présente dans le pays. “Nous confirmons la présence de nouveaux cas, progressivement, dans pratiquement tout le pays, ce qui nous conduit à prendre des décisions à l’échelon des Etats et au niveau local”, a déclaré samedi le porte-parole du ministère de la Santé.

La rentrée scolaire est reportée d’une semaine dans l’Etat de Guerrero, dont Acapulco est le fleuron touristique sur la côte du Pacifique. Même mesure dans trois autres Etats du pays, dont celui de Jalisco (ouest) qui avait déjà annoncé vendredi la fermeture de tous les bars, cafés, stades et autres lieux de distractions, après la découverte de trois décès suspects.

Les états de San Luis Potosi, Chiapas, Hidalgo, Guerrero, Zacatecas, Nayarit et  Michoacan  ont également pris des mesures exceptionnelles.  Donc la prudence est de mise si vous devez vous rendre dans ces états ainsi qu’a Chihuahua et a Nuevo Leon.

Jusqu’ici, le nombre des décès représente “3,3% des cas confirmés”, avait indiqué vendredi le ministre, José Angel Cordova.

Le football mexicain ne sort pas intact de la grippe. La Fédération a annoncé le retrait de toutes ses équipes, y compris le onze national, des compétitions de la Confédération sud-américaine de football (Conmebol), car les adversaires de ses deux équipes encore qualifiées dans la Coupe latino-américaine Libertadores refusent de jouer au Mexique.

Le président Felipe Calderon avait déjà dénoncé les “mesures discriminatoires” à l’étranger, comme la suspension des vols ou des importations de viande porcine mexicaine, et le traitement “vexatoire” imposé à nombre de ses compatriotes dans des aéroports.

Il a ajouté, avec un brin d’ironie, qu’il serait peut-être contraint de renoncer à une visite à Cuba, qui a interdit les vols vers le Mexique.

Article du vendredi 8 Mai

Dans l’état de JALISCO et suite au décès de 3 personnes atteintes de la grippe A (H1-N1) le gouverneur Emilio Gonzalez a décidé de reporter l’alerte préventive sanitaire au lundi 18 Mai prochain. En clair, les écoles, universités, centres nocturnes, bars,  cinémas, théâtres et les stades doivent fermer ce jour et toutes les instances médicales, hospitalières maintenues en état d’alerte maximale.

Nouvel épîsode dans ce mauvais feuilleton de la Grippe A au Mexique. Finalement le Gouverneur de Jalisco a maintenu l’alerte sanitaire au 18 Mai prochain avec la fermeture des écoles, des bars, centres nocturnes etc…(pas les restaurants). En effet 3 personnes, dont un bébé de 11 mois sont décédées hier, des malades atteint de la maladie les 29 avril et et 1er mai dernier ce qui confirme la contagion en province et le DECALAGE par rapport à la capitale Mexico.

Il est donc recommandé la plus grande prudence et de surtout de maintenir les réflexes sanitaires pour éviter la propagation. A noter que ces personnes malades ont été soignées très tard ce qui explique en grande partie leur décès. Le nouveau bilan de la grippe porcine au Mexique s’établit à 45 morts.

Article du Jeudi 7 Mai

L’épidémie de la grippe A/H1N1, qui a fait 42 morts et infecté 1.070 autres personnes au Mexique,  n’est pas encore complètement sous contrôle, bien que le nombre de cas confirmés connaisse une diminution, a indiqué mercredi le président mexicain Felipe Calderon.

Les mesures prises par les autorités sanitaires ont aidé à  contrôler la maladie et à éviter une propagation accélérée du  virus, a ajouté le président lors d’une visite dans l’Etat de  Michoacan, dans l’est du pays.

Certaines institutions mexicaines, qui avaient fermé  temporairement en raison de l’épidémie, ont repris mercredi leurs  activités.

Les mesures prises par les autorités sanitaires ont empêché des dizaines de morts et des milliers d’infections, a noté le  président Calderon, ajoutant que la baisse des cas d’infection ne  signifie pas la disparition du virus, même dans les États qui  n’ont pour l’instant pas été touchés.

Le président a également affirmé que le pays a désormais la  capacité d’analyser 700 échantillons viraux par jour et que le  gouvernement continuera à développer cette capacité. Selon une  perspective à long-terme, l’éruption de la grippe a permis au pays d’améliorer ses infrastructures sanitaires et sa capacité à  prévenir les maladies, a-t-il noté.

“Après cette situation de crise que, j’en suis convaincu, nous  allons surmonter, le Mexique sortira renforcé et disposera  désormais d’une plus grande culture en matière de prévention des  maladies, avec des habitudes d’hygiène et de santé qui nous  aideront à améliorer les conditions de vie de notre peuple”,  a-t-il précisé.

Il a également fait savoir que le Mexique continuerait à  appliquer sa stratégie sanitaire en vue de réduire le plus  possible le nombre d’infections.

En France

Alors que la France compte huit cas «probables» de grippe A et deux cas avérés. Roselyne Bachelot a martelé le mot d’ordre face à cette épidémie de grippe : «Sérénité et vigilance.» Ce n’est pas parce que les cas recensés en France ne sont pas graves qu’il ne faut pas être «mobilisé», a-t-elle insisté.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit pour le ministère de la Santé : continuer à maintenir l’opinion en alerte alors que les cas avérés sont peu nombreux et bénins tout en préparant les Français à l’idée que l’épidémie va vraisemblablement durer. «Le virus va probablement s’endormir cet été pour revenir plus tard», a observé Roselyne Bachelot.

Le professeur de virologie Bruno Lina, directeur du Centre national de référence de la grippe, à Lyon, l’un des deux seuls laboratoires français à pouvoir établir le diagnostic avec l’Institut Pasteur à Paris, précise que la pandémie n’est pas synonyme d’un nombre important de morts, mais d’une large diffusion de l’agent infectieux dans le monde.

Selon lui, si la grippe saisonnière a touché cet hiver en France 3 millions de personnes et causé un peu plus de 3 000 décès, une épidémie importante par le virus H1N1 pourrait concerner 20 millions de Français et causer la mort de 20 000 d’entre eux, selon le ratio de 1 pour 1 000.«Imaginez que l’on dénombre 20 millions de personnes, toutes malades en même temps, explique-t-il. On connaîtrait alors une désorganisation totale de la société pendant au moins trois mois d’affilée  !»

Et de rappeler les conséquences de l’épidémie de grippe de l’hiver 1969 qui causa la mort d’un million de personnes à travers le monde. «À Lyon, les bus n’ont pas circulé pendant une semaine car les conducteurs étaient tous malades. Et si nous n’avions pas de métros ni de RER pendant quelques semaines ?», interroge Bruno Lina.

Article du mercredi 6 mai

Le nouveau décompte, qui s’est alourdi de 13 nouvelles victimes, fait désormais état de 1070 cas d’infection, contre 913 mardi. Le bilan de la grippe porcine est désormais de 42 morts et d’un millier de malades au Mexique, annonce mercredi 6 mai le ministre de la Santé, José Angel Cordova.

Le nouveau décompte, qui s’est alourdi de 13 nouvelles victimes, fait désormais état de 1070 cas d’infection, contre 913 la veille, au Mexique, épicentre mondial du virus A H1N1.

“Le pic le plus haut de l’épidémie se situe entre le 25 et 26 avril, avec sept morts”, a annoncé José Angel Cordova, lors d’une conférence de presse.

Deux des victimes sont décédées mardi dernier et trois autres entre le 1er et le 3 mai.
“Vingt-quatre des victimes sont des femmes et 18 sont des hommes”, a encore précisé le ministre, soulignant que la majorité des morts étaient “âgés de 20 à 39 ans”.

Le ministre avait signalé mardi soir qu’il restait encore à analyser les cas “suspects” d’une quarantaine de personnes, décédées au cours des derniers jours.

La grippe porcine s’est propagée dans plus d’une vingtaine de pays à travers le monde. Le Mexique est le plus affecté par l’épidémie, suivi par les Etats-Unis, seule autre nation endeuillée avec deux morts.

Le dernier bilan de l’OMS diffusé mercredi en fin de journée fait état de 1.893 cas de grippe A confirmés dans le monde, dont maintenant 44 mortels. Au Mexique, où la vie reprend peu à peu, l’épidémie pourrait coûter 2,3 milliards de dollars.  L’Organisation mondiale de la Santé appelle à ne pas baisser la garde.

A Mexico, les passagers du métro portent tous des masques.

1.839 cas de grippe A : c’est le nouveau bilan publié mercredi en fin de journée par l’Organisation mondiale de la Santé. Ce chiffre comprend notamment 942 cas au Mexique dont 42 mortels, ainsi que 642 cas aux Etats-Unis dont deux morts. La Suède entre dans la liste des pays officiellement affectés par la maladie, avec un cas diagnostiqué. Les autorités polonaises ont également annoncé avoir détecté un cas.

Les autres pays avec des cas confirmés par l’OMS sont : le Canada (165), l’Espagne (73), le Royaume-Uni (28), l’Allemagne (9), la Nouvelle-Zélande (5), l’Italie (5), Israël (4), la France (5), la Suisse (1), le Danemark (1) l’Autriche (1), les Pays-Bas (1), le Portugal (1), la Chine avec Hong-Kong (1), le Costa-Rica (1), le Salvador (2) la Corée du Sud (2), l’Irlande (1), le Guatemala (1), la Colombie (1) et la Suède (1).

Au Mexique, la vie reprend peu à peu. Les rues sont de nouveau envahies par les voitures, les trottoirs par les vendeurs de tacos et l’accès aux sites archéologiques du Mexique, dont les célèbres pyramides précolombiennes, a été rouvert après avoir été interdit au public durant plus d’une semaine. L’épimédie de grippe A pourrait coûter au final 2,3 milliards d’euros au Mexique, soit entre 0,3 et 0,5% du PIB.

