Sierra Tarahumara – Selon Proceso, la famine était prévisible !

Publié le 28/02/2012 par " Revue de Presse "

indigenas tarahumaras 150x150 Sierra Tarahumara   Selon Proceso, la famine était prévisible !La famine qui sévit chez les Indiens Rarámuris de la Sierra Tarahumara aurait pu être évitée. Mais les autorités ont attendu que des enfants meurent pour se mobiliser. Les morts de faim enregistrés parmi la population tarahumara sont dus aux calamités météorologiques, à la sécheresse ou aux gelées.

Les décès liés à la dénutrition enregistrés dans la Sierra Tarahumara [au cœur de la chaîne de la Sierra Madre occidentale, dans l’Etat de Chihuahua] constituent l’épilogue d’une longue série d’erreurs commises par le gouvernement fédéral.

Un article traduit du journal Mexicain Proceso

En effet, alors qu’il était informé du risque de pénurie depuis le début 2011, ce n’est qu’à la dernière minute et sous la pression sociale qu’il a enfin mis en place un plan d’urgence humanitaire pour les Etats du nord-ouest du pays touchés par une sécheresse sans précédent.

Le 2 février, coiffé de son béret de chef des forces armées, le président Calderón s’est donc rendu dans la Sierra Tarahumara, où il a participé au déchargement d’un hélicoptère rempli de vivres et d’eau potable, et a donné l’ordre à l’armée d’approvisionner les villages en détresse.

Pourtant, au début de son mandat [qui a débuté fin 2006], l’une des premières initiatives de son gouvernement avait été d’exclure les Indiens Rarámuris du programme d’aide prioritaire aux cent vingt-cinq municipalités les plus pauvres, alors même que, sur les dix communes les plus misérables identifiées par les Nations unies, six étaient occupées par des communautés rarámuries, et qu’il est de notoriété publique que ces situations d’urgence reviennent de façon cyclique.

Le journal Milenio rapporte par ailleurs que, depuis le début du mandat de Calderón, 20 000 Rarámuris ont été exclus du dispositif Oportunidades, principal programme mexicain d’assistance aux plus démunis, sous prétexte qu’ils ne respectaient pas l’obligation, prévue par celui-ci, de se rendre dans des écoles ou des centres de santé à plusieurs jours de marche de chez eux. Pour ne rien arranger, le gouvernement de l’Etat de Chihuahua a réduit cette année de 14 % le budget déjà très modeste de la Coordination étatique de la Sierra Tarahumara, agence chargée de distribuer les aides aux Indiens Rarámuris, Pimas et Guarojíos des montagnes.

La négligence et l’indifférence des autorités vont avoir des conséquences difficiles à assumer. Celles-ci commencent déjà à se faire sentir : les hôpitaux des montagnes voient affluer des enfants souffrant de dénutrition. La pénurie d’eau potable a provoqué la première épidémie d’hépatite dans un centre d’accueil de l’enfance ; faute de conditions d’hygiène élémentaires, des cas de gale ont été détectés, et les prix des produits alimentaires ont doublé, comme dans plusieurs autres régions frappées par la catastrophe.

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Article du 7 février 2012 – Les tarahumara poussés au désespoir par manque de nourriture

des indiennes raramuris pres d un canyon au mexique credits lance fisher wikipedia 40976 w250 Sierra Tarahumara   Selon Proceso, la famine était prévisible !Les morts de faim enregistrés parmi la population tarahumara sont dus aux calamités météorologiques, à la sécheresse ou aux gelées. Ils résident sur l’actuel territoire mexicain du Chihuahua et dans d’autres localités du pays où survivent 28 millions de mexicains qui ne sont pas en mesure de se nourrir de manière adéquate.

Selon les données de l’Institut national de la statistique et de la géographie (INEGI), 58,5 millions de mexicains souffrent de pauvreté extrême. Il s’agit en particulier de « pauvreté alimentaire » c’est-à-dire qu’ils n’ont pas de quoi manger.

