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Rubrique : Actu Monde, La Une

Présidentielle américaine - Obama accuse McCain d’être inféodé aux groupes pétroliers

Publié le 04/08/2008 par Le Grand Journal

obama-gagnant.jpgLe candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama s’est emparé lundi du principal sujet de préoccupation des électeurs américains en détaillant son plan pour l’énergie et en accusant son adversaire d’être inféodé aux grandes compagnies pétrolières.

Tourné en ridicule dans les dernières publicités télévisées républicaines, Barack Obama a contre-attaqué, à trois mois jour pour jour de la présidentielle, en lançant au niveau national un clip prenant pour cible les relations entre John McCain et les grandes compagnies pétrolières.

“Chaque fois que vous remplissez votre réservoir, les compagnies pétrolières se remplissent les poches”, affirme le clip du candidat démocrate. “Au lieu de vouloir taxer les profits des compagnies pétrolières pour aider les automobilistes, McCain veut leur donner 4 milliards de dollars de remises d’impôts”, ajoute le clip démocrate qui rappelle que M. McCain a reçu 2 millions de dollars de dons des compagnies pétrolières pour financer sa campagne.

“Après avoir eu un président inféodé aux compagnies pétrolières, nous ne pouvons nous permettre d’en avoir un second”, affirme le clip en montrant une photo de George W. Bush et John McCain côte à côte.

Les publicités négatives du camp McCain semblent avoir affecté l’opinion. M. Obama a vu sa cote baisser à mesure qu’étaient diffusés les clips républicains le comparant aux starlettes Britney Spears ou Paris Hilton, ou encore à Moïse.

Lundi, M. Obama avait repris un maigre avantage (46% contre 43%) dans le sondage quotidien Gallup. Mais l’institut Rasmussen qui publie également un sondage quotidien, plaçait pour la première fois M. McCain devant M. Obama (47% contre 46%).

Dans un discours prononcé à Lansing (Michigan, nord), M. Obama a proposé de puiser dans les réserves pétrolières stratégiques américaines pour contribuer à faire baisser le prix de l’essence.

M. Obama a souhaité que 70 millions de barils stockés dans les réserves stratégiques de pétrole des Etats-Unis soient mis sur le marché pour soulager les Américains confrontés aux prix records de l’essence.

La Maison Blanche et les républicains sont opposés à cette mesure.

M. Obama a souhaité qu’en dix ans les Etats-Unis n’aient plus besoin du pétrole importé du Moyen-Orient et du Venezuela.

En campagne en Pennsylvanie (est), M. McCain qui a fait de la reprise des forages en mer l’ossature de son plan énergétique, a souhaité que le Congrès, en congés jusqu’au 8 septembre, reprenne ses travaux pour autoriser les forages. “Nous devons forer ici et maintenant”, a-t-il dit.

Le candidat républicain a également rappelé qu’il était pour la reprise de la construction de centrales nucléaires.

“Malheureusement, le sénateur Obama continue à s’opposer aux forages en mer. Il continue à s’opposer à l’usage du nucléaire. Cette politique erronée conduirait à l’augmentation du coût de l’énergie pour les familles et les entreprises américaines, cela renforcerait notre dépendance au pétrole étranger”, a dit M. McCain.

Concernant les forages en mer, M. Obama s’est déclaré samedi favorable à un “compromis” qui permettrait l’exploitation de champs pétrolifères situés au large de la côte ouest de la Floride.

Après y avoir été opposé, M. McCain est favorable quant à lui à la levée générale du moratoire sur les forages en mer.

“Nous ne parviendrons pas à l’indépendance énergétique en vérifiant la pression de nos pneus”, a également dit M. McCain.

Il faisait allusion à une récente remarque de M. Obama qui a conseillé aux automobilistes de vérifier la pression de leurs pneus pour économiser l’essence.

Lundi, le parti républicain a indiqué avoir fait cadeau à M. Obama, qui fêtait ce lundi son 47e anniversaire, d’un manomètre. Ce présent ironique a été peu apprécié par le camp démocrate qui a rappelé que des pneus bien gonflés permettaient effectivement d’économiser l’essence.

WASHINGTON (AFP) —  (www.legrandjournal.com.mx)

obama-in-london.jpg

WASHINGTON, 30 juil 2008 (AFP) - Le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama compte sept points d’avance sur le républicain John McCain, selon un sondage diffusé mercredi par CNN.

Le sénateur de l’Illinois est crédité de 51% d’intentions de vote contre 44% pour M. McCain. Il y a un mois, le même institut créditait M. Obama de 50% d’intentions de vote et M. McCain de 45%. Ce sondage est le premier réalisé après le retour aux Etats-Unis de M. Obama. Le sénateur de l’Illinois a effectué la semaine dernière une tournée de huit jours au Proche-Orient et en Europe. M. Obama est considéré comme le meilleur candidat pour résoudre les questions économiques et les dossiers concernant l’assurance maladie, les impôts, l’emploi, la hausse du prix de l’essence qui sont les principaux sujets de préoccupation des Américains. En revanche, M. McCain est considéré comme plus à même de s’atteler aux questions concernant le terrorisme, l’immigration clandestine, la guerre en Irak, l’Afghanistan, le Proche-Orient et l’Iran. Ce sondage a été réalisé du 27 au 29 juillet auprès de 1.041 personnes. sa marge d’erreur est de plus ou moins 3%.

Article du 27 Juillet 2008

Le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama a admis samedi qu’en dépit de la popularité dont il jouit à l’étranger, sa tournée internationale pourrait momentanément l’handicaper dans les sondages pour l’élection présidentielle de novembre.

“Je ne suis pas sûr qu’il y aura un impact politique immédiat” après cette tournée, a déclaré M. Obama lors d’une conférence de presse organisée sur le perron du 10 Downing Street, la résidence à Londres du Premier ministre britannique Gordon Brown, avec lequel il s’était auparavant entretenu.

“Je ne serais même pas surpris si dans certains sondages ça avait pour conséquence un certain fléchissement”, a-t-il expliqué. “Nous avons été hors du pays pendant une semaine. Les gens s’inquiètent du prix de l’essence, des saisies immobilières.”

“L’une des raisons pour lesquelles ce voyage me semblait important est que je suis convaincu que les problèmes auxquels nous sommes confrontés chez nous ne seront pas pleinement résolus si nous n’avons pas des partenaires solides à l’étranger”, a-t-il ajouté.

M. Obama est toujours crédité d’une légère avance sur John McCain, le candidat républicain à la Maison Blanche, au niveau national (de un à six points selon les instituts) mais cet avantage tend à diminuer.

Un sondage NBC News/Wall Street Journal, publié mercredi, souligne que 55% des électeurs américains considèrent que Barack Obama serait le choix “le plus risqué” pour la présidence des Etats-Unis. Seulement 35% estiment que M. McCain représenterait le choix le plus risqué pour la présidence.

Le même sondage affirme que 58% des électeurs contre 47% s’identifient davantage aux valeurs et au bilan de M. McCain qu’à ceux de M. Obama.

M. Obama, qui effectuait à Londres la dernière étape de sa tournée internationale, a été accueilli avec enthousiasme en Europe, notamment à Berlin où 200.000 personnes se sont réunies jeudi pour assister à l’un de ces discours.

Barack Obama a souligné samedi à Londres l’”affection profonde et durable” et la “gratitude” des Américains envers la Grande-Bretagne, à l’issue d’entretiens à Downing Street avec le Premier ministre Gordon Brown.

“Nous avons traversé ensemble deux guerres mondiales, nous parlons la même langue, nous croyons tous deux à l’Etat de droit et au respect de la loi”, a déclaré le sénateur de l’Illinois lors d’une conférence de presse.

“Il y a en Amérique une affection profonde pour le peuple britannique et une fascination pour tout ce qui est britannique, qui n’est pas près de disparaître”, a-t-il insisté, interrogé sur l’état des relations entre les deux pays.

M. Obama a par ailleurs souligné la “gratitude” du peuple américain pour l’aide apportée par les Britanniques dans les conflits en Afghanistan et en Irak, où sont déployés respectivement 4.100 et 7.700 soldats britanniques aux côtés des troupes américaines.

“J’ai exprimé une nouvelle fois notre gratitude pour l’aide solide de la Grande-Bretagne sur des questions comme l’Afghanistan”, a poursuivi le candidat démocrate, lors d’un point-presse auquel ne participait pas le Premier ministre britannique.

“Je sais que les soldats ici en Grande-Bretagne ont payé un lourd tribut aux guerres en Irak et en Afghanistan, et je crois que le peuple américain est reconnaissant pour toute l’aide apportée” par les Britanniques, a insisté M. Obama.

A son arrivée au pouvoir en juin 2007, Gordon Brown avait semblé prendre ses distances par rapport à son prédécesseur Tony Blair dans ses relations avec les Etats-Unis de George W. Bush.

M. Blair avait été chassé du pouvoir notamment à cause de son impopularité suite à l’engagement des Britanniques dans la guerre en Irak aux côtés des troupes américaines. Son soutien indéfectible aux Etats-Unis lui avait valu le sobriquet de “caniche de Bush”.

LONDRES (AFP) —  (www.legrandjournal.com.mx)

obama-sarkozy.jpgArticle du 25 Juillet

Barack Obama poursuit sa tournée des capitales européennes. Arrivé d’Allemagne en milieu d’après-midi, le candidat démocrate à la présidence américaine n’est resté que quelques heures à Paris. Avant de repartir pour Londres, le sénateur de l’Illinois a été reçu par Nicolas Sarkozy à l’Elysée. L’occasion pour les deux hommes d’exprimer leurs “convergences”, sur le climat ou le nucléaire iranien.

Affluence des grands jours ce vendredi dans la salle des fêtes de l’Elysée. Par dizaines, des journalistes de tout ce que Paris compte de titres de presse, de radios et de chaîne de télévision, sans oublier de nombreux confrères américains, ont répondu à “l’appel Obama”. A l’extérieur du palais, quelques supporters, Français et Américains, en majorité des gens de couleur, se sont également massés derrière les barrières de sécurité afin d’apercevoir le sénateur démocrate. Arrivé à 17 heures rue du faubourg Saint-Honoré, celui-ci en repartira une heure et demi plus tard, raccompagné par un Nicolas Sarkozy tout sourire et qui n’a pas hésité, devant les photographes, à “claquer une bise” à son “copain” d’Amérique.

Réglée comme du papier à musique, la visite de Barack Obama dans la capitale française, avant-dernière étape - avant Londres samedi - de sa tournée mondiale, n’aura pas dépassé cinq heures. Officiellement pour des questions d’agenda: “C’est l’une des premières fois qu’un candidat à l’élection présidentielle américaine s’absente aussi longtemps des Etats-Unis. Nous avons donc été obligés d’abréger nos derniers déplacements”, a plaidé le sénateur métis lors de la conférence de presse menée conjointement avec Nicolas Sarkozy. Quant à la frustration un brin chauvine de l’avoir vu déclamer son grand discours la veille à Berlin et non à Paris, le démocrate s’en est tiré par un habile: “A Berlin, j’ai parlé à tous les Européens.” Y compris aux Français donc. Car, même si, stratégiquement, trop de proximité avec Paris pourrait lui coûter de précieuses voix au centre en novembre prochain, Obama, derrière son pupitre, n’a eu, vendredi, que des mots doux pour l’Hexagone.

“Bonne chance à Barack Obama”
“Je peux vous affirmer que l’Américain moyen aime énormément le peuple français”, a-t-il notamment déclaré afin de dissiper le sentiment anti-frnaçais né du non à la guerre en Irak en 2003. “Les Français et les Européens ne doivent pas sous-estimer l’intérêt que portent les Américains à l’amélioration de la relation transatlantique”, a-t-il ajouté. “La France est heureuse d’accueillir Barack Obama, d’abord parce qu’il est Américain”, avait pour sa part énoncé Nicolas Sarkozy au moment d’ouvrir les débats. Visiblement, cette raison n’a toutefois pas semblé être la seule, le président français, qui avait reçu dans une ambiance bien plus confidentielle John McCain au mois de mars dernier, a en effet eu du mal à cacher sa proximité politique avec le sénateur démocrate.

Sur le fond, les deux hommes, qui se sont entretenus une heure durant avant de s’adresser à la presse, se sont en effet retrouvés sur de nombreux sujets. De la poursuite de l’effort de guerre contre les taliban en Afghanistan, à la nécessité de stopper les ambitions nucléaires iraniennes en passant une lutte farouche contre le réchauffement climatique, le président français et le candidat américain ont souligné leurs “convergences”. Sur la forme, le constat est identique. A plusieurs reprises, Barack Obama a loué “l’énergie” du locataire de l’Elysée et vu dans le verdict des urnes françaises au printemps 2007, un résultat”méritocratique”, digne du “rêve américain”.