Alors que la maladie semble être désormais dans une phase de décrue, l’OMS appelle depuis le début de la semaine à ne pas crier victoire trop tôt. L’OMS a deux craintes principales : qu’un deuxième foyer de la maladie soit découvert. Ce qui n’est pas le cas dans l’immédiat, notamment en Europe où les craintes étaient grandes. La découverte d’un foyer autonome entraînerait le déclenchement du niveau maximal d’alerte, le niveau 6, ce qui n’est pas envisagé dans l’immédiat. Autre crainte : qu’une deuxième vague du virus fasse son apparition d’ici quelques mois, peut-être à l’automne.

Par précaution, l’ONU a d’ores et déjà convoqué pour le 19 mai à Genève une réunion avec les groupes pharmaceutiques pour s’assurer que les pays en développement disposeront “d’un accès équitable” à un éventuel vaccin.

Article du 5 mai 2009

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L’épidémie de grippe A(H1N1) devrait coûter à l’économie mexicaine au moins 2,2 milliards de dollars, soit 0,3% du PIB, a annoncé mardi le ministre des Finances Agustin Carstens.

Le gouvernement fédéral va donc mettre en place un plan de relance de 1,3 milliards de dollars, principalement destiné à aider les petites entreprises et l’industrie du tourisme, secteurs les plus touchés par l’épidémie et la paralysie de l’activité qu’elle a entraîné, a-t-il précisé à la presse.

Le gouvernement va provisoirement exhonérer les petites entreprise des cotisations sociales qu’elles doivent verser pour leurs salariés, et réduire les taxes pesant sur les compagnies aériennes et navires de croisière.

Le tourisme, troisième source de devises du pays, souffre considérablement de la crise de la grippe, avec un taux d’occupation hôtelière à la moitié de ses chiffres habituels, et la plupart des compagnies aériennes ont annulé des vols à cause de l’épidémie.

Ces mesures visent à “réduire l’impact et promouvoir un rétablissement rapide dans les secteurs les plus affectés”, a-t-il ajouté.

Dans le monde

Le chef de l’exécutif de Hong Kong, Donald Tsang, s’est excusé mardi auprès des quelque 300 personnes à l’isolement depuis vendredi dans un hôtel de la ville où un Mexicain atteint de la grippe porcine avait séjourné quelques heures.

“Ce que nous avons fait est dans l’intérêt à la fois de ces personnes et du public”, a déclaré M. Tsang.
“Nos remerciements et nos excuses vont en particulier à ceux (retenus) à l’hôtel Metropark. Vous êtes nos hôtes (…)

Nous pouvons comprendre votre lassitude, votre frustration et insatisfaction (…) Mais pour contenir la propagation du virus dont nous ne savons pas grand chose, des mesures strictes sont nécessaires après la découverte d’une premier cas”, a déclaré M. Tsang.

Le premier cas du virus H1N1 en Asie a été confirmé vendredi à Hong Kong chez un Mexicain de 25 ans arrivé via Shanghaï.

Les quelque 300 clients et membres du personnel confinés jusqu’à vendredi se sont plaints de la monotonie de leur quarantaine dans cet hôtel quatre étoiles.

Toutefois, mardi, un Français a pu agrémenter l’ordinaire à base de riz à l’occasion de son anniversaire. Le consulat de France lui a fait parvenir champagne et vin et a également fait livrer livres, magazines et nourriture pour ses ressortissants piégés.

L’OMS félicite le Mexique pour sa gestion de la grippe porcine

Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Mexique, Philippe Lamy, a félicité mardi le gouvernement pour sa gestion de la grippe porcine, selon un communiqué de la présidence mexicaine. Il a rencontré le président mexicain Felipe Calderon.

Il a reconnu “le sérieux, la responsabilité et la transparence” des autorités du Mexique, considéré comme l’épicentre du virus A N1H1. “Les leçons de l’expérience mexicaine ont été essentielles pour la communauté internationale”, a assuré le fonctionnaire à M. Calderon, selon le communiqué.

De son côté, le président mexicain a remercié l’organisme international de la santé pour son concours, ainsi que celui des laboratoires américains et canadiens qui ont effectué les analyses médicales des cas suspects. Le Mexique est le pays le plus affecté par la grippe porcine: le dernier bilan, diffusé mardi, fait état de 26 morts et 840 malades.

Pour lutter contre la propagation du nouveau virus, les autorités avaient fermé pendant plus d’une semaine les lieux de restauration et de loisirs de la capitale Mexico, ainsi que l’ensemble des écoles du pays. L’activité doit progressivement à partir de mercredi, le gouvernement mexicain estimant que l’épidémie est actuellement en phase de déclin.

Article du 4 mai

L’épidémie de grippe A (H1N1) continue de se propager, mais à vitesse moindre. Pourtant, l’Organisation mondiale de la santé se prépare à annoncer le niveau maximal d’alerte pandémique.

Pas un jour ne passe sans qu’une nouvelle personne ne contracte la grippe A (H1N1). Lundi, ce sont deux jeunes Français, de retour d’un voyage au Mexique, qui ont été déclarés porteurs du virus et hospitalisés à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière, ce qui porte le nombre de patients atteints en France à quatre. Un bilan chiffré relativement bon.

Cependant, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) envisagerait de passer au niveau 6 d’alerte pandémique, le niveau maximal. Dans un entretien accordé lundi au quotidien hispanique El Pais, sa directrice générale, Margaret Chan, s’en explique. « Le niveau 6 ne veut absolument pas dire que nous nous approchions de la fin du monde, ni que toutes les personnes malades vont mourir. Mais notre obligation est de maintenir toute l’attention, de toujours ouvrir l’oeil et de ne rien laisser échapper. »

De son côté, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot reste calme. Elle a rappelé lundi qu’il fallait faire preuve de sérénité, « puisqu’on constate dans le monde une stabilisation dans le nombre de cas, voire une légère décélération de l’augmentation ».

Plus dangereux qu’une grippe classique

Ailleurs, dans le monde, la propagation de l’épidémie continue mais ralentit fortement. L’OMS chiffrait lundi à 985 le nombre de cas de grippe porcine dans 20 pays, faisant état de 25 morts au Mexique et un aux Etats-Unis. Au Portugal, un premier cas a été confirmé lundi. Il s’agit d’une femme, de retour du Mexique, qui « va bien et se trouve chez elle ». En Egypte, alors qu’aucun cas de grippe porcine n’a été recensé, le gouvernement est le seul au monde à avoir décrété l’élimination radicale d’un cheptel d’environ 250.000 porcs, au grand désespoir des éleveurs.

L’OMS a appelé toutefois à ne pas crier victoire trop tôt, avertissant que le pire restait peut-être à venir à l’automne. « Si cela se produisait, cela serait la pire des épidémies que le monde aurait à affronter au XXIe siècle », a déclaré Margaret Chan. « Nous espérons que le virus disparaîtra, car si ce n’est pas le cas nous allons tout droit vers une épidémie d’envergure. »

Au Mexique, où les autorités ont réaffirmé lundi qu’ils étaient sur le point de maîtriser l’épidémie, les restaurants, fermés depuis plus d’une semaine, pourront rouvrir demain dans la capitale.

Les universités vont rouvrir jeudi et les cours reprendront dans les écoles au niveau national au Mexique la semaine prochaine, a annoncé lundi le président mexicain Felipe Calderon, faisant état d’une baisse du niveau d’alerte à la grippe A(H1N1).

Felipe Calderon a précisé que les enseignants et les parents désinfecteront les salles de classes, et les autorités sanitaires inspecteront les écoles pour s’assurer qu’il n’y a pas de danger.

Les centres de soins de jour, administrés par le gouvernement, rouvriront aussi leurs portes d’ici le 11 mai.

Le Mexique se dit prêt à “surmonter l’épidémie”

“Nous sommes en condition de surmonter cette situation d’urgence si délicate pour les Mexicains”, a déclaré le président Felipe Calderon, lors d’un entretien télévisé rentransmis dans la soirée de dimanche.

Le dernier bilan de l’épidémie de grippe porcine s’élève à 26 morts et 802 malades au Mexique, considéré comme l’épicentre mondial du virus A H1N1.

“Nous avons pu limiter ou du moins réduire la vitesse de propagation du virus, afin de contenir l’épidémie”, a indiqué le chef de l’État, affirmant que les autorités avaient correctement géré la crise sanitaire.

La réponse “a été immédiate dès que nous avons appris l’existence de ce nouveau virus” et le Mexique a suivi “tous les protocoles” de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a-t-il assuré.

Le président mexicain a aussi souligné que son pays avait déclenché l’alerte plusieurs jours avant les Etats-Unis, qui décomptent 226 cas de grippe porcine, dont un mortel.

Se félicitant d’avoir “agi rapidement et correctement”, M. Calderon a rappelé que “le front de la bataille” se déroulait dans les hôpitaux mexicains, où sont traités les patients infectés.

Le chef de l’état s’est également offusqué de la discrimination dont faisaient  l’objet les mexicains à ce jour partout dans le monde et en particulier dans certains pays sans les citer….

Il a également insisté sur les conséquences que cette mauvaise publicité aura  sur le plan économique et en particulier dans le secteur du tourisme tout en annonçant un certain nombre de mesures fiscales qui permettront aux entreprises de mieux supporter la situation de crise dans les mois à venir.

Quoi qu’il en soit il remercia la population en générale pour leur civisme et en particulier le secteur hospitalier  et les administrations qui ont su gérer une crise “qui n’est pas la première et ne sera pas la dernière” selon les dires de Felipe Calderon, président du Mexique.

Article du Dimanche 3 mai

La grippe porcine a fait 22 morts, soit trois de plus, et infecté 568 malades au Mexique, selon le dernier bilan rendu public dimanche soir par le ministre de la Santé, José Angel Cordova.

“Nous avons décompté 590 cas confirmés : 568 malades sont vivants et 22 sont malheureusement décédés”, a annoncé M. Cordova, après avoir consulté les résultats portant sur plus de 1.500 analyses.

