Lundi 01 décembre 2008  
1 Euro = 17.1050 - Cac 40 - 3.262,68

Rubrique : Tourisme France

Vacances - L’île des Embiez, labo du tourisme vert dans la grande bleue

Publié le 07/08/2008 par Le Grand Journal

embiez.jpgAu large des côtes varoises, l’île des Embiez, propriété depuis 50 ans de la famille Ricard, qui a bâti un empire sur le pastis anisé, se veut la vitrine d’un tourisme écologique dans une Méditerranée où les hommes grignotent de plus en plus sur la nature.

Cette île privée, qui reçoit 300.000 visiteurs par an a été classée refuge par la Ligue de protection des oiseaux. Ses fonds marins sont aussi particulièrement préservés, de même que les forêts où l’on retrouve la quasi totalité des espèces végétales de la méditerranée.

«  Nous avons 40 ans d’avance grâce à la vision anticipatrice de mon grand-père Paul Ricard », souligne Patricia Ricard, jouant volontiers le rôle de guide sur le domaine de 95 hectares acquis en 1958 par le patron d’industrie. À cette époque, Paul Ricard a l’ambition de faire de l’archipel «  une cité des loisirs et vacances ». Mais déjà aussi un lieu de préservation de la flore et du milieu marin dans une région où les usines déversent sans vergogne leurs déchets toxiques dans la mer.

Depuis sa mort en 1997, ses héritiers ont pris le relais et font de l’île un «  laboratoire de ce qui peut se faire ».

Sur l’île privée qui reçoit 300 000 visiteurs par an dans ses criques, ses restaurants et hôtels, on retrouve 90 % des espèces végétales endémiques à la Méditerranée. Des pins d’Alep, des chênes, des pistachiers lentisques…
Voiture bannie

L’île a été classée refuge par la Ligue de protection des oiseaux et ses fonds marins sont aussi très préservés. Jamais une goutte d’eau usée provenant de l’île n’a été rejetée à la mer. Sur l’île, la voiture est bannie et le port de 750 anneaux, certifié « port propre », n’a pas été construit sur la mer mais sur d’anciennes salines. Ce qui a permis de préserver l’environnement marin, notamment la posidonie, plante sous-marine indispensable à l’écosystème, menacée partout par le bétonnage des côtes. •

Pour préserver cet écrin vert, l’île des Embiez est totalement interdite aux voitures. Si vous désirez vous y rendre, surfez d’abord sur www.les-embiez.com.

Déposer un commentaire

Edito

Bruxelles tarde à valider le plan de recapitalisation des banques françaises, jugé peu compatible avec les règles de la Commission. Paris s'impatiente. Six semaines après avoir présenté son plan de renforcement du capital des six plus grandes banques françaises, la France attendait, hier encore, le feu vert de la Commission européenne. Au-delà d'un excès de zèle régulateur, Bruxelles se retrouve accusée d'entraver la relance que toute l'Europe réclame. L'affaire, qui brouille la complicité entre Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso, ne concerne pas le sauvetage des banques naufragées dans la tempête financière. Mais le soutien financier de 10,5 milliards d'euros que l'État français veut apporter à six banques réputées en bonne santé. Paris les considère comme les chevaux de bataille d'une relance immédiate. Le Trésor veut gonfler leurs fonds propres pour les amener à prêter plus à l'économie, une bouffée d'oxygène essentielle dans une atmosphère de crédit raréfié. C'est là que le bât blesse. Neelie Kroes, la commissaire néerlandaise à la Concurrence, retient sa signature en s'inquiétant des distorsions introduites par ces aides publiques. Bref, elle conteste l'avantage que les enseignes françaises pourraient en retirer face à leurs concurrentes européennes. En pratique, Bruxelles voudrait imposer à toutes les banques aidées - les naufragées comme celles qui restent à flot - de redresser leur bilan, c'est-à-dire de prêter moins en proportion de leurs capitaux propres, fussent-ils renforcés par les deniers de l'État. Les services de Christine Lagarde y voient un contre sens dangereux, au moment précis où les économies européennes plongent dans la récession. «Stupide», «bureaucratique», «tatillon» : les épithètes ont volé ce week-end sur la ligne Paris-Bruxelles. Le plan français prévoit explicitement que les banques aidées devront accroître leurs crédits à l'économie.

 Espace abonnement

RSS colque Abonnez-vous à notre flux RSS
RSS colque Recevez la Revue de Presse

Nous sommes 30 183 abonnés !

Info bourse

Pub 1

Communauté Facebook

Pub 1