Lundi 01 décembre 2008  
1 Euro = 17.1050 - Cac 40 - 3.262,68

Expo Paris- À la poursuite des frégates de Lapérouse

Publié le 29/03/2008 par Le Grand Journal

laperouse.jpegIl y a 220 ans, l’expédition menée par le navigateur s’achevait par un naufrage dans le Pacifique Sud. Le Musée de la marine revient sur cette épopée tragique.

C’est par une folle nuit de tempête que l’on abordera, dès demain, l’exposition «Le mystère Lapérouse» au Musée de la marine, à Paris. On sera projeté en 1788, en plein cauchemar, à quelques encablures de l’île de Vanikoro, miette de terre au milieu d’un Pacifique Sud déchaîné. Par le biais d’une reconstitution filmée en trois dimensions, le visiteur assistera au naufrage de la Boussole et de l’Astrolabe.

Les deux navires placés sous le commandement de l’officier de la Marine royale Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse, avaient quitté Brest trois ans plutôt pour une mission d’exploration. L’histoire commence par sa fin tragique, il y a 220 ans, et le Musée de la marine remonte le temps pour retracer cette épopée tragique et fascinante.

Une intolérable avance

Flash-back: au début des années 1780, les Anglais ont pris une intolérable avance dans la découverte du Pacifique. Louis XVI estime que la France se doit d’envoyer des marins aguerris mais aussi des scientifiques sur ces mers lointaines. Il s’agira de cartographier, d’explorer, d’observer les populations, la faune, la flore… mais les objectifs sont aussi stratégiques et économiques. Il faut à la fois se placer sur l’échiquier maritime mais aussi voir quels types de commerces peuvent être envisagés. Le roi est à ce point investi dans le projet qu’il annote de sa main les instructions. L’exposition peut ainsi présenter l’un des très rares documents autographes de Louis XVI.

Cette mission est donc confiée à ce comte de Lapérouse qu’une miniature montre comme un homme au visage poupin. Il ne faut pas s’y tromper, l’homme a déjà prouvé ses talents de marin. Le 1er août 1785, les deux frégates la Boussole et l’Astrolabe quittent le port de Brest avec 220 marins et scientifiques à leur bord. Mais aucune représentation n’a, semble-t-il, été réalisée de cet appareillage. Qu’importe ! Le Musée de la marine a matière à raconter l’expédition quasiment de bout en bout.

«On connaît très bien le voyage car il a été raconté dans le journal de bord et les courriers», raconte Hélène Tromparent de Seynes, un des commissaires de l’exposition. En ajoutant à ces précieux documents, envoyés en cours de route, les vestiges découverts lors de campagnes de recherches sous-marines menées par la suite à Vanikoro ou des objets d’époque, on reconstitue les épisodes de l’aventure. On sait ainsi tout des achats de porcelaine chinoise à Macao, grâce aux vaisselles révélées par des fouilles récentes. On sait encore les épreuves rencontrées en cours de route. Ainsi 21 membres de l’expédition se noient en Alaska en 1786, tandis qu’une dizaine sont massacrés l’année suivante aux îles Samoa.

Mythe véritable

En 1788, après une probable escale en Nouvelle-Calédonie, « c’est le silence absolu », résume Marjolaine Mourot, autre commissaire de l’exposition. Des recherches sont entreprises. Partie en 1791, la première expédition passe à proximité de Vanikoro et si ces marins avaient accosté, peut-être auraient-ils sauvé quelques survivants. Finalement, en 1828, c’est un bourlingueur irlandais, Peter Dillon, qui pose le pied sur Vanikoro et en rapporte des preuves attestant du naufrage des navires de Lapérouse. Dumont d’Urville le suit quelques mois plus tard. Un véritable mythe est né et il a perduré jusqu’à aujourd’hui. Des années 1960 jusqu’à 2005, des campagnes de collectes, puis de véritables fouilles scientifiques (voir ci-dessous) ont permis d’élucider bien des énigmes. Au Musée de la marine, ce « Mystère Lapérouse  » n’en est que plus palpitant.
Infos: www.musee-marine.fr

«Le mystère Lapérouse?» jusqu’au 20 octobre, au Musée national de la marine, Palais de Chaillot, 17, place du Trocadéro, 75116 Paris, tél. 0153656953ou

Déposer un commentaire

Edito

Bruxelles tarde à valider le plan de recapitalisation des banques françaises, jugé peu compatible avec les règles de la Commission. Paris s'impatiente. Six semaines après avoir présenté son plan de renforcement du capital des six plus grandes banques françaises, la France attendait, hier encore, le feu vert de la Commission européenne. Au-delà d'un excès de zèle régulateur, Bruxelles se retrouve accusée d'entraver la relance que toute l'Europe réclame. L'affaire, qui brouille la complicité entre Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso, ne concerne pas le sauvetage des banques naufragées dans la tempête financière. Mais le soutien financier de 10,5 milliards d'euros que l'État français veut apporter à six banques réputées en bonne santé. Paris les considère comme les chevaux de bataille d'une relance immédiate. Le Trésor veut gonfler leurs fonds propres pour les amener à prêter plus à l'économie, une bouffée d'oxygène essentielle dans une atmosphère de crédit raréfié. C'est là que le bât blesse. Neelie Kroes, la commissaire néerlandaise à la Concurrence, retient sa signature en s'inquiétant des distorsions introduites par ces aides publiques. Bref, elle conteste l'avantage que les enseignes françaises pourraient en retirer face à leurs concurrentes européennes. En pratique, Bruxelles voudrait imposer à toutes les banques aidées - les naufragées comme celles qui restent à flot - de redresser leur bilan, c'est-à-dire de prêter moins en proportion de leurs capitaux propres, fussent-ils renforcés par les deniers de l'État. Les services de Christine Lagarde y voient un contre sens dangereux, au moment précis où les économies européennes plongent dans la récession. «Stupide», «bureaucratique», «tatillon» : les épithètes ont volé ce week-end sur la ligne Paris-Bruxelles. Le plan français prévoit explicitement que les banques aidées devront accroître leurs crédits à l'économie.

 Espace abonnement

RSS colque Abonnez-vous à notre flux RSS
RSS colque Recevez la Revue de Presse

Nous sommes 30 183 abonnés !

Info bourse

Pub 1

Communauté Facebook

Pub 1