Le Conseil national pour l’évaluation des politiques de développement (CONEVAL) a fait état d’une augmentation du nombre des pauvres de 12,5 millions unités au cours des six dernières années. Les statistiques, les documents, les reportages sur la situation de famine dans laquelle vivent des millions de mexicains en Tarahumara et dans d’autres zones pauvres abondent.

Ce qui fait défaut, ce sont les initiatives et les activités permettant de traiter le problème à la racine et de lui apporter des solutions. De nombreuses familles sautent un ou plusieurs repas par jour. Les enfants vont à l’école après avoir pris seulement un thé et une tortilla farcie de haricots.

Tant à l’intérieur qu’en dehors du pays, les demandes de donations de la part d’organisations civiles et de l’Eglise catholique afin de porter de la nourriture aux indigènes Chihuahua augmentent.

Source – Associated Press

Article du 24 janvier 2012 – Les Indiens du Mexique menacés de famine pour cause de sécheresse

tarahumaras 150x150 Sierra Tarahumara   Selon Proceso, la famine était prévisible !

Après les gels de l’hiver et la sécheresse exceptionnelle de l’été, les Indiens Raramuris du Mexique sont gravement menacés de famine. Cette année particulièrement difficile au niveau climatique pour le Mexique menace de famine 220.000 Raramuris, une ethnie du nord du Mexique.

“Il n’y a pas de nourriture, il n’y a pas de travail”, relate un jeune Mexicain. Avec les élections présidentielles de juillet, la dure réalité de cette communauté focalise aujourd’hui l’attention du pays. En particulier après que, mi-janvier, des rumeurs de suicides par grèves de la faim d’une cinquantaine de Raramuris ont circulé. Des bruits qui ont prospéré sur fond de sécheresse, estimée par le président Felipe Calderon comme étant la pire depuis des décennies.

Celle-ci s’est en effet cumulée au déficit hydrique de l’hiver en raison du gel et a privé les torrents d’alimentation en eau. Ainsi, les habitants n’ont même pas pu arroser leurs maigres cultures qui leur permettaient habituellement de survivre. Octavio Hijar, l’un des responsables de la fondation qui accueille les Indiens, explique à l’AFP qu’on n’a pour l’heure signalé ni suicide ni cas de malnutrition sévère mais qu’on constate effectivement “une pénurie alimentaire, à cause de l’absence de neige puis de pluie”. Il avertit également que la situation pourrait s’aggraver “de mars à juin”.

“Nous n’avons pas de nourriture. Ni maïs, ni haricot et nous n’en avons quasiment pas eu de l’année”, affirme une Indienne qui attend, comme plusieurs centaines d’autres de recevoir une aide alimentaire. De longues files d’hommes et de femmes de tous âges, enveloppés dans des couvertures pour se protéger du froid et emportant comme ils le peuvent les paquets qu’ils viennent de recevoir. Mais le climat n’est pas le seul responsable de cette détresse des Raramuris. En effet, la région est également contrôlée par la mafia et le crime organisé.

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Mexique: un plan de plus de 2,5 milliards de dollars contre la sécheresse

Mexico – Le président mexicain Felipe Calderon a annoncé mardi un plan de 2,5 milliards de dollars pour lutter contre la sécheresse historique qui frappe le Mexique, principalement dans le nord, prévoyant notamment la distribution d’eau et d’aliments aux populations.

Parmi les mesures immédiates, le plan prévoit l’envoi de 4.000 camions-citerne, la construction d’infrastructures hydrauliques et la constitution de réserves de maïs pour la consommation humaine.

Le programme est estimé à quasiment 34 milliards de pesos (2,56 milliards de dollars) ce qui constitue un investissement sans précédent pour affronter une situation catastrophique, a estimé le président au cours d’une cérémonie publique.

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Un seul commentaire sur l'article “Sierra Tarahumara – Selon Proceso, la famine était prévisible !”

Par DAILLYNo Gravatar Windows other version Internet Explorer 9.0:

Vous avez deja retaler l’invention geniale de Sergio Rico Velasco, mexicain, qui a trouve le moyen de solidifier l’eau:
Qu’attendent les autorites responsables pour utiliser cette formidable trouvaille ??



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