La mobilisation locale et indigène grandit, en l’état de Morelos, au sud de Mexico, contre un projet d’exploitation minière tout près d’un site archéologique appartenant au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Il s’agit des pyramides et de la ville antique de Xochicalco, construites entre le 7e et le 9e siècle après J.C. laissant apparaître la rencontre des styles de Téotihuacan, zapotèque et maya. Le site comprend notamment une acropole, des jeux de pelote, un observatoire souterrain, un établissement de bains – temascal – et surtout la magnifique pyramide des serpents à plumes que j’ai eu l’occasion de gravir plusieurs fois. Une merveille…
Or une société canadienne a obtenu du précédent gouvernement mexicain l’autorisation d’exploiter à ciel ouvert, sur 15 000 hectares (!), et à environ 1 km des pyramides, une mine d’or et d’argent.
Les opposants à cette gigantesque carrière mettent en évidence le péril qui se précise. D’une part, l’ouverture de la mine à l’aide d’explosifs pourrait non seulement dégrader le paysage mais aussi déstabiliser les monuments anciens.
D’autre part les besoins en eau et l’usage de produits toxiques comme le cyanure et le mercure pourraient nuire tant à la rivière proche qu’au lac du Rodéo, détruisant et empoisonnant les ressources en eau dont ont besoin les populations locales, souvent d’origine indigène.
A l’équinoxe de printemps, une offrande à la Terre-mère a été accomplie sur le site archéologique même, et récemment, un défilé en voitures a été organisé au sud de l’état de Morelos.
Il faut savoir que cette région a d’autant plus besoin de ses ressources en eau que les populations vivent de l’agriculture : roses près de Cuernavaca, tomates jusqu’à 2000 mètres d’altitude, canne à sucre depuis le conquistator Cortés, maïs utilisé pour faire les tortillas, qui sont l’alimentation de base, et riz d’appellation contrôlée. L’exposition universelle de Paris, en 1900 avait en effet consacré cette céréale comme étant « le meilleur riz du Monde ».
Imaginerait-on aujourd’hui d’ouvrir une mine à ciel ouvert sur les pentes de Bibracte et du mont Beuvray ou à proximité des hospices de Beaune?

Ce matin, de Cuernavaca, il m’a semblé observer une reprise d’activité notable du volcan Popocatepetl qui culmine à 5465 mètres à l’est de Mexico city et de Cuernavaca et plus près encore de Puebla.
En effet un épais nuage noir venait le chapeauter à l’aube, prenant, au soleil levant, de superbes couleurs. Spectacle magnifique, mais qui ne peut qu’inquiéter les populations des villages se trouvant sur les flancs de la montagne mythique, lesquels sont susceptibles de recevoir, quand le danger se précise, des consignes d’évacuation.
Tous les ans, des reprises d’activités spectaculaires sont signalées par le site Internet http://www.activolcans.info la dernière remontant au 12 février, date à laquelle furent signalées des explosions, projections de blocs et de bombes.
Bien sûr, ces explosions ne sont pas perceptibles de Cuernavaca, mais je me dis cependant que j’ai une chance extraordinaire d’être aux premières loges pour observer ces phénomènes dont voici trois images dans l’ordre chronologique, réalisées donc il y a moins d’une heure.
Vous pouvez me rejoindre sur mon blog mexicain : http://www.dominique-arnaud-le-mexique-revele.com/

Journaliste à la retraite, auteur d’ouvrages traitant de tourisme et de découverte de l’environnement, Dominique Arnaud a toujours été passionné par la nature et la randonnée. Aujourd’hui il nous emmène encore flâner, mais dans les jardins et milieux naturels de Cuernavaca.
A l’intention des lecteurs du Grand Journal, ma précédente démarche a été d’aller toujours plus haut, jusqu’au sommet du Pelado…Cette fois, je vais redescendre sur terre, en l’occurrence l’aimable ville de Cuernavaca située à 1500 mètres d’altitude pour proposer quelques balades dans cette cité de l’éternel printemps dont généralement les touristes ne connaissent que le centre, entre le Zócalo, le palacio Cortès et la cathédrale qu’on trouve dans tous les guides touristiques.
