LGJA La UneLe Mexique en bref – Lundi 28 Mai 2012
Le Mexique en bref – Lundi 28 Mai 2012
Publié: 27/05/2012
Source: Amandine Weber

printemps primavera1 150x150 Le Mexique en bref – Lundi 28 Mai 2012Le Grand Journal vous propose cette semaine un décryptage du phénomène singulier #YoSoy132 qui vient perturber la campagne présidentielle mexicaine et la classe politique dans son ensemble. Simple remise en cause de la télécratie au Mexique? Ou le commencement d’un printemps mexicain qui pourrait bien tranformer définitivement la façon de faire de la politique dans ce pays.

On vous a rajouté une brève aussi sur la triste histoire d’un enfant mutilé par sa mère « pour sauver le monde d’un terrible tremblement de terre ».

Elections présidentielles 2012

Le mouvement #YoSoy132, plus fort que jamais

Le cinquième pouvoir est désormais entre les mains des réseaux sociaux, clament les étudiants du Mouvement #YoSoy132 en réaction à la manipulation de l’information des campagnes présidentielles 2012 par les grandes chaînes télévisées mexicaines dont ils s’estiment lésés.

La mobilisation réalisée vendredi, convoquée essentiellement à travers Twitter et Facebook a été un grand succès : on espérait 5,000 étudiants, plus de 15,000 étaient présents dans les rues de Mexico City, rejoints par des nombreuses personnes de société civile, unis autour des mêmes objectifs : obtenir la démocratisation des moyens de communication, une plus grande objectivité de l’information délivrée dans les médias télévisés et surtout une médiatisation équitable des campagnes présidentielles sans favoritisme scandaleux pour le candidat priiste Enrique Peña Nieto.

Ils invoquent la création de la figure d’un ombudsman dans chaque media pour faire transparence sur les codes éthiques de chacun. Ils ont en outre exigé la diffusion du second débat présidentiel sur une chaîne nationale, un point litigieux qui avait été prédominant lors du premier débat télévisé que la chaîne nationale TV Azteca avait refusé de diffuser, au prétexte qu’elle n’y était pas obligée par la loi et qu’elle ne pouvait annuler la diffusion d’un match de football national alors programmé.

Durant la manifestation, les étudiants ont affiché avec hauteur leurs noms et leur appartenance universitaire, faisant un pied de nez aux menaces et représailles dignes d’un autre temps. Plusieurs universités jusqu’alors considérées rivales ont uni leur effort pour obtenir un impact plus grand et on a vu ainsi défiler côte à côte l’Université Nationale Autonome de Mexico (UNAM -publique), l’Institut Polytechnique National (IPN-publique), l’Université Ibéro-américaine (privée), le Tec de Monterrey (privée), l’Université Anahuac (privée), l’Institut Technologique  Autonome de Mexico (ITAM – privé), le Cloître Sœur Jeanne de la Croix (privée), l’Université Autonome Métropolitaine (privée), les institutions éducatives les plus importantes de la capitale.

La manifestation a culminé face à l’Ange de l’Indépendance vers 18:30 et de part et d’autre de l’avenue centrale Reforma. Elle a pris ensuite siège devant Televisa, l’un des media les plus puissants du Mexique et s’est finalement terminée sur le Zocalo, place centrale de la capitale.

Qui sont les instigateurs du mouvement #Yo Soy132 ?

Le mouvement #YoSoy132 a débuté à partir de la huée dont a été victime le candidat présidentiel Enrique Peña Nieto lors d’un meeting politique donné à l’université privée Ibéro-américaine.

Pour défendre son candidat, le Parti Révolutionnaire Institutionnel a accusé les autres partis d’avoir introduit de « faux étudiants » durant le meeting pour chahuter le candidat priiste lors de son apparition.

En réponse à cette déclaration, 131 étudiants ont enregistré une vidéo sur Youtube en montrant leurs noms, leurs visages, et leurs cartes d’étudiants pour confirmer leur appartenance à l’université, la non-appartenance à un parti politique et ont réclamé la reconnaissance de leur liberté d’expression. Plus tard, d’autres étudiants se sont ajoutés au mouvement qui a alors pris le nom de #YoSoy132 (« Moi, je suis le 132ème »).

