Samedi 11 octobre 2008  
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Rubrique : Sports

Tour de France: L’Allemand Marcus Burghardt remporte la 18e étape

Publié le 24/07/2008 par Le Grand Journal

tour-de-france-logo.jpgSAINT-ETIENNE (AFP) — Au bout d’une échappée menée à deux, l’Allemand Marcus Burghardt (Columbia) a remporté la 18e étape du Tour de France, jeudi, à Saint-Etienne, devant l’Espagnol Carlos Barredo.

Les deux coureurs ont eu tout le temps de se disputer la victoire tout près du stade Geoffroy-Guichard, en conclusion de cette étape de transition de 165,5 kilomètres.

Le peloton s’est présenté avec un retard approchant les sept minutes sans que le haut du classement, conduit par l’Espagnol Carlos Sastre (CSC), soit modifié à trois jours de l’arrivée à Paris.

Partie sur des bases ultra-rapides dans les faux-plats descendant vers Grenoble (55,7 km durant la première heure), la course a pris sa tournure définitive après le 60e kilomètre à l’initiative de Barredo, désireux de donner à l’équipe Quick Step un succès qui la fuit depuis le début.

Barredo a vu revenir Burghardt, qui s’était déjà mis en évidence en début d’étape, et le Français Romain Feillu, distancé par la suite dans la première des trois côtes du jour (col de Parmenie).

Le Français Christophe Le Mevel et l’Espagnol Mikel Astarloza, partis en contre-attaque, n’ont pu revenir sur le duo, nanti d’une avance supérieure à trois minutes.

Barredo, qui a démarré à plusieurs reprises, et Burghardt ont essayé à tour de rôle de se surprendre mais la victoire s’est finalement jouée dans un sprint que l’Allemand a essayé avec succès de retarder le plus possible.

Sur son démarrage, Burghardt, parti en tête, s’est assuré plusieurs longueurs d’avance qui lui ont permis, non sans quelque imprudence, de lever les bras avant la ligne d’arrivée.

Pour la troisième place, Feillu (maillot jaune pendant une journée à Nantes) a disposé de Le Mevel et d’Astarloza, à plus de trois minutes et demie du vainqueur.

Le peloton, précédé par un petit groupe comprenant notamment le Luxembourgeois Andy Schleck, porteur du maillot blanc, s’est rapproché dans le final à cause de la surveillance entre les deux premiers.

Le cadet des Schleck a contrôlé dans le final un démarrage du Tchèque Roman Kreuziger, son adversaire principal pour le classement des jeunes.

Interrogé sur la fouille du véhicule de son père Johnny par les douanes, en marge de l’étape, le Luxembourgeois a déclaré après l’arrivée: “La police a fait son métier. Cela ne m’inquiète pas. Il n’y a aucun problème.”

Aucun produit “dopant ou interdit n’a été découvert” par les douanes, a indiqué le parquet de Grenoble à l’issue des vérifications.

Burghardt a signé la cinquième victoire d’étape pour son équipe après les quatre succès au sprint du Britannique Mark Cavendish.

L’Allemand qui réside en Suisse, un grand gabarit de 1,89 m (pour 75 kg), s’est imposé pour la première fois dans le Tour. Professionnel depuis 2005, ce jeune coureur taillé pour les classiques des pavés a déjà gagné Gand-Wevelgem en 2007.

L’Italien Damiano Cunego, victime d’une chute dans la première heure de course en même temps que le Belge Philippe Gilbert et le Russe Alexandre Botcharov, a accompli le reste de l’étape loin derrière le peloton.

Menton ensanglanté et maillot déchiré sur le torse, l’Italien, courageux en diable, a été attendu par trois puis quatre de ses coéquipiers de la Lampre.

Cunego, vainqueur de l’Amstel Gold Race en avril, est parvenu à rallier l’arrivée avant de prendre la direction de l’hôpital pour des soins supplémentaires.

Classement de la 18e étape:

1. Marcus Burghardt (GER/COL) les 196,5 km en 4h30:21.

(moyenne: 43,610 km/h)

2. Carlos Barredo (ESP/QST) à 0:00.

3. Romain Feillu (FRA/AGR) 3:33.

4. Christophe Le Mevel (FRA/C.A) 3:33.

5. Mikel Astarloza (ESP/EUS) 3:35.

6. Samuel Dumoulin (FRA/COF) 6:39.

7. Cyril Dessel (FRA/A2R) 6:39.

8. Roman Kreuziger (CZE/LIQ) 6:39.

9. Leif Hoste (BEL/SIL) 6:39.

10. Andy Schleck (LUX/CSC) 6:39.

Classement général:

1. Carlos Sastre (ESP/CSC) 79h16:14.

2. Frank Schleck (LUX/CSC) à 1:24.

3. Bernhard Kohl (AUT/GST) 1:33.

4. Cadel Evans (AUS/SIL) 1:34.

5. Denis Menchov (RUS/RAB) 2:39.

6. Christian Vande Velde (USA/GAR) 4:41.

7. Alejandro Valverde (ESP/GCE) 5:35.

8. Samuel Sanchez (ESP/EUS) 5:52.

9. Tadej Valjavec (SLO/A2R) 8:10.

10. Vladimir Efimkin (RUS/A2R) 8:24.

Article du 24 juillet 2008

L’Espagnol Carlos Sastre (CSC) a fait coup double, remportant l’étape de l’Alpe d’Huez en solitaire et s’emparant du Maillot Jaune. Cadel Evans, qui a limité la casse, reste malgré tout en position idéale.

C’était l’étape de la dernière chance. Celle qui devait permettre à Frank Schleck et aux autres grimpeurs de distancer Cadel Evans avant le contre-la-montre de Saint-Amand-Montrond. Elle a peut-être consacré l’Australien. C’est vrai, le dauphin du Tour 2007 a souffert, terminant à 2’15 de Carlos Sastre, l’option finalement sélectionnée par CSC. Mais en choisissant de tout miser sur les 21 lacets de l’Alpe d’Huez, l’équipe du Maillot Jaune a permis au leader de Silence-Lotto de s’offrir un retard largement acceptable en vue du dernier contre-la-montre. Après tout, c’est peut-être rassurant.