A ses côtés, Nicolas Sarkozy a lui relevé des similitudes entre son “aventure” personnelle et celle de son interlocuteur du jour, rencontré, comme McCain, en 2006 à Washington. Il a notamment mis en avant leurs origines étrangères - en partie du moins - à leur pays respectif. “Je suis forcément intéressé par un candidat qui regarde le futur et non le passé”, a encore lâché le président français, en référence à la manière dont il a lui mené campagne l’année dernière. “Bonne chance à Barack Obama. Si c’est lui (qui est élu président des Etats-Unis, ndlr), la France sera très heureuse. Et si ce n’est pas lui, la France sera l’amie des Etats-Unis d’Amérique”, a-t-il finalement conclu. Dans une formulation qui, à nouveau, en a dit long sur sa préférence…

L’avance d’Obama sur McCain diminue dans les derniers sondages

WASHINGTON (AFP) — Le chemin vers la présidence est loin d’être dégagé pour le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama malgré une tournée internationale sans fausse note et, selon des sondages, le républicain John McCain peut croire en ses chances de l’emporter en novembre.

Au moment où le sénateur de l’Illinois faisait chavirer une foule de 200.000 personnes à Berlin, les sondages publiés aux Etats-Unis n’avaient rien d’enthousiasmant pour le candidat démocrate.

Certes, M. Obama est toujours crédité d’une légère avance sur son adversaire républicain au niveau national (de un à six points selon les instituts) mais cet avantage tend à diminuer. Malgré une couverture médiatique exceptionnelle -critiquée par le camp McCain qui a dénoncé une “histoire d’amour” éhontée entre Obama et la presse-, M. Obama inspire toujours de la méfiance.

Un sondage NBC News/Wall Street Journal, publié mercredi, souligne que 55% des électeurs américains considèrent que Barack Obama serait le choix “le plus risqué” pour la présidence des Etats-Unis. Seulement 35% estiment que M. McCain représenterait le choix le plus risqué pour la présidence.

Le même sondage affirme que 58% des électeurs contre 47% s’identifient davantage aux valeurs et au bilan de M. McCain qu’à ceux de M. Obama.

Une autre étude publiée jeudi par l’université Quinnipiac est particulièrement inquiétante pour le candidat démocrate. Elle indique que John McCain a pris l’avantage dans le Colorado (ouest) et qu’il talonne M. Obama dans le Michigan (nord) et le Minnesota (nord). Or ces Etats sont jugés cruciaux par le camp Obama dans la perspective de l’élection de novembre.

M. Obama doit quasi impérativement remporter ces Etats et d’autres Etats clefs comme l’Ohio (nord), la Pennsylvanie (est), le Nevada (ouest) ou le Nouveau-Mexique (sud-ouest). De récents sondages promettent une lutte serrée dans tous ces Etats et M. McCain a même pris l’avantage dans ceux considérés comme acquis aux démocrates comme le New Hampshire (nord-est).

M. McCain séduit l’électorat masculin blanc et surtout les personnes âgées de plus de 65 ans toujours enclines à se rendre massivement aux urnes.

Selon les experts, la campagne terre à terre de M. McCain -on l’a vu cette semaine dans de modestes épiceries de Pennsylvanie ou de l’Ohio- semble porter ses fruits.

La principale préoccupation des électeurs américains n’est pas la guerre en Irak mais le prix de l’essence et, sur cette question, le républicain a pris un solide avantage en promettant notamment d’autoriser les forages pétroliers en mer le long des côtes américaines.

M. Obama s’oppose à cette mesure et des économistes la jugent sans effet -du moins immédiat- sur le prix de l’essence. Mais la proposition est extrêmement populaire. Un sondage diffusé jeudi par Fox News indique que 71% des électeurs y sont favorables.

Interrogé vendredi sur CNN, M. Obama a tenté de justifier son voyage à l’étranger en assurant que cela pourrait concrètement aider les Américains. “Si nous avons davantage de soldats de l’Otan en Afghanistan, alors il y aura besoin de moins de soldats américains à long terme, ce qui veut dire que nous dépenserons des milliards de dollars de moins (…) que nous pourrons investir” aux Etats-Unis.

“Cela permettra de baisser les impôts pour les classes moyennes qui souffrent du prix élevé de l’essence”, a-t-il dit.

La chancelière allemande Angela Merkel a cependant assuré, avant sa rencontre avec M. Obama, que Berlin n’entendait pas aller au delà des engagements militaires déjà annoncés. Vendredi, le président français Nicolas Sarkozy a semblé plus réceptif aux arguments de M. Obama en affirmant que les Occidentaux n’avaient “pas le droit de perdre” en Afghanistan.

M. Obama est attendu samedi soir aux Etats-Unis.

Article du 24 juillet 2008

BERLIN (AFP) — Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama, en tournée internationale, est attendu vendredi à Paris pour une brève visite de quelques heures où il doit rencontrer le président français Nicolas Sarkozy avant de se rendre à Londres.

Jeudi à Berlin, M. Obama a prononcé devant des dizaines de milliers de personnes enthousiastes un grand discours sur les relations transatlantiques, dans lequel il a demandé à la “nouvelle génération” d’Européens et d’Américains de s’unir pour “abattre les murs” entre alliés, entre pays riches et pauvres, chrétiens musulmans et juifs. Il a demandé aux Européens de poursuivre leur engagement en Afghanistan. “Pour le peuple d’Afghanistan, et pour notre sécurité commune, il faut terminer le travail”, a-t-il dit.

A Paris, M. Sarkozy et le sénateur de l’Illinois tiendront une conférence de presse commune à l’issue de leur entretien dans l’après-midi, a indiqué la présidence française. “Obama? C’est mon copain”, a par ailleurs affirmé Nicolas Sarkozy au Figaro, qui rapporte ses propos dans son édition de vendredi.”Contrairement à mes conseillers de la cellule diplomatique, je n’ai jamais cru dans les chances d’Hillary Clinton. J’ai toujours cru qu’Obama serait désigné”, assure le président.

Aucune autre rencontre n’a été annoncée pour cette brève escale parisienne, constrastant avec “l’obamania” qui a marqué son passage à Berlin. Le candidat démocrate, très populaire en France et qui effectue une tournée destinée à conforter son image internationale et renforcer ses relations avec des partenaires-clé des Etats-Unis au Moyen-Orient et en Europe, s’est également rendu en Afghanistan, au Koweït, en Irak et en Jordanie.

Ces visites visent à “évaluer la situation des pays qui sont cruciaux pour la sécurité nationale américaine et à s’entretenir avec des amis et alliés”, a indiqué son équipe de campagne. M. Sarkozy avait reçu à Paris le 21 mars le candidat républicain John McCain. M. Obama, à l’époque candidat à l’investiture démocrate, s’était déclaré en janvier “impressionné” par le président français, qu’il avait qualifié “d’homme énergique, avec beaucoup de talent”. Il avait déjà rencontré M. Sarkozy à Washington, avant son élection à la présidence française en mai 2007. En termes de popularité, M. Obama distance largement son concurrent auprès des Européens, selon diverses études d’opinion.

Barack Obama a appelé jeudi à Berlin une nouvelle génération d’Européens et d’Américains à abattre les murs entre alliés, entre races et religions pour relever les défis de la planète. Dans un discours sans précédent dans une campagne présidentielle américaine, le candidat démocrate s’est adressé à une foule enthousiaste de plus de 200.000 personnes dans le Tiergarten, un vaste parc au coeur de Berlin, divisée jusqu’en 1989 par le rideau de fer.

“Le plus grand danger serait de permettre à de nouveaux murs de nous diviser”, a lancé le sénateur de l’Illinois, évoquant les divergences entre l’Europe et les Etats-Unis sous la présidence de George W. Bush. Face au terrorisme, au réchauffement climatique, à la drogue, la prolifération nucléaire, “nous ne pouvons pas nous permettre d’être divisés”. “Les murs entre les alliés de longue date, de part et d’autre de l’Atlantique, ne peuvent pas rester debout”, a-t-il dit.

“Les murs entre les pays les plus riches et les plus pauvres ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les races et les tribus, entre les indigènes et les immigrants, entre chrétiens, musulmans et juifs ne peuvent pas rester debout”, selon lui. “Peuple de Berlin, peuples du monde, notre heure est venue … Une nouvelle génération, notre génération, doit laisser sa marque dans l’Histoire”, a lancé le sénateur de 46 ans qui affrontera en novembre le candidat républicain de 71 ans, John McCain.

“L’Amérique n’a pas de meilleur allié que l’Europe”, a affirmé M. Obama. Mais “un vrai partenariat exige un travail constant et des sacrifices… des alliés qui savent écouter, apprendre les uns des autres et surtout se faire confiance”. “En Europe, l’idée s’est trop répandue que l’Amérique est en partie responsable de ce qui a dérapé dans notre monde, au lieu d’une force qui contribue à le rendre meilleur”, a reconnu M. Obama. “En Amérique, des voix s’élèvent pour dénigrer et nier l’importance du rôle de l’Europe pour notre sécurité et notre avenir. Les deux visions sont fausses”.

M. Obama, qui possède une légère avance sur son adversaire qui lui reproche son manque d’expérience, a utilisé le décor d’une des villes d’Europe les plus connues des Américains pour ce discours visant à prouver qu’il a l’étoffe d’un président.

“Peuples du monde, regardez Berlin, où un Mur est tombé, un continent s’est réunifié, et l’Histoire a montré qu’aucun défi n’est trop grand quand le monde serre les rangs”, selon lui.

Après son discours, fréquemment interrompu par les applaudissements et les cris “Yes we can” (”Oui, nous pouvons”), son slogan de campagne, M. Obama s’est mêlé pendant cinq minutes à la foule, qui se pressait pour lui serrer la main et le photographier. Les plus de 200.000 personnes massées pour l’écouter dépassent de loin son record d’affluence de 75.000 personnes lors d’un meeting électoral en Oregon. Le sénateur démocrate, arrivé dans la matinée, s’est entretenu avec la chancelière conservatrice Angela Merkel, puis avec le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier.

Article du 23 juillet 2008

SDEROT (Israël) (AFP) — Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama, a promis mercredi un soutien “indéfectible” à Israël, estimant que l’Iran doté de la bombe atomique constituerait “une grave menace” pour le monde.

M. Obama, qui a visité la ville israélienne de Sdérot à la fin d’une journée marathon en Israël et en Cisjordanie, s’est également engagé à s’impliquer immédiatement dans le processus de paix s’il était élu.

“L’Etat d’Israël fait face à des ennemis déterminés qui cherchent sa destruction, mais il a aussi un ami et un allié, les Etats-Unis, qui sera toujours à ses côtés”, a assuré le sénateur.

“J’apporte ici un soutien indéfectible à la sécurité d’Israël”, a-t-il poursuivi, après avoir qualifié la création du pays de “miracle”.

Face à une foule de journalistes, s’exprimant devant un monceau de débris de roquettes tirées de la bande de Gaza vers Sdérot, le candidat a estimé qu’un “Iran nucléaire serait une grave menace pour le monde”.

“Le monde doit empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire (…) L’Iran nucléaire changerait la donne pas seulement au Proche-Orient, mais dans le monde entier”, a-t-il insisté.

Le candidat démocrate a estimé que la communauté internationale devait adopter une politique de la “carotte et du bâton” pour empêcher l’Iran de se doter d’une arme nucléaire, alors que Téhéran dément avoir un tel projet.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert que Barack Obama a rencontré dans la soirée à Jérusalem a pour sa part affirmé durant l’entretien que selon les estimations israéliennes, l’Iran disposera de l’arme atomique “d’ici la fin de 2009 ou au début de 2010 au plus tard”, a indiqué la radio publique israélienne.

Auparavant, Barack Obama s’était rendu en hélicoptère à Sdérot, cible régulière des tirs de roquettes palestiniennes, où le sénateur a estimé qu’il existait une occasion à saisir dans le processus de paix.

“Je n’attendrai pas quelques années de mon mandat ou de mon second mandat si je suis élu pour faire avancer le processus. Je pense qu’il existe actuellement une fenêtre (d’opportunité) que nous devons exploiter”, a-t-il affirmé.

Une position qu’il a réitérée au président palestinien Mahmoud Abbas lors d’une rencontre à Ramallah, lui promettant qu’il serait un “acteur important et entier dans le processus de paix” s’il remporte la victoire en novembre. S’exprimant sur la question épineuse de Jérusalem, qui a fait échouer à plusieurs reprises les négociations israélo-palestiniennes, M. Obama a répété que la ville sainte “sera la capitale d’Israël”, sans mentionner quelle serait la capitale d’un futur Etat palestinien.

