Sommet de Copenhague : Les pays pauvres se font entendre à Copenhague !

Publié le 09/12/2009 par " Le Grand Journal "

OFRTP-CLIMAT-COPENHAGUE-20091206C’est un texte officieux de suggestions de la présidence danoise de la Conférence sur le Climat qui a lancé mardi le débat. Ce papier a encore pesé sur les négociations mercredi. Il ne fait pas référence au Protocole de Kyoto auquel les pays en développement sont très attachés car c’est le seul instrument juridique qui contraint les pays développés à des objectifs chiffrés de réduction des gaz à effet de serre. Ils y ont vu une manoeuvre des pays riches pour se dégager de toutes contraintes.

Mais ce “coup de sang” fut un mal pour un bien. Car il introduit rapidement une question essentielle. Les pays pauvres, les moins émetteurs en gaz à effet de serre, seront les plus touchés par le changement climatique. C’est notamment le cas de l’Afrique, le continent le plus pauvre. Or, ces pays doivent eux-aussi assurer leur développement. Ils réclament donc de l’aide. Pour développer des technologies propres qui leur permettront de se développer en émettant peu de CO2 et pour la mise en place de mesures d’adaptation au changement climatique. Par exemple, le Botswana vient de faire connaître ses besoins. Une aide de 143 millions de dollars, précise son ministre de l’Environnement, permettrait à son pays de mettre en place des technologies plus saines pour ses centrales à charbon et de financer des équipements solaires.

Des engagements pas vraiment chiffrés

De son côté, Jacques Diouf, le président de la FAO, appelle les conférenciers de Copenhague à se pencher sur le rôle crucial de l’agriculture, un peu oubliée dans les débats au profit des activités industrielles. D’une part, elle est fortement émettrice de gaz à effet de serre par ses méthodes de culture, d’autre part, elle est la cause essentielle de la déforestation. Un mécanisme financier devrait inciter les pays en développement à mettre en place une agriculture durable et surtout à ne pas déboiser.

Les Nations Unies estiment que la lutte contre le changement climatique devrait coûter 300 milliards de dollars par an. La question de savoir qui assumera les coûts est, on s’en doute, la cause de frictions à la Conférence.

De leur côté, les pays développés approuvent le principe de cette aide mais aucune contribution chiffrée n’a été précisée. L’Union Européenne estime simplement que 10 milliards d’euros par an seront nécessaires. Le Conseil Européen qui se réunit jeudi et vendredi à Bruxelles devrait s’entendre sur le principe d’une aide immédiate de deux milliards d’euros. Les Français devraient faire des propositions au Conseil européen, les Britanniques suivraient et à leur suite les Allemands. L’Italie a annoncé qu’elle se plierait à toute décision. Mais L’Union Européenne s’engagera-t-elle de manière ferme si les Etats-Unis ne prennent pas eux-mêmes d’engagement ? Gageons que cette question de l’aide aux pays en développement sera autant au cœur des débats à Copenhague que celle sur les objectifs de réduction de gaz à effet de serre.

TF1

Article du 7 Décembre 2009

Les pays du monde entier ont rendez-vous avec l’Histoire à partir de ce lundi à Copenhague au Danemark. Le sommet de l’ONU sur le climat va s’ouvrir sous haute surveillance en présence de délégués de 192 pays et sous la pression de milliers d’Organisations non gouvernementales. Il est vu par certains comme le rendez-vous mondial de la dernière chance.

Yvo de Boer, le responsable des négociations sur le climat de l’ONU souligne également une prise de conscience sans précédent. “Les négociateurs ont à présent un signal très clair des leaders du monde pour greffer un ensemble de propositions et mettre en oeuvre une action rapide.

Jamais depuis ces 17 dernières années de négociation sur le climat, d’aussi nombreuses nations n’ont fait autant de promesses fermes. Presque chaque jour maintenant, des pays annoncent de nouveaux objectifs ou des plans pour réduire leurs émissions de Co2. C’est tout simplement sans précédent.” L’objectif est de limiter la hausse des températures à 2° C par rapport aux niveaux pré-industriels. Or, la trajectoire s’oriente vers une augmentation de 3,5°C d’ici la fin du siècle, au vu des engagements des principaux acteurs de la négociation et d’après l’ONG scientifique Climate Analytics.

Les nombreuses organisations non gouvernementales ne sont pas les seules à faire pression. Samedi, ils étaient des dizaines de milliers d’Européens à réclamer aux leaders politiques du concret à Copenhague. Des manifestations et des actions ont été organisées à Londres, Bruxelles, Paris, Glasgow, Marseille, Dublin, Berlin et, entre autres Stockholm.

Ban Ki-moon “très optimiste” à la veille du sommet de Copenhague

“Je suis très optimiste pour Copenhague”, déclare-t-il dimanche dans une interview au journal danois Berlingske Tidende.

“Nous trouverons un accord – et, je crois, l’accord sera signé par tous les pays membres de l’Onu, ce qui sera historique”, ajoute-t-il dans l’interview en relevant que “Tous les chefs d’Etat et de gouvernement ont le même objectif – empêcher le réchauffement climatique”.

La manière d’atteindre cet objectif reste à déterminer, reconnaît-t-il cependant.

A ce jour, 105 chefs d’Etat et de gouvernement ont accepté l’invitation du Danemark à se rendre à la conférence de Copenhague, parmi lesquels le président Barack Obama, le Premier ministre chinois Wen Jiabao et le Premier ministre indien Manmohan Singh, à la tête de trois des quatre plus gros pays pollueurs de la planète.