Quinze des victimes sont des femmes et 20 sont originaires de la capitale Mexico ou ses environs proches, a-t-il précisé, lors d’une conférence de presse. Le dernier décès confirmé remonte au 29 avril dernier.

Le précédent bilan, communiqué dans la matinée, faisait état de 19 victimes et 487 patients infectés au Mexique, considéré comme l’épicentre mondial du virus A H1N1.

Le ministre avait annoncé un peu plus tôt que l’épidemie de grippe porcine était entrée dans sa “phase de recul”, tout en appelant la population à “ne pas baisser la garde”.

Un livret regroupant les recommandations des autorités pour les restaurants, transports et centres de travail a été présenté à la presse.

“Ce sont des instruments pour toute la population, afin de lui permettre de se maintenir en bonne santé”, a expliqué M. Cordova, en précisant que ces consignes seraient actualisées “en permanence” sur le site internet de son ministère.

Le gouvernement du président Felipe Calderon doit se prononcer en début de semaine sur le maintien ou non des fermetures qui frappent les lieux de restaurations et de loisirs, ainsi que toutes les écoles du pays.

Le “Plan Pandémie” reste au niveau 5 mais “les cas répertoriés en dehors du mexique ne sont pas des cas graves, hormis celui qui a entraîné un mort aux Etats-Unis et un autre cas, en Allemagne, qui a provoqué une myocardite. Enfin si le nombre de cas continue d’augmenter, on n’observe pas d’installation de foyer (épidémique) actif hors du Mexique, la situation de New York restant sous surveillance“, soulignait la ministre de la Santé et des Sports.

En France outre les 2 cas déjà confirmés – dont l’un rappelons-le, est désormais guéri – les autorités reconnaissent 28 cas “possibles”, 8 “probables” et donc, aucun cas mortel. Pour le reste du monde, notons que le Mexique franchit le cap des 500 cas (précisément 506) dont 19 mortels. Avec 19 nouveaux cas en 24 heures, le Canada enregistre 70 infections avérées, sans oublier la contamination par un employé porteur du virus A/H1N1 et revenant du Mexique, d’un élevage de porcs dans la Province de l’Alberta. C’est le premier cas connu de contamination homme/animal.

Les avions en provenance du Mexique arriveront à l’aéroport de Roissy “dans une zone dédiée” à partir de mardi, afin d’éviter les contacts avec les autres voyageurs pour réduire les risques de propagation de la grippe porcine, a annoncé dimanche la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie.

Il n’est pas prévu de généralisation de mesure de quarantaine à ce stade, a-t-elle précisé, à l’issue d’une réunion de la cellule interministérielle de crise sur la grippe porcine.

“A partir de mardi matin tous les vols en provenance du Mexique arriveront dans une zone dédiée (…) qui permettra des entrées et sorties sans rencontre avec les passagers des autres vols”, a déclaré Mme Alliot-Marie.

Ces vols arriveront dans une aérogare actuellement inutilisée, a indiqué la ministre de l’Intérieur.

Article du samedi 2 mai

Les autorités françaises s’efforcent de rassurer sur la grippe A

PARIS – La France compte deux cas avérés de grippe A/H1N1, un cas très probable et sept cas probables sur un total de 22 cas suspects, annoncent les autorités en s’efforçant de délivrer un message rassurant sur les risques de propagation de l’épidémie.

Tous les cas concernent des personnes de retour du Mexique et de nouvelles dispositions ont été prises dans les aéroports pour assurer une meilleure information des passagers, tandis qu’une campagne nationale de prévention sera lancée mardi dans les médias.

L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a annoncé avoir les moyens de traiter jusqu’à 10.500 personnes, tout en rappelant que la grippe n’était potentiellement dangereuse que pour les personnes les plus fragiles – insuffisants respiratoires, immunodéprimés ou petits enfants.

Quelque 440 cas ont été signalés, un chiffre en hausse par rapport à celui de 350 communiqué vendredi, mais la plupart ont été écartés sur des critères cliniques.

“”En France nous avons vu augmenter le nombre de cas signalés à 440 (…). Nous avons toujours deux cas confirmés et un cas très probable mais dont le matériel viral fera que nous aurons sans doute du mal à le confirmer, et nous avons une augmentation des cas probables à sept,” a déclaré la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, lors d’une conférence de presse.

Le cas jugé “très probable”, un homme de 37 ans soigné à l’hôpital Necker à Paris, est désormais considéré comme guéri et devait rentrer chez lui dans la soirée.

“Vingt-deux cas sont en cours d’évaluation, deux cas sont considérés comme des cas probables sur des critères cliniques et cinq sur des critères virologiques,” a précisé Françoise Weber, directrice de l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Les deux malades atteints de la grippe A sont, comme annoncé vendredi, un homme de 49 ans et une femme de 24 ans hospitalisés à Paris, l’un à Bichat et l’autre à la Pitié Salpêtrière.

“Ils sont rentrés du Mexique fin avril et ont présenté des signes tous les deux le 29 avril, ils n’ont aucun lien entre eux, ils vont bien comme l’ensemble des cas que nous traitons et que nous investiguons actuellement”, a ajouté Françoise Weber.

Les deux cas jugés probables sur des critères cliniques sont l’épouse et le fils de l’homme hospitalisés à Bichat, qui étaient partis avec lui en voyage au Mexique.

“PRISE EN CHARGE OPTIMALE”

Plus tôt dans l’après-midi, le Pr Jean-Yves Fagon, directeur de la politique médicale à l’AP-HP, avait fait état de 16 patients hospitalisés à Paris, dont un petit garçon admis dans l’après-midi à l’hôpital Necker.

“Tous ces patients sont traités, tous ces patients vont aussi bien que possible d’après les médecins,” a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse, en précisant qu’il n’y avait pas eu de transmission interhumaine en France.

Faisant le point sur les capacités de traitement, il a précisé que 72 lits “spécifiquement dédiés” étaient répartis sur cinq sites référents, les hôpitaux Bichat, Necker, La Pitié-Salpêtrière mais aussi Paul-Brousse et Raymond-Poincaré.

“Il en reste 56 de libres, occupables dans l’heure pour prendre en charge éventuellement des patients”, a-t-il dit en notant que la situation s’était “stabilisée” autour d’une quinzaine d’hospitalisations.

S’agissant des traitements et de la prévention, l’Assistance publique a reçu depuis jeudi après-midi 10.500 boîtes de Tamiflu de 75 milligrammes – permettant chacune de soigner un adulte – et des traitements à dosage inférieur pour traiter les enfants, ainsi que 19 palettes contenant chacune 125.000 masques.

“La prise en charge de ces patients est tout à fait optimale”, a assuré le Pr Fagon.

“La grippe est une maladie bénigne dans la grande majorité des cas,” a déclaré, à ses côtés, le Pr Daniel Vittecoq, chef du service d’infectiologie à l’hôpital Brousse, en ajoutant qu’un patient guéri ne présentait plus aucun danger.

Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, a annoncé quant à elle de nouvelles dispositions dans les aéroports.

Un “meilleur accueil” sera réservé aux passagers en provenance du Mexique et les agents à leur contact ont été dotés de masques.

Les voyages scolaires collectifs à destination du Mexique ou de New York, ou passant par New York, sont désormais déconseillés et le gouvernement a entrepris, après l’avoir fait au niveau étatique, de recenser les stocks de masques au niveau des collectivités locales et des opérateurs privés.

“Notre rôle c’est d’être en situation d’anticiper ce qui pourrait se développer,” a expliqué la ministre devant la presse. “Ces développements n’auront pas forcément lieu mais il est de notre devoir (…) d’avoir les moyens de le faire.”

L’Express.fr -(legrandjournal.com.mx)

Article du Vendredi 1er mai 2009

Le nouveau bilan de la grippe porcine au Mexique s’établit à 16 morts et 381 malades infectés, a annoncé vendredi soir le ministre mexicain de la Santé, José Angel Cordova. Le précédent bilan, dans la matinée, faisait état de 15 morts sur 343 patients contaminés.

Les autorités n’ont pu établir si la maladie frappait telle ou telle catégorie sociale, mais “la majorité des personnes décédées sont des femmes, dont une enceinte”, a indiqué le ministre, en conférence de presse. Interrogé sur une éventuelle stabilisation des cas de grippe porcine, M. Cordova a estimé qu’il était trop tôt pour juger.

“Il nous faut davantage de jours pour estimer la tendance de l’épidémie et évaluer si elle est déjà en train de baisser”, a-t-il déclaré. Un peu plus tôt dans la journée, le ministre avait estimé que le virus n’était pas “aussi agressif” que redouté et qu’il présentait un taux de mortalité inférieur à la grippe aviaire ou le SRAS, qui avait causé 800 morts en 2003, principalement en Asie.

Article du 1er Mai au matin

Au Mexique, le dernier bilan officiel de l’épidémie grimpe à 15 morts sur 343 cas confirmés (contre respectivement 12 et 300). Le virus est “moins aggressif” qu’on ne le craignait, selon le ministre mexicain de la Santé, José Angel Cordova.

L’économie du pays risque de connaître un recul pouvant aller jusqu’à 5,2% en 2009 selon des experts du secteur privé, sous l’effet combiné de la crise économique mondiale et de l’épidémie.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a donné un nouveau nom à la terrible grippe porcine qui s’appelle désormais “grippe A (H1N1)”. L’appelation “grippe mexicaine” a terni l’image du porc mexicain qui ne trouve plus preneur. Quant au nom “grippe porcine”, il sonnait comme celui d’un tueur en série et son virus comme une arme de destruction massive. On oublie tout ça et on s’oriente vers la nouvelle piste onusienne.

Aux Etats-Unis, où un bébé mexicain est mort, le nombre de cas avérés a également augmenté: 141 (contre 118) répartis dans 19 états (contre 15).

La contamination d’un membre de la délégation qui a accompagné Barack Obama au Mexique en avril est probable.

Washington a acheté 13 millions de traitements antiviraux pour reconstituer les stocks stratégiques et distribuer 400.000 de ces médicaments au Mexique.