Une course de côte
Car le menu était gargantuesque. Galibier, Croix-de-Fer, Alpe d’Huez. Trois plats de résistance répartis sur 210,5 km. Pour ne pas risquer l’indigestion, les CSC préféraient avaler les deux premiers cols à petites bouchées pour se réserver sur le dessert. A la place, la formation danoise installait un long processus d’écoeurement, imprimant un rythme suffisamment rapide pour manger le peloton à petit feu. Mais pas pour dégoûter les meilleurs. C’est que l’équipe du Maillot Jaune ne voulait pas arriver trop dépourvue au pied de l’Alpe d’Huez, juge de paix de cette 17e étape. Elle avait besoin, par exemple, de coureurs comme Fabian Cancellara, assez exceptionnel dans son rôle d’équipier, pour négocier la vallée avant la dernière difficulté. Ce principe de prudence convenait parfaitement à Cadel Evans, abordant la dernière montée sans avoir puisé dans ses réserves, et à tout un tas d’autres coureurs qui n’espéraient sans doute pas attaquer le pied de l’Alpe d’Huez avec le Maillot Jaune. Jérôme Pineau (Bouygues Telecom), parti dans la descente de la Croix-de-Fer, et Peter Velits (Milram), échappé de la première heure, avaient ainsi le redoutable honneur de se lancer en tête dans cette dernière ascension mythique.

Sastre prend le pouvoir, Evans gère
Juste l’honneur puisque, comme on pouvait s’y attendre, Carlos Sastre lançait les hostilités dès le pied. En pur grimpeur. Denis Menchov, qui avait l’audace de suivre l’attaque, a failli s’en mordre les doigts toute la montée. Payant son effort avant de retrouver sa place parmi le groupe Maillot Jaune. L’attentisme entre les meilleurs, se marquant à la culotte, favorisait ainsi le retour du Russe. Personne, finalement, ne savait que faire, pendant que Sastre augmentait son avance à chaque lacet. Les frères Schleck, Frank et Andy, avaient bien envie de rejoindre leur coéquipier. Bernhard Kohl, 3e du général, et Christian Vandevelde le rouleur, aussi. Cadel Evans, lui, jouait à la perfection sur les rivalités, trouvant toujours un allié de circonstance pour le ramener sur les velléitaires. Mais quand l’écart dépassait les deux minutes, l’Australien prenait les choses en mains pour limiter l’écart à l’arrivée. Un duel à distance dont Sastre sortait vainqueur avec 2’15 sur Evans. Un chiffre à mettre en relation avec les 1’34 qui séparent l’Espagnol, nouveau maillot Jaune, de l’Australien au général. Autant dire trop peu pour le dernier contre-la-montre.

Article du 22 juillet 2008

JAUSIERS (Alpes-de-Haute-Provence) (AFP) — Le Français Cyril Dessel (AG2R) a remporté mardi à Jausiers la 16e étape du Tour de France qui a franchi deux cols hors catégorie, la Lombarde et la Bonette.

Le Luxembourgeois Frank Schleck (CSC) a gardé le maillot jaune de leader après cette deuxième journée alpestre.

Dessel a signé le deuxième succès français depuis le départ après celui de Samuel Dumoulin à Nantes, lors de la 3e étape.

L’ancien maillot jaune du Tour 2006 a réglé au sprint ses trois derniers compagnons d’échappée, le Français Sandy Casar, l’Espagnol David Arroyo et l’Ukrainien Yaroslav Popovych.

Les favoris n’ont pu vraiment se départager, à l’exception de l’Américain Christian Vande Velde qui a cédé plus de deux minutes et demie.

Mais, le Russe Denis Menchov, lâché dans la descente de la Bonette, a lâché une trentaine de secondes à ses adversaires directs.

Dans cette étape très ensoleillée de 157 kilomètres, l’Allemand Stefan Schumacher a distancé sur les sévères rampes de la Lombarde ses compagnons d’une échappée partie dans la plaine.

Le vainqueur du contre-la-montre de Cholet n’a été rejoint qu’à 5 kilomètres du sommet de la Bonette, la plus haute route goudronnée d’Europe.

Tout en haut de ce site perché à 2802 mètres d’altitude, le Sud-Africain John-Lee Augustyn est passé en tête, avec quelques secondes d’avance sur les rescapés d’un groupe qui s’était dégagé dès la montée de la Lombarde.

Augustyn, repris dans la descente, a fait une chute sans gravité mais spectaculaire, dans le ravin.

L’équipe CSC a mené comme prévu dans la montée de la Bonette, sous la conduite d’Andy Schleck, le frère cadet du maillot jaune. Mais l’opération s’est avérée sans résultat productif par rapport à l’Australien Cadel Evans.

Dessel, âgé de 33 ans, s’est imposé pour la première fois dans le Tour. En 2006, il avait porté le maillot jaune pendant une journée suite à sa deuxième place de l’étape de Pau.

Le coureur de Rive de Gier (Loire), dont la saison 2007 a été gâchée par les suites d’une toxoplasmose, a gagné notamment le mois dernier une étape du Dauphiné.

Article du 21 juillet 2008

L’équipe CSC doit attaquer pour gagner le Tour de France dont l’un de ses coureurs, le Luxembourgeois Frank Schleck, porte le maillot jaune lundi à Cuneo avant les deux grandes étapes alpestres.

A six jours de l’arrivée à Paris, tout reste possible pour six coureurs regroupés en moins de 50 secondes dans ce Tour qui a repris ses forces lundi en Italie. Qu’ils soient favoris de première ligne (Evans, Menchov), prétendants sérieux (Sastre, F. Schleck) ou outsiders ambitieux (Kohl, Vande Velde), les candidats à la victoire finale s’apprêtent à abattre leurs cartes dans les trois rendez-vous majeurs qui se profilent.

