G8 – 20 milliards de dollars pour la faim

Publié le 10/07/2009 par " Le Grand Journal "

G83 G8   20 milliards de dollars pour la faimAu dernier jour de leur sommet, les huit pays les plus riches, rejoints par les nations émergentes et africaines, ont abordé la question de la sécurité alimentaire. Ils ont finalement décidé de débloquer 20 milliards de dollars sur trois ans pour lutter contre la faim dans le monde.

Transformé de fait en “G13″ jeudi pour notamment parler du climat avec les pays émergents du G5 (Brésil, Afrique du Sud, Inde, Chine, Mexique), le G8 s’est encore agrandi vendredi pour son troisième et dernier jour. Plusieurs nations africaines étaient en effet présentes à L’Aquila pour aborder la question de la sécurité alimentaire, qui a défrayé la chronique ces derniers mois avec les “émeutes de la faim”.   La FAO, agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, décompte désormais plus d’un milliard de personnes souffrant de la faim dans le monde, soit 100 millions de plus que l’an dernier. Pour aborder sur le sujet, l’Algérie, l’Angola, l’Egypte, l’Ethiopie, la Libye, le Nigeria, le Sénégal, l’Afrique du Sud et l’Union africaine étaient ainsi représentés dans la ville italienne des Abruzzes.

Avant cette réunion, les huit pays les plus industrialisés (France, Etats-Unis, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon, Canada, Russie) avaient prévu de débloquer 15 milliards de dollars sur trois ans. C’est finalement 20 milliards (14,3 milliards d’euros) qui seront distribués. Cet argent doit surtout permettre d’accroître les investissements dans l’agriculture dans les pays en développement.   “Nous (…) demeurons profondément préoccupés par la sécurité alimentaire mondiale, l’impact de la crise financière et économique et la flambée des prix alimentaires de l’année dernière, qui touche les pays les moins à même de faire face à l’aggravation de la faim et de la pauvreté”, indique une déclaration intitulée “Initiative de L’Aquila sur la sécurité alimentaire”. “Si les prix des denrées alimentaires de base ont baissé depuis leur niveau record de 2008, ils restent historiquement élevés et instables”, s’inquiètent les huit “grand”.

Le G8 a également approuvé des principes sur “l’investissement agricole international”, pour éviter que des pays pauvres ne dilapident les terres vivrières, alors que les investisseurs étrangers se ruent sur les parcelles cultivables, en Afrique notamment. Les pays industrialisés ont aussi annoncé le renforcement de leur partenariat pour améliorer l’accès à l’eau sur le continent africain.

Dernier sommet à 8 ?

Sur un tout autre sujet, le G8 a donné deux mois à l’Iran, suspecté de développer un programme nucléaire militaire, pour répondre à une offre de dialogue de la communauté internationale. Barack Obama a une nouvelle fois appelé Téhéran à saisir cette offre, en rappelant que le G8 avait fait part de sa préoccupation après les événements “terribles” survenus après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad. “Nous n’allons pas attendre indéfiniment”, a-t-il lancé.

Barack Obama a également dit sa préférence pour un élargissement de ce G8 à l’avenir à plusieurs pays émergents et pour une réduction de ces réunions internationales. La décision ne sera prise que dans les mois à venir, mais ce G8 organisé en Italie pourrait donc être le premier et le dernier auquel il aura participé.

TF1.fr

8 juillet 2009

Prudence du G8 sur l’économie mondiale et l’Iran et mieux sur le climat

G81 G8   20 milliards de dollars pour la faim

L’AQUILA, Italie — Le G8 a fait preuve mercredi à L’Aquila de prudence sur la situation économique internationale et sur l’Iran, mais pris un engagement ambitieux en faveur du climat, rejeté toutefois par les pays émergents et remis en cause par la Russie.

Réunis en sommet dans le centre de l’Italie, les dirigeants des huit pays les plus riches de la planète ont exprimé leur “profonde préoccupation” face aux violences intervenues récemment en Iran.

Mais ils ont dans le même temps affirmé leur volonté de privilégier le dialogue et la diplomatie pour régler le problème du nucléaire iranien.

La déclaration commune, adoptée après un dîner de travail consacré notamment à l’Iran, ne dit mot du résultat contesté des élections présidentielles et de sanctions éventuelles, un moment évoquées par certains pays dont les Etats-Unis. Téhéran a finalement échappé à une condamnation, malgré la répression qui a suivi la réélection contestée du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, la Russie s’opposant à toute ingérence dans les affaires intérieures de Téhéran.

Le G8 s’est en revanche montré plus ambitieux sur la question du réchauffement climatique en décidant mercredi de diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2050 par rapport à 1990 et de “80% ou plus” celles des pays industrialisés, afin de limiter le réchauffement global à 2°C, selon le texte de leur déclaration.

“Nous avons enfin obtenu que les pays du G8 se rallient à l’objectif des deux degrés”, s’est félicitée sur ce point la chancelière allemande Angela Merkel devant quelques journalistes.

Le principal conseiller économique du président russe Dmitri Medvedev a toutefois jeté un froid sur cet engagement du G8 en affirmant que l’objectif de 80% de réduction des émissions était “inacceptable” après que son pays eut pourtant souscrit à la déclaration commune.

Pour Kim Cartensen, expert climat du Fonds mondial pour la nature (WWF), rompu aux négociations en vue d’un nouvel accord climatique, en décembre à Copenhague, cette déclaration témoigne surtout d’un “désaccord au sein de la délégation russe”.

L’engagement du G8 sur le changement climatique, rendu possible par la volte-face des Etats-Unis sur ce dossier depuis l’arrivée au pouvoir du président Barack Obama, tranche aussi avec le refus du Forum des principales économies (MEF), qui associe le G8 et les grands pays émergents, de s’y associer.