Enfin, Continental Airlines a annoncé une réduction “temporaire” de 50% de ses capacités vers le Mexique, tout en précisant qu’elle ne supprimait aucune de ses destinations.

En France

La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a annoncé, vendredi 1er mai au journal de 20 heures de TF1, que deux cas de grippe porcine étaient “avérés” en France, précisant qu’il y avait également “un cas très fortement suspect qui risque de se révéler très probablement positif”.

Un Français de 37 ans hospitalisé à l’hôpital Necker à Paris comme cas “probable” contaminé par le virus de grippe “porcine” A (H1N1) pourrait être confirmé “en début de semaine”, a indiqué sur France Info le professeur Olivier Lortholary, chef de service dans cet hôpital.

“Ce patient est effectivement porteur d’un virus de grippe A non saisonnière, c’est à dire porteur d’un nouveau virus de la grippe, et l’identification définitive de ce virus comme d’origine porcine sera apportée en début de semaine avec les nouveaux outils virologiques qui vont arriver à l’institut Pasteur de Paris”, a indiqué le chef du service de médecine infectieuse de Necker.

Article du Jeudi 30 Avril

Le nouveau bilan de la grippe porcine au Mexique s’élève à 12 morts sur un total de 260 cas “confirmés”, a annoncé jeudi le ministre de la Santé, José Angel Cordova. Le gouvernement mexicain a demandé jeudi aux citoyens de rester chez eux, a appelé les commerces et les entreprises à fermer leurs portes pendant cinq jours, et a suspendu les services publics, pour lutter contre l’épidémie de grippe porcine.

“Deux cent-soixante cas ont été confirmés contaminés par le nouveau virus de la grippe humaine. Douze d’entre eux ont perdu la vie”, a déclaré M. Cordova en conférence de presse. Il s’agit de huit femmes et quatre hommes, a-t-il précisé.

“L’augmentation du nombre de décès ne veut pas dire qu’il y ait eu davantage de morts ces dernières heures, mais seulement que davantage d’analyses ont été vérifiées”, a-t-il précisé.

M. Cordova n’a pas donné de nouvelles précisions sur le nombre de morts suspectes restant à examiner.

Une commission locale d’experts, dont ceux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) “reconnaît seulement jusqu’ici 84 cas comme probables”, avait-il déclaré mercredi soir. “Ils en ont écarté un peu plus de 70, jugeant qu’il n’y a pas d’arguments suffisants pour considérer qu’ils ont été provoqués par le virus”, avait-il ajouté.

Le Mexique dispose désormais de la technologie capable de différencier le nouveau virus des autres, a rappelé le ministre. Ces dernières heures, “200 tests ont été effectués au Mexique”, et “nous en avions envoyé 200 avant-hier (mardi) à un laboratoire de l’Ontario, au Canada”, a-t-il précisé.

Le gouvernement, qui a instauré des mesures drastiques contre la contagion en fermant les écoles, lycées, théâtres, cinémas et musées, restaurants, cafés et discothèques, a également installé 115 unités médicales mobiles dans la capitale, pour détecter de nouveaux cas éventuels.

Le gouvernement mexicain a demandé jeudi aux citoyens de rester chez eux, a appelé les commerces et les entreprises à fermer leurs portes pendant cinq jours, et a suspendu les services publics, pour lutter contre l’épidémie de grippe porcine.

Le président Felipe Calderon a annoncé dans un discours télévisé mercredi que seuls les commerces et services essentiels comme les supermarchés, les hôpitaux et les pharmacies devaient rester ouverts. Concernant les services publics, il a ajouté que seuls les policiers et les soldats seraient au travail vendredi. Les écoles sont déjà fermées dans tout le pays depuis mardi.

“Il n’y aura pas de services publics -ceux qui ne sont pas indispensables aux citoyens- ni d’activités du secteur privé qui ne sont pas fondamentales”, a déclaré Felipe Calderon.

AP – (www.legrandjournal.com.mx)

Article du Jeudi 30 au matin

Le Mexique à l’arrêt, l’OMS parle de pandémie imminente

MEXICO – Le président mexicain Felipe Calderon a invité mercredi ses concitoyens à rester chez eux jusqu’au 5 mai pour enrayer l’épidémie de grippe porcine, pour laquelle l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que le risque pandémique est imminent.

Avec 2.500 cas, dont 176 mortels, le Mexique demeure le plus touché par la maladie.

Lors de sa première allocution télévisée depuis l’apparition de la maladie, le président Felipe Calderon a recommandé à ses concitoyens de rester chez eux jusqu’à lundi. Il a parallèlement fait fermer les administrations et les entreprises dans les secteurs “non-essentiels” de l’économie.

L’objectif est de “briser le cycle de reproduction du virus”, a expliqué son ministre des Finances, Agustin Carstens.

Les annulations massives effectuées par les grandes opérateurs de voyage étrangers portent un coup sévère au tourisme, l’un des secteurs majeurs de l’activité économique au Mexique alors que le PIB a reculé de 8% au premier trimestre.

Aux Etats-Unis, où le président Barack Obama a promis que toutes les mesures nécessaires à la lutte contre l’épidémie seraient mises en oeuvre et exclu à ce stade la fermeture de la frontière mexicaine, on comptait jeudi 91 cas confirmés, dont un mortel, un petit enfant mexicain de 22 mois qui a succombé au Texas.

OMS: IL RESTE PEU DE TEMPS

Dans ce contexte, l’OMS a relevé mercredi au niveau 5 son degré d’alerte pandémique face à l’épidémie de grippe porcine.

“Si la plupart des pays ne sont pas touchés à ce stade, la déclaration de la phase 5 est un signal fort indiquant qu’une pandémie est imminente et qu’il reste peu de temps pour finaliser l’organisation, la diffusion et la mise en oeuvre des mesures d’atténuation prévues”, précise l’OMS.

“Le monde est mieux préparé que jamais à une pandémie de grippe”, a toutefois souligné la directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, expliquant que “pour la première fois dans l’histoire, on peut suivre la pandémie à la trace en temps réel”.

“La principale question qui se pose aujourd’hui est celle-ci: quelle sera la gravité de la pandémie, surtout maintenant à ses débuts?”, a-t-elle ajouté.

Le relèvement au niveau 5 place les gouvernements en alerte sur le besoin de stocker des traitements antiviraux comme le Tamiflu produit par Roche AG et Gilead Sciences Inc ou le Relenza du laboratoire GlaxoSmithKline, et donne un coup d’accélérateur aux efforts de l’industrie pharmaceutique pour créer un vaccin contre le nouveau virus.

Pour certains virologues, cette souche de H1N1 serait moins dangereuse que le virus H5N1 de la grippe aviaire. Masato Tashiro, qui dirige le centre de recherche sur les virus influenza à l’Institut japonais des maladies infectieuses, estime même qu’il y a un risque à utiliser massivement les réserves d’antiviraux.

“Nous serions désarmés lorsqu’il nous faudra combattre la grippe aviaire, dont le virus H5N1 demeure la principale menace contre l’humanité”, dit-il au quotidien Nikkei.

Dans ses propres laboratoires, l’OMS n’a confirmé pour l’heure que huit cas de décès dus à la grippe porcine – sept au Mexique et un aux Etats-Unis.

Au total, on recensait jeudi en début d’après-midi 186 cas confirmés de contamination au virus H1N1. Outre le Mexique et les Etats-Unis sont également concernés le Canada, l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Nouvelle-Zélande, Israël, le Pérou, l’Autriche, la Suisse et les Pays-Bas.

L’OMS recommande des mesures d’hygiène pour prévenir l’infection: se laver fréquemment et abondamment les mains au savon, se couvrir le nez et la bouche en cas de toux ou au contact avec des personnes malades, restez chez soi en cas de forte fièvre, toux et/ou mal de gorge.

Lexpress.fr – (wwwlegrandjournal.com.mx)

Article du mardi 29 avril

L’OMS a décidé mercredi soir de déclencher la phase 5 d’alerte, considérant la pandémie comme «imminente». En France, 25 cas sont en cours d’investigation, dont deux sont très fortement susceptibles d’être contaminés. La France veut même demander à l’Union européenne de suspendre les liaisons aériennes vers ce pays, lors de la réunion des ministres de la santé, jeudi à Luxembourg….Felipe Calderon est accusé de n’avoir pas su réagir à temps face à l’épidémie et a décidé la fermeture des sites archéologiques.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) redoute plus que jamais l’explosion d’une pandémie de grippe porcine. L’agence sanitaire, qui recense pour l’instant 105 cas confirmés dans le monde, a décidé mercredi soir de déclencher la phase 5 d’alerte pandémique, sur une échelle de six niveaux. La phase 5 indique que la maladie se transmet à rythme soutenu d’homme à homme, dans au moins deux pays. L’OMS appelle les pays à activer leur plan de préparation à la pandémie.

Dans la journée, les pays avaient déjà multiplié les mesures préventives : interdiction d’importation des porcs mexicains en Chine, Thaïlande ou Equateur et incitation à ne pas se rendre au Mexique émise par le Canada, le Royaume-Uni, la France, l’Italie ou les Pays-Bas. Barack Obama a demandé mardi soir au Congrès d’accorder une aide de 1,5 milliard de dollars pour à renforcer les capacités de réaction américaines face à cette crise sanitaire.

Au Mexique

Foyer d’origine du virus mutant H1N1, le gouvernement de Felipe Calderon est accusé de n’avoir pas su réagir à temps face à l’épidémie et a décidé la fermeture des sites archéologiques. Les autorités mexicaines, qui avaient jusqu’ici compté 20 cas de décès dûs à la grippe porcine, ont ramené ce chiffre à sept et 159 cas de décès «suspects» qui pourraient être dûs à la maladie. Pas moins de 1.300 personnes sont hospitalisées pour des symptômes ressemblant à ceux de la grippe porcine. Dans la ville de Mexico, restaurants, cafés et discothèques ont été fermés. Le pays a mis en place un système de dépistage rapide qui doit permettre de détecter et d’isoler plus rapidement les citoyens soupçonnés d’être contaminés.