Après l’arrivée à Jausiers, par la Lombarde et la Bonette, il restera encore l’étape de l’Alpe d’Huez, par le Galibier et la Croix-de-Fer (mercredi), puis le contre-la-montre de Saint-Amand-Montrond sur 53 kilomètres (samedi).

Pour Alain Gallopin, qui a dirigé pendant plusieurs saisons l’équipe CSC avant de devenir le responsable d’Astana (absent du Tour 2008), la course va se faire en fonction du groupe danois, le seul à compter deux coureurs en tête de la course avec Carlos Sastre (4e en 2006 et 2007) et Frank Schleck.

Quelle est la meilleure chance pour CSC ?

“Carlos peut gagner le Tour”, estime son ancien directeur sportif. “Il a montré ces dernières années qu’il finissait fort, qu’il était bien dans la troisième semaine.”

Autre atout pour l’Espagnol (6e), actuellement distancé de 49 secondes au classement général, il se montre plus performant que Schleck dans les contre-la-montre.

Sur les 53 kilomètres du dernier chrono, il pourrait limiter la casse à 1 min 30 sec ou 2 minutes par rapport à Evans et Menchov, selon l’estimation d’Alain Gallopin.

“Ca se jouera à l’Alpe d’Huez”, prévoit-il. “C’est là que se fera la différence. Reste à voir quelle sera la tactique de CSC ce jour-là.”

Evans est-il usé ?

“Il a vu ce que coûtait le port du maillot jaune, un poids incomparable”, remarque Gallopin. “Le fait de l’avoir perdu peut lui redonner un peu de sérénité. J’ai été surpris de le voir réagir à une accélération de Frank Schleck dans le final de l’étape de Digne-les-Bains alors que les équipes des sprinteurs étaient là. C’était faire un effort supplémentaire.”

Troisième à 8 secondes à peine du leader, l’Australien de l’équipe Silence occupe une position d’attente idéale. “C’est une très bonne situation”, jauge le technicien français, convaincu qu’Evans a commis une erreur en prenant pour 1 seconde le maillot jaune à Hautacam: “Mais c’est tellement important de le porter…”

Si le deuxième du Tour 2007 a plafonné dans la montée de Prato Nevoso, le léger recul ne comporterait pas d’éléments inquiétants selon Gallopin: “Il a plutôt sauvé la mise. Il a besoin de la répétition d’efforts. A Prato Nevoso, c’était plutôt une course de côte.”

Quel est le premier favori ?

“Menchov reste mon favori”, annonce le directeur sportif d’Alberto Contador tout en soulignant que le Russe de Rabobank, 4e à 38 secondes, paye la faute commise sur la route de Nantes. “Il n’a pas l’habitude de courir devant. Il préfère être en retrait, ce qui lui permet d’économiser de l’énergie. Mais ça lui a fait perdre du temps.”

Le Tour pourrait en effet se jouer à coup de secondes comme l’an dernier (23 sec entre Contador et Evans). “Personne ne domine, constate Gallopin. C’était déjà le cas l’an dernier. Quand on gagne de 23 secondes, on ne peut pas parler de domination…”

Pour lui, Evans et Menchov se situent peu ou prou sur la même ligne (”ça se jouera sur la fraîcheur”) dans la perspective du contre-la-montre: “Il vaudrait mieux pour lui que Menchov reprenne du temps à Evans auparavant. Dans Prato Nevoso, il était parti au bon moment. Sans sa chute, il aurait pu faire la différence.”

Kohl et Vande Velde peuvent-ils tenir ?

L’Autrichien de Gerolsteiner (2e à 7 sec) et l’Américain de Garmin (5e à 39 sec) sont les deux surprises du Tour après les deux premières semaines. “Mais le secret d’un Grand tour, c’est la troisième semaine”, observe Gallopin qui salue toutefois en Bernhard Kohl (26 ans) “un bon grimpeur”.

Pour avoir dirigé Vande Velde (32 ans) par le passé, il note que l’ex-coéquipier de Lance Armstrong se trouve “pour la première fois de sa carrière en position de leader” d’équipe.

“Jusqu’à présent, il devait toujours rouler dans la plaine et travailler pour les autres. Cette année, il a fait le Giro sans grosse pression (52e), comme un bon entraînement. Mais il faut voir comment il va passer les Alpes.”

AFP - (www.legrandjournal.com.mx)

Article du 16 juillet 2008

Dans ce Tour de France, les coureurs de la Cofidis ont des fourmis dans les jambes. A l’instar de Sylvain Chavanel ou de Samuel Dumoulin, victorieux à Nantes, Amaël Moinard est parti en solitaire pour glaner une victoire d’étape à Foix.

Rejoint à 4,2 km de l’arrivée, le jeune coureur aura au moins eu le mérite d’essayer. Le Français peut maintenant se consoler avec le prix de la combativité.

En pleine discussion avec Arvesen, Moinard a dû se contraindre à laisser la victoire d’étape au Norvégien. (Reuters) En pleine discussion avec Arvesen, Moinard a dû se contraindre à laisser la victoire d’étape au Norvégien. (Reuters)
Pour son premier Tour de France, on ne l’attendait pas à pareille fête. Victorieux en 2007 d’une étape de la Route du Sud entre St Lary et Soulan, Amaël Moinard n’est pas passé loin de s’adjuger une deuxième grande victoire à son palmarès, depuis son arrivée chez les professionnels en 2005. Le natif de Cherbourg aura pourtant tout tenté dans la onzième étape de la Grande Boucle.

Sorti du peloton dès les premiers kilomètres avec 11 compagnons d’échappée, Amaël Moinard a joué son va-tout dans le Col de Portel qu’il avait repéré, comme tous les cols pyrénéens, avant le départ de cette édition 2008. “On savait que c’était au Col de Portel qu’il fallait attaquer. J’habite à Toulouse, à une heure d’ici, et j’ai repéré toutes les étapes pyrénéennes. Je préfère terminer 11e en ayant tout tenté que de terminer 5e sans avoir essayé”, précisait-il, à peine la ligne d’arrivée franchie, à nos confrères de France 2.