Il s’est ensuite consolidé majoritairement au sein des réseaux sociaux, en particulier Twitter et Facebook pour devenir ensuite un mouvement social et étudiant organisant des manifestations publiques dans les rues des principales villes du Mexique.

Plus qu’un mouvement anti-Peña Nieto, ces jeunes et tous ceux qui suivent désormais ce mouvement, réclament l’équité dans les médias de la diffusion des campagnes de tous les candidats, et la suppression d’un favoritisme clairement affiché par les principales chaînes de télé Televisa et TV Azteca.

Aujourd’hui de nombreuses universités ont rejoint le mouvement et toutes réclament une démocratisation des moyens de communication, la transmission d’informations plus transparentes et véridiques et la non-imposition d’un candidat à la présidence mexicaine.  Ces derniers jours, on a même parlé d’un « printemps mexicain » ; le début d’une révolution politique portée par la jeunesse mexicaine, lassée et exaspérée de la manipulation des informations sur les événements de leur pays. Le mouvement se déclare publiquement non-partisan et pacifiste et proclame être passé d’un mouvement étudiant à un mouvement de tous les mexicains.

Les réactions des candidats à la présidentielle face au mouvement #YoSoy132

Force est de constater que la classe politique comme les candidats à la présidence 2012 ont été surpris par le mouvement étudiant qui s’est déclenché presque soudainement et a pris une ampleur plutôt inattendue.

Luis Videgaray, le porte-parole de la campagne présidentielle du candidat priiste récriminé, Enrique Peña Nieto, a réagi sans se faire attendre en annonçant que les mobilisations obligeaient l’ensemble de la classe politique à prendre acte de leur mécontentement et à écouter leurs réclamations. Il a salué le réveil politique des étudiants et leurs intérêts pour les élections, « un encouragement pour la démocratie » a-t-il souligné.

Il a par ailleurs insisté sur le souhait des étudiants qu’aucun parti ne s’entremettent dans leur cause mettant ainsi en garde contre une éventuelle récupération du mouvement. Il a enfin rappelé que son candidat en particulier a déjà apporté des propositions concrètes à certaines des pétitions des manifestants à travers l’annonce de son « Manifeste pour une Présidence démocratique » dévoilée lundi dernier ; affirmant aussi que d’autres propositions viendront s’y ajouter.

Roberto Gil Zuarth, le coordinateur de la campagne de Josefina Vázquez Mota, pour le Parti d’Action Nationale, a de son côté assuré que ce mouvement allait imprimer un changement radical dans la classe politique, leur façon de s’adresser à la société et de respecter leurs engagements. Il a également évoqué l’espace que revendiquent désormais les jeunes dans l’espace public et politique, la nécessité urgente de démocratisation des institutions et des moyens de communication et la mise en place d’une discussion publique des thèmes récurrents et problématiques de la société mexicaine. « Nous devons les écouter avec la plus grande clairvoyance, la plus grande attention, et leur donner des espaces clairs pour s’exprimer et surtout participer » au processus politique.

Quant à Ricardo Monreal, porte-parole de la campagne présidentielle du candidat de gauche Andrés Manuel López Obrador, il a salué le “réveil des jeunes”, une renaissance politique surprenante qui s’est mise en place à partir d’un acte anodin, un simple meeting de campagne du candidat Peña Nieto. « Nous croyons fermement qu’ils vont changer l’histoire » a-t-il déclaré, exhortant les manifestants à poursuivre le mouvement de manière pacifique et constructive.

Il considère que les requêtes formulées par les étudiants sont très proches de celles abordées dans la campagne par la coalition de gauche représentée par Andrés Manuel Lopez Obrador, à savoir la lutte contre la manipulation informative, la simulation politique, la corruption, l’autoritarisme, le chômage et l’insécurité. Les manifestations « sont claires, contre la télécratie et la dictature des partis », contre tous ceux qui clament déjà vainqueur Enrique Peña Nieto quand les suffrages des citoyens n’ont pas encore été donnés, a-t-il conclu, rappelant que les jeunes représentent un tiers de l’électorat mexicain, soit 23 millions de personnes qui réclament à présent une attention toute particulière.