Eh bien je vais vous proposer autre chose, et au calme de préférence car Cuernavaca est devenue une grande cité au trafic intense où se reposent le week-end les habitants du D.F.. (district fédéral)
Pour souffler un peu il y a tout d’abord, tout près de la cathédrale au parvis joliment ombragée, le fameux jardin Borda. Il porte le nom du Français Joseph de la Borde qui arrivé au Mexique au XVIIIe siècle hispanisa son nom. Il fit fortune dans les mines d’argent de Taxco, dont il construisit la fameuse église baroque Santa Prisca. Son jardin de Cuernavaca offre une promenade sous les frondaisons parmi les collections d’arbres tropicaux. Le rafraîchissent plusieurs fontaines et aussi un plan d’eau où se pratique le canotage et qui devient certains soirs un théâtre de verdure. Fêtes et expositions y sont parfois organisées.
Un peu plus loin, vers le sud, le jardin ethnobotanique et son petit musée de la médecine par les plantes est très agréable à parcourir dans le quartier Acapantzingo. On se régale à découvrir les vertus des différentes espèces permettant de se nourrir, de se soigner, de décorer son environnement, de nombreux petits panneaux bien rédigés apprenant au visiteur le bon usage des plantes qui dans ce petit paradis accueillant favorisent la présence de nombreux papillons.
Très différente, une autre promenade, en accès libre, a été aménagée à l’intention des sportifs à partir du monument équestre de l’importante rue Rio Mayo, artère cossue. En pente douce, dotée d’agrès, et joliment jardinée, elle offre une belle vue sur les volcans et notamment le Popocatepetl, mais il faut être matinal car la brume de chaleur se lève vite à l’horizon.
En empruntant l’avenue Plan de Ayala vers l’est, on parvient à un grand rond-point, la glorieta de la Luna donnant vers la droite à la Bajada Chapultepec aboutissant au parc écologique du même nom qui s’étend dans une barranca (ravin) ombragée sur 1500 mètres de longueur. Ambiance familiale, conviviale, pour ce jardin tropical et didactique, aux très beaux arbres, dont les itinéraires longent clairs torrents et cascades. Rafraîchissant !

On y apprend beaucoup sur l’environnement du Mexique, sur ses milieux naturels et ses espèces. Un grand plan d’eau permet de faire du canotage, un équipement hydroélectrique évoque la production de houille blanche, des vivariums sont consacrés aux reptiles et une ferme aux animaux campagnards… Des boutiques offrent enfin de quoi de sustenter. De plus, un parcours sportif (2800 mètres) a été aménagé pour les amateurs de jogging, le tout pour un tarif particulièrement raisonnable tôt le matin.
Autre flânerie agréable et au frais celle là : Cuernavaca propose de descendre dans les profondeurs de la barranca Amanalco grâce à des passerelles aménagées, un accès commode se trouvant au bout de la rue Vincente Guerrero, rue commerçante à emprunter à partir du Zócalo.
Cette barranca, tout comme la barranca San Anton (accessible par le pont Independencia et l’avenue Del Salto) possédant une cascade de 40 mètres de hauteur, représente un précieux corridor écologique, par les nombreuses espèces qui y prospèrent. Y admirer les falaises basaltiques.

Enfin, pour les plus audacieux, il existe une possibilité de s’aventurer dans la forêt montagneuse proche de Cuernavaca. Prendre la subida a Chalma, route du célèbre pélerinage vers le Christ de Chalma, et suivre (à la sortie de l’agglomération) le sentier à droite juste avant la colonia del Bosque la bien nommée.

C’est avec un vrai plaisir que je relate mes balades dans le Grand Journal. Après avoir expliqué, dans cette rubrique, comment j’avais quitté l’agglomération de Cuernavava pour m’engager dans sa forêt aussi mystérieuse qu’inconnue, puis comment j’avais à partir du village de Tres Maria gravi la montagne du même nom, je vais vous emmener un peu plus haut, vers le Pelado, qui ne se trouve pas très loin de là, entre Cuernavaca et Mexico.
On voit fort bien son typique sommet conique de l’autoroute du sud, celle qui conduit de la capitale du Mexique à Acapulco, autre lieu de légende malgré certains problèmes d’aujourd’hui.
Donc après les Tres Marias, dans la foulée, j’eus envie d’aller plus loin. J’avais repéré, lors de nos trajets en bus vers Mexico, la présence d’un petit sommet nommé le Pelado, ayant la forme régulière caractéristique d’un volcan conique, laquelle me fascinait. La pente, tout comme l’altitude, me paraissant raisonnables, j’en envisageai l’ascension.
Comme il me fallait une voiture pour atteindre le village se trouvant au pied du volcan, j’en parlai à mon ami taxi Alfredo et nous pûmes envisager un excursion peu souvent pratiquée puisque nous ne rencontrâmes personne sur le chemin, sinon au sommet l’un des aimables gardes chargés de la protection du site, ceux basés au pied du volcan ayant placé notre voiture sous leur rassurante protection !