La satisfaction d’avoir tout tenté

Parti de Cherbourg pour vivre à Toulouse et se rapprocher des montagnes que les coureurs ont l’occasion d’arpenter lors des grandes épreuves, Moinard a tout de même tenu la dragée haute à d’excellents rouleurs comme l’Italien de la Lampre, Alessandro Ballan. “Je peux au moins avoir la satisfaction d’avoir tout tenté. De toute façon, je me savais battu par Arvesen, Ballan ou Pozzato. Je savais qu’ils essaieraient de nous endormir”, indiquait-il à propos de son choix de partir en solitaire dans le Col du Portel.

Après 60 km d’échappée en solitaire, Moinard n’a toutefois pu préserver son avance pour s’offrir un premier succès d’étape pour son premier Tour. Rejoint par le groupe de 11 poursuivants, le coureur, âgé de 26 ans, laissait finalement Arvesen, Elmiger et Ballan s’expliquer pour la victoire d’étape. Déjà en vue dans la sixième étape entre Aiguirande et Super-Besse, où il déclencha une attaque à 10 km de l’arrivée en compagnie de Laurent Lefèvre, Moinard n’est donc pas parvenu à imiter son coéquipier de la formation Cofidis, Samuel Dumoulin, unique vainqueur d’étape français cette année, à Nantes.

Meilleur Français au général

La Cofidis s’est d’ailleurs fait une règle d’attaquer dès que le terrain s’y prête, quitte parfois à surprendre son propre directeur sportif, Francis van Londersele. A l’image de Sylvain Chavanel, parti dans une opération suicide dès les premiers kilomètres de l’étape 6, la Cofidis profite de la moindre opportunité. “Il faut attaquer pour gagner, c’est ce qui fait la beauté de ce sport. On sait qu’aucun Français ne peut gagner le Tour, alors on tente, on essaie de se faire plaisir au maximum. C’est mon premier Tour de France, je m’éclate”, indiquait-il après l’étape avant d’ajouter, comme pour mieux se justifier : “C’est l’état d’esprit de l’équipe Cofidis qui est très soudée.”

Le Normand fait en tout cas mieux que de se défendre dans la montagne. Longiligne (1m80 pour 69 kg), Amaël Moinard s’est pour le moment toujours distingué dans les étapes de montagne. En 2007, le Français s’offrait sa première victoire avec une étape de la Route du Sud entre St Lary et Soulan. Moinard avait alors grimpé le Col d’Aspin et le Col de Peyresourde, deux cols réputés pour leur difficulté, avec des pentes moyennes respectives de 6,5% et de 7,1%. S’il a aujourd’hui échoué dans sa tentative, Moinard réalise toutefois un beau rapproché au général. Parti 37e du général ce mercredi matin, Moinard pointe désormais au 25e rang à 11′49” du leader et actuel maillot jaune, Cadel Evans. Le lauréat du prix de la combativité, ce vendredi, est donc également le meilleur Français au général.

Article du 15 Juillet 2008

Le Tour de France goûte sous le soleil sa première journée de repos, au lendemain de la redoutable étape d’Hautacam. L’occasion de jeter un coup d’oeil dans le rétro pour tirer les principaux enseignements de cette première moitié de Grande Boucle.

Le jeu reste ouvert

C’est une des leçons de ces dix premiers jours de course: à la sortie des Pyrénées, ils sont encore une dizaine à pouvoir lorgner sur le maillot jaune. Certes, Cadel Evans a pris le pouvoir à Hautacam, ce qui est tout sauf une surprise puisque l’Australien était considéré au départ de Brest comme le favori numéro un. Mais la faiblesse des écarts (F.Schleck à une seconde, les cinq premiers dans la même minute et les dix premiers qui se tiennent en 2′30″) laisse le jeu très ouvert et la course difficile à contrôler pour Evans, dont l’arrivée au sommet de la hiérarchie s’est presque faite par défaut lundi. Comme le dit Vincent Lavenu, le manager d’AG2R, “nous ne sommes probablement pas au bout de nos surprises dans ce Tour qui peut partir dans tous les sens à tout moment.” On ne s’en plaindra pas…

Valverde et Cunego, les battus

Comme le dit le vieux dicton, après le premier massif montagneux, on ne sait jamais qui a gagné le Tour, mais on sait qui l’a perdu. Les deux grands battus des Pyrénées, parmi ceux qui prétendaient au sacre voilà encore quelques jours, sont incontestablement Alejandro Valverde et Damiano Cunego. Le premier avait démarré en trombe en enlevant la première étape à Plumelec et en portant deux jours le maillot jaune, mais il a explosé dans l’étape d’Hautacam. Relégué à la 14e place à près de cinq minutes d’Evans, le Murcien ne se fait plus d’illusions. “Je vais devoir changer de tactique et viser une nouvelle victoire d’étape”, avouait-il lundi soir. Cunego, lui, a décroché dès l’étape de Super-Besse, avant de confirmer son affaissement dans les Pyrénées. Le leader de l’équipe Lampre, 16e à 5′37″, avait fait du Tour son principal objectif de la saison en zappant même le Giro, mais il ne parvient pas à suivre le rythme.

Saunier Duval, Columbia, CSC: chaud devant !

Trois équipes ont particulièrement marqué de leur empreinte cette première moitié de course: Saunier Duval, Columbia et CSC. Les premiers ont réussi l’exploit de glaner les trois premières étapes de montagne, grâce à Riccardo Ricco (2) et Leonardo Piepoli (1). Sans oublier Juan Jose Cobo, deuxième à Hautacam et désormais leader désigné chez Saunier, puisqu’il occupe la huitième place au général. Pourtant, il semble bien que ce soit Ricco, qui le suit dans la hiérarchie (9e), qui détienne les clés du problème, par sa faculté à creuser des écarts importants en montagne. Pour Columbia, le maillot jaune ne semble plus accessible après le revers de Kim Kirchen, lundi. Mais le Luxembourgeois a tout de même porté cinq jours la tunique dorée, il est toujours en course pour le podium et même pour le maillot vert! Avec les deux succès de Cavendish, le bilan est déjà largement positif pour Columbia. Enfin, le cas CSC est plus spécifique: l’équipe de Bjarne Riis n’a pas gagné la moindre étape. Mais sa force collective a de quoi impressionner. Frank Schleck est à présent deuxième du général à seulement une seconde de Cadel Evans et Carlos Sastre (6e) reste dans le jeu. La manière dont Jens Voigt et Fabian Cancellara se sont sacrifiés lundi, condamnant à eux deux le pauvre Valverde, témoigne par ailleurs de l’homogénéité du groupe danois.