“Je n’ai pas changé mes déclarations”, a-t-il insisté. “Je continue à dire que Jérusalem sera la capitale d’Israël. Je l’ai déjà dit et je le dirai encore (…) mais j’ai aussi dit qu’il s’agit d’une question faisant partie” des négociations sur le statut final d’un futur Etat palestinien.

Le candidat avait provoqué la colère des Palestiniens en juin quand il avait qualifié Jérusalem de capitale indivisible de l’Etat hébreu.

M. Obama a par ailleurs soutenu le refus d’Israël de négocier directement avec le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007.

“Si quelqu’un tirait des roquettes sur ma maison où mes deux filles dorment chaque soir, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire cesser cela”, a poursuivi le candidat, soulignant que le Hamas devait reconnaître l’existence d’Israël.

Un porte-parole du Hamas, Ismaïl Radwane, a condamné ces déclarations depuis Gaza et promis que son mouvement ne reconnaîtrait jamais “l’usurpateur” israélien.

M. Obama devait quitter Israël jeudi à l’aube pour poursuivre une tournée internationale, qui l’a déjà mené en Afghanistan, Koweït, Irak et Jordanie.

AFP - (www.legrandjournal.com.mx)

Article du 22 juillet 2008

Barack Obama effectue son premier voyage à l’étranger comme candidat démocrate la Maison Blanche. Le sénateur de l’Illinois sera notamment à Berlin, Paris et Londres, où l’”Obamania” va bon train.

Dans ce genre de voyage, c’est la photo qui compte. Barack Obama a même voulu, pour son grand discours à Berlin sur les relations transatlantiques, poser sous la porte de Brandebourg. Là même où John Fitzgerald Kennedy avait adressé le 26 juin 1963 un message de réconciliation aux Berlinois, scindés par un Mur entre Est et Ouest. Son tonitruant “Ich bin ein Berliner” avait scellé un pacte d’amitié entre l’Allemagne et le jeune président américain. Mais les conseillers d’Obama ont jugé que le cadre était de trop.

Plus qu’une simple visite de courtoisie à Berlin, Paris et Londres, le premier voyage du candidat démocrate à l’étranger depuis qu’il se lance dans la course à la Maison Blanche risque de chauffer les esprits. Côté américain, Obama est attendu sur sa capacité à endosser la stature de chef de la plus grande puissance mondiale. A nouer de bonnes relations avec ceux qui comptent sur la scène internationale. Sans trop en faire. Et les républicains sont attentifs au moindre faux pas de leur adversaire.

Côté européen, l’”Obamania” trouble la classe politique, toutes tendances confondues. Des comités de soutien ont poussé sur Internet comme des champignons. Et selon les prédictions de l’éditorialiste américain Marc Ambinder, la presse européenne pourrait perdre son sens critique et devenir ga-ga.

Trop pro-européen ?
“Je dois rappeler que les Français n’élisent pas le président des Etats-Unis !”, claironne malicieusement George Yates, le président des “Republicans abroad” en France et en Europe, interrogé par FRANCE 24. A en croire les sondages, si les Européens devaient élire le président des Etats-Unis, Obama serait certain, à ce jour, de l’emporter. Selon l’un de ces sondages, publié le 14 juillet par l’institut de sondage britannique ICM pour le quotidien “The Guardian”, 53 % des Britanniques ont le sentiment qu’Obama ferait un bon président. Seuls 11 % émettent cet avis concernant John McCain. 36 % n’expriment pas d’opinion.

Mais la fascination européenne pour Obama n’est pas du pain béni pour le candidat démocrate. Ses conseillers ont même tout intérêt à étouffer de trop grandes manifestations d’enthousiasme et à éviter le syndrome John Kerry. Ce dernier, si populaire en Europe lors de l’élection présidentiell de 2004, avait essuyé un revers face à George Bush. “Obama marche sur des Å“ufs”, estime le britannique Michael Cox, chercheur à l’institut britannique Chatham House, interrogé par FRANCE 24. “Certes, l’Europe est toujours le premier partenaire économique et stratégique des Etats-Unis. Mais pour être aimé des Américains, un candidat à la Maison Blanche ne doit pas avoir l’air d’écouter les conseils des Européens. Les Américains ne sont pas très ouverts à ce que pense l’étranger.”

Ce conseil n’émeut apparemment pas le sénateur de l’Illinois. Lorsque la chaîne de télévision CNN lui demande, le 13 juillet, si sa popularité en Europe ne va pas exciter la méfiance contre lui, Obama répond : “Je pense que les gens comprennent qu’il y a eu une conséquence à la mauvaise image qu’ont eue les Etats-Unis ces dernières années.”

Capter un peu de l’”aura d’Obama”
Les deux principaux objectifs de Barack Obama, infléchir le vote des Américains et convaincre les super-délégués récalcitrants, ont peu de chance d’être atteints, estime Michael Cox. Sa présence pourrait plus certainement redistribuer les cartes politiques en Europe. “C’est tout aussi important pour Barack Obama de faire bonne figure aux côtés des alliés européens et de donner une image crédible d’acteur international, que pour les Européens de poser aux côtés du candidat démocrate”, analyse le chercheur britannique. “Brown, Sarkozy et Merkel ont fait le calcul : Obama a de très fortes chances d’être élu à la fin de l’année. Sa popularité est tellement criante que ces dirigeants, qui sont dans le creux de la vague, aimeraient capter un peu de cette aura-là !”

Cependant, met en garde Josef Joffe, dans un éditorial de l’hebdomadaire allemand “Die Zeit” le 6 juin dernier, “l’idéalisme d’Obama constitue une jolie toile de fond sur laquelle les Européens aiment se projeter”. Autrement dit, seuls les Européens sont dupes à propos de cette visite. Et à en croire le républicain Georges Yates, les Européens ont tort de croire qu’Obama est l’opposé de George Bush. “La politique étrangère ne changera pas fondamentalement en fonction de la couleur politique du président élu. Et beaucoup d’Européens seront déçus par Barack Obama”, prédit-il. “Obama se range peu à peu à l’évidence. D’ici la fin de la campagne, il sera peut-être plus protectionniste et favorable à la guerre en Irak que McCain !” A voir…

France 24 - (www.legrandjournal.com.mx)

Article du 1er juillet 2008

Le candidat démocrate tente d’élargir sa base électorale sur des sujets comme les armes ou la peine de mort, s’exposant aux critiques de droite et de gauche.

Confronté aux fausses rumeurs sur sa prétendue religion musulmane ou son refus de prêter allégeance au drapeau, Barack Obama a entamé une «tournée patriotique» dans l’Amérique profonde avant la fête nationale du 4 juillet. «J’ai toujours considéré mon amour profond et éternel pour ce pays comme une évidence, a-t-il déclaré lundi à Independence (Missouri), patrie de Harry Truman. Je ne jetterai jamais le soupçon sur le patriotisme d’autrui et je ne resterai pas sans rien faire si le mien est mis en cause.»

La portée de son intervention a été amoindrie par une polémique. Dimanche, l’un de ses conseillers, le général en retraite Wesley Clark, a déclaré à propos de John McCain : «Je ne pense pas que piloter un avion de chasse et se faire descendre donne les qualifications pour être président.» La formule fait écho à une campagne de calomnie sur Internet contre le candidat républicain, abattu au-dessus de Hanoï en 1967 et torturé pendant cinq ans dans les geôles du Vietcong. Obama a dû s’interposer : «Pour ceux qui, comme John McCain, ont enduré des tourments physiques en servant notre pays, nulle autre preuve de sacrifice n’est nécessaire.»

Le candidat démocrate se serait passé de cette distraction, alors qu’il navigue sur des eaux parsemées d’écueils pour se repositionner avant la présidentielle de novembre. Pour avoir promis de mener des politiques «post-partisanes» s’il est élu, il a pas mal de chemin à faire : en janvier, le National Journal l’avait classé comme le sénateur le plus à gauche, sur la base de 99 de ses votes en 2007. Alors que la course des primaires exige de séduire la base militante du parti, l’élection générale suppose d’élargir son électorat à ce que Bill Clinton appelait «le centre vital». Le sénateur de l’Illinois n’a pas attendu d’avoir sa première conversation téléphonique avec l’ancien président, lundi, pour afficher sa nouvelle modération.

Impératifs antiterroristes

Deux décisions de la Cour suprême la semaine dernière lui ont permis de recentrer son image sur les questions sensibles de la peine de mort et du port d’arme. Il a critiqué la décision de la haute cour d’interdire la peine capitale pour les viols d’enfants, l’estimant justifiée pour des crimes «aussi odieux». Ce n’est pas un revirement, le démocrate ayant toujours été en faveur d’une peine de mort «très encadrée, dans un nombre de cas restreint, pour les crimes les plus extrêmes.» Il a en revanche salué la décision de la Cour de consacrer le droit individuel de posséder des armes pour chasser et se défendre, et la possibilité de le réglementer, mais pas de l’abolir : «Cela confirme qu’en agissant de manière responsable nous pouvons à la fois protéger ce droit constitutionnel et assurer la sécurité de nos enfants.»

Dans la foulée, Obama a changé d’avis sur la loi autorisant les écoutes des citoyens, renonçant à ses objections sur l’immunité qu’elle accorde aux compagnies de téléphone, au nom des impératifs de la lutte antiterroriste. C’est l’un de ses points faibles dans les sondages et un sujet qui risque à tout moment de s’imposer dans la campagne, en cas d’alerte ou de nouvel attentat. Il a aussi durci son discours sur l’Iran et la protection d’Israël, allant jusqu’à défendre l’annexion de Jérusalem par l’État hébreu. Il parle abondamment de sa foi et projette de mener une campagne agressive auprès de l’électorat religieux, où il talonne McCain (47 % contre 42 % selon l’institut Gallup). Il a enfin adouci ses critiques des accords de libre-échange et ouvert la porte à un aménagement de sa promesse de rapatrier les troupes d’Irak en seize mois, insistant sur une sortie «ordonnée et responsable».

Ces évolutions l’exposent à l’étiquette de «girouette», très dangereuse pour un candidat à la Maison-Blanche. Les républicains n’ont pas laissé passer l’occasion, l’accusant de «faire toujours passer ses intérêts électoraux en premier». David Brooks, chroniqueur conservateur du New York Times, raille «les deux Obama», le «Docteur Barack» aux principes élevés et le «Fast Eddie Obama» aux tactiques rouées. Les syndicats et les mouvements associatifs s’inquiètent de ses revirements sur le libre-échange et les écoutes. Ses partisans, au contraire, veulent y voir la démarche d’un «homme pragmatique», capable de dépasser les dogmes de son parti.

Article du 30 Juin 2008

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Les deux candidats tentent de séduire la première minorité du pays, dont la forte croissance démographique en fait un enjeu majeur de la présidentielle.

John McCain se croit en terrain ami. «Je viens d’un État frontalier où l’on parlait l’espagnol avant l’anglais, je connais les sujets qui vous préoccupent», dit le sénateur de l’Arizona aux centaines d’élus d’origine hispanique rassemblés le week-end dernier à Washington.

Barack Obama, qui lui succède à la tribune de l’Association nationale des élus latinos (Naleo), se présente en conquérant : «Cette élection peut dépendre du nombre de Latinos qui iront voter, souligne le sénateur de l’Illinois. Nous devons bâtir une coalition et votre communauté y occupe une place centrale. Nous allons changer la carte politique de ce pays.»

Respectueusement applaudi, malgré plusieurs interruptions du mouvement antiguerre Code Pink, John McCain est déjà reparti quand la salle fait une ovation à son rival démocrate. «Obama parle notre langage, explique Myrna Maldonado, conseillère municipale d’une petite ville de l’Indiana. Il est progressiste sur les questions sociales tout en défendant les valeurs familiales. McCain est un héros de guerre qui mérite notre respect, mais je suis en désaccord avec presque tout ce qu’il dit.»

C’est l’un des enjeux majeurs de l’élection présidentielle à venir. Avec plus de 45 millions de membres (15 % de la population), les communautés d’origine latino-américaine constituent le deuxième groupe ethnique aux États-Unis, derrière la majorité blanche (66 %) et devant les Afro-Américains (12 %). Plus jeunes que la moyenne nationale (27 ans contre 38), les Latinos affichent aussi le plus fort taux de croissance du pays (3,4 %, contre 1 %). Ils représentent désormais 44 % de la population au Nouveau-Mexique, 36 % en Californie et au Texas, 30 % en Arizona et au Nevada, 20 % en Floride. «La route de la Maison-Blanche passe par la communauté latino», tranche Adolfo Carrion, président de Naleo.