Situé à deux heures de marche du petit village de Parres, le sommet du volcan éteint Pelado culmine à un peu plus de 3600 mètres d’altitude, à mi-chemin entre Mexico DF et Cuernavaca.
Alfredo et moi l’avons gravi sans difficultés par un chemin pentu dans une solitude totale. Aucun difficulté technique lors de la marche. Le sentier est en bon état et pas trop éprouvant, et on y respire un air merveilleusement pur si on le compare à celui des grandes villes. Nature et paysages magnifiques sur 600 mètres de dénivellation nous coupant plus le souffle par la beauté du lieu que par le manque d’oxygène (néanmoins légèrement ressenti). Il y avait aussi le bavardage sympa dans mon espagnol approximatif… Je suis toujours heureux d’échanger avec un natif du pays.
Au sommet une maison abrite les gardes du milieu naturel (protégé) qui du haut d’un mirador veillent sur la forêt pour y détecter les risques d’incendie et les éventuels maraudeurs venant couper les jeunes arbres. Intéressant aussi de parler avec les gardes. A remarquer que la végétation « grimpe » plus haut qu’en Europe puisque sous ce climat tropical, le forêt est encore bien présente à 3500 mètres d’altitude. Nous avons déjà repéré, à 10 km de là, un pic culminant à 3900 mètres et dominant la Capitale… C’est l’Ajusco à propos duquel je forme bien sûr des projets.
Seule ombre au tableau : en ce début de printemps, la brume nous a privés de la vue sur les hauts sommets enneigés que sont le Popocatepetl, la Femme blanche et le Nevado de Toluca. Ce qui fut compensé par la suite
Seconde ascension du Pelado
Je suis revenu au Pelado un peu plus tard, toujours avec Alfredo, mais aussi avec trois jeunes visiteurs venus de France, âgés de 15 à 18 ans et qui se montrèrent emballés.
Au départ à 3000 mètres d’altitude, il gelait encore à 7h30, quelques cristaux de givre subsistant à l’ombre, mais bientôt les pulls ne furent plus utiles tandis que les coiffures étaient indispensables pour se protéger des ardeurs d’un soleil particulièrement brillant. Il faut se méfier des coups de Phébus, même s’il ne fait pas chaud !
Ce nous fut l’occasion d’observer combien sur ses pentes, la végétation s’étage : pins, hautes herbes blondes, fleurs de toutes couleurs, chardons géants, yuccas bordant le chemin conduisant jusqu’au vaste cratère, tapissé d’une haute pelouse voisinant avec un chaos de noires roches volcaniques, et que domine le mirador utilisé pour la surveillance par des gardes accueillants en ayant autorisé l’accès à notre équipe constituée donc d’Émilie, Antoine et Tom et des « guides » Dominique et Alfredo. Nous y avons cassé la croûte, dans le plus profond respect de ces lieux peu fréquentés, et sans laisser le moindre déchet.
Si l’ascension vaut par la beauté du milieu naturel peu fréquenté et quelques ouvertures sur le paysage, la récompense se trouve au sommet : joie d’admirer un panorama sur les volcans qui cette fois étaient visibles. Ils sont parmi les plus hauts du Mexique : d’abord le numéro 2 qu’est le Popocatepetl enneigé et fumant, puis la Femme blanche ou Femme endormie langoureusement allongée non loin du Popo, le Nevaco de Toluca portant un blanc manteau justifiant son nom, l’Ajusco qui domine la capitale Mexico, les Tres Marias aux trois lobes qui se trouvent au dessus de Cuernavaca, la cité de l’éternel printemps.
Une ascension qui donne envie d’en savoir davantage sur les volcans et qui surtout incite à tenter d’autres expéditions vers ces sommets communiquant avec le centre de la Terre, un voyage dont nous fit rêver Jules Verne.
Et pour conclure une autre évocation qui trouve bien là sa place : elle est aussi de Jules Verne dans « Cinq semaines en ballon » à méditer : « Les obstacles, répondit sérieusement Fergusson, sont inventés pour être vaincus ; quant aux dangers, qui peut se flatter de les fuir ? Tout est danger dans la vie ; il peut être très dangereux de s’asseoir devant sa table ou de mettre son chapeau sur sa tête.. »
Nous n’avions pas encouru de grands dangers, mais au Mexique, l’aventure commence dès que l’on sort des sentiers battus !