La nouvelle donne du sprint

Les sprinters n’ont pas eu beaucoup d’occasions de se mettre en évidence au cours de la première moitié du Tour, du fait de la volonté des organisateurs de dynamiser le parcours d’emblée. Du coup, il ne fallait pas se louper. A ce petit jeu, Mark Cavendish (Columbia) a su tirer son épingle du jeu en s’imposant par deux fois, sous le soleil à Châteauroux et sous le déluge à Toulouse. L’Anglais, à 23 ans, s’impose comme le plus rapide du peloton désormais, alors que la vieille génération, à l’image de Zabel, McEwen (très en retrait cette année) voire Oscar Freire, semble rendre les armes. Dans un registre différent, tout en puissance, Thor Hushovd, s’est également offert une étape.

Français: Souvent devant, rarement à l’arrivée

Il y a longtemps que les Français n’avaient pas autant gagné qu’en cette saison 2008. Ce petit vent de renouveau avait fait naitre de nouveaux espoirs pour le Tour de France, mais la marche est encore trop haute. Finalement, sur la Grande Boucle, rien na changé depuis l’année dernière. Comme prévu, aucun ne peut viser le général. Le premier, Sandy Casar, est 26e. Pour le reste, on voit presque tous les jours des Français à l’avant, comme à Hautacam, où Rémy Di Gregorio n’a été repris qu’au pied de la dernière montée. Mais une fois à l’arrivée, c’est l’heure des vaches maigres. A l’exception de l’étape de Nantes, qui a vu la victoire de Samuel Dumoulin (Cofidis) et l’intronisation en jaune de Romain Feillu (Agritubel), jamais les coureurs français n’ont pu peser sur la course. L’abandon de Christophe Moreau (Agritubel), par la toute petite porte, n’égaie pas ce bilan pour l’heure assez terne. Malgré les bonnes intentions.

Affaires: une déflagration et toujours le soupçon

Le Tour du renouveau. On a beaucoup entendu cette expression depuis le départ du Tour. Sauf que, comme le rappelle justement Raymond Poulidor, “ça fait dix ans qu’on nous parle du Tour du renouveau”. La prudence reste donc de mise, et le contrôle positif à l’EPO de Manuel Beltran, lors de la première étape, constitue une bonne piqure de rappelle si nécessaire. Pour l’heure, il s’agit de la seule déflagration subie par els organisateurs, bien conscient toutefois qu’ils ne sont pas à l’abri. Mais ce sont surtout les rumeurs, et les soupçons, qui alourdissent le climat. Dans la victoire (Valverde, Schumacher, Ricco) comme dans la difficulté (Moreau), les performances des coureurs sont soumises à interprétation, et souvent à extrapolation. Il n’y a malheureusement pas grand chose à faire pour lutter contre ça. Le cyclisme paie là les travers de ces dernières années.

Article du 14 juillet 2008

L’Australien Cadel Evans (Silence) a pris les commandes du Tour de France, lundi, à Hautacam, au terme de la dixième étape gagnée par l’Italien Leonardo Piepoli.

Au lendemain du succès de l’Italien Riccardo Ricco, l’équipe Saunier Duval s’est de nouveau imposée dans le deuxième acte des Pyrénées. Elle a réussi cette fois le doublé sur les hauteurs de Hautacam, où Piepoli a précédé sur la ligne l’Espagnol Juan Jose Cobo.

A l’altitude de 1520 mètres, le Luxembourgeois Frank Schleck a pris la troisième place, à 28 secondes du duo. Mais il a échoué d’une seconde pour le maillot jaune qui est passé sur les épaules d’Evans, arrivé au sein d’un groupe de favoris (avec Menchov, Sastre et Ricco) à 2 min 17 sec du vainqueur.

Le Luxembourgeois Kim Kirchen, qui portait le maillot jaune à Pau au départ des 156 kilomètres, a lâché plus de 4 minutes dans l’ascension finale longue de 14,4 kilomètres.

L’Espagnol Alejandro Valverde et l’Italien Damiano Cunego, les deux grands perdants du jour avec le Luxembourgeois Andy Schleck, ont été lâchés à 8 kilomètres du sommet du Tourmalet, le premier col hors catégorie escaladé cette année.

Dans cette ascension, l’équipe CSC (Gustov, Voigt) a dicté l’allure puis a fait le forcing au bas de la descente, dans la traversée de la vallée. Avec l’aide précieuse du Suisse Fabian Cancellara, le champion du monde du contre-la-montre, dépêché dans la première échappée en début d’étape.

Cette offensive de grande ampleur a condamné le jeune grimpeur français Rémy Di Grégorio qui était passé en tête au sommet du Tourmalet (2115 m d’altitude) après être parti dans la première échappée.

Di Grégorio, dont l’avance s’élevait encore à 6 minutes en haut du Tourmalet à 50 kilomètres de l’arrivée, a abordé l’ultime ascension avec un avantage inférieur à la minute. Il a été rejoint aux 12 kilomètres, peu avant que Frank Schleck et Piepoli, puis Cobo, se dégagent du premier groupe.

Accompagnés un temps par l’Autrichien Bernhard Kohl et le Russe Vladimir Efimkin, le trio ne s’est départagé qu’aux 2 kilomètres. Sur la ligne, Cobo n’a pas disputé la victoire à Piepoli, surtout concerné par le gain de l’étape.