Les illégaux, «enfants de Dieu»

Jusqu’ici, cette force reste sous-représentée dans les urnes, faute d’avoir l’âge de voter (18 ans), d’être en situation légale (12 millions de clandestins estimés) ou simplement de s’inscrire sur les listes électorales. Barack Obama a fait de l’augmentation de la participation des Latinos l’une des pierres angulaires de sa stratégie. Le calcul, explique un de ses conseillers dans les coulisses du forum, «est de porter le vote hispanique à 8 % ou 9 % de l’électorat total», pour compenser la majorité traditionnellement républicaine de l’électorat blanc.

En 2004, le vote hispanique avait plafonné à 6,5 %. George W. Bush en avait recueilli 40 %, un record pour un républicain. Cette année, 57 % des Latinos penchent du côté des démocrates, d’après un sondage du Pew Research Center.

Durant les primaires, Hillary Clinton a largement dominé Barack Obama auprès de ce segment de l’électorat. Le candidat démocrate mène donc une offensive de charme pour rallier ceux dont il est le «second choix». «L’Amérique n’a rien à craindre des immigrants d’aujourd’hui, dit-il. Ils viennent pour les mêmes raisons que ceux d’hier : bâtir une vie meilleure pour leurs enfants.»

Il accuse McCain d’avoir «tourné le dos à sa propre proposition de loi sur l’immigration» parce que l’idée d’offrir une voie de légalisation aux clandestins n’était pas populaire chez les républicains. Le sénateur de l’Arizona concède son changement de position : les 12 millions d’illégaux «sont les enfants de Dieu, dit-il, mais nous ne pourrons pas faire accepter une réforme de l’immigration si nous ne sécurisons pas d’abord la frontière .» «Nous pouvons être à la fois une nation de droit et une nation d’immigrants», réplique Obama.

Tandis que le sénateur de l’Arizona joue la carte du sentiment («les soldats d’origine hispanique sont mes frères»), son collègue de l’Illinois énumère les réponses concrètes aux problèmes de la communauté. Un Latino sur trois sans assurance-maladie, un taux de chômage (6,9 %) supérieur à la moyenne, aggravé par la crise du bâtiment, un niveau de scolarisation plus faible que le reste de la population, une surreprésentation dans l’armée, tout particulièrement en Irak (17,5 % des troupes au front). «Obama fait le lien entre les dossiers et nous montre qu’il a une vision globale», dit Myrna Maldonado. À la sortie, ses partisans distribuent un fascicule de 47 pages spécialement dédié à l’électorat hispanique. La méthode semble fonctionner : selon les sondages, entre 66 % et 72 % des hispaniques le préfèrent à John McCain, qui stagne entre 21 % et 29 %.

Article du 27 juin 2008

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Les démocrates Hillary Clinton et Barack Obama ont uni leurs forces devant quelque 3.000 partisans réunis vendredi à Unity, New Hampshire, promettant d’oublier leurs rancunes et de travailler à l’élection d’Obama à la présidence des Etats-Unis.

“Aujourd’hui nous sommes ici ensemble dans un seul et même but, faire élire Barack Obama prochain président des Etats-Unis”, a dit Clinton, battue dans la course à l’investiture par le sénateur de l’Illinois.

“Nous nous sommes battus lors de cette primaire très disputée, mais aujourd’hui et tous les jours suivants, nous serons côte-à-côte pour les idéaux que nous partageons et les valeurs que nous chérissons”, a-t-elle ajouté.

Les deux anciens adversaires, réunis pour la première fois depuis qu’Obama a remporté l’investiture démocrate le 3 juin, se sont donné l’accolade et n’ont pas tari d’éloges l’un sur l’autre, affichant leur volonté d’unifier le parti en vue de la présidentielle du 4 novembre, qui opposera Obama au républicain John McCain.

Cette réunion commune s’est tenue dans un champ près de l’école primaire de Unity (”Unité”), ville du New Hampshire au nom symbolique après 16 mois d’une campagne qui a profondément divisé les démocrates.

Le sénateur de l’Illinois a prudemment courtisé Clinton et ses millions de partisans, dont beaucoup ont été très déçus par l’issue des primaires, particulièrement les femmes qui constituaient le coeur de son électorat.

“Nous avons écrit l’histoire ensemble”, a dit Obama, qui pourrait être le premier métis à occuper la Maison blanche, alors que sa rivale espérait être la première femme à briguer la présidence.

“Nous avons renversé les barrières qui se dressaient depuis la fondation de cette nation”, a-t-il ajouté.

Relevant que la ville d’Unity avait accordé 107 voix à chacun d’entre eux lors de la primaire du New Hampshire, le 8 janvier, il a souligné: “Désormais nous les considérons comme 214 voix pour le changement en Amérique.”

AVANCE SUR MCCAIN

Un peu avant le rassemblement, Obama avait dit aux journalistes souhaiter que la sénatrice de New York et ses partisans jouent un rôle actif dans la course à la Maison blanche.

Le sénateur de 46 ans n’est en effet pas encore sûr de rallier les quelque 16 millions de soutiens de Clinton sur son nom.

Mais plusieurs sondages ont montré au cours des derniers jours que son assise progressait dans l’électorat démocrate, et qu’il disposait d’une confortable avance sur McCain à l’échelle nationale, notamment dans des Etats où le résultat est le plus incertain.

“J’ai été aux premières loges de sa candidature. J’ai vu sa force et sa détermination, son tact et son cran”, a dit Clinton dans un vibrant éloge d’Obama.

Les deux démocrates ont partagé l’avion de campagne du candidat pour se rendre dans le New Hampshire puis le bus qui les a menés jusqu’à Unity, assis côte-à-côte et discutant de façon détendue.

Dans le bus, ils ont devisé de cuisine et d’informatique, avant de se mettre à l’écart pour évoquer la réunion, a précisé la porte-parole d’Obama, Linda Douglass.

Ils ont également parlé du financement de la campagne, un sujet sensible pour Clinton qui a terminé la course à l’investiture très endettée.

Obama a déjà demandé à ses donateurs les plus riches d’aider Clinton à rembourser les 10 millions de dollars empruntés, et lui-même, ainsi que sa femme Michelle et ses principaux soutiens financiers, a offert 2.300 dollars - la somme maximale - à son ex-rivale.

Clinton et son époux, l’ancien président Bill Clinton, ont également apporté la contribution maximale à la campagne d’Obama, a dit un membre de son équipe.

Outre son nom évocateur, la ville d’Unity a été choisie pour ce rassemblement parce que le New Hampshire sera l’un des Etats clés lors de la présidentielle. En 2004, le démocrate John Kerry l’avait emporté de justesse face au républicain George Bush, mais ce dernier avait gagné l’Etat en 2000 face à Al Gore.

Article du 8 juin 2008

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Hillary Clinton a apporté samedi son soutien “plein et entier” à Barack Obama pour qu’il devienne le candidat du Parti démocrate à l’élection présidentielle du 4 novembre.

“Aujourd’hui, au moment où je suspends ma campagne, je lui adresse mes félicitations”, a dit la sénatrice de New York qui s’exprimait devant quelque 2.000 de ses partisans réunis au National Building Museum de Washington.

“J’appuie (sa candidature) et je lui apporte mon soutien plein et entier”, a-t-elle ajouté. Son discours marque la fin des primaires démocrates et ouvre un nouveau chapitre, celui de la réunification du parti après cinq mois d’un duel âpre entre la sénatrice de New York et le sénateur de l’Illinois.

Avant même la fin des ultimes consultations, mardi dans le Montana et au Dakota du Sud, Obama avait obtenu le soutien de “super-délégués” en nombre suffisant pour être assuré d’une majorité lors de la convention du Parti démocrate, fin août à Denver.

Après avoir longtemps cru à sa victoire puis résisté aux appels à se retirer de la course tandis qu’Obama creusait l’écart, Hillary Clinton, qui était entrée en campagne il y a un an et demi avec le statut de “candidate inéluctable” du Parti démocrate, a dû renoncer à ses ambitions de devenir la première femme élue à la présidence des Etats-Unis.

Samedi, son mari, l’ancien président Bill Clinton, et leur fille, Chelsea, se tenaient à ses côtés pour ce discours majeur régulièrement interrompu par les applaudissements de ses partisans.

Obama affrontera le républicain John McCain, investi de longue date par son parti, pour succéder à George Bush à la présidence. Né de père kényan, le jeune sénateur de l’Illinois est le premier candidat de couleur investi par un parti politique majeur dans l’histoire des Etats-Unis.

Quant à Clinton, qui a réuni les suffrages de 18 millions d’électeurs lors des primaires, les spéculations courent désormais sur son avenir. Certains observateurs la voient compléter le “ticket” démocrate en postulant à la vice-présidence. L’équipe de campagne d’Obama considère cette idée avec scepticisme. L’équipe de Clinton a diffusé jeudi une déclaration affirmant que la sénatrice de New York ne visait pas la vice-présidence.

Reuters-(www.legrandjournal.com.mx)

Article du 05 juin 2008

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Hillary Clinton, battue par Barack Obama dans la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine, ne brigue pas la vice-présidence et souhaite laisser Obama choisir son co-listier, a déclaré jeudi son porte-parole.

“La sénatrice Clinton a dit clairement pendant tout ce processus qu’elle ferait tout ce qu’elle peut pour faire élire un démocrate à la Maison blanche, mais elle ne vise pas la vice-présidence, et personne ne parle en son nom”, a dit Phil Singer, son porte-parole, dans un communiqué.

Depuis que Barack Obama a remporté l’investiture démocrate, mardi, des partisans d’Hillary Clinton ont lancé une campagne pour qu’il l’invite à former un ticket en vue de l’élection de novembre, ce que les détracteurs de la sénatrice de New York interprètent comme un moyen pour elle de forcer la décision de son ex-rival.

Mardi, lors d’une réunion avec plusieurs membres du Congrès qui la soutenaient, elle a laissé entendre qu’elle serait “ouverte” à l’idée d’être vice-présidente si Obama le lui proposait. Obama ne s’est pour l’instant pas prononcé sur l’identité de son co-listier, et a demandé à une équipe de trois personnes de lui proposer des noms.

Interrogé sur l’option de s’associer à Clinton, il l’a seulement félicitée, et fait valoir que le processus de sélection serait largement ouvert. Jeudi, il a dit à des journalistes “apprécier” le communiqué dans lequel Clinton rappelle qu’il lui revient de choisir avec qui il veut se présenter à la présidentielle.

Les partisans d’un ticket Obama-Clinton estiment qu’il s’agit du meilleur moyen d’unifier le parti, profondément marqué par 16 mois d’une campagne à couteaux tirés entre les deux sénateurs. Après avoir refusé de reconnaître sa défaite mardi soir, Clinton s’est finalement ralliée à Obama, et devrait lui apporter son soutien public samedi, lors d’un grand rassemblement à Washington.

Reuters-(www.legrandjournal.com.mx)

Article du 4 juin 2008

Hillary Clinton, qui aspirait à devenir la première présidente des Etats-Unis, annoncera vendredi son retrait de la course à la Maison Blanche et reconnaîtra la victoire de Barack Obama dans la bataille pour l’investiture démocrate, ont rapporté mercredi des médias américains. L’annonce de son retrait intervient alors que Barack Obama a annoncé mardi avoir obtenu l’investiture démocrate à l’issue des dernières primaires.

L’ex Première dame avait refusé de reconnaître sa défaite. L’équipe de campagne de Mme Clinton n’a pas fait de commentaires sur ce retrait. “Dans les prochains jours, elle va examiner ses options, parler aux responsables du parti et aux délégués qui ne se sont pas prononcés”, s’est contenté d’indiquer un proche de sa campagne.

Selon ABC, Mme Clinton se serait rendue mercredi au quartier général de sa campagne à Arlington, près de Washington, pour dire aux membres de son équipe qu’elle n’aurait plus besoin d’eux après vendredi. Le New York Times a également indiqué sur son site internet, citant un proche de la sénatrice, qu’elle s’apprêtait à suspendre sa campagne et soutenir M. Obama, précisant que cette annonce aurait sans doute lieu à New York.

Le candidat démocrate à la présidentielle américaine Barack Obama devra vite ressouder un parti divisé par la longue confrontation qui l’a opposé à l’ex Première dame pour espérer gagner la bataille décisive en novembre contre le républicain John McCain.

Celui qui pourrait devenir le premier président noir des Etats-Unis a reçu mercredi les félicitations de l’hôte actuel de la Maison Blanche, George W. Bush. L’investiture de M. Obama démontre que les Etats-Unis ont “beaucoup évolué”, a estimé M. Bush.

Et Mme Clinton a implicitement reconnu sa défaite lors d’un discours devant l’AIPAC, le principal lobby pro-israélien aux Etats-Unis. “Je sais que Barack Obama sera un bon ami d’Israël”, a-t-elle dit, visiblement très émue.