La France prône la suspension des vols vers le Mexique

Les autorités françaises ont franchi un cran supplémentaire mardi en déconseillant fortement aux Français de se rendre au Mexique. La France veut même demander à l’Union européenne de suspendre les liaisons aériennes vers ce pays, lors de la réunion des ministres de la santé, jeudi à Luxembourg. Selon un diplomate français à Bruxelles, la question d’une éventuelle interdiction des vols européens vers le Mexique était discutée mercredi lors d’une réunion informelle des ministres européens des Transports près de Prague. S’ils se mettent d’accord pour les interdire, leur décision sera validée jeudi lors de cette réunion des ministres de la santé.

Un équipage d’Air France et plusieurs hôtesses et stewards ont d’ores et déjà fait valoir leur droit de retrait depuis samedi pour ne pas embarquer à bord de vols à destination du Mexique en raison de la grippe porcine, a-t-on appris aujourd’hui de sources concordantes.

Quatre nouveaux pays touchés

Malgré ces mesures, la pandémie continue de s’étendre. Mercredi, les Etats-Unis (91 cas confirmés) ont annoncé la première victime de la maladie sur leur sol : un enfant mexicain atteint est décédé au Texas, où il s’était rendu pour y être soigné. C’est la première mort confirmée de cette maladie hors du Mexique. En Californie et au Texas, l’état d’urgence a été décrété. Le directeur des Centres de maladie et de prévention américains (CDC), Richard Besser, avait annoncé mardi soir que les Etats-Unis devaient «s’attendre à des décès».

Mercredi, on comptait trois nouveaux pays ayant des cas de contaminations avérées : l’Allemagne (3 cas confirmés), la Nouvelle-Zélande (3 cas confirmés), Israël (2 cas) et le Costa-Rica, où une jeune femme de 21 ans est la première personne d’Amérique Centrale à avoir contracté le virus.

On compte désormais 16 cas confirmés au Canada ; et l’Amérique du Sud n’est pas épargnée, avec 24 cas suspects au Chili ou 42 en Colombie. Le continent africain est à son tour touché avec deux cas suspects en Afrique du Sud, chez des personnes de retour du Mexique.

Partout, les contaminations probables ou soupçonnées se multiplient. La maladie a également atteint le Proche-Orient, avec deux cas «non mortels» diagnostiqués en Israël. La Nouvelle-Zélande confirme 3 contaminations supplémentaires parmi un groupe de scolaires de retour du Mexique, soit 14 contaminations probables au total. 179 Néo-zélandais présentant des symptômes suspects sont par ailleurs placés en isolement. Sur les autres continents, on compte 5 cas suspects en Corée du Sud, qui en recensait 9 mardi, 4 à Hong-Kong, 70 en Australie.

En Europe, outre l’Allemagne, la Grande-Bretagne compte cinq cas confirmés, de même que l’Espagne, l’Autriche a confirmé un cas et des patients sont en observation au Danemark, en Suède, en Grèce, en République Tchèque, en Allemagne, en Italie, en Irlande, en Autriche, en France, en Suisse, en Pologne ou aux Pays-Bas.

25 cas suspects en France, dont deux fortement

En France, les autorités font état mercredi de deux cas «très fortement probables» de grippe porcine. Il s’agit d’un homme et une femme hospitalisés à l’Assistance Publique des hôpitaux de Paris (AP-HP). Des tests sont en cours et les résultats seront connus dans les 72 heures. Par ailleurs, les sept cas possibles de grippe porcine en Alsace, dont quatre ont été hospitalisés, se sont tous avérés négatifs, a-t-on indiqué mercredi soir de source hospitalière.

On compte donc désormais 25 cas suspects dans notre pays, répartis «un peu partout» selon Françoise Weber, directrice de l’Institut de veille sanitaire (InVS). Ces personnes sont placées à l’isolement le temps d’effectuer des tests. Toujours selon Françoise Weber, «on s’attend à ce qu’il y ait de plus en plus de cas à tester»,car on compte «un grand nombre de gens qui rentrent» du Mexique et que «de plus en plus de gens ont de faibles symptômes».

Un vaccin pour 50% de la population

La France est protégée contre une pandémie avérée, assurent les laboratoires pharmaceutiques. Roche, producteur du Tamiflu, l’un des deux médicaments recommandés contre la maladie avec l’antigrippal Relenza, assure que les stocks permettent de couvrir «plus de la moitié de la population».

Le directeur général de la Santé, Didier Houssin, assure pour sa part que si «personne ne peut dire la dynamique que va suivre l’épidémie, si elle va s’étendre ou s’éteindre comme un feu de paille», la France est «préparée depuis quatre ans» ce qui devrait permettre «de limiter les conséquences les plus néfastes».

Le Figaro.fr – La rédaction – (www.legrandjournal.com.mx)

Article du Mardi 27 au soir

Grippe porcine : notre dossier complet sur la mobilisation

La maladie, qui touche des adultes en bonne santé, est sérieuse et imprévisible. Obama décrète la mobilisation aux Etats-Unis. Le Mexique annonce maintenant que 7 morts avérés et l’Organisation mondiale de la santé a recensé 79 personnes atteintes dans le monde, dont trois cas en Europe, un en Espagne et deux en Grande-Bretagne.

L’Organisation mondiale de la santé a connaissance d’un total de 79 cas confirmés de grippe porcine dans le monde, a indiqué mardi le numéro deux de l’organisation, le Dr Keiji Fukuda, sans préciser le nombre de morts. Les Etats-Unis comptent 64 cas avérés, le Mexique 26 et le Canada six. Trois cas confirmés ont été diagnostiqués en Nouvelle-Zélande et deux cas au Royaume Uni et un cas en Espagne. Seul le Mexique fait état de morts dus à la grippe porcine (20 personnes).

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est déclarée, dimanche 26 avril, très inquiète sur l’expansion du virus de la grippe porcine, révélé vendredi soir. Il a “clairement un potentiel pandémique”. La situation est “sérieuse” et “imprévisible”. Ce virus se transmet d’homme à homme” et sa mutation est inédite, “dans des gênes jamais rencontrés auparavant” selon l’OMS. La maladie touche “des jeunes adultes en bonne santé”. “A une époque où les gens voyagent en avion très rapidement à travers le monde, il n’y a aucune région où le virus pourrait ne pas s’étendre”, a expliqué le numéro deux de l’Organisation mondiale de la santé, Keiji Fukuda, lundi.

Face à l’urgence, l’OMS a tenu lundi une réunion de son comité d’urgence  ; l’organisation a décidé de relever son niveau d’alerte de 3 à 4 sur une échelle de 6, signifiant “une montée en puissance significative” du risque de pandémie. Une confirmation de contaminations locales aux Etats-Unis pourrait conduire l’OMS à “passer à la phase 5″, a expliqué son porte-parole, Gregory Hartl mardi. Un passage à la phase 5, avant-dernier niveau avant la déclaration de la pandémie, signifie que celle-ci est non seulement imminente mais surtout inévitable.

Les ministres de la Santé de l’Union européenne tiendront jeudi une réunion extraordinaire. Mardi matin, la commissaire européenne à la Santé Androulla Vassiliou a indiqué vouloir tenir une réunion avec les principaux groupes pharmaceutiques pour faire le point sur les possibilités de riposte à la grippe porcine. Elle a également annoncé qu’il était “prématuré” de limiter ces déplacements. Nombre de pays européens – la France, la Belgique, l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie, les Pays-Bas – ont cependant déconseillé les voyages au Mexique.

La situation au Mexique

Le nouvau bilan des décès “suspects” d’avoir été provoqués au Mexique par la grippe porcine s’élève à 159, contre 152 mentionnés jusqu’alors, mais celui des morts “confirmés” par les analyses est ramené de 20 à 7, a annoncé mardi soir le ministre mexicain de la santé, José Angel Cordova. Les services de santé ont examiné jusqu’ici un total de 2 498 malades présumés, dont 1 311 demeurent hospitalisés.

A la frontière entre Tijuana côté mexicain et San Diego côté américain, l’affluence a diminué de 40% entre dimanche et lundi, ont déclaré à l’AFP (Agence France Presse) des gardes des deux pays.

Le Mexique a suspendu ses activités publiques prévues dimanche et prévoit une réserve de 450 millions de dollars (340 millions d’euros) pour affronter la pandémie. La Banque mondiale a annoncé un crédit immédiat de 25 millions de dollars pour le Mexique, et en a approuvé un autre de 180 millions à moyen terme. Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a proposé mardi au Mexique une “aide extraordinaire” de son pays sans donner de précisions sur la nature ou le montant de cette aide.

La situation aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, un bébé de 23 mois est mort du virus H1N1 au Texas. Le pays est le plus touché après le Mexique : 65 cas y ont été confirmés et 11 millions de traitements antiviraux doivent être distribués. Les autorités en Californie enquêtent sur les causes de 2 décès dans la région de Los Angeles et qui pourraient être liés à la grippe porcine et l’état d’urgence a été proclamé. Le président américain, Barack Obama, a exhorté mardi le Congrès à débloquer 1,5 milliard de dollars pour renforcer les capacités de réaction des Etats-Unis face à une potentielle aggravation de l’épidémie.

“Il s’agit évidemment d’un sujet d’inquiétude qui justifie que nous élevions le niveau d’alerte [...] mais il n’y a pas de raison de s’inquiéter”, a déclaré le président Barack Obama. La secrétaire à la Sécurité intérieure Janet Napolitano a souligné que les Etats-Unis “agissaient comme s’ils se préparaient à une pandémie”. Les autorités américaines ont annoncé qu’ils allaient distribuer 11 millions de traitements antiviraux issus des stocks fédéraux.