La première balade pédestre au village de Tres Marias, comme plusieurs visites passionnées du site Internet Google earth, m’avaient permis de repérer la montagne dominant la bourgade, dont le sommet à trois têtes culmine à un peu plus de 3200 mètres, l’un deux se distinguant par la présence d’une forêt d’antennes de télécommunications.
Pour conquérir cette cime, je renonçai à un départ de Cuernavaca, la course devenant trop dure et surtout trop longue en une matinée. Je choisis donc de faire appel à un taxi pour m’amener au village de Tres Maria à l’aube, ce afin de ne pas gravir les pentes en plein cagnard. Le jour de ma tentative, il faisait très doux en ville, dès six heures du matin.

Après quelques centaines de mètres dans les rues, notamment avenue Teopanzolco ( du nom du site préhispanique de la cité) d’où je contemplai mon objectif bien dessiné sur fond de ciel bleu, j’arrêtai donc une voiture dans la rue (ce qui n’est jamais conseillé, certains taxis étant peu sûrs, mais bon, pas la majorité!) et lui demandai de me conduire au village d’altitude, pour mémoire à 2800 m. C’était sous l’oeil de Cortés dont la statue équestre a été remplacée depuis par l’effigie de l’empereur aztèque Cuauhtemoc.
Superbe parcours de la route fédérale aux multiples virages dans une forêt où un habitat varié, bien que dispersé, est très présent. Mais arrivé là-haut, quelle ne fut pas ma surprise de frissonner : je n’étais vêtu que d’une chemisette et d’une veste de reporter sans manches, et en montagne, il faisait à peine plus de zéro degré. Il me fallut marcher très vite pour me réchauffer, et bientôt le soleil bienveillant me réconforta.
Je n’avais aucune idée de l’itinéraire à prendre. Mais en grimpant, on se réchauffe vite. Je me lançais dans la traversée de la périphérie de Tres Marias, labyrinthe de ruelles bordées de petites maisons mi-urbaines, mi-rurales sur lesquelles veillent des centaines de chiens. Le marché de la veille avait laissé sur la place des monceaux de déchets, mais le ciel azur était d’une pureté admirable. Puis, je pris le premier sentier grimpant vers le sommet, un peu au hasard, découvrant que tout le coteau est parcouru par un réseau d’étroits chemins qu’utilisent les troupeaux ou encore les cavaliers comme on les rêve dans les westerns, gravissant les pentes sur de minuscules mais vigoureuses montures.

Parfois à deux sur un seul poney. Sur de petites parcelles, l’avoine n’avait pas été récoltée, montrant qu’ici on peut semer à plus de trois mille mètres. Ailleurs, des bouquets d’herbes jouaient avec la lumière. Un peu de givre les recouvrait : une gelée blanche près de Cuerna…
Tout en bas, les maisons du village de Tres Marias, en définitive fort étendu, paraissaient minuscules. Comme vues du ciel. Maintes crêtes se dessinaient et au delà, bien plus loin que la serre sombre à laquelle s’adosse le village, ligne tourmentée fermant l’horizon, m’apparut enfin l’un des plus hauts sommets du Mexique, le Nevado de Toluca, qui occupe le quatrième rang, et qui comme son nom l’indique était blanc de ses névés miroitant au soleil.
Le retour se fit sans encombre, mais en m’égarant un peu car s’il est aisé, à la montée, de toujours emprunter le chemin grimpant le plus fort pour atteindre le point culminant, par contre à la descente le choix est vaste entre les itinéraires divergents menant on ne sait où, et peut-être dans quelque cul-de-sac ou au bas du mauvais versant.
C’est sans grandes difficultés que je suis parvenu, deux heures plus tard, au pied des antennes qui balisent un ensemble de trois sommets, s’appelant, m’apprit Google earth, Tres Marias, Tres Cruces et Tres Cumbres tout le massif culminant entre 3220 et 3260 mètres d’altitude. Autant la montée avait été plaisante, dans un milieu naturel varié constitué de bosquets et de pelouses fleuries, autant les paysages offerts du sommet me paraissaient somptueux.
Au retour dans le village, je croisais un troupeau de moutons, ses bergers et ses chiens, qui allaient s’élancer vers les savoureux pâturages d’altitude d’où je revenais. Je laissais derrière moi ces petits sommets certes modestes, mais dont j’avais rêvé, et dont je voulais vous raconter la conquête en toute simplicité !