Elle et M. Obama sont intervenus séparément devant l’AIPAC mercredi matin, le sénateur de l’Illinois promettant, lors d’une de ses premières épreuves en tant que nouveau candidat démocrate, “d’éliminer” la menace que fait peser l’Iran sur Israël. L’objectif prioritaire des démocrates est maintenant de se rassembler.

Quelque 36 millions d’électeurs ont participé aux primaires démocrates, mais l’antagonisme est grand entre les partisans des deux anciens rivaux après une campagne pour l’investiture souvent âpre. M. Obama et Mme Clinton ont eu un bref échange téléphonique dans la nuit de mardi à mercredi. Le sénateur de l’Illinois a proposé à Mme Clinton de la rencontrer quand elle le voudrait. Selon Robert Gibbs, directeur de la communication de M. Obama, une rencontre pourrait “probablement avoir lieu bientôt”. “Je viens de lui parler aujourd’hui”, a dit M. Obama, de passage au Capitole. “Nous allons avoir une conversation dans les semaines qui viennent, je suis très optimiste sur l’unité du parti pour gagner en novembre”, a-t-il ajouté.

La question de la candidature à la vice-présidence n’est officiellement pas à l’ordre du jour mais Washington ne parle que de cela. “Si nous devions avoir un ticket Obama/Clinton je pense que cela réunirait les démocrates comme rien d’autre ne pourrait le faire”, a dit M. Rangel sur CNN. De son côté, le républicain John McCain n’attend pas. Il a déjà proposé à M. Obama de participer à des réunions publiques communes hebdomadaires jusqu’en août, la première dès la semaine prochaine, pour discuter devant l’opinion sans le “filtre” médiatique.

Article du 4 Juin 2009
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Barack Obama a remporté, mardi 3 juin, l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine de novembre, devenant ainsi le premier Noir à avoir une chance de gagner la Maison Blanche, mais Hillary Clinton a refusé de reconnaître sa défaite.

“Cette nuit, après 54 difficiles consultations, notre saison de primaires arrive à son terme (…) Cette nuit, je peux dire devant vous que je serai le candidat démocrate pour la présidence des Etats-Unis”, a affirmé le sénateur de l’Illinois devant des milliers de partisans rassemblés dans le palais des expositions de Saint Paul (Minnesota, nord).

“La route sera longue. Je fais face à ce défi avec une grande humilité et en connaissant mes propres limites. Mais je fais aussi face à ce défi avec une foi sans limite dans les capacités du peuple américain”, a ajouté M. Obama. Rendant un hommage appuyé à Mme Clinton, il a assuré que le parti démocrate serait uni en novembre. “La sénatrice Clinton a fait l’histoire dans cette campagne (…) Notre parti et notre pays sont meilleurs grâce à elle, et je suis un meilleur candidat pour avoir eu l’honneur de faire campagne contre Hillary Rodham Clinton”, a-t-il dit sous les applaudissements.

L’essentiel de son discours a été consacré à une attaque contre son adversaire républicain John McCain qu’il a accusé de vouloir poursuivre la politique de George W. Bush. “Il est temps de tourner la page des politiques du passé”, a-t-il dit. Les rivaux démocrates ont chacun remporté une des deux dernières primaires qui avaient lieu mardi. Mme Clinton a remporté le Dakota du Sud (nord) et M. Obama le Montana (nord-ouest).

DISCUSSION TÉLÉPHONIQUE ENTRE MME CLINTON ET DES DÉPUTÉS DE NEW YORK

Sans attendre le résultat de ces deux consultations M. Obama était assuré d’avoir suffisamment de délégués pour revendiquer l’investiture démocrate. Mais, à New York, Mme Clinton a refusé de reconnaître sa défaite. “Je ne prendrai pas de décision ce soir”, a-t-elle dit devant ses partisans qui chantaient : “n’abandonne pas, n’abandonne pas”.

Article du 2 juin 2008

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Hillary Clinton ne va absolument pas admettre sa défaite mardi face à Barack Obama dans les primaires pour l’investiture démocrate à l’élection présidentielle de novembre, a déclaré mardi son directeur de campagne, Terry McAuliffe.

Peu auparavant, une information de presse, citant des sources proches de son équipe de campagne, faisait état de la décision prêtée à l’ancienne “First Lady” de reconnaître dès mardi soir qu’Obama allait avoir suffisamment de délégués pour emporter l’investiture.

“Personne n’a le nombre suffisant (de délégués) pour être désigné actuellement candidat du Parti démocrate”, a dit McAuliffe, interrogé sur cette information qu’il a qualifiée de “fausse à 100%”.

Les démocrates du Montana et du Dakota du Sud sont les derniers à choisir ce mardi qui affrontera le républicain John McCain lors de l’élection du 4 novembre.

Les deux Etats enverront 31 délégués à la convention nationale du Parti démocrate, fin août à Denver.

Cela ne suffira pas à Barack Obama, qui a besoin d’une quarantaine de délégués pour atteindre le seuil de 2.118 lui permettant d’être désigné officiellement comme candidat du parti de l’Ane.

Mais le sénateur pourrait passer ce cap dès mardi soir, si des “super-délégués” se prononcent entre-temps en sa faveur. Près de 200 de ces permanents, élus et responsables du parti laissés libres de leur choix n’ont pas encore annoncé leur décision.

Reuters-(www.legrandjournal.com.mx)

Article du 02 juin 2008

L’ancien président américain Bill Clinton a semblé annoncer à demi-mot la fin imminente de la campagne présidentielle de sa femme Hillary, dans des déclarations rapportées par des médias.

“Je voudrais aussi dire qu’aujourd’hui pourrait être le dernier jour où je suis engagé dans une campagne de ce genre”, aurait-il dit à des partisans de sa femme dans le Dakota du Sud (nord), site mardi de l’une des dernières primaires de la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle.

“Je croyais que j’en avais fini avec la politique, jusqu’à ce que Hillary décide de se présenter. Mais cela a été l’un des plus grands honneurs de ma vie de partir faire campagne pour elle”, a-t-il ajouté, selon les télévisions ABC et NBC.

Certains autres médias expliquaient lundi que devant l’énorme avance accumulée par son rival Barack Obama, Mme Clinton était en train de tirer des conclusions sur l’opportunité de poursuivre sa campagne après les dernières primaires mardi.
Selon le journal Newsday, Mme Clinton se préparait à une journée de réflexion mardi, entourée de ses plus proches conseillers et de Bill Clinton.
Son équipe a annoncé qu’elle participerait mardi soir à une soirée électorale dans son fief de New York.

Selon le journal en ligne Politico, des membres de son équipe chargés de l’organisation de déplacements ont été invités à venir à New York mardi, et informés que leurs fonctions touchaient à leur fin.

AFP-(www.legrandjournal.com.mx)

Article du 1er Juin 2008

Hillary Clinton a remporté dimanche la primaire démocrate à Porto Rico, une victoire toutefois largement symbolique pour la sénatrice de New York.

Selon les premiers résultats, la victoire de l’ex-first lady était convaincante, avec plus de 60% des suffrages.

Mais Barack Obama remporterait pour sa part au moins 15 délégués, et il a aussi obtenu le soutien de deux superdélégués. Il ne lui manquerait plus qu’une cinquantaine de délégués ou superdélégués pour passer la barre fatidique des 2.118 désormais requise pour décrocher l’investiture.

Les collaborateurs du sénateur de l’Illinois pensent que cela pourrait être fait dès le début de la semaine, avec les primaires du Montana et du Dakota du Sud.

En campagne à Mitchell, dans le Sud-Dakota, Barack Obama s’est dit confiant dans la capacité de son parti à rester uni, avant de parler de sa rivale en des termes laudateurs habituellement réservés au vaincu. Hillary Clinton sera “un grand atout lorsqu’arrivera le mois de Novembre”, date de l’élection présidentielle générale et du face-à-face avec le candidat républicain John McCain, a-t-il déclaré devant des supporters.

Hillary Clinton a remporté quant à elle au moins 34 délégués à Porto Rico, selon un décompte de l’Associated Press basé sur les premiers résultats. Après dépouillement des bulletins dans 91% des bureaux de vote, elle obtiendrait 238.682 voix, soit 68%, contre 110.574 pour Barack Obama, soit 32%.

Devant des supporters de San Juan à Porto-Rico, Hillary Clinton a assuré qu’elle supplanterait son adversaire en terme de votes populaires à l’issue des deux dernières primaires de mardi, avant de rappeler ses victoires inattendues dans des Etats-clé.

“Pour les dernières primaires, je vous demande de réfléchir à ces questions. Quel candidat représente le mieux la volonté du peuple qui a voté lors de cette élection historique”?, a-t-elle lancé, dans un nouvel effort pour convaincre les quelques 200 superdélégués neutres à même de faire pencher la balance en sa faveur.

Barack Obama disposerait désormais de 2.069 délégués, contre 1.911,5 pour Hillary Clinton, selon un décompte de l’Associated Press. AP

Associated press-(www.legrandjournal.com.mx)

obama-dakota.jpgLe Parti démocrate arbitre en faveur d’Obama

Hillary Clinton ne renonce pas, même si ses gains en Floride et dans le Michigan vont être réduits après une décision des instances démocrates.

Le Comité des règles du Parti démocrate a donné, dimanche matin, un sérieux coup de pouce à Barack Obama. Jusqu’à présent, le Parti démocrate n’avait pas pris en compte les délégués élus en Floride et dans le Michigan. Ces deux États avaient été sanctionnés pour avoir fixé la date de leurs primaires avant la date autorisée : leurs résultats n’avaient toujours pas été comptabilisés. Hillary Clinton, qui avait remporté les primaires dans ces deux États, comptait sur cette réserve pour regonfler son total de délégués.

Le Comité des règles a décidé que la totalité des délégués des deux États pourraient siéger lors de la Convention mais chacun d’eux ne compterait que pour une demi-voix lors des votes.

Hillary Clinton derrière son rival

Les conséquences sont de deux ordres. D’une part, le nombre de délégués requis pour décrocher l’investiture est descendu à 2 118. D’autre part, même si Hillary Clinton obtient un gain net de 24 délégués, elle reste loin derrière son rival qui n’est plus qu’à 70 délégués du chiffre magique.

Trois États doivent encore se prononcer. Porto Rico a voté cette nuit ; 55 postes de délégués étaient en jeu et Hillary Clinton était donnée favorite. Mardi, ce sera le tour du Montana (25 délégués) et du Dakota du Sud (23 délégués) ; Obama est donné favori dans ces deux États. Pour autant, il semble pratiquement impossible que le sénateur de l’Illinois franchisse, mardi soir, le seuil des 2 118 délégués. Il devra donc attendre que tous les « super-délégués » se prononcent.

La fin attendue du marathon des primaires est également suspendue au bon vouloir d’Hillary Clinton. L’ex-première dame pourrait faire appel de la décision de compromis prise par le Parti démocrate. Elle a effectivement menacé de faire durer l’affrontement jusqu’à la Convention du Parti fin août. Nombre de démocrates jugent cette attitude suicidaire, alors que le Parti républicain a commencé à se mettre en ordre de marche depuis près de trois mois.

Barack Obama a décidé de rompre avec la paroisse de Chicago à laquelle il appartenait depuis une vingtaine d’années. Son départ fait suite à une nouvelle polémique provoquée par un prêche incendiaire du père Pfleger qui s’était cruellement moqué de l’ex-première dame.

Article du 30 mai 2008

La Floride et le Michigan avaient été “punis” par le Parti démocrate, pour avoir trop avancé les dates de leurs primaires. Hillary Clinton espère que sa formation va revenir sur sa décision, ce samedi, et compter les précieuses voix de ces Etats…

Dernier espoir pour Hillary Clinton : les responsables du Parti démocrate devraient se réunir, samedi 31 mai à Washington, pour examiner le délicat dossier des primaires de Floride et du Michigan.

La candidate à l’élection présidentielle réclame que sa formation comptabilise les voix de ces deux Etats qui, pour avoir avancé les dates des primaires, ont vu leurs scrutins annulés. Même si l’ancienne première dame obtient gain de cause, elle serait incapable de dépasser Barack Obama en nombre de délégués à la convention du Parti démocrate, entre le 25 et le 28 août à Denver (Colorado).

Depuis le « Super Tuesday » du 5 février et ses primaires dans pas moins de 23 Etats, Hillary Clinton rencontre des difficultés financières. Elle qui partait avec un trésor de guerre incommensurable finira, sans doute, cette éprouvante campagne criblée de dettes, avec plus de 30 millions de dollars à rembourser à ses créanciers. Un record.

Plus que trois primaires

Le mois de février aura été rude pour l’ex-favorite, en particulier lors du caucus de l’Etat de Washington, le 5, et des primaires de Virginie, le 9. Elle a réalisé de meilleurs scores entre mars et mai. Trop tard : Obama était déjà loin devant.

