Communiqué du Consulat Honoraire de Monterrey
Publié le 29/04/2009 par " Alain Figadere "
Communiqué du consulat de France au Mexique :
Le consulat sera fermé au public jusqu’au 6 mai 2009 pour toutes les démarches d’ordres administratives. Un numéro de portable d’urgence a été mis en place : 044 81 10 76 80 82. Nous vous invitons à consulter la page internet de notre consulat General ou un point d’actualité est publié :
Pour les étudiants et les visiteurs de passage, veuillez signaler votre présence via le téléphone d’urgence et courrier électronique : francemonterrey@yahoo.fr , crise@consulfrance-mexico.org
Pour les étudiants qui ont des problèmes particuliers avec leur documentation migratoire, n’hésitez pas à me contacter.
Veuillez prendre note du Tel d´Urgences mis en place localement
Tomar nota del No de Telefono local de Urgencias
Please take note of Emergency Phone Number
Emmanuel HENRIET
Consul Honoraire de France à Monterrey
Conseiller du Commerce Extérieur de la France
MC2
Antiguo Camino a la Huasteca No 225
Santa Catarina – Nuevo León – C.P. 66100 Mexique
URGENCES PORTABLE EPIDEMIE GRIPPE : 044 81 10 76 80 82
Tel : +52 (81) 83 36 93 31
Email :
francemonterrey@yahoo.fr (francais)
consulfranciamty@yahoo.fr (español)
http://www.consulfrance-mexico.org/MONTERREY
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Situé à la frontière entre l’Arizona, le Nouveau Mexique et le Mexique, l’archipel Madrean est ce que l’on appelle un “Hotspot”.
Autrement dit, l’une des 34 zones définies à l’heure actuelle sur toute la planète comme devant bénéficier en priorité d’actions de préservation de leurs écosystèmes *.
Ce territoire (un archipel terrestre), s’étend sur près de 7,8 millions d’hectares.
Ses îlots montagneux entourés de vastes prairies désertiques se trouvent à la croisée de plusieurs systèmes géographiques : deux zones climatiques – tempérée et subtropicale – deux chaînes de montagnes – les Montagnes Rocheuses et la Sierra Madre occidentale – et enfin deux déserts – le Sonoran et le Chihuahuan.
Cette localisation très particulière a généré l’émergence d’une diversité géologique et biologique tout à fait remarquable. Mais la richesse naturelle nichée dans ses rivières, ses vallées et ses petites montagnes a été détruite en très grande partie par les activités humaines. Les scientifiques ont mesuré qu’environ 86 % de la végétation avait déjà disparu.
Multiples partenariats au chevet de l’archipel
Des agences gouvernementales (nord-américaine et mexicaine), des ONG, des universités, des fondations (dont la Fondation Veolia Environnement)Planet Action, des entreprises et bientôt des collectivités territoriales se sont donc associées pour enrayer ce phénomène de destruction d’un écosystème à la fois exceptionnel et très fragilisé. Ils s’appuieront sur l’expertise d’une association dédiée à la protection et la restauration de l’archipel Madrean, Sky Island Alliance (SIA). SIA portera le projet MABA (Madrean Archipelago Biodiversity Assessment).
Ce projet a pour objectif général d’étudier puis de participer à la préservation de cette biodiversité.
Il va développer pour cela plusieurs types d’actions : l’étude précise (avec réalisation d’un inventaire) de la biodiversité, l’évaluation des impacts du changement climatique et des activités humaines sur cette biodiversité, l’élaboration d’une stratégie de sauvegarde, la mise en œuvre de stratégies d’urgence pour la réhabilitation d’habitats écologiques (en mettant la priorité sur les ressources aquatiques) et l’implication des autorités publiques et de la population.
La phase d’étude s’appuiera sur des expéditions scientifiques. Un réseau de caméras permettra par exemple d’obtenir une “image” globale très fine de l’état de l’archipel, de sa faune et de sa flore.
Ce programme ambitieux est prévu pour se dérouler sur trois ans.
À terme, le programme MABA compte parvenir à sensibiliser plus largement les autorités publiques et les quelque 600 000 habitants qui résident sur la zone.
* Un hotspot est une zone contenant au moins 0,5 % des espèces végétales de la planète, mais ayant perdu au minimum 70 % de sa surface végétale originale.
Les 34 Hotspots couvraient à l’origine 15,7 % de la surface planétaire et 86 % de leur végétation aurait été détruite.