Avouerai-je que, à 63 ans, c’était quand même mon premier « trois mille » ? »
Pour suivre les péripéties de Dominique Arnaud, suivez-le sur son Blog à l’adresse suivante ICI Ce site fait partie d’une balade du même auteur à découvrir sur http://www.francaisamex.com/
Faire ses courses quotidiennes au Mexique, un tel article intéressera surtout les nouveaux arrivés et ceux qui se préparent à débarquer en terre aztèque. Vous trouverez ici ma modeste expérience en la matière, consécutive à plusieurs séjours de quatre à six mois, tant à Mexico district fédéral dit DF qu’à Cuernavaca, cité de l’éternel printemps, ce qui pourra aider ceux qui n’ont aucune idée de la vie pratique dans ce grand pays plus moderne qu’on ne l’imagine en Europe, mais qui a gardé ce qui en fait la plaisante originalité.
Qualité des services
Les Français trouvent une qualité de services à laquelle ils ne sont plus habitués chez eux. Ici, on vous sert l’essence dans les stations services, on vous ensache les courses alimentaires dans les magasins, et le plombier du coin vient dans l’heure pour réparer une fuite. De même pour réparer la crevaison d’un pneu au coin de la rue. Le service dans les restaurants est attentionné et au plan médical, nous n’avons eu que de bonnes surprises. Dans nombre de magasins on peut recharger son téléphone mobile ou payer sa facture d’électricité. A noter qu’on utilise facilement nos cartes bancaires au Mexique, les billetteries fonctionnant bien. Utiliser celles des supermarchés ou à l’intérieur des banques…
24 h/24
Alors que dans l’Hexagone le travail du dimanche fait débat, au Mexique les supermarchés et petites boutiques ouvrent tous les jours, même le 25 décembre, parfois même la nuit. C’est très précieux en ce qui concerne les pharmacies qui ne font donc jamais défaut et se trouvent souvent au sein des grands magasins et chaînes diverses.
Un commerce très moderne
En ce qui concerne les supermarchés et hypermarchés, les Mexicains n’ont rien à nous envier. Certaines enseignes, comme en France, sont plutôt alimentaires, d’autres sont plus généralistes et on y trouve, en plus de la nourriture, du mobilier, des vêtements, des couchages, de quoi bricoler et se distraire, ainsi que toute la panoplie informatique.
Dans les supermarchés
Dans les supermarchés, la marchandise est bien présentée, tout est propre, les produits frais en réfrigérateurs et congélateurs portent des dates limites de consommation. Je n’ai jamais rencontré de problèmes sanitaires à cet égard. On peut soit acheter des barquettes sous vide, soit se faire servir par le boucher et le crémier, toujours aimables et à l’écoute. Dans ces grands surfaces, on trouve de tout pour cuisiner à des prix raisonnables souvent inférieurs aux prix français, la viande de qualité étant plutôt bon marché, mais l’étal du poissonnier peu varié. Le rayon des fromages, pour les amateurs de camembert fermier et de comté au lait cru présente aussi quelques faiblesses.
Réseau de proximité
Le Mexique a conservé un important réseau commercial de proximité, soit constitué par des boutiques de chaîne, soit par des petites épiceries indépendantes ou des marchands de légumes, bouchers, crémiers sans oublier le non alimentaire comme les papeteries, quincailleries, cafés Internet.
On trouve des dizaines de mini-boutiques dans chaque village ou quartier éloigné. La qualité y est bonne, les prix très intéressants, mais on n’y trouve pas toujours ce qu’on désire. C’est parfait pour les produits de dépannage. Sodas, biscuits et sucreries y abondent, correspondant au goût des autochtones.
Ne pas bouder les mercados
Pour trouver de bas prix, qu’il s’agisse des fruits, des légumes, de la viande, des chaussures, des objets de bazars, il faut fréquenter les mercados, grands marchés couverts aussi accueillants que pittoresques. Celui de Cuernavaca est un véritable monument ! Et aussi un labyrinthe. Les prix sont parfois divisés par deux voire trois, par rapport aux supermarchés. Il faut y choisir ses avocats, ananas, fraises et mangues…
Un peu dans de même esprit on trouve les tianguis, marchés généralement hebdomadaires organisés dans la plupart des quartiers. On y trouve un tas de produits très frais, des objets manufacturés et aussi de petits restaurants très sympathiques qu’affectionnent beaucoup les Mexicains s’y attablant au coude à coude à toute heure. En dehors de ces marchés, on trouve maints étals dans la rue où l’on peut faire de bonnes affaires. Je vous avouerai que j’aime bien faire travailler directement les gens du pays qui m’accueille, et leurs modestes échoppes…
Luxueuses galeries
Enfin, on trouve quasiment dans toutes les grandes villes de nombreuses galeries commerciales, magnifiquement décorées et qui n’ont rien à envier aux européennes. Niveaux multiples reliées par des escaliers mécaniques et ascenseurs, parkings faciles, éclairages rutilants, boutiques de luxe proposant les grandes marques internationales, restaurants de bon standing, ce sont des temples de la consommation qui ne sont pas à la portée des plus petits budgets.
