Le vieux General Motors est mort : vive le nouveau GM !
Publié le 01/06/2009 par " Le Grand Journal "
A 8 heures du matin heure de New York, un des grands symboles industriels du monde occidental, le constructeur automobile américain General Motors a déposé son bilan pour se restructurer avec le soutien de l’Etat Fédéral américain en demandant la protection de la loi américaine sur les faillites. Quelques heures plus tard, le Président américain Barack Obama s’est exprimé sur ce sujet.
En travaillant avec ma cellule d’experts automobile, General Motors et ses actionnaires
sont arrivés à un plan viable, faisable qui devrait donner à cette icône des compagnies américaines une chance de repartir. C’est un plan taillé pour les réalités du marché automobile d’aujourd’hui. Un plan qui place General Motors en direction des profits, même si notre économie prend plus de temps que prévu à retrouver la croissance.
C’est le gouvernement américain qui va gérer à présent les affaires du constructeur même s’il se défend de vouloir intervenir dans sa gestion quotidienne. Contre 60% du capital du nouveau General Motors, l’Etat fédéral va devoir financer le constructeur à hauteur de 30 milliards de dollars après les 20 milliards versés depuis le début de l’année.
Pendant sa restructuration sous contrôle judiciaire, qui pourrait durer de 60 à 90 jours, le constructeur continuera à fonctionner normalement : il honorera notamment ses garanties à ses clients et ses concessionnaires.
C’est la fin d’une époque et c’est une fin d‘époque malheureuse, explique un propriétaire de Chevrolet en Virginie, mais je pense aussi que c’est un début : nous allons avoir un redémarrage plus fort dans l’industrie automobile et je pense que c’est une bonne chose. Oui je pense que c’est une bonne chose.
General Motors va réduire la voilure avec une nouvelle compression des effectifs : 40% des concessionnaires GM vont disparaître et de nombreuses usines vont fermer. Une fois restructuré, les analystes estiment que General Motors sera un acteur moyen du marché automobile, assez loin de sa puissance des années 70.
Article du 1er Juin 2009
Le géant automobile va se placer ce lundi sous la protection de la loi contre les faillites. GM sera détenu à 60% par les contribuables et va fermer onze de ses usines. La Maison Blanche a annoncé une aide supplémentaire de 30 milliards de dollars.
Le géant de l’automobile américain General Motors (GM), le symbole de rêve et de puissance par excellence aux Etats-Unis, se placera bien ce lundi 1er juin sous la protection de la loi contre les faillites, a confirmé dimanche un membre du Congrès, qui a ajouté que GM sera détenu à 60% par les contribuables. Le constructeur devrait voir la fermeture de onze de ses usines.
Barack Obama annoncera également, lors d’une apparition en milieu de journée à la Maison Blanche, une aide supplémentaire de 30 milliards de dollars (21,2 milliards d’euros), ont précisé des membres anonymes de son administration, soit beaucoup plus que pour Chrysler, placé lui aussi en faillite fin avril. Immédiatement après le président américain, le PDG de GM Fritz Henderson a prévu de prendre la parole, lors d’une conférence de presse à New York.
Plan de restructuration
L’Etat canadien et la province d’Ontario verseront pour leur part 9,5 milliards de dollars américains et obtiendront 12% des actions. Le fonds de retraite des salariés de General Motors prendra 17,5%.
Enfin 10% reviendront aux anciens créanciers détenteurs d’obligations non garanties ayant souscrit au plan de restructuration. Les actionnaires actuels de l’ex-numéro un mondial de l’automobile perdront l’intégralité de leur mise.
Compagnie “light”
Les membres de l’administration espèrent que la cour se prononcera dans les 60 à 90 jours suivants. Si la restructuration du constructeur automobile était couronnée de succès, GM serait alors une compagnie “light”, allégée d’une bonne partie de sa dette, de ses salariés, de ses sites de fabrication et de ses concessionnaires.
GM ne gardera que quatre de ses marques-phares, Chevrolet, Cadillac, Buick et GMC. “C’est un nouveau début, c’est une renaissance, c’est un nouveau General Motors”, a déclaré dimanche le sénateur Carl Levin, tout en reconnaissant “beaucoup de douleur pour tout le monde”.
GM a déjà reçu 20 milliards de dollars (14 milliards d’euros) du Trésor américain. L’argent à venir proviendra de ce qu’il reste du fonds mis en place par le plan de sauvetage du secteur financier de 700 milliards de dollars (495 milliards d’euros) du gouvernement américain.
(nouvelobs.com avec AP) – (www.legrandjournal.com.mx)
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