La balle est désormais dans le camp de ces pays émergents, qui doivent retrouver ceux du G8 jeudi à L’Aquila. Mais le départ précipité mardi du président chinois Hu Jintao en raison des émeutes dans la région du Xinjiang laisse peu de place à de nouvelles ambitions. La Chine est passée en 2008 au premier rang des pollueurs.

Sur le front économique, le G8 a pris acte du léger mieux de la conjoncture tout en restant très prudent sur les chances d’une reprise durable.

“La situation reste incertaine et des risques importants continuent de peser sur la stabilité économique et financière”, considère le G8 dans son diagnostic sur la crise. “Les effets de la crise économique sur les marchés du travail peuvent remettre en cause la stabilité sociale”, avertit en outre le G8.

Ces huit pays – Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie, Canada et Japon – s’engagent aussi à réfléchir à des “stratégies de sortie” de leurs politiques de relance mais sans fermer la porte à de nouveaux coups de pouce budgétaires, preuve de leurs différences sur ce dossier.

Ce sommet, initialement prévu en Sardaigne, a été organisé à L’Aquila, dans le centre de l’Italie, en signe de solidarité avec ses habitants, victimes d’un séisme en avril qui y a fait 299 morts.

AFP

Mercredi 7 juillet 2009

Le sommet du G8 s’ouvre aujourd’hui en Italie

G8 G8   20 milliards de dollars pour la faim

Le sommet du G8, groupe des 8 pays les plus industrialisés, se déroule de mercredi à vendredi à L’Aquila, en Italie.

Le programme s’annonce chargé pour les chefs d’Etat et de gouvernement des huit pays: outre la crise financière, le changement climatique et l’aide aux pays pauvres devrait être au coeur des discussions.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, va demander mercredi aux dirigeants du G8 de tenir leurs engagements.

“Le temps des belles paroles et des demi-mesures est terminé”, a lancé le secrétaire général des Nations unies lors d’une conférence de presse à Genève, ajoutant que le changement climatique allait poser des défis bien plus difficiles que l’actuelle crise économique. Le G8 doit “ouvrir la voie” pour parvenir à un accord au sommet mondial sur le climat en décembre à Copenhague et s’engager pour des réductions d’émissions et des aides aux pays pauvres “plus ambitieuses”, afin que ces derniers puissent faire face aux effets du réchauffement climatique, a estimé M. Ban.

Les négociations sur la réduction des gaz à effet de serre ont jusqu’à présent buté sur des désaccords concernant l’étendue des baisses et sur le partage de cette tâche entre pays industrialisés et en développement. Le secrétaire général a également indiqué qu’il allait “rappeler” au  dirigeants du G8 leurs engagements pris en 2005 au sommet du G8 de Gleneagles en  matière d’aide financière à l’Afrique.


Bilan d’étape

Autre thème des échanges, les engagements pris lors du G20 de Londres, le 3 avril dernier et notamment la moralisation des marchés financiers, la lutte contre les paradis fiscaux, la reconstitution des ressources des institutions multilatérales sans oublier les plans de relance budgétaire.

Si d’aucun s’activent pour tenter de remettre sur les rails l’économie de marché, d’autres résistent à commencer par la Grande-Bretagne soucieuse de préserver les intérêts de la City.

Des avancées sont manifestes dans plusieurs domaines : encadrement plus strict de la rémunération des traders, augmentation de 250 à 400 milliards de dollars du Fonds monétaire international  (l’objectif de 1 milliard de dollars devrait être atteint en fin d’année), publication de deux listes de pays insuffisamment coopératifs en matières d’échanges d’informations fiscales et possibilité, dès l’automne, de frapper l’un des 42 pays figurant sur la liste grise, de retrait de licence bancaire ou de taxation des transactions.

Reste que d’autres engagements oraux doivent désormais aboutir à des accords formels comme la révision des normes comptables ou l’encadrement des hedge funds. Le “véritable” bilan est prévu les 24 et 25 septembre prochains, lors du prochain G20 à Pittsburgh.

En marge du sommet

Au coeur d’une énième polémique et à deux jours du somet, Silvio Berlusconi s’est déclaré “totalement serein” lundi.

Interrogé sur l’éventuelle publication de photos gênantes et sur le risque de nouvelles secousses sismiques à L’Aquila, le Cavaliere n’a qu’un message”le plus important” du sommet devra celui d’un “rétablissement de la confiance” a-t-il indiqué.

“La citadelle de la police financière” où se dérouleront toutes les réunions “est antisismique”, a-t-il assuré dans une interview au quotidien de droite Il Giornale, ajoutant qu’en cas de secousse, “tous les hôtes seraient totalement en sécurité”. Le 6 avril dernier, L’Aquila (centre de l’Italie) a été dévastée par un tremblement de terre qui a fait 299 morts. Des secousses s’y produisent régulièrement depuis.

Le chef du gouvernement italien a affirmé également n’avoir “rien à craindre” de la possible publication de photographies compromettantes prises dans sa ville de Sardaigne, comme l’a évoquée dimanche le Sunday Times.

“Une certaine presse étrangère, en liaison avec une certaine presse  italienne, mène une campagne malsaine. Mais il n’existe pas de photos embarrassantes. Je le répète : je n’ai rien à craindre. Les informations ordurières et la calomnie ne me touchent pas”, déclare-t-il. Des photos de fêtes organisées dans la villa sarde de Berlusconi montrant de jolies filles les seins nus et un homme entièrement dévêtu – l’ex-Premier ministre tchèque Mirek Topolanek qui s’est dit victime d’un photomontage – ont  été publiées par le quotidien espagnol El Pais début juin, mais sont frappées d’une interdiction en Italie.

France2.fr

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