La situation en France

En France, mardi, 20 cas étaient “en cours d’investigation” pour “des symptômes de grippe non graves”, a annoncé mardi Françoise Weber, directrice de l’Institut de veille sanitaire (InVS), lors du point de presse quotidien sur la maladie au ministère de la Santé. Le président Nicolas Sarkozy a affirmé mardi à Madrid que la France faisait preuve de “vigilance” et de “lucidité” face à la grippe porcine, et qu’il ne s’agissait “ni de dramatiser, ni de minimiser” le problème.

Le renforcement des contrôles un peu partout dans le monde

Les Etats-Unis ont renforcé leurs contrôles aux frontières ou dans leurs aéroports internationaux. A Hong Kong, chaque passager arrivant en avion ou en bateau voit sa température testée par infra-rouge. Des scanners thermiques

- que l’OMS jugent inefficaces – ont été installés à l’aéroport de Bangkok, au Japon, en Indonésie. En Australie, les capitaines des avions arrivant d’Amérique du Nord doivent faire un point de l’état de santé des passagers avant de pouvoir atterrir. La Russie a décidé d’inspecter tous les avions en provenance du continent américain. Le Japon a durci les conditions d’octroi des visas aux Mexicains.

Quant au Canada, il va imposer des contrôles médicaux aux quelque 15.000 Mexicains immigrant temporairement pour des travaux agricoles saisonniers. En Colombie, les autorités portuaires de Carthagène et de Barranquilla ont annoncé que les navires en provenance de sites où la grippe porcine a été détectée seraient placés en quarantaine. Des contrôles sont organisés au Venezuela et en Bolivie pour les voyageurs en provenance du Mexique et des Etats-Unis.

Par ailleurs, en dépit des assurances que l’absorption de porc cuit ne fait courir aucun risque, plusieurs pays ont suspendu tout ou partie de leurs importations de porc, comme la Chine, la Russie, l’Ukraine, la Thaïlande, l’Indonésie et le Liban, visant pour la plupart la viande en provenance du Mexique ou des Etats-Unis.

Mardi, le représentant américain pour le Commerce, Ron Kirk a ainsi appelé les partenaires commerciaux des Etats-Unis à ne pas suspendre leurs importations de porc sans preuve scientifique, au risque de provoquer “de sérieuses perturbations commerciales”.

La grippe porcine ne s’attrape en effet pas en mangeant de la viande de porc mais par voie aérienne. C’est une maladie respiratoire des élevages de porcs ; ces derniers sont considérés comme des creusets idéals pour le virus, pouvant donner naissance à une souche très virulente pour l’homme.

latribune.fr – (www.legrandjournal.com.mx)

Article du Lundi 27 Avril

L’OMS relève au niveau 4 le degré d’alerte sur la grippe porcine

GENEVE – Face à la grippe porcine, le comité d’urgence du règlement sanitaire international, instance de l’Organisation mondiale de la Santé, a relevé au niveau 4 son degré d’alerte pandémique, qui était jusque-là au niveau 3, annonce Keiji Fukuda, directeur général adjoint de l’OMS.

La phase 4 signifie que l’OMS n’a pas choisi de déclarer l’état de pandémie, qui n’intervient qu’au niveau 6, le plus élevé de son échelle graduée de 1 à 6.

“Une pandémie n’est pas jugée inévitable à ce stade”, a souligné Fukuda.

Le directeur général adjoint de l’OMS a ajouté que l’organisation onusienne recommandait aux Etats de ne pas fermer leurs frontières et de ne pas restreindre les voyages du fait de l’épidémie en cours.

“La situation est indécise, elle continue d’évoluer”, a-t-il souligné, indiquant par là que le niveau d’alerte pourrait passer au niveau 5 ou être rétrogradé au niveau 3, ou encore demeurer pendant un certain temps au niveau 4.

Par phase 4, l’OMS définit une maladie qui se transmet d’humain à humain jusqu’à provoquer une épidémie au niveau d’une communauté. Par niveau 5, l’OMS entend que la maladie se répand entre humains dans au moins deux pays d’une même région, et que l’on en est à un signal fort d’une imminence de la pandémie. En revanche, par niveau 3, l’OMS estime qu’il n’y a pas ou très peu de cas de transmission entre être humains.

La décision a été prise à la suite de plusieurs heures de discussions entre experts pour relever le degré d’alerte face à l’épidémie, qui aurait fait d’ores et déjà 149 morts au Mexique, et qui s’est étendue à l’Europe, des cas ayant été confirmés en Ecosse (deux) et en Espagne (un), ainsi qu’aux Etats-Unis et au Canada.

L’express.fr – (www.legrandjournal.com.mx)

L’origine du virus mexicain reste très mystérieuse

Le virus mexicain dit «porcin» se transmet d’homme à homme, mais n’a pas à ce jour été isolé chez le porc !

Le virus de grippe porcine, qui provoque au Mexique et aux États-Unis des cas groupés d’infections respiratoires sévères en se transmettant directement d’homme à homme, reste bien mystérieux. Dans un premier temps, le Mexique a cru qu’il ne s’agissait que d’un virus humain saisonnier tardif. Il a fallu qu’une vingtaine de cas surviennent au Kansas, en Californie, au Texas et dans l’Ohio, chez des personnes jeunes n’ayant pas de contact avec des animaux, pour que des batteries de tests soient lancées sur les prélèvements de ces malades. On a établi très vite qu’il s’agissait d’un virus A H1N1, mais les réactifs habituels pour détecter les plus fréquents sous-types viraux humains ne réagissaient pas avec ce nouveau virus.

Les experts des Centers for Disease Control (CDC) d’Atlanta ont alors considéré ces patients comme des cas humains probables de grippe porcine. En effet, les virus grippaux du porc peuvent infecter les humains, même si c’est un événement rare. Des études récentes de chercheurs vétérinaires américains ont établi que 15 à 25 % des fermiers qui élèvent des porcs ont été infectés sans le savoir par des virus de cochons, ainsi que 10 % des vétérinaires. Et 30 à 50 % des élevages de porcs américains sont infectés par l’un ou l’autre des virus porcins.

Les jeunes adultes urbains sont les plus touchés

Mais ce nouveau virus échappe à cette logique. Tout d’abord, comme l’annonçait lundi l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), «à ce jour, le virus H1N1 n’a pas été isolé chez l’animal. Il n’est donc pas justifié d’utiliser l’appellation grippe porcine». L’OIE préfère la dénomination de grippe nord-américaine. Ensuite, la quasi-totalité des cas humains sont des jeunes adultes urbains qui n’ont jamais été en contact direct avec le H1N1.

C’est d’ailleurs ce caractère transmissible d’homme à homme d’un nouveau virus qui lui donne son potentiel pandémique. Autre interrogation sans réponse : pourquoi le Mexique comptabiliserait déjà 149 morts pour 1 600 cas de cette grippe nord-américaine, alors qu’aucun des quelque 40 cas aux États-Unis n’a été mortel ? Difficultés d’accès aux soins, problèmes financiers ou particularités génétiques des populations mexicaines ? On ne le sait pas.

Par ailleurs, les analyses génétiques effectuées très rapidement sur ce nouveau virus H1N1 montrent qu’il s’agit d’un réassortiment entre deux virus. Les biologistes américains ont depuis lundi élucidé la séquence totale du virus en question. Celui-ci mélange certains éléments de deux virus H1N1 classiquement présents chez le porc, le virus H1N1 «classique» endémique aux États-Unis et la souche dite eurasienne «avian-like», qui a remplacé la souche classique chez les cochons européens.

Pour être tout à fait précis, un virus grippal comporte toujours huit segments : ce nouveau virus est une mosaïque complexe jamais vue, comportant deux gènes de la souche classique nord-américaine de porc, deux segments génétiques «Swine» eurasien, et le gène de l’hémagglutinine (HA) de la souche classique. Plus deux gènes d’origine aviaire américaine et un gène de virus de grippe humain.

Ces données génétiques vont permettre à des chercheurs, comme Vincent Enouf (Institut Pasteur, Paris), de mettre au point un test diagnostic spécifique de cette souche qui fera le tri entre la grippe usuelle et le virus pandémique.

Infos et conseils contre la Influenza : http://www.presidencia.gob.mx/infografias/2009/abril/240409influenza/index.html

Grippe porcine: cas avérés et cas suspects dans le monde

PARIS – La grippe porcine, qui aurait fait jusqu’à près de 150 morts au Mexique et s’est étendue aux Etats-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne et en Espagne, faisant craindre aux autorités sanitaires une pandémie d’ampleur mondiale.

Voici les cas avérés et les cas suspects annoncés depuis le 24 avril:

MEXIQUE : Au Mexique, foyer de l’épidémie, le gouvernement a annoncé un bilan aggravé de 149 décès dus de façon “probable” à la grippe porcine et 1.614 malades, dont 400 encore hospitalisés. Sur ce total, le nombre de morts liées de manière certaine au virus a été maintenu à 20. Les écoles et universités sont fermées et des masques de chirurgiens sont distribués dans la rue aux 20 millions d’habitants de Mexico.

ETATS-UNIS : Au total 40 cas confirmés de grippe porcine ont été décelés dans cinq Etats: New York, l’Ohio, le Kansas, le Texas et la Californie.

Selon les autorités sanitaires, l’augmentation n’est pas due à une propagation de la maladie, mais à une meilleure détection.

Le maire de New York, Michael Bloomberg, a indiqué que 28 élèves d’une école privée de New York étaient atteints de la grippe porcine, mais qu’il s’agissait du seul foyer d’infection dans la ville.

Le département de la Santé de l’Etat du Michigan a de son côté annoncé un probable cas de grippe porcine.

CANADA : Le Canada a annoncé six cas avérés de grippe porcine: quatre dans la province atlantique de Nouvelle Ecosse et deux en Colombie-Britannique, à l’ouest du pays. Il s’agit d’étudiants ayant participé à un voyage scolaire au Mexique dans la péninsule du Yucatan et leur infection va de “bénigne” à des symptômes “modérés”. Les autorités pensent qu’il y aura d’autres cas.

