Lundi 01 décembre 2008  
1 Euro = 17.1050 - Cac 40 - 3.262,68

Yucatan - Les charmes de la Riviera Maya

Publié le 26/02/2008 par Alain Figadère

riviera-maya.jpgDepuis quelques années, le corridor entre Cancún et Tulum porte le nom de «Riviera Maya» et est devenu une destination touristique de plus en plus prisée. Ce nom évocateur des premiers occupants de la région fait référence à la côte mexicaine entre le village de Puerto Morelos et le village de Punta Allen, situé dans la Reserva de la Biosfera Sian Ka’an, au sud du village de Tulum.

Il n’y a pas si longtemps, cette partie du Mexique qui donne sur la mer des Caraïbes consistait en une succession de plages vierges, de lagunes poissonneuses, de cenotes inexplorés, de grottes et de rivières souterraines. Il y a une génération, quelques paisibles villages étaient reliés par une route secondaire parallèle à la côte. Les choses ont bien changé depuis 30 ans.

La région a acquis ses titres de gloire dans les années 1980 grâce aux nombreuses excursions d’un jour organisées depuis Cancún vers les villes archéologiques de Tulum et de Cobá ainsi qu’au parc aquatique enchanteur de Xel-Há.

Des attraits très variés
Si Cancún demeure le haut lieu du tourisme, la Riviera Maya propose une alternative plus conviviale et mérite bien plus qu’une simple excursion. C’est une destination en soi, et ses nombreux attraits sauront satisfaire ceux qui sont à la recherche des beautés de la nature et des activités qui s’y rattachent. Les quelques sites archéologiques qui ont été mis en valeur et ouverts au public donnent un aperçu fort intéressant de ce qu’était la vie des Mayas avant l’arrivée des Espagnols.

Le long des quelque 200 km de littoral s’égrènent des douzaines de très belles plages, certaines jalonnées de complexes hôteliers de grand luxe et d’autres de cabañas rustiques. Au large des côtes, le grand récif maya, le deuxième plus long système de corail au monde, offre une vision fantasmagorique des fonds marins.

Les anciennes villes mayas en ruine partagent ce magnifique paysage avec des constructions récentes érigées pour satisfaire l’achalandage toujours croissant des touristes venus de l’Europe et des Amériques.

Les premiers occupants de la région parlaient le maya yucatèque, et, même si aujourd’hui la langue officielle est l’espagnol, la plupart des descendants mayas parlent toujours le yucatèque. Depuis quelques années, de nouveaux arrivants parlent le français, l’allemand ou l’italien, et confèrent une atmosphère cosmopolite à ce paradis. L’anglais est évidemment parlé presque partout.

Un développement touristique rapide
L’engouement qu’a connu Cancún a donc ouvert de nouvelles perspectives aux visiteurs en quête d’un cadre plus intime. L’infrastructure touristique du corridor entre Cancún et Tulum a pris forme au début des années 1990, avec l’ouverture des premiers hôtels d’importance. Quelque 300 000 visiteurs s’y étant rendus en 1995, la région prévoit passer le cap des trois millions en 2007! On estime aujourd’hui que la Riviera Maya dispose de plus de 30 000 chambres réparties dans près de 400 lieux d’hébergement, dont la majorité se trouvent autour de Playa del Carmen.

En un peu plus de 15 ans, la Riviera Maya est donc devenue une destination de première importance; si Puerto Morelos a gardé ses airs de village de pêcheurs, tout autour les attraits touristiques ont poussé comme des champignons. Le village de Playa del Carmen est devenue une ville de plus de 50 000 habitants, très populaire auprès des touristes en quête d’une ambiance plus authentique que son grand frère Cancún. La magnifique plage au sud du site archéologique de Tulum, jadis paradis des amateurs de confort rudimentaire et de naturisme, compte maintenant 10 fois plus d’hôtels et de cabañas qu’il y a une décennie.