Cunego et Valverde, distancés de 2 min 45 sec au pied de Hautacam, ont cédé finalement plus de trois minutes et demie au groupe d’Evans et une bonne partie de leurs chances de victoire finale.

Quant à Andy Schleck, défaillant dans l’ultime ascension, il a déboursé près de 9 minutes au vainqueur et a abandonné à Ricco son maillot blanc de meilleur jeune.

Piepoli, qui est âgé de 36 ans, s’est imposé pour la première fois dans le Tour de France. Lieutenant préféré de Ricco, il compte à son palmarès des étapes de montagne dans la Vuelta et le Giro.

“Je n’avais pas de très bonnes jambes. Les efforts d’hier (dimanche) ont laissé des traces. Mais j’ai réussi à rester avec Evans et Sastre”, a déclaré Ricco en ajoutant: “On a fait la course pour Piepoli.”

Au classement général, cinq coureurs (Evans, F. Schleck, Vande Velde, Kohl, Menchov) sont regroupés en moins d’une minute avant la première journée de repos à Pau.

“Hier, j’étais au plus bas, maintenant je suis au plus haut, le tout en 26 heures”, a déclaré Evans qui est revenu sur sa chute de la veille: “J’ai cru que mon Tour s’arrêtait là.”

Au bord des larmes sur le podium, Evans a revêtu le premier maillot jaune de sa carrière, un an après avoir échoué de 27 secondes pour la victoire finale face à l’Espagnol Alberto Contador.

Interrogé sur ses principaux rivaux, l’Australien a répondu: “Dans l’immédiat, Frank Schleck est le plus dangereux pour prendre le maillot jaune. Mais, pour la victoire à Paris, je crois que c’est (Denis) Menchov.”

Classement de la 10e étape

1. Leonardo Piepoli (ITA/SDV) les 156,0 km en 4h19:27.

(moyenne: 36,076 km/h)

2. Juan Jose Cobo (ESP/SDV) à 0:00.

3. Frank Schleck (LUX/CSC) 0:28.

4. Bernhard Kohl (AUT/GST) 1:06.

5. Vladimir Efimkin (RUS/A2R) 2:05.

6. Riccardo Ricco (ITA/SDV) 2:17.

7. Carlos Sastre (ESP/CSC) 2:17.

8. Cadel Evans (AUS/SIL) 2:17.

9. Denis Menchov (RUS/RAB) 2:17.

10. Christian Vande Velde (USA/GAR) 2:17.

Classement général

1. Cadel Evans (AUS/SIL) 42h29:09.

2. Frank Schleck (LUX/CSC) à 0:01.

3. Christian Vande Velde (USA/GAR) 0:38.

4. Bernhard Kohl (AUT/GST) 0:46.

5. Denis Menchov (RUS/RAB) 0:57.

6. Carlos Sastre (ESP/CSC) 1:28.

7. Kim Kirchen (LUX/COL) 1:56.

8. Juan Jose Cobo (ESP/SDV) 2:10.

9. Riccardo Ricco (ITA/SDV) 2:29.

10. Vladimir Efimkin (RUS/A2R) 2:32.

Article du 13 Juillet 2008

De la victoire «pantanienne» de Riccardo Ricco à Bagnères-de-Bigorre à la chute de Cadel Evans, en passant par le bon comportement des Français, tout ce qu’il faut savoir de la 9e étape.

Il a brillé :
Que penser de la deuxième victoire d’étape de Riccardo Ricco ? Qu’il est sans aucun doute le meilleur grimpeur de ce peloton. Qu’il possède une giclette digne de Marco Pantani ou d’Alberto Contador. Que son tempérament permet de transcender des étapes inanimées. Qu’on ne voit pas bien qui pourrait l’empêcher de remporter toutes les étapes de montagne dans cet état de forme.

Mais le contexte actuel du cyclisme incite aussi à la prudence. On sait que l’Italien fait l’objet d’une étroite surveillance en raison d’un taux hématocrite naturellement élevé. On sait aussi qu’il a été contrôlé maintes et maintes fois cette saison, sans jamais avoir été positif. On se contentera donc de dire que ses offensives contrarient sans nul doute des favoris incapables de réagir. S’il reste encore loin au général, le dernier à avoir remporté le Tour de France de cette manière est un certain Marco Pantani (1998), son idole.

La journée des favoris :
Ils sont restés très sages, manquant même d’audace face à un Cadel Evans affaibli. L’Australien a subi une chute sévère à la moitié du chemin. S’il a pu suivre les meilleurs, le favori du Tour se prépare à des jours compliqués, visiblement bien touché à l’épaule. Toujours 2e au général, il ne va pas se plaindre en tout cas d’une étape qui a mis en lumière l’absence d’un patron. La Caisse d’Epargne semble avoir les moyens de peser sur la course. A condition de courir plus intelligemment en conduisant Alejandro Valverde aux avant-postes. L’Espagnol n’a cessé d’osciller au sein du groupe Maillot Jaune. Peut-être se ressent-il encore de sa chute lors de la 5e étape. Le tempo mis en place n’a donc éliminé personne, à l’exception du Basque Haimar Zubeldia, relégué à neuf minutes. Esseulé, Kim Kirchen n’a tout de même pas connu une journée facile. Mais le Luxembourgeois a tenu le choc. L’arrivée à Hautacam pourrait cependant offrir un changement de leader.

La journée des Français :
La plupart d’entre eux appréhendait ce premier rendez-vous avec la montagne. Certains se sont rassurés, parvenant à accrocher les bonnes roues. Sur la quarantaine de coureurs figurant dans le groupe Maillot Jaune à l’arrivée, on dénombrait cinq Français. Un peu en-deçà depuis le début du Tour, Cyril Dessel a répondu présent en prenant la 3e place, pour l’honneur. Avec la présence de quatre éléments (Dessel, Efimkin, Valjavec, Goubert), c’est toute une équipe AG2R-La Mondiale qui a ressuscité. Parmi le groupe de tête, on comptait également deux Bouygues Telecom, le Suisse Johan Tschopp accompagnant un Pierrick Fedrigo qui met toujours un peu de temps avant de lancer la machine, et deux Française des Jeux. Sandy Casar a même tenté de partir dans la descente vers Bagnères-de-Bigorre. Rémy Di Gregorio s’est, lui, rattrapé après son échec à Super-Besse. Plutôt de bon augure donc avant le 14 juillet même si le terrain vers Hautacam ne sera pas propice aux échappés.

