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Rubrique : Tourisme Mexique

La feria de San Marcos, le rendez-vous festif du printemps (Vidéo)

Publié le 05/05/2008 par Le Grand Journal

place.jpgAguascalientes, AGS - Tous les soirs depuis maintenant deux semaines, la feria de San Marcos bat son plein. Sur la grande promenade centrale d´Aguascalientes, des dizaines de groupes de banda norteña, musique typique du nord du Mexique, font danser la foule venue de tout le pays. En plus des animations de rue, la fête offre un mois durant des concerts gratuits et payants, mais aussi des spectacles de corridas, de combats de coqs et du théâtre.

Certains groupes d´envergure sont aussi au programme. Après Juan Gabriel, Vicente Fernández et Gloria Trevi, rois de la variété mexicaine actuelle, Aguascalientes accueillera le 10 mai en concert gratuit Celso Piña, excellent groupe de cumbia.

Le Grand Journal du Mexique a rencontré le chef cuisinier Sandro Lelli qui organise cette année un concours de créativité gastronomique à l´Universidad del Valle de México d´Aguascalientes. Retrouvez son interview ici.

cor.jpgFidèle au concept de feria, Aguascalientes, une ville tranquille le reste de l´année, se met au diapason de la fête avant tout populaire. Les activités culturelles passent en effet parfois au second plan derrière la vie nocturne concentrée dans les discothèques, le casino et la rue principale.

La feria est également l´occasion de découvrir la ville d´Aguascalientes et son centre historique agréable où se trouve le Museo de la muerte qui recèle des dizaines de pièces d´artisanat ayant pour thème la fête des morts. A voir aussi le musée consacré au dessinateur satirique du début du siècle José Guadalupe Posada et sa célèbre Catrina, figure macabre et satirique.

corrida.jpgPour cette 180e édition, le pays à l´honneur est l´Espagne. Les concerts, spectacles et la gastronomie sont donc orientés autour de ce pays. La scène publique du Teatro del Pueblo permet autant de découvrir des groupes peu connus comme Berroguëto, des Espagnols remettant à l´honneur des instruments traditionnel galiciens, que des poids lourds comme Jarabe de Palo.
L´an prochain, l´invité officiel sera la France, et certains sont déjà dans les starting-blocks.

Raphaël Moran

Informations :

Le programme est disponible sur Internet.
Aguascalientes est située dans l´Etat du même nom, à moins de 3 heures de route de Guadalajara et à 6 h environ de Mexico.
La feria 2008 dure jusqu´au 18 mai.

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Edito

Bruxelles tarde à valider le plan de recapitalisation des banques françaises, jugé peu compatible avec les règles de la Commission. Paris s'impatiente. Six semaines après avoir présenté son plan de renforcement du capital des six plus grandes banques françaises, la France attendait, hier encore, le feu vert de la Commission européenne. Au-delà d'un excès de zèle régulateur, Bruxelles se retrouve accusée d'entraver la relance que toute l'Europe réclame. L'affaire, qui brouille la complicité entre Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso, ne concerne pas le sauvetage des banques naufragées dans la tempête financière. Mais le soutien financier de 10,5 milliards d'euros que l'État français veut apporter à six banques réputées en bonne santé. Paris les considère comme les chevaux de bataille d'une relance immédiate. Le Trésor veut gonfler leurs fonds propres pour les amener à prêter plus à l'économie, une bouffée d'oxygène essentielle dans une atmosphère de crédit raréfié. C'est là que le bât blesse. Neelie Kroes, la commissaire néerlandaise à la Concurrence, retient sa signature en s'inquiétant des distorsions introduites par ces aides publiques. Bref, elle conteste l'avantage que les enseignes françaises pourraient en retirer face à leurs concurrentes européennes. En pratique, Bruxelles voudrait imposer à toutes les banques aidées - les naufragées comme celles qui restent à flot - de redresser leur bilan, c'est-à-dire de prêter moins en proportion de leurs capitaux propres, fussent-ils renforcés par les deniers de l'État. Les services de Christine Lagarde y voient un contre sens dangereux, au moment précis où les économies européennes plongent dans la récession. «Stupide», «bureaucratique», «tatillon» : les épithètes ont volé ce week-end sur la ligne Paris-Bruxelles. Le plan français prévoit explicitement que les banques aidées devront accroître leurs crédits à l'économie.

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