Le village qu’est Tulum Pueblo n’a pas subi les mêmes transformations que la côte, mais il possède dorénavant tous les services nécessaires au tourisme de masse (de la location de voitures au médecin parlant le français ou l’anglais, en passant par les restaurants proposant des menus internationaux). Tulum Pueblo s’avère non seulement le point de départ vers les grandes destinations telles que Palenque ou Tikal, mais aussi un lieu d’arrêt et de repos pour un nombre croissant de vacanciers et de bourlingueurs. Ses petits hôtels et restaurants familiaux n’ont rien à envier à ceux des autres destinations de la Riviera Maya.

Le saviez-vous?
La plateforme calcaire du Yucatan compte le réseau de rivières et de grottes sous-marines le plus long au monde. Ces grottes peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de profondeur et sont remplies d’une couche inférieure d’eau salée et d’une couche superficielle d’eau douce. En certains endroits le phénomène de dissolution du calcaire a causé un effondrement de terrain et la création de puits naturels appelés cenotes (terme d’origine maya qui signifie une dépression karstique fermée occupée par un petit lac).

Les Mayas considéraient ces puits comme un moyen de communication avec les dieux, le gouffre représentant une bouche. Utilisés jadis comme réserves d’eau douce, les cenotes servaient donc également de lieux de culte où des offrandes et des victimes sacrificielles étaient jetées. D’ailleurs, on a découvert des objets en or au fond du Cenote Sagrado de Chichén Itzá, entre autres.

Aujourd’hui les cenotes de la région font le bonheur des baigneurs, mais surtout des plongeurs de tous les niveaux. La clarté de leur eau permet en effet une grande visibilité pour observer la faune marine qu’ils abritent. Bien que de nombreux cenotes soient accessibles à partir de la route 307 (la plupart du temps moyennant un faible coût d’entrée), pour une expérience plus riche et mieux encadrée, il est conseillé de prendre part à une excursion organisée par l’un des nombreux centres de plongée de la région.

La rédaction (www.legrandjournal.com.mx)

Déposer un commentaire

Edito

Bruxelles tarde à valider le plan de recapitalisation des banques françaises, jugé peu compatible avec les règles de la Commission. Paris s'impatiente. Six semaines après avoir présenté son plan de renforcement du capital des six plus grandes banques françaises, la France attendait, hier encore, le feu vert de la Commission européenne. Au-delà d'un excès de zèle régulateur, Bruxelles se retrouve accusée d'entraver la relance que toute l'Europe réclame. L'affaire, qui brouille la complicité entre Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso, ne concerne pas le sauvetage des banques naufragées dans la tempête financière. Mais le soutien financier de 10,5 milliards d'euros que l'État français veut apporter à six banques réputées en bonne santé. Paris les considère comme les chevaux de bataille d'une relance immédiate. Le Trésor veut gonfler leurs fonds propres pour les amener à prêter plus à l'économie, une bouffée d'oxygène essentielle dans une atmosphère de crédit raréfié. C'est là que le bât blesse. Neelie Kroes, la commissaire néerlandaise à la Concurrence, retient sa signature en s'inquiétant des distorsions introduites par ces aides publiques. Bref, elle conteste l'avantage que les enseignes françaises pourraient en retirer face à leurs concurrentes européennes. En pratique, Bruxelles voudrait imposer à toutes les banques aidées - les naufragées comme celles qui restent à flot - de redresser leur bilan, c'est-à-dire de prêter moins en proportion de leurs capitaux propres, fussent-ils renforcés par les deniers de l'État. Les services de Christine Lagarde y voient un contre sens dangereux, au moment précis où les économies européennes plongent dans la récession. «Stupide», «bureaucratique», «tatillon» : les épithètes ont volé ce week-end sur la ligne Paris-Bruxelles. Le plan français prévoit explicitement que les banques aidées devront accroître leurs crédits à l'économie.

 Espace abonnement

RSS colque Abonnez-vous à notre flux RSS
RSS colque Recevez la Revue de Presse

Nous sommes 30 183 abonnés !

Info bourse

Pub 1

Communauté Facebook

Pub 1