En Ontario, 10 à 12 personnes ont par ailleurs été placées sous surveillance mais aucun cas n’a été confirmé et les analyses se poursuivent.

GRANDE-BRETAGNE : Deux personnes hospitalisées dimanche soir en Ecosse sont les premiers cas confirmés de grippe porcine en Grande-Bretagne, a annoncé lundi la ministre écossaise de la Santé.

Sept autres personnes, parmi les vingt-deux qui avaient été en contact avec les deux malades, ont développé de “légers symptômes”, qui n’ont pas encore été confirmés comme des cas de grippe porcine, a-t-elle ajouté. Ces personnes sont traitées à domicile et non à l’hôpital.

ESPAGNE : La ministre de la Santé espagnole Trinidad Jimenez a annoncé lundi un cas confirmé de grippe porcine en Espagne chez un homme qui avait séjourné au Mexique, indiquant que c’était le premier cas avéré en Europe. Le nombre de cas suspects en Espagne a augmenté lundi pour s’établir à près d’une vingtaine.

BELGIQUE : Six cas présumés de grippe porcine faisaient lundi soir l’objet d’examens. Des prélèvements sont en cours. Des tests menés sur une première personne qui s’était présentée dimanche chez son médecin ont donné lundi des résultats négatifs.

SUISSE : Cinq Suisses présentant des symptômes grippaux et de retour du Mexique font l’objet d’examens, a indiqué lundi le porte-parole de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) Jean-Louis Zürcher.

DANEMARK – Cinq personnes — de retour de séjours au Mexique et dans le sud des Etats-Unis — ont été placées en observation dans deux hôpitaux.

SUEDE – Au moins cinq personnes, dont certaines ont récemment voyagé au Mexique, font l’objet d’examens pour déterminer si elles ont ou non attrapé le virus, selon Mia Brytting, une responsable de l’Institut suédois pour le contrôle des maladies infectieuses, à l’agence TT.

FRANCE: Quatre nouveaux cas sont “en cours d’investigation”; Il s’agit de personnes ayant voyagé au Mexique ou dans le sud des Etats-Unis. Six autres cas ont été écartés lundi matin.

BULGARIE : Les services vétérinaires du gouvernement bulgare ont ordonné lundi “le renforcement des contrôles vétérinaires sur les importations de viande en provenance des pays non membres de l’Union européenne, comme une mesure de prévention contre la propagation de la grippe porcine”, a annoncé le directeur des services Yordan Voynov. Aucun cas suspect n’y a cependant été signalé.

AUTRICHE : L’Autriche dispose de suffisamment de stocks de Tamiflu et de masques de protection pour faire face à une éventuelle irruption de la grippe porcine, a indiqué lundi l’Ordre des pharmaciens. Il a précisé n’avoir relevé aucune inquiétude particulière de la population pour l’heure.

HONGRIE : La surveillance a été renforcée à l’aéroport de Budapest. Les passagers présentant des symptômes suspects pourront être immédiatement auscultés et, le cas échéant, mis en quarantaine, selon le chef du Bureau national de la santé, Ferenc Falus.

COLOMBIE: Les autorités sanitaires colombiennes ont placé sous surveillance douze personnes arrivées du Mexique présentant des symptômes de grippe mais qui ne sont pas dans un état grave. Pour huit autres personnes examinées, les analyses ont été négatives. La Colombie a étendu ses contrôles aux aéroports et ports, y compris sur les bateaux de croisière.

BRESIL: Le président Luiz Inacio Lula da Silva a assuré lundi qu’il n’y avait aucun cas de grippe porcine au Brésil, les deux cas suspects détectés ne semblant pas être confirmés. “La grippe n’a pas atteint le Brésil”, a-t-il affirmé.

PEROU : Un premier cas est suspecté au Pérou après l’hospitalisation d’un homme qui rentrait lundi du Mexique

BOLIVIE : La Bolivie s’est placée lundi en état d’”alerte sanitaire”, avec pour première mesure concrète des postes de surveillance médicale aux aéroports

ISRAEL : Un homme de 40 ans, revenu récemment du Mexique et présentant des symptômes de grippe a été hospitalisé lundi et mis en quarantaine. Un jeune homme de 26 ans présentant des symptômes similaires après son retour du Mexique avait été hospitalisé dimanche dans un autre établissement, même si selon des sources hospitalières, “au vu des premiers examens”, il ne semblait pas souffrir de grippe porcine.

HONG KONG: Une femme de 27 ans arrivant de Californie (Etats-Unis) et hospitalisée à Hong Kong avec des symptômes similaires à ceux de la grippe porcine a été déclarée comme atteinte simplement d’une grippe, ont annoncé les autorités sanitaires. Deux autres cas suspects s’étaient auparavant eux aussi révélés négatifs.

NOUVELLE-ZELANDE : neuf lycéens néo-zélandais et un enseignant, qui présentaient des symptômes après un séjour de trois semaines au Mexique, sont “probablement” atteints de la grippe porcine, sans que cela soit encore confirmé, selon le ministre néo-zélandais de la Santé, Tony Ryall.

Ils faisaient partie d’un groupe de 25 personnes d’un collège d’Auckland placé en quarantaine samedi à leur retour du Mexique.

Article du 27 Avril 2009

Les cas de grippe porcine recensés au Mexique et aux Etats-Unis inquiètent l’Organisation mondiale de la santé. Son comité d’urgence, réuni samedi 25 avril, a déclaré que la situation actuelle constitue « une urgence de santé publique de portée internationale. »

Au Mexique, la grippe porcine aurait coûté la vie à 81 personnes, dont 20 ont reçu une confirmation virologique, alors que plus de 1.324 autres malades sont signalés depuis le 13 avril. Aux Etats-Unis, deux cas supplémentaires de grippe porcine ont été confirmés, dont un au Kansas, l’autre en Californie, portant ainsi à 11 le nombre des infectés. Au Mexique l’armée a distribué des masques à la population. Les rassemblements publics sont interdits.

Le virus identifié est un virus de la grippe porcine de type A (H1N1), la contamination s’effectue principalement lors d’un contact avec des bêtes infectées. Mais les experts du CDC, le centre de contrôle des maladies des Etats-Unis, ont établi que le virus peut se transmettre d’homme à homme sans pour l’instant se prononcer sur son potentiel de contagiosité.

Les symptômes de la grippe porcine sont semblables aux symptômes de la grippe humaine ordinaire : fièvre, toux, mal de gorge, douleurs physiques, maux de tête, des frissons et de la fatigue. Certaines personnes ont signalé des épisodes de diarrhée et de vomissements associés. Au Mexique les décès enregistrés seraient dus à une affection respiratoire associée. Des décès humains avaient déjà été recensés, dans le passé, lors d’épisodes sporadiques d’épidémie de grippe porcine.

En France, une cellule d’alerte a été activée par le ministère de la Santé pour surveiller l’évolution de la situation. Afin de détecter au plus tôt d’éventuels cas de grippe porcine revenant d’une zone infectée, une définition de cas possible a été établie par l’Institut de veille sanitaire (InVS) et la Direction générale de la santé. Françoise Weber, directrice de l’InVS a annoncé, dimanche, que la France comptait pour l’heure quatre « cas suspects » de grippe porcine.

Nouvelobs.com – (www.legrandjournal.com.mx)

Grippe porcine au Mexique : le Quai d’Orsay appelle à la “plus grande prudence”

Informations en temps réel  : Consulat de France

grippe porcine Grippe A/H1N1   Décrue confirméeLe Quai d’Orsay, qui ne déconseille pas formellement la destination, appelle les voyageurs à la plus grande prudence. Les Etats-Unis (Californie, Texas, Qansas, New York) sont aussi touchés par le virus.

Pour le Quai d’Orsay, si les voyageurs “estiment indispensables de se rendre au Mexique”, il est “indispensable de se conformer aux préconisations des autorités mexicaines : éviter les lieux de rassemblement public, respecter les règles d’hygiène élémentaire, notamment le lavage soigneux, consulter un médecin en cas de fièvre ou de symptômes grippaux (courbatures, douleurs musculaires notamment).

Les voyageurs qui présentent les symptômes de la grippe, au retour d’un voyage, doivent indiquer à leur médecin “les lieux fréquentés” lors du séjour. Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS),” la situation actuelle constitue une urgence de santé publique de portée internationale”.

Dimanche, l’OMS renchérissait : “Il est fort possible que le virus évolue. Quand les virus évoluent, il est clair qu’ils peuvent devenir beaucoup plus dangereux pour la population”. Afin de conseiller les voyageurs qui souhaitent se rendre au Mexique et au sud des Etats-Unis, le ministère de la Santé a mis en place un centre de crise avec un numéro vert : 01.45.50.34.60.

Grippe porcine: le président mexicain appelle au “calme” et à la prévention

Le président mexicain Felipe Calderon a lancé dimanche un appel au “calme” et au respect des mesures de prévention face à l’épidémie de grippe porcine qui aurait fait jusqu’à 81 morts dans le pays.

Face à la grippe, il faut “agir rapidement, mais garder son calme et collaborer avec les autorités, consulter le médecin à temps et observer toutes les mesures de prévention”, a déclaré M. Calderon en ouvrant une séance du Conseil national de la Santé consacrée à l’évolution de la propagation du virus.

Si ces recommandations sont suivies, “nous pourrons contenir cette poussée d’épidémie”, a-t-il conclu.

Il a confirmé le bilan national de 20 décès avérés sur un total qui pourrait atteindre 81. Sur les 1.324 patients placés en observation, 929, soit 67%, ont pu rentrer chez eux, a-t-il précisé.

Le Mexique dispose des médicaments adaptés, et aura “dans les 72 heures” un nombre suffisant de centres de diagnostic, a-t-il enfin assuré.

Grippe porcine: la Banque mondiale prête 25 millions de dollars au Mexique

Le président de la Banque mondiale Robert Zoellick et le ministre mexicain des Finances Agustin Carstens ont annoncé dimanche que l’institution multilatérale prêtait 25 millions de dollars au Mexique pour lutter contre l’épidémie de grippe porcine.

