Corruption, répression et bilan politique très mitigé… Sous le verni médiatique et les discours lénifiants, le candidat du Parti de la Révolution Institutionnelle montre rapidement ses failles. Le lourd passif d’Enrique Peña Nieto donne-t-il raison à ceux qui pensent que sa victoire mettrait en péril la fragile démocratie mexicaine ?
Arturo Montiel Rojas, gouverneur de l’état de México de 1999 à 2005, a joué un rôle central dans l’ascension politique du jeune candidat PRIiste. Il lui a permis d’occuper plusieurs postes clés dans son administration, puis en a fait son dauphin à la succession de l’état le plus peuplé du Mexique.
Or, Arturo Montiel a dû affronter dès la fin de son mandat en 2005 de très lourdes charges concernant des actes de corruptions massifs. Il existe des preuves solides démontrant que Montiel et sa famille ont amassé une fortune s’élevant à des centaines de millions de dollars grâce à la corruption, l’utilisation de fonds publics et le trafic d’influence. Marié à la française Maude Versini il a fait -selon la rumeur- l’acquisition d’un château en France avant de divorcer en 2007. Le conflit prend des proportions dignes d’une télénovela lorsque l’ex-épouse menace publiquement de révéler le détail des actes délictueux commis par son mari si la garde de ses enfants ne lui était pas rendue.
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Imbattable selon la plupart des sondages, Enrique Peña Nieto pourrait permettre le retour aux affaires du PRI, vieux parti autoritaire et clientéliste qui régnât d’une main de fer sur le Mexique pendant 71 ans. Menée à coup de millions de pesos et avec l’appui des médias de masse, sa campagne est une machine de guerre que rien ne semble pouvoir enrayer.
– « Tu n’as pas d’idéologie ? » a demandé un jour le journaliste Carlos Puig à celui qui se profile comme le prochain président du Mexique.
– « Non, je n’en ai pas, tout comme les nouvelles générations je crois » a répondu Peña Nieto.
Difficile en effet de définir le positionnement politique du candidat et de son parti. Gauche, droite ? Lors des 71 ans durant lesquels gouverna le Parti de la Révolution Institutionnelle on a pu voir de tout : depuis l’expropriation pétrolière et la réforme agraire décidées à l’aube de la seconde guerre mondiale par le très socialisant président Lazaro Cardenas, jusqu’au dépeçage néo-libéral des services publics voulu par Carlos Salinas de Gortari au début des années 1990.
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LES MAINS SALES, IMPLIQUE JUSQU’A COUP DANS LE CRIME IRRESOLU ET DOUTEUX DE SA FEMME ET AVEC LES NARCOS. ET AVANT LES ELECTIONS EN FRANCE SOUS LA BENEDICTION DU CHEF DE L’ETAT HOLLANDE. GOOOOD