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Rubrique : Tourisme France

La France se lance à la reconquête des touristes

Publié le 20/06/2008 par Le Grand Journal

george5.jpgLe tourisme qui assure près de deux millions d’emplois, représente en France 6,3 % du PIB contre 3,8 % en moyenne dans le monde. Le gouvernement souhaite la création d’une «marque France». Hervé Novelli, secrétaire d’État au Tourisme, annonce la mise en place d’un nouveau système de classement des hôtels.

Attention danger ! La France reste la première destination touristique mondiale avec 82 millions de visiteurs. Mais elle s’endort sur ses lauriers, telle la Belle au bois dormant dans l’attente de son prince charmant. Les touristes sont certes de plus en plus nombreux (+ 2,5 % l’an dernier), mais la croissance tricolore est inférieure à la croissance mondiale (+ 8 % par an). Les visiteurs sont moins enclins à mettre la main à la poche. Résultat : la France en termes de recettes par touriste s’est fait dépasser en 2002 par l’Espagne et se classe désormais au troisième rang mondial avec 39 milliards d’euros. En moins de vingt ans, l’Hexagone a vu sa part de marché mondial tomber de 11,9 % en 1990 à 9,1 % en 2008. Selon une étude du cabinet de conseil en stratégie BCG présentée aux Assises du tourisme, qui réunissaient plus de 1 000 professionnels mercredi et jeudi à Paris, la part de marché de la France en valeur est passée de 7,5 % à 6,6 %. Et si rien n’est fait d’ici à 2020, le pays risque de se faire détrôner en nombre de visiteurs par la Chine. «Le tourisme en France reste un secteur important, mais des signes de fragilité apparaissent» , a diagnostiqué le secrétaire d’État au Tourisme, Hervé Novelli, lors de ces deux jours de rencontres et de débats.

Une offre trop hétérogène

Plusieurs facteurs expliquent cette contre-performance. De nouvelles destinations sont venues rivaliser avec la France comme la Croatie, la Russie ou la République tchèque. L’Espagne, la Turquie, le Maroc, la République dominicaine ou l’île Maurice ont multiplié les efforts pour attirer plus de visiteurs. Dans le même temps, l’Hexagone est resté à la traîne. D’après un sondage Ipsos présenté par Maison de la France l’an dernier, seulement «20 % des touristes se sentent bien accueillis en France, contre 30 % en Espagne et 33 % en Italie». Toujours selon ce sondage, la France est désormais devancée par l’Italie dans un de ses domaines d’excellence, la cuisine. Le pays de Michel-Ange recueille 51 % d’avis positifs pour sa «nourriture de qualité», contre 42 % pour la France et 30 % pour l’Espagne. Dernier point faible : l’offre est trop hétérogène et dispersée avec une multitude d’acteurs de taille moyenne. Seuls trois groupes réalisent un chiffre d’affaires supérieur au milliard d’euros : Accor, le Club Méditerranée et Pierre & Vacances.

Faute de force de frappe financière suffisante, les poids moyens sont incapables d’investir pour séduire les clients des pays émergents. Heureusement, ils peuvent compter sur la clientèle intérieure. Car sur la moitié des Français qui partent en vacances, seulement 19 % sortent de l’Hexagone. «Je reviens d’Espagne. J’ai constaté que le pays dispose de grands groupes hôteliers de renommée internationale et bénéficiant de moyens de communication considérables», observe Denis Philippon, l’ex-directeur général de Lastminute.com et fondateur d’un nouveau site, voyageprivé.com, qui va ouvrir cet été une antenne dans la péninsule Ibérique. «Le bon côté, c’est que cette situation permet à des petites structures comme la mienne d’exister, mais ce n’est pas une solution.»

Inquiet de cette situation, le gouvernement a décidé de réagir en s’inspirant de l’Espagne. Le secrétaire d’État au Tourisme, Hervé Novelli, a présenté jeudi une série de mesures. Il souhaite la création d’une «marque France», une amélioration de «l’accueil des touristes internationaux» afin de «capter une nouvelle clientèle provenant des pays émergents» (la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil et le Mexique). Il propose également une refonte de la classification des hôtels qui date de 1986. Le nouveau classement qui doit être achevé en 2012, n’intègre plus de «0 étoile» et débutera avec le label «1 étoile».

Hervé Novelli relance un ancien projet, la création d’une cinquième étoile qui «se substituera au niveau 4-étoiles-luxe.»«15 000 hôtels classés doivent être aujourd’hui rénovés, avec des charges d’investissement qui tendent à peser de plus en plus lourd», a constaté le secrétaire d’État qui a évalué les coûts cumulés de rénovation du parc hôtelier à «environ 10 milliards d’euros».

Moderniser les hôtelsde province

Cette politique de rénovation va être facilitée par la Caisse des dépôts et la banque publique dédiée au soutien de l’innovation Oseo, qui «vont soumettre des propositions de financement adaptées au secteur». Un fonds de quelques dizaines de millions d’euros pourrait être créé. Mais des professionnels redoutent que les sommes mobilisées soient trop faibles compte tenu des investissements nécessaires pour moderniser les hôtels de province.

Hervé Novelli a également annoncé «une concertation sur l’assouplissement nécessaire des modalités de travail» afin de tenir compte des «spécificités» du tourisme et «le lancement d’une concertation sur la définition d’une nouvelle politique du tourisme social».

Ces mesures devraient permettre de relancer un secteur important pour l’économie française. Le tourisme représente en France 6,3 % du PIB contre 3,8 % en moyenne dans le monde. Il assure près de deux millions d’emplois. L’arrivée d’une nouvelle vague de touristes venant de Chine, d’Inde, de Russie et du Brésil peut permettre à la France de tirer «un point de croissance supplémentaire et créer entre 300 000 et 600 000 emplois». Reste à transformer les bonnes intentions en réalité.

Le Figaro - (www.legrandjournal.com.mx)

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Edito

Ça commence vraiment très mal pour les républicains. L'équipe de campagne de John McCain a menacé de poursuivre un tabloïd qui a affirmé que Sarah Palin, colistière du candidat républicain à la Maison Blanche, aurait eu une relation extra-conjugale, ce que le camp McCain qualifie de "mensonge malfaisant".Le National Enquirer est généralement considéré comme un journal à scandales très peu fiable mais il a gagné en crédibilité ces dernières semaines en révélant une infidélité de l'ancien candidat à l'investiture démocrate John Edward.Cette rumeur sur la gouverneure d'Alaska survient quelques jours après la révélation de la grossesse de sa fille de 17 ans, Bristol, qui prévoit de garder le bébé et d'épouser le père, lui-même âgé de 18 ans. Le camp McCain avait indiqué avoir été obligé de révéler la grossesse de Bristol en raison de rumeurs circulant sur internet selon lesquelles le dernier-né de Sarah Palin, un bébé de 4 mois atteint de trisomie 21, était en fait le fils de sa fille. Le principal conseiller de M. McCain, Steve Schmidt, a taxé de "catégoriquement fausses" les allégations du tabloïd prêtant à Sarah Palin une aventure avec un associé de son mari.

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