Alejandro Gonzàlez Iñarritu nous offre un “Biutiful” Festival de Cannes (Vidéo)
Publié le 17/05/2010 par " Alain Figadere "
Après son Prix de la mise en scène obtenu en 2006 avec Babel, Alejandro González Iñárritu fait figure de concurrent très sérieux à la Palme d’Or cette année. Le brillant cinéaste mexicain, qui s’est fait connaître grâce à ses Amours Chiennes en 2001, s’est attaché ici les services du comédien Javier Bardem. (La Tribune, l’Express)
Alejandro Gonzàlez Inarritu nous offre un “Biutiful” Festival de Cannes
Le réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu réussit avec ” Biutiful” le portrait d’un homme bon aux multiples zones d’ombre, magistralement interprété par Javier Bardem.On parle beaucoup de paternité à Cannes cette année.
Dans les grandes productions hollywoodiennes comme “Robin des bois” de Ridley Scott ou “Wall Street 2 ” d’Oliver Stone. Dans les films d’auteurs aussi, tels ” Un homme qui crie” de Mahamat-Saleh Haroun. Mais c’est probablement le Mexicain Alejandro Gonzàlez Inarritu qui signe le plus beau film sur le sujet.
Dense, profond, subtil, sensible, son “Biutiful” était présenté dimanche soir en compétition.Pour cette fois, le réalisateur a posé sa caméra à Barcelone. Non pas sur les Ramblas ou les villas chics de la côte mais au cœur des quartiers pouilleux de la ville. C’est là qu’habite Uxball (Javier Bardem) avec ses deux enfants dont il a la garde. Bipolaire, ex-alcoolique, leur mère n’est pas en mesure de s’en occuper. Lui a un don. Une capacité à communiquer avec les morts juste après qu’ils aient expiré leur dernier souffle. Mais pour nourrir les siens, il aide les clandestins à trouver du travail. Une forme d’exploitation, certes, mais qu’il contrebalance en tentant d’améliorer leurs conditions de vie. Reste que ses jours sont comptés. Et Uxball doit absolument trouver une solution pour ses enfants avant de s’en aller.
Lire la suite sur la Tribune
3 questions à Alejandro González Iñárritu “Je n’ai pas tant peur de la mort que de ne pas avoir compris la vie avant qu’elle ne s’achève. (L’Express)
“Avec Biutiful, vous abordez une nouvelle fois le sujet de l’immigration, une constante dans votre cinéma. Comment l’expliquez-vous?
Sans doute parce que je suis moi-même un immigré aux Etats-Unis. J’ai quitté mon pays il y a maintenant 9 ans. J’ai beaucoup voyagé de par le monde. Je me sens un peu comme un sans domicile tout en étant conscient d?être un immigrant privilégié. J’ai beaucoup d’amis à moi qui le sont également et j’en comprends la nature. J’ai toujours été très choqué par le fait que nos lois tentent d’empêcher ce que les hommes ont toujours fait depuis que le monde est monde : se déplacer.
Malgré son fond très dur, vous parlez de Biutiful comme d’un film plein d’espoir?
Absolument. Pour moi, Biutiful parle de pardon, de tendresse, de comment devenir meilleur dans des conditions difficiles, comment donner de l’amour, comment être un parent… Nous avons besoin d’envisager l’existence sous un angle nouveau et je pense que c’est le voyage qu’entreprend Uxbal. Les circonstances sont dures mais pas nécessairement extraordinaires. C’est la vie. Tout cela peut nous arriver.
Envisagiez-vous le cancer du personnage de Javier Bardem comme une métaphore pour le mal qui ronge nos sociétés?
Non, mais vous pouvez définitivement y voir cet aspect-là. Ca me plait bien, d’ailleurs. Personnellement, je n’ai pas tant peur de la mort que de ne pas avoir compris la vie avant qu’elle ne s’achève. En vieillissant, vous réalisez qu’il y a quelque chose qui vous a échappé. Je pense que nous passons à côté du sens de la vie. Sommes-nous devenus aveugles?
Biutiful, à l’épreuve du Face à Face
Pendant le Festival de Cannes, le face à face hebdomadaire entre Eric Libiot, rédacteur en chef Culture à L’Express, et Fabrice Leclerc, rédacteur en chef de Studio Ciné Live, devient quotidien et se délocalise sur la Croisette. Le film du jour: Biutiful, d’Alejandro González Iñárritu. La Palme d’Or?
A lire aussi :










Comments are closed.