Le chiffre : 2’35
Comme le retard de Riccardo Ricco sur Kim Kirchen au général. L’Italien a repris 1’17 à l’ensemble des favoris et remonte à la 21e place. Il avait perdu 3’36 en 29,5 kilomètres de contre-la-montre à Cholet.

Article du 12 juillet 2008

AURILLAC (AFP) — De Figeac à Toulouse, la ville de l’Airbus, le Tour de France visite samedi quatre départements du Midi-Pyrénées dans la huitième étape entre Massif central et Pyrénées.

Pour cette journée de transition, Kim Kirchen (Columbia) sera toujours en jaune, tandis que le peloton parcourra ces 172,5 km sans Manuel Beltran (Liquigas), exclu vendredi soir pour un contrôle antidopage positif. Kirchen a conservé la tunique de leader du classement général au terme de la 7e étape remportée en solitaire par Luis Leon Sanchez (Caisse d’Epargne).

La course emprunte samedi des routes vallonnées dans sa première moitié, sensiblement plus rapides par la suite pour rejoindre la préfecture régionale (440.000 habitants).

Le Lot, l’Aveyron puis le Tarn et la Haute-Garonne sont traversés par le parcours qui passe au 48e kilomètre à Rieupresens, tout près de la localité de naissance (Vabre-Tiziac) de l’un des pionniers du Tour, l’Aveyronnais Gustave Garrigou, vainqueur en 1911.

L’arrivée est jugée au centre de la “ville rose”, entre la Garonne et le canal du Midi, au bout d’une ligne droite de 420 mètres.

Ville-étape dès la première édition du Tour en 1903, Toulouse avait accueilli la Grande Boucle pour la 25e fois en 2003, l’année du Centenaire. Le vainqueur, l’Espagnol Juan Antonio Flecha, s’était imposé sur l’aérodrome de Montaudran, à la périphérie de la ville.

Départ de Figeac à 13h10, arrivée à Toulouse vers 17h16 (prévision à 42 km/h de moyenne).

Vendredi, le rythme du Tour de France s’est brutalement accéléré tant sur la route qu’en coulisses à l’arrivée à Aurillac.

Avant que la caravane apprenne en début de soirée le contrôle positif à l’EPO de l’Espagnol Beltran dans la première étape, le sujet dopage s’était déjà invité en arrière-plan de la course. A cause d’une annonce du Tribunal arbitral du sport (TAS), laissant penser que le cas de l’Espagnol Alejandro Valverde n’était pas définitivement clos, et d’une précision de l’Agence française de lutte contre le dopage sur les contrôles d’avant-Tour.

Dans la course, le pouls de la Grande Boucle a aussi été revu à la hausse. Maillot jaune depuis la veille, Kim Kirchen a dû faire face à l’offensive menée par l’équipe des frères Schleck, les deux autres Luxembourgeois, à 92 kilomètres de l’arrivée.

La formation CSC, la plus nombreuse dans le premier groupe (Sastre, A. et F. Schleck, Cancellara, Voigt, Gustov), a forcé l’allure après la chute collective qui a jeté à terre l’Italien Damiano Cunego, le perdant de la traversée du Massif Central.

Distancé d’une trentaine de secondes à l’arrivée à Super-Besse, Cunego a lâché 27 secondes à ses rivaux directs après avoir été lâché dans la dernière difficulté, à moins de 10 kilomètres d’Aurillac. Le voilà relégué à plus de 2 minutes de Kirchen et de l’Australien Cadel Evans, toujours bien placé.

Trois Français ont abandonné en cette journée brumeuse. Lilian Jégou a chuté sévèrement, au point de devoir être opéré en fin d’après-midi à Saint-Flour. John Gadret a renoncé lui aussi deux jours après être tombé sur la route de Châteauroux. Quant au champion de France 2007, Christophe Moreau, il s’est éclipsé au ravitaillement avant Murat (Cantal).

Article du 10 juillet 2008

çL’Italien Riccardo Ricco (Saunier Duval) a remporté la sixième étape du Tour de France, jeudi, dans la station de moyenne montagne de Super-Besse, où le Luxembourgeois Kim Kirchen (Columbia) a endossé le maillot jaune.

Le précédent leader, l’Allemand Stefan Schumacher, a chuté dans les 500 derniers mètres après avoir touché la roue d’un autre coureur. Pour le gain de l’étape, Ricco a devancé nettement au sprint sur le faux-plat final l’Espagnol Alejandro Valverde et l’Australien Cadel Evans, au terme des 195,5 kilomètres du parcours qui se terminait par une rampe de 1500 mètres. Kirchen, cinquième de l’étape dans le sillage de son compatriote Frank Schleck, a lâché 4 secondes.

L’Allemand Stefan Schumacher (Gerolsteiner) a chuté jeudi à 300 mètres de l’arrivée de la 6e étape du Tour de France, à Super-Besse, suivant les images diffusées par France Télévisions. Le porteur du maillot jaune a touché la roue du coureur qui le précédait, le Luxembourgeois Kim Kirchen. “Ce n’était pas intentionnel, évidemment”, a soupiré Schumacher, qui a franchi la ligne en 25e position, à 32 secondes du vainqueur (Ricco).

Le coureur allemand a rétrogradé de la première à la troisième place du classement général, à 16 secondes de Kirchen. Le règlement qui prévoit de créditer le coureur du temps du groupe auquel il appartenait en cas de chute ou d’incident mécanique dans les trois derniers kilomètres, n’est pas appliqué dans les arrivées au sommet.

