Alberto Contador, le rescapé, remporte le tour de France ! (Video)

Publié le 26/07/2009 par " Le Grand Journal "

ASTANA CONTADOR PODIUM 0803 150x150 Alberto Contador, le rescapé, remporte le tour de France ! (Video)Alberto Contador a remporté son deuxième Tour de France, cinq ans après avoir frôlé la mort. Cet épisode a façonné une partie du coureur, jeune homme à la tête dure. En mai 2004, l’Espagnol, est victime d’une chute lors du Tour des Asturies, probablement due à un anévrisme cérébral.

Après trois semaines de coma, il est opéré d’un oedème cérébral et il ne remonte sur le vélo qu’en décembre. Oubliées les petites piques, les humiliations: Alberto Contador a remporté son deuxième Tour de France, cinq ans après avoir frôlé la mort.

L’épisode, moins médiatisé que le cancer qu’a vaincu Lance Armstrong, son ennemi au sein d’Astana, a façonné une partie du coureur Contador, jeune homme à la tête dure. La course, gagnée à la pédale et au mental, a modelé l’homme, qui a pris quelques années en trois semaines. En mai 2004, le natif de Pinto, près de Madrid, est victime d’une chute lors du Tour des Asturies, probablement due à un anévrisme cérébral. Après trois semaines de coma, Contador est opéré d’un oedème cérébral et il ne remonte sur le vélo qu’en décembre.

“J’y pense très régulièrement. Il me permet de savoir d’où je viens, de donner plus de valeur au choses”, a dit le coureur de 26 ans à Reuters dans le train qui emmenait le peloton d’Avignon à Montereau-Fault-Yonne pour la dernière étape du Tour. “Quand j’y repense aujourd’hui, je me dis ‘tu sais pourquoi tu t’es battu.”

Pouliné par le sulfureux Manolo Saiz, bientôt englouti par l’affaire Puerto, Contador tombe ensuite dans les mains de Johan Bruyneel. Le Belge, qui a mené Lance Armstrong vers ses sept victoires en France, remporte un huitième Tour avec Contador, en 2007 au sein de la formation Discovery Channel. Bruyneel confiera ensuite s’être ennuyé en l’absence du Texan. Le retour d’Armstrong va lui redonner le sourire – et pimenter le Tour de Contador.

LE TOUR SE GAGNE AUSSI À L’HÔTEL

“Je me souviens d’autres courses plus dures physiquement (que ce Tour),” dit l’Espagnol, qui partage la vie de sa petite amie Macarena depuis une dizaine d’année. “Mais au niveau psychologique, sans aucun doute, c’était la course la plus difficile de ma vie. Ce Tour a été très exigeant par la combinaison des deux facteurs, physique et psychologique.”

Pendant trois semaines, Contador prend le bus de l’équipe alors qu’Armstrong bénéficie d’une voiture banalisée pour quitter l’arrivée d’étape au plus vite. L’Espagnol, soutenu par son frère Fran et son équipier portugais Sergio Paulinho, encaisse sans broncher.

Il s’impatiente, toutefois. A Arcalis, il attaque pour prendre le pouvoir, malgré les réticences de Bruyneel et Alain Gallopin, directeur sportif chez Astana. Au sommet, il reprend 21 secondes à Armstrong, qui lui reproche d’être allé à l’encontre des consignes d’équipe. “J’étais en super forme. J’ai trouvé là une occasion idéale pour distancer les autres favoris”, dit-il. “Il faut se souvenir qu’il n’y avait vraiment pas beaucoup d’occasions de faire la différence en montagne dans ce Tour. “Cette attaque a été mal interprétée par beaucoup de monde. J’aurais même pu attaquer plus tôt tellement je me sentais bien.” A l’hôtel, où il dit avoir gagné en partie le Tour, il partage la chambre de Paulinho.

À LA CHARLY GAUL

“Il a été d’une excellente compagnie pendant tout le Tour, il a aussi très bien travaillé sur le vélo. On a échangé beaucoup de choses pendant le Tour. C’est un vrai ami”, dit Contador. Les autres membres d’Astana, eux, se concentrent sur Armstrong. Andreas Klöden emmène l’Américain en montagne, jusqu’à ce qu’il soit contraint et forcé de jouer la carte Contador, maillot jaune à Verbier.

En Suisse, puis à Annecy dans le contre-la-montre, Contador, à la Charly Gaul, assomme le Tour. “Après tout ce que j’ai vécu, je mérite de bonnes vacances. Je mérite de décrocher du vélo”, souffle Contador. “J’ai engrangé énormément d’expérience. Sur le vélo bien sûr mais surtout pour ma vie en général.”

Avant de superviser la construction de sa propre maison à Pinto, il disputera la Clasica San Sebastian puis le Grand Prix de Plouay mais pas la Vuelta, dont il est tenant du titre.

L’un des cinq coureurs à avoir remporté les trois grands Tours, Contador ne se tournera pas tout de suite vers les classiques, même si Liège-Bastogne-Liège lui conviendrait particulièrement bien. “J’aime vraiment les classiques mais malheureusement, elles se déroulent, notamment Liège, à une période de l’année où les allergies sont courantes et je suis sujet à ça”, dit-il. “J’arriverais donc un peu affaibli et sans suffisamment de préparation. Mais à l’avenir, quand je serai plus mûr encore, j’aimerais vraiment en disputer.”

Reuters – (www.legrandjournal.com.mx)

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