Les organisateurs du second débat ont été sélectionnés par l’IFE

Le producteur Martín Pérez Islas a été désigné par l’IFE pour organiser le second débat entre les candidats à la présidence mexicaine qui aura lieu le 10 juin prochain à Guadalajara, Etat de Jalisco. Réalisateur indépendant et directeur de programmes infantiles pour la chaîne Televisa, il a également participé à l’élaboration de plusieurs productions de thèmes politiques, pour des instances privées et publiques.

Pour le second débat, il disposera d’une équipe de 10 à 12 personnes pour l’organisation technique du débat (caméras, sons, et autres) d’après un scénario partiellement approuvé la semaine dernière par l’Institut Fédéral Electoral (IFE). L’idée sera de permettre des participations « plus agiles » par rapport au dernier débat et des prises de vue plus ouvertes « mais soumises à des plus règles précises » pour éviter toute image incommodante.

Selon le script approuvé, chaque candidat aura 30 minutes mesurées pour s’exprimer, distribuées en blocs de 8,5 minutes correspondants aux grands thèmes à traiter (Politique et Gouvernement, le Mexique sur la scène mondiale, et Développement social et durable) plus deux fois 2,5 minutes pour l’introduction et la conclusion de leur intervention, soit 3 minutes de parole en plus au total que le précédent débat. Il est également convenu que les microphones seront éteints pour les candidats lorsque ce ne sera pas leur tour d’intervenir, cela pour éviter les interruptions lorsque la parole est donnée à un candidat. Pérez Islas sera assisté par TVUnam et la Chaîne du Congrès pour tenter d’éviter les failles du premier débat.

L’Institut Fédéral Electoral a également confirmé le modérateur du débat, en la personne du journaliste Javier Solórzano. Il sera chargé de distribuer les prises de parole ainsi que d’expliquer aux candidats les règles de chacune de leurs interventions selon les thèmes abordés. Il devra enfin avertir les candidats lorsque leur temps de parole prend fin. Ces prochains jours, l’IFE informera également de la décoration du plateau où seront réunis les candidats et l’animateur et si le tirage au sort pour désigner l’ordre de prise de parole sera en direct ou antérieur au débat.

Selon une première évaluation, le second débat pourrait coûter plus que le premier, sans qu’aucun montant n’ait été encore avancé, dû entre autre aux coûts de transferts des équipes de l’IFE à la ville de Guadalajara. Le 31 mai, le projet dans sa globalité sera soumis pour son approbation finale au conseil général de l’organisme électoral.

Société

Une femme mutile son enfant de 5 ans “pour sauver le monde”

Sombre épisode survenu dans la ville de Nezahualcóyotl, dans l’Etat de Mexico relaté dans les journaux mexicains avec beaucoup d’émotion: Carmen Ríos García, 23 ans,  mère de 4 enfants, a arraché avec ses propres mains les deux yeux de son plus jeune fils, 5 ans, afin, a-t-elle déclaré, de sauver le monde « d’un terrible tremblement de terre » à venir.

Les faits sont survenus jeudi dernier, durant un rituel satanique que pratiquait la famille réunie depuis la grand-mère, les tantes et oncles, jusqu’aux frères et sœurs de la malheureuse victime. Les voisins immédiats ont été alerté pour l’un des frères du jeune garçon (à peine plus vieux), horrifié par les agissements de sa mère, et qui s’est enfui appeler du secours.

L’une des voisines a interpellé une patrouille de police qui s’est introduite dans le foyer incriminé pour trouver l’enfant ensanglanté, la mère et une autre femme (la tante) avec du sang sur leurs vêtements. Lors de leur arrivée, l’assistance articulait entre autres paroles incohérentes et langage non reconnu “Nous allons le tuer pour lui faire sortir le démon, il faut éviter le tremblement de terre pour sauver ce monde terrestre.»

L’enfant a été immédiatement emmené à la mairie de Neza puis transféré en hélicoptère dans un hôpital pédiatrique de la Ville de Mexico. Son état est toujours considéré aujourd’hui comme très préoccupant. Un rapport médical qui se garde de toute déclaration sur le possible rétablissement de l’enfant informe que le “mineur a été retrouvé dans un état grave, il présent un traumatisme oculaire bilatéral sévère avec probable énucléation bilatérale et lacération sur les extrémités des paupières. En outre plusieurs morsures apparaissent sur son visage, son cou, le bras gauche et l’oreille droite ».