Dès la première consultation, dans l’Iowa, le 3 janvier, son erreur fut peut-être de mettre l’accent sur l’expérience tandis que son concurrent exploitait le thème du « changement ». Autre maladresse, Hillary Clinton n’a pas su profiter d’un électorat démocrate rajeuni pour remplir ses finances. Malgré une connaissance impeccable des dossiers et une redoutable férocité dans les débats, Clinton n’a pu résister à la déferlante Obama.

Les dernières primaires auront lieu le 1er juin à Porto Rico et le 3 juin dans le Montana et le Dakota du Sud. Hillary Clinton pourrait annoncer son retrait dans la course à l’investiture au plus tard à la mi-juin, tandis que son rival recherche déjà un vice-président - ou une vice-présidente.

Article du 29 mai 2008

Sans attendre la fin du cycle des primaires mardi prochain, le favori de la course à l’investiture démocrate Barack Obama a endossé jeudi pour la première fois les habits de candidat démocrate dans un courriel adressé à ses partisans. “Nous nous préparons à nous battre contre (le candidat républicain) John McCain”, a écrit M. Obama dans ce courriel destiné à recevoir des fonds.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, dans l’avion qui le ramenait dans son fief de Chicago, le sénateur de l’Illinois a confié aux journalistes qui l’accompagnaient que les démocrates sauront “après mardi” qui sera leur candidat à la présidentielle.

Interrogé pour savoir s’il pensait être le candidat à l’issue du cycle des primaires, M. Obama a répondu: “je le crois”. “Nous aurons un candidat?” après les primaires de mardi, a insisté un journaliste. “Je l’espère”, a dit M. Obama.

Le sénateur, âgé de 46 ans, a d’ores et déjà reçu le feu vert de son médecin qui a certifié que M. Obama jouissait d’une “bonne santé physique et mentale nécessaire pour les exigences des fonctions de président des Etats-Unis”.

Un sondage publié jeudi par le centre de recherches Pew donne M. Obama vainqueur de la présidentielle face à M. McCain par 47% contre 44%.

Interrogé jeudi sur la chaîne MSNBC, Robert Gibbs, directeur de communication du sénateur de l’Illinois, a affirmé que les démocrates connaîtront leur candidat mardi ou mercredi et estimé que ce sera Barack Obama. “Je peux prédire maintenant (…) que le candidat démocrate sera Barack Obama”, a-t-il dit.

Même s’il refuse encore explicitement de se présenter comme le candidat démocrate à la présidentielle, M. Obama se conduit déjà comme s’il était assuré d’obtenir l’investiture. Il a ainsi passé les trois derniers jours au Nouveau-Mexique, dans le Nevada et le Colorado, trois Etats qui ont tenu leurs “caucus” (assemblées d’électeurs) il y a plusieurs mois, et donc sans enjeu au niveau de la course à l’investiture, mais qui sont considérés comme des Etats-clefs dans la perspective de l’élection présidentielle de novembre.

Selon le site spécialisé indépendant RealClearPolitics (RCP), M. Obama compte actuellement 1.979 délégués contre 1.781 pour sa rivale Hillary Clinton. Il faut 2.026 délégués pour décrocher l’investiture. Des primaires sont prévues dimanche à Porto Rico et mardi dans le Montana et le Dakota du Sud. Au total, 86 délégués seront attribués, à la proportionnelle, à l’occasion de ces consultations.

Mme Clinton refuse de jeter l’éponge. Elle affirme être arrivée en tête du vote populaire (selon les estimations de RCP, M. Obama est en tête du vote populaire) et insiste pour que soient pris en compte les résultats des primaires invalidées de Floride et du Michigan. Ces deux Etats ont organisé des primaires sans l’accord de la direction du parti et les résultats de ces consultations, remportées par Mme Clinton, ont été invalidés. Au total, 313 délégués étaient en jeu en Floride et dans le Michigan.

elon le camp Clinton, il faut l’appui de 2.210 délégués et non de 2.026 pour obtenir l’investiture. Une commission du parti démocrate doit se réunir samedi à Washington pour examiner le cas de la Floride et du Michigan. Dans un entretien publié jeudi par le San Francisco Chronicle, la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a affirmé que jusqu’à présent le “nombre magique” pour obtenir l’investiture démocrate était 2.026. Le chef de la majorité démocrate au Sénat Harry Reid a affirmé de son côté à une radio de San Francisco qu’il avait parlé de la question de l’investiture avec Mme Pelosi et le président du parti démocrate Howard Dean dans la journée et que les responsables du parti allaient demander aux délégués encore indécis de “prendre une décision rapidement, la semaine prochaine”.

Présidentielle US: léger avantage d’Obama sur McCain (sondage)

Le favori pour l’investiture démocrate Barack Obama est crédité d’un léger avantage sur le républicain John McCain en cas de duel entre ces deux sénateurs à l’élection présidentielle de novembre, selon un sondage publié jeudi par le centre de recherches américain Pew.

M. Obama est crédité de 47% d’intentions de vote contre 44% pour M. McCain. Depuis février, M. Obama a toujours devancé M. McCain dans les enquêtes du Pew mais c’est la première fois que l’écart entre les deux candidats est aussi faible. En avril, M. Obama était crédité de 50% d’intentions de vote contre 44% pour M. McCain.

En cas de duel Hillary Clinton/McCain, la sénatrice de New York obtiendrait 48% des voix contre 44% pour le sénateur de l’Arizona. Mais, selon cette étude, les chances de Mme Clinton de décrocher l’investiture démocrate sont minces. 54% des électeurs démocrates estiment que M. Obama sera leur candidat en novembre.

MM. Obama et McCain se partagent exactement (44% chacun) le vote des électeurs indépendants. Il y a un mois, M. Obama avait onze points d’avance sur M. McCain dans cet électorat (52% contre 41%). Mais, fait remarquer le Pew, en mars le sénateur de l’Arizona avait sept points d’avance sur M. Obama parmi les indépendants (49% contre 42%). La proportion des démocrates qui affirmaient préférer McCain à Obama est passée de 18% en avril à 13% en mai.

Selon l’enquête du Pew, M. Obama commence à séduire une partie de la base électorale de sa rivale. En avril, 29% des électeurs démocrates blancs et n’ayant pas fait d’études supérieures affirmaient qu’ils voteraient plutôt McCain qu’Obama. Ils ne sont plus que 19% à faire ce choix en mai.

80% de l’ensemble des électeurs démocrates se disent prêts à voter Obama en novembre. Du côté républicain, 87% des électeurs affirment qu’ils voteront McCain mais 8% avouent lui préférer M. Obama. Le vote en faveur de M. Obama est davantage un vote d’adhésion que de rejet relève également le Pew. 75% des personnes décidées à voter pour le sénateur de l’Illinois affirment qu’ils le font pour soutenir Obama tandis que 22% affirment que leur choix est motivé par le rejet des républicains. Parmi les électeurs de M. McCain, 64% le font pour soutenir le sénateur de l’Arizona et 32% par hostilité envers les démocrates. Concernant l’image des deux candidats, 48% des électeurs américains ont une opinion favorable de M. McCain contre 45% qui en ont une opinion défavorable. M. Obama est vu favorablement par 51% des électeurs américains et défavorablement par 42% d’entre eux. L’enquête du Pew a été réalisée du 21 au 25 mai auprès d’un échantillon de 1.505 adultes. Sa marge d’erreur est de plus ou moins trois points.

AFP-(www.legrandjournal.com.mx)

Article du 23 mai 2008

La candidate à l’investiture démocrate Hillary Clinton a évoqué vendredi l’assassinat du candidat démocrate à la Maison Blanche Robert Kennedy, en juin 1968, pour justifier son maintien dans la course.

“Mon mari (Bill Clinton) n’était pas assuré d’obtenir l’investiture en 1992 jusqu’à ce qu’il remporte la primaire de Californie vers la mi-juin n’est-ce pas? On se rappelle tous de l’assassinat de Bobby Kennedy en juin en Californie”, a dit Mme Clinton au cours d’une discussion avec les journalistes du Sioux Falls Argues Leader, un journal du Dakota du Sud (nord).

Mme Clinton entendait rappeler que la course à l’investiture démocrate pouvait ne pas être bouclée avant juin mais sa référence maladroite à l’assassinat de Robert Kennedy a provoqué la colère du camp de son rival Barack Obama.

Celui qui pourrait devenir le premier président noir des Etats-Unis est sous la protection des policiers du Secret Service, le bureau fédéral chargé de la protection des personnalités, depuis le début de sa campagne. Ses partisans ont plusieurs fois évoqué leur crainte que le sénateur de l’Illinois soit assassiné comme Robert Kennedy ou Martin Luther King.

Mme Clinton a présenté ses excuses affirmant dans un communiqué qu’elle ne voulait pas se montrer “offensante” et qu’elle priait pour la famille Kennedy. Le sénateur Edward Kennedy, le frère cadet de John et Robert Kennedy, a été diagnostiqué cette semaine avec un cancer incurable du cerveau. “J’exprime mes regrets si mes références à ce moment dramatique de notre histoire, particulièrement pour la famille Kennedy, a pu blesser qui que ce soit. Ce n’était certainement pas mon intention”, a dit Mme Clinton.

Elle a rappelé qu’elle occupait comme sénatrice de New York le siège qu’avait occupé Robert Kennedy quand il s’est lancé dans la course à la Maison Blanche. Le porte-parole de M. Obama, Bill Burton, a condamné les propos de Mme Clinton estimant qu’ils étaient “malheureux et n’avaient pas leur place dans la campagne”.

Article du 20 mai 2008

Barack Obama a revendiqué mardi la majorité absolue des délégués du parti démocrate élus lors des primaires l’opposant à Hillary Clinton, “étape majeure”, selon lui, dans sa course à la Maison Blanche.

“Les bureaux de vote ont fermé dans le Kentucky et le dépouillement est en cours dans l’Oregon, et il est clair que ce soir nous avons franchi une étape majeure”, a écrit M. Obama dans un courriel à ses partisans: “nous avons conquis la majorité absolue de tous les délégués choisis par les électeurs dans ce processus des primaires démocrates”.

M. Obama devrait, au terme des primaires de mardi dans le Kentucky (centre-est) et dans l’Oregon (nord-ouest), capitaliser largement plus de la moitié (1.627) des 3.253 délégués en jeu dans les primaires. Il comptait déjà avant ces scrutins 1.610 de ces délégués, selon le site internet indépendant RealClearPolitics. Toutefois il faut avoir gagné le soutien d’au moins 2.026 délégués du parti démocrate au total pour s’assurer de l’investiture, en gagnant aussi le soutien de “super-délégués”, des cadres et élus du parti libres d’endosser le candidat de leur choix.

C’est pourquoi il n’a pas officiellement revendiqué la victoire, tandis que son adversaire Hillary Clinton, sortie largement victorieuse de la primaire du Kentucky, a promis de continuer à se battre. “Nous devons encore travailler dans les Etats (où des primaires doivent encore être organisées), où nous nous battrons pour tous les délégués possibles”, a souligné M. Obama dans son courriel.

Devant cette résistance, Barack Obama, qui a reçu, lundi, le soutient de Warren Buffet, l’homme le plus riche du monde, ne souhaite pas apparaître «présomptueux ou antagoniste», de crainte de froisser les supporteurs de Clinton. Le rendez-vous d’aujourd’hui ne sera donc qu’une «mesure importante», à l’issue de laquelle il entend «laisser le jeu se poursuivre. Je ne serai pas investi tant que je n’aurai pas une combinaison suffisante des délégués et des superdélégués», admet le candidat.

Cette modestie procéderait autant de sa «confiance suprême» dans la victoire promise que du souci de réunir le parti une fois la course finie. Les financiers des deux candidats ont déjà commencé à discuter de leur fusion prochaine pour battre John McCain en novembre.

USA: Hillary Clinton affirme qu’elle se battra jusqu’au bout

Hillary Clinton, candidate à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine, a promis mardi que chaque vote serait compté dans la course à la nomination, tout en reconnaissant que le duel avec son rival Barack Obama serait ardu. Mme Clinton, qui a remporté largement mardi la primaire dans le Kentucky (centre-est), a assuré qu’elle poursuivrait sa campagne jusqu’aux dernières élections primaires, le 3 juin prochain. “Ce n’est pas seulement le +bluegrass+ du Kentucky qui chante à mes oreilles. C’est le son de votre impressionnant vote de confiance, même lorsque les vents semblent contraires” a ajouté la sénatrice. “C’est une des courses les plus serrées pour l’investiture démocrate de ces dernières années. Nous avons gagné le vote populaire et je suis plus déterminée que jamais à faire en sorte que tous les votes soient pris en compte”, a dit Mme Clinton faisant référence aux résultats contestés de Floride et du Michigan. “Vous n’avez jamais renoncé à me soutenir parce que vous savez que je ne renoncerai jamais à vous défendre”, a-t-elle ajouté.