Article du 8 juillet 2008

Stefan Schumacher a remporté le contre-la-montre et pris la tête du Tour. Evans reste le mieux placé des favoris. Stefan Schumacher a mis le gros braquet, serré les dents et surpris tous les spécialistes de l’effort solitaire.

Le Français Romain Feillu a perdu la tête du classement général à l’issue du court (29,5 km) « chrono » individuel qui balise les premières positions de ce Tour. Evans, quatrième de l’étape, a renforcé sa présence aux avant-postes. Trois coureurs du Team Columbia (Kirchen, Lövkvist, Hincapie) figurent parmi les dix premiers.

Mais les spécialistes ont été surpris par l’étonnant Schumacher.

Pour certains observateurs, « L’Île aux enfants » a peut-être fait une courte pause hier à l’issue du premier contre-la-montre disputé autour de Cholet. Pour eux, ce Tour, qui fleurait bon l’herbe tendre et les senteurs d’été, a dégagé un parfum moins accommodant. « Monsieur du Snob » a posé – provisoirement – son canotier sur le banc, François s’est éclipsé gentiment et la Julie de service a fermé le kiosque à journaux.

Hier soir, les plus enthousiastes ont parlé « de grosse surprise » en commentant la performance de Schumacher. Sprinteur (c’était sa marque de fabrique lorsqu’il courait dans la petite formation allemande Lamonta), puncheur (victoire dans l’Amstel Gold Race en 2006), il s’improvise désormais excellent rouleur de contre-la-montre. Avec lui, on ne sait plus trop. Il essaie bien de nous convaincre qu’il n’a jamais été vraiment un spécialiste des arrivées massives, on nous rappelle qu’il est originaire de Stuttgart (où l’on fabrique des coupés Mercedes en série), ça reste une énigme.

Et pas seulement pour un certificat médical signé par maman au début de sa carrière ou un contrôle d’alcoolémie – teinté de traces d’amphétamines – effectué par la police de son pays peu après les derniers championnats du monde. Bon prince, Thomas Voeckler, Alsacien d’origine et pas suspecté de complaisance, a opté pour la théorie du vent : « Il soufflait par rafales, Schumacher en a certainement profité ».
Ce matin, notre ami teuton s’élancera avec le maillot jaune sur les épaules, douze secondes d’avance sur Kirchen et Millar, vingt et une sur Evans et trente-trois sur Cancellara.

Valverde cale

Le Suisse (cinquième de l’étape), grand battu de la journée, avait pourtant cru faire le plus difficile en alignant Menchov pour quatre-vingt-huit centièmes. Il avait pris sa plus belle moto, enfilé son blouson et poussé à fond le CD de hard-rock. Avec lui, ça semble facile : première, deuxième, troisième, quatrième… Ah, la cinquième tousse un peu. Pas grave avait-il pensé à l’arrivée. Il avait ensuite commandé quelques canettes au comptoir lorsqu’un Australien puis un Écossais (qui sont aussi deux solides descendeurs de liquide) l’ont devancé. Puis Kirchen a fait le « chrono » de sa vie.

Et Schumacher a décoiffé tout ce beau monde sur le seul souffle de son passage.

Restait à voir qui allait payer la note. Un peu comme après la partie de belote. Les favoris ont fait les comptes. On s’est vite accordé à dire que ce ne serait pas Evans. Menchov (sixième de l’étape) a piqué le nez vers ses chaussures. Cunego (dix-septième) a désigné Valverde (vingt-troisième) qui a balancé Sastre (vingt-huitième). Feillu était allongé sous la table. Frank Schleck (quarante-sixième à 2’14’’) s’était éclipsé sur la pointe des pieds, non sans avoir laissé un petit mot : « Rendez-vous dans les Pyrénées ».

La rédaction - (www.legrandjournal.com.mx)

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Edito

La planète finance a le regard tourné vers Washington. Les ministres des Finances des sept pays les plus industrialisés (G7) se rencontrent ce vendredi pour parler de la crise qui ébranle le système financier international et, surtout, des moyens pour restaurer la confiance. Par la suite, une réunion est prévue avec leurs homologues de grands pays émergents qui craignent une contagion. Les débats se prolongeront samedi lors de la réunion annuelle du Fonds monétaire international (FMI), garant de la stabilité financière mondiale. Le secrétaire d'Etat Henry Paulson, veut renforcer l'effort collectif face à la crise. C'est lui qui a souhaité la rencontre élargie entre pays industrialisés et pays émergents. Henry Paulson a toutefois déjà mis en garde contre toute attente démesurée de la réunion du G7. «Les pays sont différents, les systèmes financiers sont différents et les besoins et les politiques sont différents», a-t-il déclaré mercredi soir. Son pessimisme se comprend. Le plan Paulson de 700 milliards de dollars a été salué en Europe, mais aucun pays n'a pris des mesures fortes pour endiguer la crise. En réalité, les pays se déchirent même à l'intérieur de l'Union européenne. Il n'empêche que le G7 pourrait annoncer des mesures visant à stabiliser le taux de change du dollar. Sa volatilité est en effet l'une des raisons qui ont affaibli l'économie américaine. Signe avant-coureur, le cours de l'or a baissé ces dernières heures dans l'attente que le billet vert reprenne son rôle de valeur refuge. Mais avec leurs poids politiques et économiques, les ministres des Finances du G7 pourraient donner une impulsion pour que le FMI assume de nouvelles responsabilités. A cet effet, son directeur le français Dominique Strauss-Kahn n'arrête pas de revendiquer de nouveaux pouvoirs pour intervenir lorsque le système financier est en crise. «Notre point de vue est que la situation est très grave et nous pouvons résoudre les problèmes si nous agissons vite, énergiquement et de façon concertée», a-t-il déclaré jeudi. Pas plus tard que ce mardi, Robert Zeollick, président de la Banque mondiale (BM), a appelé à la fondation d'un nouveau multilatéralisme, avec une profonde réforme des institutions comme le G7, le FMI et l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

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