9 personnes au total ont été détenus entre lesquelles la mère de l’enfant Carmen Ríos García, la grand-mère, les oncles et tantes ; quant aux frères et sœurs de la victime, ils ont été emmenés par les services de l’enfance de l’Etat de Mexico.

Amandine Weber – (www.legrandejournal.com.mx)

En route pour Guanajuato
Ixtapa Zihuatanejo
Zacatecas la Coloniale
Veracruz - L'état qui sourit!!
Jalisco - Mazamitla au coeur de la tradition!
Oaxaca - Un état, une ville, une épopée
VIRGEN DE GUADALUPE EN PARIS
Pierre de Thoisy, el francès volante de la Panamericana
Museo Carrera Panamericana de Cancun
El Charro Francés rends hommage a Jacques Brel et José Alfredo Jiménez
El Charro Francés, mariachi depuis plus de 50 ans
État de Oaxaca
Mexicanos en el extranjero: Luis García y Faryde, París
Mexicanos en el Extranjero: Mamselle y Fernando, Montreal
Mexicanos en el extranjero: Cristina y Eric, París
Mexicanos en el extranjero: Miguel y Daniela
Puerto Escondido, la quiétude dun port de pêche authentique !
René Mey en el Auditorio Nacional. Mexico DF, 29/09/2010 (1/3)
René Mey en el Auditorio Nacional. Mexico DF, 29/09/2010 (2/3)
René Mey en el Auditorio Nacional. Mexico DF, 29/09/2010 (3/3)
Les Rancheros fêtent Camarón... à leur manière!
Interviews de légionnaires à Camarón
Florence Cassez parle au Grand Journal depuis Tepepan (1/4)
Florence Cassez parle au Grand Journal depuis Tepepan (2/4)
Florence Cassez parle au Grand Journal depuis Tepepan (3/4)
Florence Cassez habla desde su carcel de Tepepan (4/4)
La Finca Hamburgo: couleur café...
La Finca Argovia: un paradis durable dans les montagnes du Chiapas
La ferme de tortue de Zacapulco, Chiapas
La mangrove de Zacapulco, Chiapas
Chiapas - Le Soconusco, nouvelle frontière du tourisme!
Les Cenotes de Cuzama (vidéo-reportage)
Procession de la Vierge de Chelem
En route pour Guanajuato
Ixtapa Zihuatanejo
Zacatecas la Coloniale
Veracruz - L'état qui sourit!!
Jalisco - Mazamitla au coeur de la tradition!
Oaxaca - Un état, une ville, une épopée
VIRGEN DE GUADALUPE EN PARIS
Pierre de Thoisy, el francès volante de la Panamericana
Museo Carrera Panamericana de Cancun
El Charro Francés rends hommage a Jacques Brel et José Alfredo Jiménez
El Charro Francés, mariachi depuis plus de 50 ans
État de Oaxaca
Mexicanos en el extranjero: Luis García y Faryde, París
Mexicanos en el Extranjero: Mamselle y Fernando, Montreal
Mexicanos en el extranjero: Cristina y Eric, París
Mexicanos en el extranjero: Miguel y Daniela
Puerto Escondido, la quiétude dun port de pêche authentique !
René Mey en el Auditorio Nacional. Mexico DF, 29/09/2010 (1/3)
René Mey en el Auditorio Nacional. Mexico DF, 29/09/2010 (2/3)
René Mey en el Auditorio Nacional. Mexico DF, 29/09/2010 (3/3)
Les Rancheros fêtent Camarón... à leur manière!
Interviews de légionnaires à Camarón
Florence Cassez parle au Grand Journal depuis Tepepan (1/4)
Florence Cassez parle au Grand Journal depuis Tepepan (2/4)
Florence Cassez parle au Grand Journal depuis Tepepan (3/4)
Florence Cassez habla desde su carcel de Tepepan (4/4)
La Finca Hamburgo: couleur café...
La Finca Argovia: un paradis durable dans les montagnes du Chiapas
La ferme de tortue de Zacapulco, Chiapas
La mangrove de Zacapulco, Chiapas
Chiapas - Le Soconusco, nouvelle frontière du tourisme!
Les Cenotes de Cuzama (vidéo-reportage)
Procession de la Vierge de Chelem