“La Banque mondiale va nous prêter assistance. Nous obtenons un prêt immédiat de 25 millions de dollars pour l’acquisition de médicaments, d’équipement médical”, a déclaré M. Carstens lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion du Comité de développement de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

Ce prêt vise “à s’occuper des besoins les plus immédiats du pays” notamment pour améliorer le diagnostic, selon le ministre.

La BM va par ailleurs prêter, à plus long terme, 118 millions de dollars au Mexique pour améliorer ses infrastructures de santé.

M. Zoellick a précisé que l’un des apports de la Banque dans cette crise consisterait à “faire entrer en contact le Mexique avec d’autres Etats qui ont eu un même problème”.

“En termes très concrets, pour un pays qui est frappé par cela et qui commence à se poser des questions, la meilleure chose à faire est de parler à quelqu’un d’autre qui a traversé ce type de crise. Et en ce qui concerne l’aspect financier, faire que quand les différentes administrations mexicaines commencent à s’occuper de la question des traitements médicaux, des masques, ou des autres matériels, elles soient sûres que l’argent soit disponible”, a-t-il ajouté.

Des voyageurs canadiens évitent le Mexique à cause de l’épidémie de grippe

Air Canada et WestJet ont annoncé dimanche accorder une exonération des frais de modification à ses clients détenant des réservations pour tout vol au départ ou à destination de Mexico prévu d’ici la fin du mois, afin qu’ils puissent reporter ou modifier leur voyage en raison de l’épidémie de grippe porcine qui s’est déclarée au Mexique.

Plusieurs sociétés aériennes américaines, incluant US Airways et Continental Airlines, accorderont également une exonération des frais de modification aux voyageurs souhaitant changer leurs réservations pour Mexico.

Certains Canadiens à la recherche de moments de détente au soleil ont modifié leurs projets depuis le début de l’épidémie de grippe porcine.

Brad Miron, vice-président des ventes internationales et de la mise en marché chez itravel2000.com, a indiqué que l’entreprise avait enregistré une baisse des réservations pour le Mexique depuis l’annonce de l’épidémie, la semaine dernière.

Certains voyageurs ont demandé à changer de destination. Cependant, aucun n’a annulé son voyage.

Huit cas possibles de grippe porcine en Espagne

Sept cas possibles de grippe porcine ont été détectés en Espagne, ont indiqué dimanche les autorités sanitaires espagnoles.

Trois personnes, deux femmes de 21 et 24 ans et un homme de 22 ans, résidant en Catalogne et ayant voyagé récemment au Mexique, souffrent de symptômes légers de grippe, a indiqué Marina Geli la responsable de la Santé du gouvernement régional catalan.

Elle a ajouté que les trois malades étaient en observation et que leur état de santé évoluait favorablement.

Cinq autres cas, selon les autorités sanitaires, ont été détectés à Bilbao (nord), Almansa (sud-est) et Valence (est), Teruel (nord) et Algeciras (sud).

Le dernier cas possible concerne une jeune femme de 22 ans revenue mardi dernier d’un séjour dans la célèbre station balnéaire mexicaine de Cancun (Caraibes), selon les autorités sanitaires.

La jeune femme a ressenti les premiers symtômes deux jours après son retour et a été hospitalisée.

Les resultats des analyses effectuées sur toutes ses personnes devraient être communiqués dans les prochaines 48 heures, selon les autorités.

La rédaction – (www.legrandjournal.com.mx)

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Il y a 5 commentaires sur l'article “Grippe A/H1N1 – Décrue confirmée”

Par Alain FigadèreNo Gravatar Windows XP Firefox 3.0.10:

Le Consulat Général de France informe régulièrement la communauté sur la situation de la grippe porcine au Mexique. Consultez le website sur http://www.consulfrance-mexico.org. Il vous est possible aussi de joindre Eric Nadal et la cellule de crise au 55-91719700. Les nouvelles sont les suivantes. Sur Mérida: le Consul a été en contact dès hier avec le Secretario de Salud del Estado de Yucatán, M Alvaro Quijano, à propos du touriste français malade à Valladolid, son cas a été jugé négatif au virus de la influenza et cette personne, comme les autres 20 touristes français ont eu le traitement antiviral et sont déjà rentrés en France sans problèmes. Selon M Alvaro Quijano, il n’y a pas de cas positif du virus de l’influenza dans l’Etat du Yucatán mais il faut rester vigilant. Sur GUADALAJARA et le Jalisco il n’y a aucun cas signalé pour le moment mais un certain nombre de tests ont été effectués sur 13 personnes et les résultats seront disponibles cette nuit. Il y a 2 cas avérés sur Aguascalientes. A ce jour on compte 150 décès et 1400 malades, la plupart se trouvant sur Mexico DF et l’état de Mexico. Quoi qu’il en soit la Secretaría de Educación Federal (SEP) viens d’annoncer que de façon préventive TOUTES les écoles du pays fermeront du 27 avril jusqu’au le 6 mai.Par ailleurs la plupart des états ont décidés de fermer de façon préventive les bars, “antros”, discothèques et annulé les événements et rencontres publiques importants tels que les défilés du 1er Mai, la Feria de San Marcos (ou la France était pourtant pays invité jusqu’au 10 Mai) et autres manifestations culturelles et rencontres sportives. Il est conseillé d’attendre quelques jours, de ne pas trop sortir et surtout suivre toutes les recommandations sanitaires diffusées en boucle sur la TV et les radios: se laver les mains, éviter les contacts physiques (baisers et poignées de main), aérer les pièces et surtout consulter les médecins en cas de grippe et grosse fièvre. Voir le site officiel pour plus de renseignements : http://www.presidencia.gob.mx/infografias/2009/abril/240409influenza/index.html

[...] virus de la grippe A est bien moins”agressif” que ce que craignaient les autorités (dixit le ministre mexicain de la santé) et au final certains des cas “déclarés” sont aujourd’hui guéris tout [...]

Par steveNo Gravatar Windows Vista Firefox 3.0.10:

La situation s’ameliore doucement et c’est rassurant, surtout pour l’activité touristique.

A t’on une idee des dates de réouverture des sites archeologiques ?

Par CollegienneNo Gravatar Windows XP Firefox 3.0.5:

College Germaine de Stael merci

L’IRONIE SOUS SON PLUS BEAU JOUR

2000 personnes contractent la grippe porcine et tout le monde veut déjà utiliser un masque.

25 millions de personnes ont le SIDA et personne ne veut utiliser de préservatif…

PANDÉMIE DE PROFITS

Quels intérêts économiques se cachent derrière la grippe porcine ?

Dans le monde, chaque année, des millions de gens meurent victimes de la malaria

alors qu’une simple moustiquaire pourrait les sauver.

“Les journaux ne parlent pas de cela ! ”

Dans le monde, chaque année, 2 millions d’enfants meurent de diarrhées

alors qu’un simple sérum à 25 centimes pourrait les sauver.

“Les journaux ne parlent pas de cela ! ”

La rougeole, la pneumonie et autres maladies provoquent la mort de 10 millions

de personnes chaque année. Celles-ci pourraient être sauvées grâce à des vaccins peu onéreux.

“Les journaux ne parlent pas de cela ! ”

Mais il y a près de 10 ans quand a surgi la célèbre grippe aviaire…

“…les journaux du monde entier nous ont inondé d’informations… ”

Une épidémie, la plus dangereuse de toutes… Une Pandémie!

On ne parlait que de la terrible “maladie des volailles”.

Malgré tout, la grippe aviaire n’a causé la mort que de 250 personnes en 10 ans… soit 25 morts par an.

La grippe ordinaire tue chaque année un demi-million de personnes. Un demi-million contre 25.

Juste une seconde : Pourquoi a-t-on autant parlé de la grippe aviaire ?

Parce que derrière ces poulets, il y avait un “coq”, un coq avec une grande crête.

Le groupe pharmaceutique multinational Roche avec son célèbre Tamiflu,

a vendu des millions de doses aux pays asiatiques.

Bien que le Tamiflu soit d’une efficacité contestée, le Gouvernement Britannique

en a acheté 14 millions de doses pour protéger sa population.

Avec la “grippe aviaire”, Roche et Relenza, les deux plus gros groupes

pharmaceutiques fabriquant les antiviraux, ont gagné des millions de dollars de bénéfices.

– Hier avec les poulets, aujourd’hui avec les porcs.

- Oui, aujourd’hui a commencé la psychose de la grippe porcine.

Et tous les journaux du monde entier ne parlent que de ça…

- On ne parle déjà plus de la crise économique ni des torturés de Guantanamo.

Seulement de la grippe porcine, la grippe des cochons…

- Et je me demande : si derrière les poulets, il y avait un “coq”…

derrière les cochons… n’y aurait-il pas un “gros porc” ?

L’entreprise nord américaine Gilead Sciences est détentrice du brevet du Tamiflu.

Le principal actionnaire de cette entreprise n’est rien de moins qu’un personnage sinistre,

Donald Rumsfeld, secrétaire d’état à la défense de George Bush (ça va mieux en le disant),

stratège de la guerre contre l’Irak.

Les actionnaires de Roche et de Relenza se frottent les mains,

heureux des ventes millionnaires du controversé Tamiflu.

La véritable pandémie est celle du profit, des profits énormes de ces mercenaires de la santé.

Je ne renie pas les mesures de précautions nécessaires qui sont prises par les différents pays.

Mais si la grippe porcine est une pandémie aussi terrible que nous l’annoncent les médias,

si l’Organisation Mondiale de la Santé (dirigée par la chinoise Margaret Chan) se soucie autant

de cette maladie, pourquoi ne pas la déclarer comme étant un problème de santé publique mondiale

et autoriser la fabrication de médicaments génériques afin de la combattre ?

Faire abstraction des brevets de Roche et de Relenza et distribuer gratuitement des

médicaments génériques à tous les pays, principalement aux pays pauvres serait la meilleure solution.

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