Marchés des artisans, je n’y marchande pas
Dans le centre historique des villes, on trouve aussi des boutiques spécialisées assez populaires vendant d’excellents produits : je conseille notamment les chaussures fabriquées au Mexique dont le rapport qualité prix est excellent.
Enfin se trouvent un peu partout des marchés des artisans permanents où se trouvent tous les produits typiques du Mexique : bijoux en argent, tissus richement colorés, vêtements traditionnels,tapis, poteries, bibelots… Le même type d’articles se trouve aussi sur les marchés des villages pittoresques comme Tepoztlan.
Les prix sont généralement attractifs et l’on n’y dépense pas des fortunes tout en se faisant plaisir. A noter que, sauf exception, on marchande peu au Mexique : pourquoi discuter le prix d’un objet quand il est raisonnable ? Cette assertion résume ma manière de respecter les gens si accueillants de ce beau pays.
Ne pouvant en dire plus dans un article déjà long mais cependant incomplet je propose à qui voudrait un renseignement complémentaire de poser la question en commentaire ou sur mon blog.
Pour suivre les péripéties de Dominique Arnaud, suivez-le sur son Blog à l’adresse suivante ICI
Journaliste à la retraite, auteur d’ouvrages traitant de tourisme et de découverte de l’environnement dans le nord de la France, Dominique Arnaud a toujours été passionné par la nature et la randonnée, notamment à pied et à bicyclette. Il nous fait partager ici ses découvertes du terrain mexicain, dans un pays qui le passionne et qu’il a appris à aimer. Aujourd’hui il nous fait découvrir les hauteurs de Cuernavaca dans l’état de Morelos.
Pour suivre les péripéties de Dominique Arnaud, suivez le sur son Blog à l’adresse suivante : http://dominique-arnaud-le-mexique-revele.over-blog.com/
Pour percevoir l’âme d’un pays, en découvrir les secrets en dehors des grands sites touristiques, il faut le toucher de la pointe de son soulier, donc y aller avec ses pieds, quitte à les poser sur les pédales d’un vélo…
Ce que j’avais déjà fait ailleurs, je l’ai bien sûr continué au Mexique, pays magnifique mais où quelques hésitations sont justifiées, d’où mon envie d’évoquer ici mes premières expériences ayant, pour moi du moins, un petit goût d’aventure, loin des sentiers de grande randonnée si parfaitement balisés en France. En espérant qu’elles pourront servir à autrui…
Les premiers pas se firent dans la mégapole de Mexico où, que ce soit seul ou avec ma femme, je me suis perdu – et heureusement retrouvé – quelquefois. Nous y avons usé nos semelles de San Angel à Coyoacán, de Benito Juárez au Bosque de Chapultepec en nous égarant à Tacubaya, sans oublier Reforma vers le Zócalo…ou Polanco.
Mais ce ne sera pas mon propos d’aujourd’hui. Étant épris de nature, la montagne couverte de forêt dominant la cité de Cuernavaca me faisait rêver alors qu’avant de venir chez les Aztèques, je croyais le pays aride. Alors …
La cité de l’éternel printemps à l’ombre de la forêt
Notre premier long séjour à Cuernavaca, que domine un immense massif forestier culminant à plus de trois mille mètres d’altitude, me donna envie de quitter à pied l’agglomération pour aller vers la sylve, terrain entièrement inconnu pour moi au Mexique d’autant plus que je ne disposais d’aucune carte, que j’ignorais sans trop les craindre les éventuels dangers naturels, que je ne savais pas si je risquais d’y rencontrer une présence humaine hostile.