“Le changement climatique est réel, et il se produit à un rythme plus rapide que ce que nous pensions il y a quelques années encore”, déclare Ban Ki-moon. “La réunion de Copenhague correspond tout à fait au bon moment pour y faire face, à partir des connaissances dont nous disposons”.

Malgré la venue annoncée d’autant de dirigeants de la planète, la conférence de Copenhague n’aura rien à voir avec un sommet international de pure forme, où tout est conclu avant même l’arrivée des participants.

Tant sur le plan des objectifs en matière de réduction des gaz à effet de serre (GES) que sur la question des aides financières à apporter aux pays émergents afin qu’ils puissent faire face au réchauffement climatique et adapter leurs économies, le fossé demeure profond entre les pays riches et le monde en développement.

L’enjeu est pourtant très grand et la présence de nombreux dirigeants ajoutera à la dramaturgie de la réunion. Cette conférence, censée être le couronnement de négociations entamées à Bali fin 2007, visera à s’entendre sur un nouveau traité fixant un plan de bataille contre le réchauffement climatique, qui succédera au protocole de Kyoto, lequel expire en 2012.

La pression sera d’autant plus grande sur les participants que la situation paraît plus dramatique encore qu’il y a douze ans à la conférence de Kyoto. Selon un rapport intitulé “Le diagnostic de Copenhague”, 26 chercheurs ont conclu fin novembre que le réchauffement planétaire était plus rapide qu’on ne le pensait et que le niveau des mers pourrait, dans le pire des cas, s’élever de deux mètres avant la fin du siècle.

FRONT COMMUN DE 77 PAYS EN DÉVELOPPEMENT

De 2000 à 2008, le Groenland a perdu 1.500 milliards de tonnes de glace. Et le rythme de raréfaction de la glace s’est accéléré depuis 2006, selon une étude publiée à la mi-novembre par la prestigieuse revue Science. La calotte polaire arctique se rétrécit un peu plus à chaque été et certains prévoient la disparition de la banquise permanente au pôle Nord d’ici une vingtaine d’années, peut-être moins.

A l’autre bout du globe, la dislocation de plaques importantes de la banquise antarctique a été constatée ces dernières années. Et de l’Himalaya à l’Amérique du Sud, les glaciers fondent, menaçant de priver d’eau, à terme, les populations des plaines en aval.

Au-delà de quelques engagements pris récemment par certains Etats en termes de réduction des émissions de GES, le désaccord demeure entre pays riches et pays émergents, et la conférence de Copenhague risque de tourner la plupart du temps au dialogue de sourds entre ces deux blocs.

Le Premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, hôte de la conférence, a dit voir dans la venue d’un grand nombre d’hommes d’Etat le signe que “nous sommes sur la bonne voie”. Si Rasmussen affiche un certain optimisme, le projet que fait circuler le Danemark et qui pourrait être proposé comme fil rouge des négociations – réduire les émissions de GES de 50% d’ici 2050 par rapport au niveau de 1990 – a déjà suscité une levée de boucliers chez les grands pays émergents que sont la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud.

Selon ce projet, l’effort de réduction des émissions de GES incomberait à 80% aux pays riches mais ils n’auraient pas d’objectifs intermédiaires, ce sur quoi insistent les pays les plus pauvres, qui comptent parmi les plus menacés. Le projet préconise en outre un “pic” des rejets à l’échelle de la planète en 2020 et reprend à son compte l’objectif des climatologues de contenir sous 2° C l’élévation moyenne des températures.

L’Inde a rapidement fait connaître son opposition au projet du Danemark, parlant d’une “impasse”. Chine, Brésil et Afrique du Sud lui ont emboité le pas, rejetant par exemple l’idée de fixer un pic d’émissions d’ici à 2020. Et jeudi, l’Inde a enfoncé le clou en assurant qu’elle ne signerait pas un accord contraignant sur des objectifs de réduction des émissions ou sur un pic d’émissions.

Les puissances émergentes et en voie de développement, coalisées au sein d’un groupe de 77 pays, ont constitué, au cours d’une discrète réunion à Pékin fin novembre, un front commun avec lequel devront compter les pays riches, et qui conduit à relativiser l’optimisme qu’affiche Ban Ki-moon.

L’express

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Un seul commentaire sur l'article “Sommet de Copenhague : Les pays pauvres se font entendre à Copenhague !”

Par Bernard NotinNo Gravatar Mac OS X Safari 4.0.4:

Un “groupe”d’informaticiens a réussi à pénétrer le serveur central de l’University of East Anglia’s Climate Research Unit,(l’UEACRU) un centre de recherche qui prétend “faire autorité” sur le changement climatique, et qui, naturellement, se fait l’ avocat du “global warming” et donc du contrôle mondialisé des populations.

On s’aperçoit, grâce à l’information mise en circulation par ces “hackers”, que les activités des “scientifiques lobbyistes” sont largement orientées, outre la recherche de fonds et le lobbying politique,  vers le renseignement (repérer les activités des gens opposés à leur thèse) et la mise à l’écart des opposants, par tous les moyens possibles. Etrangement, le doute, qui avait la réputation d’être le fondement de la réflexion raisonnable, est totalement absent – Nous nous trouvons en face d’une bande de lobbyistes fanatiques dont le principal souci est de faire taire leurs opposants, et ce par n’importe quel moyen.
C’est que leur histoire de réchauffement global est une vérité révélée, tout comme tant d’autres niaiseries dont nous bombarde les canailles médiatiques….

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