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Rubrique : Tourisme France

A Pékin, des agences de voyages affirment avoir été appelées à boycotter la France

Publié le 30/05/2008 par Le Grand Journal

air-china.jpgLes agences de voyages chinoises auraient-elles eu pour consigne de retirer la destination “France” de leurs brochures ? C’est probable à Pékin, où plusieurs tours opérateurs ont expliqué, jeudi 29 mai, s’être exécutés après une demande de la municipalité.

Mais celle-ci a démenti vendredi, tandis que Paris demandait “absolument des explications”. “Ce serait préoccupant si ce devait être confirmé”, a ajouté la porte-parole du ministère des affaires étrangères français, Pascale Andréani.

Cette polémique intervient alors que les relations franco-chinoises ont été mises à mal par le fiasco du passage de la flamme olympique en avril à Paris, et les doutes sur la présence du président Nicolas Sarkozy à la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin.

Seule certitude : côté français, BTG International Travel Tours indique avoir des réservations de groupes pour le mois de juin, “mais plus en juillet”, China Travel Service, fait état d’annulations de la part “d’une quinzaine de groupes”, tandis que China Comfort Travel craint “des conséquences économiques lourdes pour le secteur”, après cette”année catastrophique pour le tourisme chinois en France”. Le directeur général de l’office de tourisme de Paris, Paul Roll, se veut plus rassurant. Selon lui, les effets ne se verront que sur le long terme. “Les touristes chinois qui ont déjà reçu leur visa et réglé leur voyage ne vont pas y renoncer. Mais les flux de voyageurs devraient s’estomper sur les mois qui viennent.”

La possible désaffection des Chinois, incités par des internautes à renoncer à visiter un pays jugé “hostile”, pourrait en effet être un coup dur pour le tourisme français. En 2007, plus de sept cent mille Chinois ont visité la France et ils y ont dépensé en moyenne 1 000 à 1 500 euros par séjour en emplettes et divertissements. L’industrie touristique et le gouvernement espéraient attirer cent mille visiteurs chinois de plus chaque année.

AFP-(www.legrandjournal.com.mx)

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Edito

Bruxelles tarde à valider le plan de recapitalisation des banques françaises, jugé peu compatible avec les règles de la Commission. Paris s'impatiente. Six semaines après avoir présenté son plan de renforcement du capital des six plus grandes banques françaises, la France attendait, hier encore, le feu vert de la Commission européenne. Au-delà d'un excès de zèle régulateur, Bruxelles se retrouve accusée d'entraver la relance que toute l'Europe réclame. L'affaire, qui brouille la complicité entre Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso, ne concerne pas le sauvetage des banques naufragées dans la tempête financière. Mais le soutien financier de 10,5 milliards d'euros que l'État français veut apporter à six banques réputées en bonne santé. Paris les considère comme les chevaux de bataille d'une relance immédiate. Le Trésor veut gonfler leurs fonds propres pour les amener à prêter plus à l'économie, une bouffée d'oxygène essentielle dans une atmosphère de crédit raréfié. C'est là que le bât blesse. Neelie Kroes, la commissaire néerlandaise à la Concurrence, retient sa signature en s'inquiétant des distorsions introduites par ces aides publiques. Bref, elle conteste l'avantage que les enseignes françaises pourraient en retirer face à leurs concurrentes européennes. En pratique, Bruxelles voudrait imposer à toutes les banques aidées - les naufragées comme celles qui restent à flot - de redresser leur bilan, c'est-à-dire de prêter moins en proportion de leurs capitaux propres, fussent-ils renforcés par les deniers de l'État. Les services de Christine Lagarde y voient un contre sens dangereux, au moment précis où les économies européennes plongent dans la récession. «Stupide», «bureaucratique», «tatillon» : les épithètes ont volé ce week-end sur la ligne Paris-Bruxelles. Le plan français prévoit explicitement que les banques aidées devront accroître leurs crédits à l'économie.

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