Hillary Clinton remporte le Kentucky, Obama favori dans l’Oregon

La prétendante démocrate à la Maison Blanche Hillary Clinton a remporté comme prévu mardi la primaire du Kentucky (centre-est) loin devant son rival Barack Obama qui demeure favori dans l’Oregon (nord-ouest) où une autre primaire était organisée avec une marge de 30 points ( 65%-35%)

Si les résultats de ces primaires ne permettent pas à M. Obama de décrocher l’investiture démocrate, il pourrait cependant franchir la barre de la majorité des délégués simples, les délégués directement choisis par les électeurs, à la faveur de ces deux consultations.

Dans le Kentucky, 51 délégués, attribués à la proportionnelle, étaient en jeu. Il y en avait 52 dans l’Oregon. Selon le site indépendant RealClearPolitics (RCP), le sénateur de l’Illinois comptait mardi 1.610 délégués élus, sur les 3.253 qui siègeront à la Convention démocrate de Denver du 25 au 28 août prochain. Mme Clinton disposait de 1.443 délégués simples.

Si M. Obama parvient à atteindre le chiffre de 1.627 délégués simples, cela voudra dire que Mme Clinton ne pourra plus rattraper dans les consultations électorales restantes son retard sur son rival, en termes de délégués simples. Cependant, même avec la majorité des délégués simples, M. Obama ne peut pas revendiquer l’investiture. Environ 800 “super délégués”, des élus et responsables du parti, siègeront également à la Convention et, contrairement aux délégués simples, ils sont libres de leur choix jusqu’au dernier moment. Selon RCP, M. Obama est soutenu actuellement par 305 “super délégués”, contre 278 pour Mme Clinton.

La sénatrice de New York espère toujours convaincre ces “super délégués” qu’elle constitue la meilleure chance du parti démocrate pour battre le républicain John McCain en novembre. Tous délégués confondus, M. Obama dispose d’un total de 1.915 délégués et Mme Clinton de 1.721. Il en faut au moins 2.025 pour obtenir l’investiture démocrate.

Le directeur de campagne de Mme Clinton, Terry McAuliffe a affirmé que la course à l’investiture ne serait pas terminée tant qu’un candidat n’obtiendrait pas “2.210 délégués” - un chiffre qui tient compte des primaires de Floride et du Michigan, organisées en janvier mais non reconnues par le parti national en raison d’un différend sur leur date d’organisation.

Mme Clinton a revendiqué la victoire dans ces consultations, alors qu’aucun candidat n’avait fait campagne dans ces deux Etats et que le nom de M. Obama ne figurait pas sur les bulletins de vote dans le Michigan. Une commission ad hoc du parti démocrate doit se réunir le 31 mai pour examiner le cas de ces deux Etats et envisager une solution leur permettant d’être représentés à la convention de Denver, avec une répartition de délégués à déterminer.

L’ancien sénateur Tom Daschle, co-président du comité de campagne de M. Obama, a prévu sa victoire dans l’Oregon et affirmé qu’il allait franchir la barre de la majorité des délégués simples. “Mais, a-t-il ajouté, nous savons que ce n’est pas fini”.

Le candidat républicain John McCain continue quant à lui à concentrer ses attaques sur M. Obama comme s’il était déjà assuré de se mesurer au sénateur de l’Illinois en novembre. Dans un discours prononcé à Miami devant des représentants de la communauté cubaine, M. McCain a dénoncé la volonté de M. Obama de dialoguer directement avec le dirigeant cubain Raul Castro s’il était élu président, estimant que cela enverrait “le pire signal possible à la dictature cubaine”.

AFP-(www.legrandjournal.com.mx)

Article du 19 mai 2008

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Le sénateur de l’Illinois est attendu mardi dans l’Iowa, Etat de sa première victoire marquante pour s’autoproclamer vainqueur des primaires démocrates.

La journée de mardi pourrait être marquée par autre chose que par les énièmes primaires démocrates, en Oregon et dans le Kentucky : Barack Obama pourrait en effet proclamer sa victoire contre Hillary Clinton, ce jour-même. C’est en tout cas ce que croient savoir le Washington Post et le New York Times.

En prédisant sa victoire dans l’Oregon (52 délégués en jeu), et celle de sa rivale dans le Kentucky (51 délégués), le jeune sénateur a ainsi déclaré: «nous serons en mesure de dire que nous avons gagné la majorité».

Le 9 mai dernier, Barack Obama avait déjà laissé entendre qu’il pourrait se déclarer vainqueur officieux du Parti démocrate, d’ici au 20 mai, s’il remportait la majorité de délégués simples, soit 1.627. Or, selon son équipe, il ne lui manque que 17 délégués pour atteindre ce seuil.

Pour cette occasion, le sénateur de l’Illinois ne sera ni dans l’un de ces deux Etats, ni chez lui à Chicago, il a décidé de se rendre dans l’Iowa, un Etat plein de symboles : c’est en effet là qu’il s’était imposé comme un concurrent sérieux face à Hillary Clinton, en remportant le 3 janvier la première d’une longue série de primaires démocrates, dans un Etat peuplé majoritairement d’électeurs blancs, tout comme l’Oregon.

«Une chance de se réunifier»

Même si son annonce dépendra tout de même des résultats des primaires de mardi, Barack Obama veut clairement se projeter dans l’élection générale de novembre. Il évoque ainsi le candidat républicain John McCain comme étant son seul adversaire et parler du duel démocrate au passé. «C’était une bataille disputée» ou «elle a été inflexible et très efficace», a-t-il déclaré au sujet de l’ex-First Lady.

De son côté, Hillary Clinton continue à promettre qu’elle fera campagne jusqu’au bout, et qu’elle restera en lice pour les prochaines primaires qui se tiendront à Porto Rico le 1er juin, dans le Montana et le Dakota du Sud le 3 juin.

Par-delà la lutte qui oppose les deux candidats démocrates, le Parti de l’Âne a décidé de se placer directement dans la perspective de l’élection de novembre qui opposera son candidat à John McCain.

Ces derniers jours, les bailleurs de fonds des deux rivaux démocrates se sont en effet rapprochés, sans attendre le nom de celui qui sera investi candidat, fin août à Denver. Mercredi, le comité national démocrate a ainsi annoncé avoir signé des accords avec leurs équipes de campagne respectives pour organiser des levées de fonds communes.

C’est seulement en agissant ainsi que «le parti avait une chance de se réunifier de manière complète et rapide», a expliqué au Washington Post, Mark Aronchick, un avocat de Philadelphie qui fait partie des personnalités qui lèvent le plus de fonds pour la campagne d’Hillary Clinton.

Le Figaro-AF-(www.legrandjournal.com.mx)

Article du 14 mai 2008

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Barack Obama est en campagne dans le Michigan.

Au lendemain de l’écrasante victoire d’Hillary Clinton en Virginie occidentale, Barack Obama faisait mercredi campagne dans le Michigan, un des “swing states” susceptibles de faire pencher la balance de l’élection de novembre, et un des plus délicats pour lui.

Il cherchait en effet à y séduire l’électorat de la classe ouvrière blanche, ce même électorat qui lui a une nouvelle fois tourné nettement le dos lors de la primaire de Virginie occidentale.

Dans la banlieue de Detroit, bastion de l’automobile en crise, il s’est engagé à débloquer des milliards de dollars pour relancer l’industrie de l’Etat et éviter les délocalisations. Il est également revenu sur son projet de promouvoir de nouvelles filières, ces “technologies propres” créatrices d’emploi qu’il appelle de ses voeux.

Déjà dans l’optique de novembre, il a multiplié les critiques envers le candidat républicain John McCain, jugeant que ce dernier n’avait proposé aucune solution concrète contre les pertes d’emploi dans le Michigan.

Le sénateur métis de l’Illinois a également visité une usine Chrysler à Sterling Heights. La région regorge de ces indécis qu’on surnomme les “Reagan Democrats”, qui souvent ont abandonné le parti démocrate quand ils jugeaient le candidat trop progressiste, mais rejetté ainsi les républicains quand ils les trouvaient trop éloignés des préoccupations de la classe ouvrière.

Les stratèges estiment que le Michigan est crucial pour Obama. McCain y est venu maintes fois depuis le début de la campagne, alors que les démocrates en ont été écartés par la force des choses, l’Etat ayant été exclu du décompte officiel des délégués, tout comme la Floride, par les instances nationales du parti, pour avoir violé les règles régissant les dates d’organisation de ces primaires.

Obama a donc aussi tenté de conforter des démocrates du Michigan dépités et furieux, alors qu’on ne sait pas encore si leur vote finira par être pris en compte et leurs délégués par siéger à la Convention d’août à Denver. Obama leur a promis que ces délégués “feront pleinement entendre leur voix dans ce qui se passera à la convention”.

Bonnes nouvelles pour Obama, il a enregistré mercredi le soutien de trois superdélégués supplémentaires, ainsi que celui du NARAL, un des principaux lobbies pro-avortement du pays, qui avait pourtant soutenu Hillary Clinton pendant toute sa carrière mais joue désormais gagnant.

Enfin, soutien de poids alors que l’économie est devenue la première préoccupation des électeurs américains, l’ancien président de la Fed, la banque centrale américaine, Paul Volcker, s’est aussi rangé derrière le sénateur métis.

Enfin, signe supplémentaire que la fin de course approche et qu’il est urgent de panser les blessures du parti démocrate, les deux rivaux ont accepté de commencer à lever des fonds ensemble: sur une idée lancée en février par le président du parti Howard Dean, tout l’argent récolté par le Fonds “Democratic White House victory” ira désormais à celui des deux qui décrochera la nomination.

edwards.jpgPrésidentielle américaine: Barack Obama reçoit le soutien de John Edwards

Le favori de l’investiture démocrate pour la présidentielle Barack Obama a reçu mercredi le soutien de son ancien rival dans la course à la Maison Blanche John Edwards, un appui bienvenu après la sévère défaite enregistrée mardi en Virginie-Occidentale face à Hillary Clinton.

“Il y a un homme. Il y a un homme qui sait et comprend que le temps est venu pour une gestion audacieuse du pays. Il y a un homme qui sait comment générer le changement, le changement durable qu’il faut bâtir à partir de la base. Il y a un homme qui sait dans son coeur que le temps est venu de créer une Amérique et non deux. Et cet homme c’est Barack Obama”, a dit M. Edwards au cours d’une réunion publique à Grand Rapids (Michigan, nord) au côté de M. Obama.

L’ancien sénateur de Caroline du Nord a assuré que la course à l’investiture serait “bientôt” terminé et rendu un hommage appuyé à Mme Clinton s’attirant quelques sifflets du public vite réduits après un geste apaisant de M. Obama à l’adresse de ses partisans.

Tribun des classes moyennes, John Edwards fait partie d’une poignée de personnalités influentes, avec notamment l’ancien vice-président Al Gore, dont le soutien pourrait être déterminant pour décrocher l’investiture. Proche des syndicats ouvriers, M. Edwards est extrêmement populaire chez les ouvriers blancs, une catégorie d’électeurs qui fait défaut à M. Obama. Arrivé second des “caucus” de l’Iowa derrière M. Obama mais devant Mme Clinton et troisième dans les autres consultations jusqu’à son retrait de la course, le 30 janvier, M. Edwards a engrangé 18 délégués. Il pourrait demander à ses délégués de se ranger derrière le sénateur de l’Illinois.

La semaine dernière, l’ex-directeur de campagne de M. Edwards, David Bonior avait déjà rejoint M. Obama. Sur les six candidats en lice pour l’investiture démocrate au début des primaires, à l’exception de lui-même et de Mme Clinton, M. Obama a reçu le soutien de quatre ex-rivaux. Joe Biden ne s’est pas encore prononcé et Mike Gravel a quitté le parti démocrate pour le parti libertarien. M. Obama a reçu par ailleurs mercredi l’appui de cinq “super délégués”, des élus et responsables du parti démocrate dont les voix seront cruciales dans le choix du candidat qui affrontera le républicain John McCain en novembre.

En comparaison, ce même jour, Mme Clinton a reçu l’appui d’un seul. Ratissant très large, M. Obama a obtenu par ailleurs l’appui du Naral, la plus importante organisation de défense du droit à l’avortement aux Etats-Unis, et de trois anciens présidents de la SEC, l’autorité américaine de régulation des marchés, dont William Donaldson, ancien membre de l’administration sous Ronald Reagan et président de la SEC de 2003 à 2005 pendant le mandat de George W. Bush.

