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Rubrique : Tourisme Mexique

Ecologie-Les baleines grises du Mexique

Publié le 02/05/2008 par Le Grand Journal

baleine-grise.jpgLe soleil commençait à poindre à l’horizon. Le temps était frisquet et humide. Vêtus d’immenses imperméables jaunes, nous sommes montés à bord d’une petite barque. Après avoir navigué pendant une trentaine de minutes, la baleine grise est finalement apparue à quelques mètres de nous. Elle a exécuté un saut spectaculaire. Elle venait de nous souhaiter la bienvenue.

Chaque automne, les baleines grises vivant dans les eaux situées à proximité de l’Alaska et de la Sibérie parcourent quelque 8000 km pour joindre la côte du Pacifique près de l’État de la Basse-Californie, au Mexique. Environ 900 baleineaux y voient le jour annuellement. Le lac Ojo de Liebre, qui se jette dans le Pacifique à la hauteur de la petite municipalité de Gerrero Negro, est un véritable sanctuaire pour ces mammifères. Entre 1500 et 2000 baleines s’y rendent tous les ans, ce qui fait de l’endroit, reconnu mondialement, le lieu par excellence pour observer cette espèce. Le haute teneur en sel de ces eaux aident les petits à flotter plus facilement. Cette salinité permet également à la municipalité d’exploiter le sel.

Par ailleurs, l’arrivée de ces gros mammifères marins pendant la saison hivernale, permet aussi à la population de Gerrero Negro de vivre de l’industrie touristique. Et les habitants se font un devoir de protéger les baleines. Ainsi, les visiteurs ne peuvent accéder par eux-mêmes au lac et utiliser leur propre bateau. Moyennant environ 50 $ par personne, des compagnies organisent des tours et amènent les touristes près de l’eau à bord de petits autobus. En chemin, les visiteurs peuvent observer les immenses montagnes de sel, qui ressemblent à s’y méprendre à de la neige.

On monte ensuite dans des embarcations pour entamer une excursion en mer qui dure environ trois heures. Les vagues et le fort courant sont souvent au rendez-vous. Avis à ceux qui ont le mal de mer Seul le bruit de l’eau et des moteurs peuvent être entendus. Ici, pas de musique ou de bateaux reconvertis en bar pour épater la galerie. Les barques, où les gens osent à peine parler pour ne pas effrayer ces «petites bêtes», permettent d’observer les baleines de très près. À preuve, elles viennent nager à côté des embarcations et il est même possible de les caresser. Parfois, elles s’approchent en petits groupes de trois ou quatre et s’amusent à faire des prouesses pour impressionner les touristes qui regardent de tout bord tout côté afin de ne rien manquer du spectacle. Les baleines adultes mesurent environ 17 mètres de longueur et pèsent 45 tonnes. Il est donc difficile de ne pas remarquer leur présence

Ainsi, de décembre à avril, ces mammifères à la tête enflée et à la peau luisante profitent des eaux du Pacifique pour se nourrir et donner naissance à leurs petits. À l’occasion d’un périple qui durera deux mois, les baleines quitteront ensuite leur sanctuaire et remonteront vers le nord pour y passer l’été.
Guerrero Negro, Mexique

Nathaëlle Morissette-La Presse CA-(www.legrandjournal.com.mx)

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Edito

La planète finance a le regard tourné vers Washington. Les ministres des Finances des sept pays les plus industrialisés (G7) se rencontrent ce vendredi pour parler de la crise qui ébranle le système financier international et, surtout, des moyens pour restaurer la confiance. Par la suite, une réunion est prévue avec leurs homologues de grands pays émergents qui craignent une contagion. Les débats se prolongeront samedi lors de la réunion annuelle du Fonds monétaire international (FMI), garant de la stabilité financière mondiale. Le secrétaire d'Etat Henry Paulson, veut renforcer l'effort collectif face à la crise. C'est lui qui a souhaité la rencontre élargie entre pays industrialisés et pays émergents. Henry Paulson a toutefois déjà mis en garde contre toute attente démesurée de la réunion du G7. «Les pays sont différents, les systèmes financiers sont différents et les besoins et les politiques sont différents», a-t-il déclaré mercredi soir. Son pessimisme se comprend. Le plan Paulson de 700 milliards de dollars a été salué en Europe, mais aucun pays n'a pris des mesures fortes pour endiguer la crise. En réalité, les pays se déchirent même à l'intérieur de l'Union européenne. Il n'empêche que le G7 pourrait annoncer des mesures visant à stabiliser le taux de change du dollar. Sa volatilité est en effet l'une des raisons qui ont affaibli l'économie américaine. Signe avant-coureur, le cours de l'or a baissé ces dernières heures dans l'attente que le billet vert reprenne son rôle de valeur refuge. Mais avec leurs poids politiques et économiques, les ministres des Finances du G7 pourraient donner une impulsion pour que le FMI assume de nouvelles responsabilités. A cet effet, son directeur le français Dominique Strauss-Kahn n'arrête pas de revendiquer de nouveaux pouvoirs pour intervenir lorsque le système financier est en crise. «Notre point de vue est que la situation est très grave et nous pouvons résoudre les problèmes si nous agissons vite, énergiquement et de façon concertée», a-t-il déclaré jeudi. Pas plus tard que ce mardi, Robert Zeollick, président de la Banque mondiale (BM), a appelé à la fondation d'un nouveau multilatéralisme, avec une profonde réforme des institutions comme le G7, le FMI et l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

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