Au delà des lacets de l’autoroute conduisant à la Capitale, le milieu naturel me paraissait quasiment inaccessible. J’en mesurais d’abord les distances grâce aux images de Google Earth, puis j’allais explorer, le matin, régulièrement, les faubourgs nord de Cuernavaca, me familiarisant avec les quartiers de Ocotepec et d’Ahuatepec, calmes, traditionnels et populaires, mais au commerce bien vivant. Plus je montai vers le nord, plus l’environnement devenait campagnard. J’y observais des jardins, de vastes friches, et même une ferme avec quelques vaches. La volaille picorait dans les petites rues en terre, non revêtues de macadam. J’appréciais, sur ces hauteurs de Cuernavaca, l’intense vie villageoise favorisée par le maintien des échoppes d’artisans et petites boutiques. J’étais donc sûr d’y trouver, au petit matin, une barre de céréales ou une boîte de soda, indispensables pour aller plus loin sans souffrir de la fringale.
Quitter la ville à pied
Si la partie haute de la ville de Cuernavaca me plaisait bien, mon but était cependant d’aller au delà, et d’abord d’atteindre la limite du monde urbain, ce qui fut le cas un beau matin où je laissais dernière moi la dernière maison pour arriver à un curieux pont piétonnier enjambant l’autoroute, tout près d’un cimetière rural. Le sentier grimpait fort, m’offrant une vue sur toute l’agglomération. Magnifique. Je me retournais donc et remarquais, non sans une certaine crainte, que j’étais suivi par un gaillard portant, à la main, une machette longue de cinquante centimètres, de quoi tailler n’importe qui en pièces. Il faut dire que la machette, au Mexique, est un outil à tout faire, remplaçant souvent tronçonneuses et scies pour élaguer de gros arbres. J’accélérais donc le pas, supposant que dans la forêt, je serais difficile à suivre et effectivement, je perdis de vue ce Mexicain probablement pacifique.

Ce fut mon premier cheminement, un peu au hasard, sous la futaie. Une futaie très belle, peu dense, présentant d’abord quelques eucalyptus, puis des conifères associés à des feuillus. Le randonneur français n’était pas trop dépaysé, sinon par les impressionnants vautours se posant en nombre sur les pylônes. Je n’allais pas très loin, et au retour, débouchant d’un raidillon, je tombais nez à nez avec l’homme à la machette qui en plus de son outil portait un énorme sac de pommes de pin certainement destinées à alimenter son feu domestique, les autochtones aimant cuisiner sur la braise. Je le saluais, il répondit aimablement, et retournant vers le monde civilisé, je pris un peu d’avance… Je croisais aussi des cavaliers et me heurtais à d’énormes bornes en pierre dont la signification m’échappa.
Toujours plus loin
Les pentes forestières sont comme une drogue. Plus on y goûte, et plus on veut aller loin. Du Mexique, je connaissais surtout les villes et les sites touristiques, et voilà que s’ouvraient soudainement à moi d’autres horizons, mon envie étant alimentée par la fréquentation des perspectives de Google Earth me faisant fantasmer. De mon pont familier franchissant l’autoroute, je me proposais donc, après avoir bien étudié la topographie, d’aller à travers la forêt parcourue de nombreux sentiers, mais non balisés, jusqu’à la route fédérale perpendiculaire à la pente jusqu’à un point que je situais à environ 2400 mètres d’altitude, notre logis à Cuernavaca se trouvant, lui, à 1600 mètres seulement.
Plus bas, j’avais aussi repéré un sentier succédant à l’ ancienne voie de chemin de fer reliant Cuernavaca à Mexico. La course ne devait pas présenter trop de difficultés et je réussis presque à atteindre mon objectif. Hélas, quasiment au but, je me perdis dans les voies complexes d’un hameau d’altitude, et décidais de redescendre au pif, vers la ville, car il suffisait pour s’orienter de suivre la meilleure pente.
Meute de chiens agressifs
C’est dans ce hameau que je fus inquiété par des chiens aboyant aussi fort qu’ils montraient les dents. Nul humain pour les rappeler et je fus fort heureux, ce jour-là, d’avoir à la main un fort et long gourdin dont les moulinets me permirent de les tenir en respect. Il est à noter que dès l’entreprise de mes incursions dans la nature, je m’étais taillé un solide bâton, gardant dans une poche un bon couteau, histoire de faire face à de possibles mauvaises rencontres.
Dans cette partie du Mexique, il n’y a pas de fauves, mais mon ami le taxi m’avait signalé la possible présence de coyotes susceptibles de se montrer agressifs. En fait je n’ai jamais rencontré rien d’autre que des écureuils, coatis et tatous inoffensifs, sans compter les canidés qui dans la périphérie des villes peuvent être réellement dangereux, bien que la plupart, complètement amorphes, ne se laissent pas distraire de leur sieste dans la poussière surchauffée dont ils prennent la couleur.