Mme Clinton a largement gagné mardi la primaire de Virginie-Occidentale avec 67% des voix contre seulement 26% pour M. Obama. Jamais depuis le début des primaires, elle n’avait réalisé un score aussi élevé. Selon le site indépendant RealClearPolitics (RCP), M. Obama dispose actuellement de 1.885 délégués contre 1.718 pour Mme Clinton. Il faut 2.025 délégués pour obtenir l’investiture du parti démocrate. Il reste 189 délégués à attribuer d’ici le 3 juin. Les derniers espoirs de Mme Clinton reposent sur la prise en compte des délégués de Floride et du Michigan, deux Etats qu’elle a remportés mais dont les résultats ont été invalidés par la direction du parti démocrate parce que les primaires ont eu lieu avant la date autorisée. Si les délégués de ces deux Etats étaient comptabilisés, il faudrait 2.209 délégués pour obtenir l’investiture.

AFP-(www.legrandjournal.com.mx)

Article du 13 mai 2008

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CHARLESTON (AFP) - La prétendante à la Maison Blanche Hillary Clinton a promis mardi à ses partisans en liesse que la course à l’investiture n’était pas terminée après sa large victoire dans la primaire démocrate de Virginie-Occidentale (est).

Selon des résultats portant sur 41% des bureaux de vote, Mme Clinton était créditée de 65% des voix contre 28% pour Barack Obama.

“Cette course n’est pas encore terminée”, a dit Mme Clinton à Charleston affirmant que sa victoire avait “presque un goût de paradis”.

Barack Obama avait concédé sa défaite dès lundi tant les sondages étaient favorables à Mme Clinton.

La sénatrice de New York s’est gardée de critiquer le sénateur de l’Illinois affirmant au contraire que les démocrates “devaient toujours rester unis”.

Le résultat de cette primaire, qui ne constitue pas une surprise, devrait peu modifier le rapport de force en faveur de Barack Obama pour décrocher l’investiture démocrate.

Mme Clinton a promis de renouveler son exploit mardi prochain dans le Kentucky (centre-est) et dans l’Oregon (nord-ouest).

Selon des sondages à la sortie des urnes, Mme Clinton a massivement bénéficié du vote de l’électorat blanc (68% contre 28% pour M. Obama). Les électeurs d’origines modestes gagnant moins de 50.000 dollars par an ont également soutenu massivement Mme Clinton (72% contre 24%). 74% des femmes blanches ont voté pour Mme Clinton (24% pour M. Obama) et 63% des hommes blancs ont voté pour la sénatrice de New York (33% pour M. Obama).

Le président de la campagne de Mme Clinton, Terry McAuliffe a qualifié “d’énorme” la victoire en Virginie-Occidentale.

Dans un argumentaire rendu public avant l’annonce des résultats, l’équipe de M. Obama a fait remarquer que “Barack Obama fait la course en tête au niveau des délégués, des consultations remportées et des super délégués” et que ces données ne devaient plus changer d’ici la fin des primaires.

Un total de 28 délégués, attribués à la proportionnelle, étaient en jeu en Virginie-Occidentale.

Selon le site spécialisé indépendant RealClearPolitics (RCP), M. Obama était crédité, avant cette primaire, de 1.874 délégués contre 1.698 pour Mme Clinton. Il faut 2.025 délégués pour obtenir l’investiture démocrate.

L’échec de M. Obama en Virginie-Occidentale constitue cependant un nouveau revers pour le sénateur de l’Illinois dans sa quête pour conquérir les voix de l’électorat ouvrier blanc.

Mme Clinton estime qu’elle est la seule à pouvoir rassembler cet électorat crucial pour les démocrates dans la perspective de l’élection présidentielle de novembre.

Ayant longtemps vécue de l’extraction du charbon, issu de ses innombrables mines, la Virginie-Occidentale a longtemps été un bastion démocrate avant de basculer dans le camp républicain à l’occasion de la présidentielle de 2000 puis de 2004.

Il reste cinq primaires pour départager les rivaux démocrates. Le Kentucky et l’Oregon (nord-ouest) voteront le 20 mai, Porto Rico le 1er juin, le Montana (nord-ouest) et le Dakota du Sud (nord) le 3 juin.

La Convention démocrate, qui désignera formellement le candidat du parti, est prévue du 25 au 28 août à Denver (Colorado, ouest).

CHARLESTON (AFP) - La prétendante à la Maison Blanche Hillary Clinton comptait écraser son rival Barack Obama mardi à l’occasion de la primaire démocrate en Virginie occidentale (est), mais cette victoire annoncée ne devrait guère modifier le rapport de force pour décrocher l’investiture démocrate.

Un sondage publié lundi accordait 36 points d’avance à la sénatrice de New York (60% contre 24% pour M. Obama).

Les bureaux de votent ont ouvert à 06H30 locales (10H30 GMT) et devaient fermer à 19H30 (23H30 GMT). Un total de 28 délégués, attribués à la proportionnelle, sont en jeu à l’occasion de cette primaire ouverte aux électeurs démocrates et aux indépendants, soit environ 800.000 électeurs potentiels sur une population de 1,8 million d’habitants.

Mme Clinton “va réaliser un très bon score en Virginie occidentale et au Kentucky (où une primaire est prévue le 20 mai, ndlr). Elle gagnera ces deux Etats, et vraisemblablement, avec un écart significatif”, a prédit M. Obama lundi au cours d’une réunion à Charleston.

“Je crois que l’ancien président Bill Clinton a dit qu’ils allaient obtenir 80% des voix (en Virginie occidentale). Prenons-le au mot”, a ajouté M. Obama.

Au Kentucky, un sondage publié lundi donnait 27 points d’avance à Mme Clinton (58% contre 31% pour M. Obama). Au total 51 délégués, toujours alloués à la proportionnelle, seront en jeu au Kentucky.

Mais une victoire, même large, de Mme Clinton en Virginie occidentale et au Kentucky (centre-est) ne lui permettra pas de rattraper le retard accumulé sur son rival en nombre de délégués. Selon le site spécialisé indépendant RealClearPolitics (RCP), M. Obama est actuellement crédité de 1.872 délégués contre 1.698 pour Mme Clinton. Il faut 2.025 délégués pour obtenir l’investiture démocrate.

Cependant, un échec de M. Obama en Virginie occidentale et, éventuellement mardi prochain, au Kentucky, constituera un nouveau revers pour le sénateur de l’Illinois dans sa quête pour conquérir les voix de l’électorat ouvrier blanc.

Lors d’une réunion publique lundi à Clear Fork, Mme Clinton a estimé qu’elle était la seule à pouvoir rassembler cet électorat crucial pour les démocrates dans la perspective de l’élection présidentielle de novembre.

“John Kennedy n’avait pas le nombre de délégués requis quand il est arrivé à la convention démocrate en 1960″, a dit Mme Clinton en se comparant à l’ancien président. “Mais, a-t-elle ajouté, il possédait quelque chose d’aussi important que le nombre de délégués. Il avait la Virginie occidentale avec lui. C’est un fait que les démocrates n’ont jamais remporté la Maison Blanche sans avoir le soutien de la Virginie occidentale”.

Ayant longtemps vécue de l’extraction du charbon, issu de ses innombrables mines, la Virginie occidentale a longtemps été un bastion démocrate avant de basculer dans le camp républicain à l’occasion de la présidentielle de 2000 puis de 2004.

Un sondage publié lundi par le Washington Post donne les deux démocrates vainqueurs face au républicain John McCain en novembre.

Selon ce sondage, M. Obama devancerait M. McCain de sept points (51% contre 44%) et Mme Clinton aurait un avantage de trois points sur le sénateur de l’Arizona (49% contre 46%).

Un autre sondage publié par USA Today indique qu’une majorité de démocrates (55%) souhaitent que M. Obama choisisse Mme Clinton comme candidate à la vice-présidence s’il obtient l’investiture de son parti.

Après la Virginie occidentale, il restera cinq primaires pour départager les rivaux démocrates. Le Kentucky et l’Oregon (nord-ouest) le 20 mai, Porto Rico le 1er juin, le Montana (nord-ouest) et le Dakota du Sud (nord) le 3 juin.

La Convention démocrate qui désignera formellement le candidat du parti est prévue du 25 au 28 août à Denver (Colorado, ouest).
Même si le rythme d’entrée des secours s’accélère, les besoins restent colossaux pour des survivants désespérés et coupés du monde dans des zones du delta de l’Irrawaddy (sud-ouest) où flottent des corps en décomposition.

Des épidémies de dengue et de paludisme sont à prévoir, prévient l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Jusqu’ici, les opérations de secours n’ont permis de répondre qu’à 10% à 20% des besoins en eau potable, vivres et matériels, selon l’ONU.
L’USAID et les Nations Unies font le point sur l’organisation de l’aide aux sinistrés de Birmanie, juste après l’atterrissage à Rangoun du premier avion d’aide américain. Durée: 1min08

Après une tournée dans cinq localités sinistrées, la responsable de la Fédération de la Croix-Rouge à Rangoun, Bridget Gardner, a déclaré que les populations avaient “désespérément besoin d’abris, d’eau potable et de premiers soins”.

Dans la ville de Labutta, “plus de 10.000 personnes sont sans aucun abri alors que des pluies intenses ont commencé”, a rapporté Mme Gardner dans un communiqué publié à Genève.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui n’avait plus accès aux prisons birmanes depuis trois ans, a annoncé qu’il avait pu distribuer de l’aide à des prisonniers détenus dans les zones sinistrées.

Mais des travailleurs humanitaires étrangers sur le terrain disent être confrontés, selon Médecins sans Frontières, “à de plus en plus de contraintes des autorités” qui multiplient les contrôles.

En outre, une cinquantaine d’humanitaires étrangers travaillant pour des agences des Nations unies et des ONG attendent toujours des visas.

Bien qu’elle veuille absolument en contrôler l’acheminement, la Birmanie ouvre quand même la porte à davantage d’aide.

Après avoir fait atterrir lundi à Rangoun un premier avion militaire rempli de secours, les Américains en ont envoyé mardi un deuxième et un troisième était attendu dans la soirée. La Maison Blanche a promis 13 millions de dollars de plus, soit 16,26 millions au total à ce jour.

Article du 9 mai 2008

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Le marathon des primaires démocrates pour la présidentielle américaine pourrait s’achever dans deux à six semaines, selon les équipes de campagne de Barack Obama et de Hillary Clinton, même si les médias locaux ont déjà décrété la victoire du sénateur de l’Illinois.

M. Obama a expliqué qu’il pourrait se considérer le vainqueur officieux dès les primaires du 20 mai en Oregon (nord-ouest) et au Kentucky (centre-est), s’il obtient alors la majorité absolue des délégués du parti désignés lors de consultations électorales.

“Si à ce stade nous avons la majorité des délégués élus, ce qui est possible, alors je crois que nous aurons des arguments assez forts pour dire que nous avons gagné le plus (de consultations) et que c’est (la fin du match) et que nous avons gagné”, a déclaré M. Obama à la chaîne de télévision NBC.

Le président de la campagne de Mme Clinton Terry McAuliffe a quant à lui indiqué qu’il s’attendait à ce qu’un candidat soit désigné d’ici à la mi-juin, sans attendre la convention nationale du parti, qui du 25 au 28 août devra techniquement désigner l’adversaire du républicain John McCain à la présidentielle du 4 novembre.”Je ne vois pas ça durer jusqu’à la convention, nous aurons un candidat en juin”, a-t-il dit sur la chaîne NBC.

Evoquant les cadres et élus du partis qui détiennent désormais la clé de l’investiture, M. McAuliffe a prédit que “les superdélégués vont réagir très vite, en l’espace d’une semaine ou deux après le 3 juin”, la date des dernières consultations électorales au Montana (nord-ouest) et au Dakota du Sud (nord).

Mais les médias n’attendent pas: “Et le gagnant est…”: en mettant Barack Obama en couverture, l’hebdomadaire Time a déjà couronné le sénateur de l’Illinois, analysant les “cinq fautes de Clinton” ayant entraîné son échec. Le magazine souligne en particulier l’erreur stratégique déjà dénoncée au lendemain du “super-mardi” de février: un accent quasi-exclusif sur les grands Etats comme la Californie et New York, aux dépens des petits Etats où Barack Obama a su s’imposer et cimenter son avance en termes de délégués du parti.

Mais bien loin de s’avouer vaincue, Hillary Clinton est immédiatement repartie en campagne après les primaires de l’Indiana et de Caroline du Nord, où le consensus médiatique estime qu’elle a perdu mardi sa dernière chance de remporter l’investiture démocrate.

En une journée jeudi elle devait faire étape en Virginie occidentale (est), appelée aux urnes mardi, et aussi dans l’Oregon et dans le Dakota du Sud.

L’idée que Barack Obama et Hillary Clinton disputent ensemble la présidentielle américaine, au nom de l’unité d