Complétaient mon équipement précité un sombrero de paille, indispensable dès 10 h à partir de mars, et un petit sac à dos contenant de quoi boire et grignoter. Je ne prenais ni carte de crédit, ni passeport, mais le photocopie d’icelui et quelques centaines de pesos pour pouvoir m’offrir un éventuel taxi, ou donner une petite satisfaction à un éventuel agresseur. Histoire de le dissuader d’aller plus loin.
Ce ne sont cependant pas les risques qui me tracassaient le plus, mais la difficulté de trouver le chemin pour aller plus haut, volonté de découverte renforcée par la balade que m’avait proposée un ami dans une belle zone désertique coupée de ravins sauvages, les fameuses barrancas de Cuernavaca.
Haute-tension
Du bas, j’avais repéré un passage défriché dans la forêt d’altitude, tranchée correspondant au tracé d’une ligne électrique à haute tension.
Après vérification sur Internet, cette ligne devait pouvoir me servir de fil d’Ariane pour arriver à la route fédérale de Mexico, les images satellite faisant apparaître que le parcours était non seulement déboisé, mais également doté d’un chemin. Il fallait cependant s’attendre à ce que la pente soit très raide, puisque le sentier supposé prenait le plus court chemin vers les hauteurs.
Un beau matin, je me lançais donc dans l’expédition et comme prévu, marcher était aisé, mais nécessitait du souffle, au pied des hauts pylônes sur lesquels perchaient des rapaces de plus de deux mètres d’envergure.
Plus je montais, et plus la ville de Cuernavaca révélait son étendue. L’agglomération compte environ un million d’habitants. La première fois que j’étais venu dans cette cité, elle m’avait semblé n’être qu’un gros bourg, et aujourd’hui j’envisageais l’immensité de cette capitale d’état dite de l’éternel printemps.
C’est sans difficulté que j’atteignis mon but, le croisement de la ligne électrique et de la route fédérale, que je décidais d’utiliser à la descente. Mais de lacet en lacet, je trouvais cet itinéraire interminable, et au bout d’une dizaine de kilomètres sur macadam, le temps passant, j’arrêtais un taxi.
Vers les Tres Marias
Cependant, j’étais bien décidé à aller plus loin. Quelques jours plus tard, toujours au départ de notre gîte à 1600 m d’altitude, je me lançais à nouveau sous la ligne haute-tension, avec l’intention d’atteindre le village de Tres Marias qui est situé au delà de la forêt, à 2800 m d’altitude, presque au col (à 3100 m) qui permet d’atteindre Mexico, soit par l’autoroute, soit pas la route fédérale.
La deuxième partie de la balade me parut plus difficile, le cheminement étant embroussaillé, et j’y craignais la présence de bestioles peu sympathiques telles d’éventuelles tiques mexicaines dont je n’avais pas envie de faire connaissance. Cependant je parvenais sans encombre à un hameau, traversé par une voie le reliant à la route fédérale. J’entrai bientôt dans Tres Marias qui me fit penser un peu à un village de western. Mais je pris plaisir à visiter la bourgade à l’architecture sans charme, mais néanmoins regroupée autour de son église et de son Zócalo (place centrale en référence à la place de la Constitution de la Capitale).
De par sa situation sur un grand axe, Tres Marias est une agglomération très commerçante, dotée de nombreux petits restaurants, et où se vendent beaucoup de poteries artisanales richement décorées. Je trouvais pour redescendre une voiture dans un sitio (station de taxi) dont je n’aurais pas espéré l’existence en un lieu me paraissant si reculé. C’est un chauffeur aussi aimable que disert qui pour 80 pesos (5 euros) m’évita quelque 25 km de macadam fastidieux. Il me fit même prendre le chemin des écoliers, me présentant le village en contrebas dont il était originaire. Les pentes, pour accéder à cette bourgade de Huitzilac (ou l’on peut goûter le fameux pulque tiré de l’agave fermenté) ont de quoi effrayer le cycliste moyen… Mais la montagne trilobée le surplombant est bien tentante…
A suivre…….
c’est un très joli récit, dommage que l’auteur s’emmêle entre l’imparfait et le passé simple….
Réflexion justifiée de Tallet que je remercie mais écrire au passé n’est pas simple d’où le risque d’être imparfait !
Que dire des 29 autres etats du Mexique ?
Voir
http://www.revemexicain.com