Lundi 01 décembre 2008  
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Tourisme Mexique-L’état de Michoacan, une destination encore vièrge (vidéo)

Publié le 11/02/2008 par Le Grand Journal

michoacan.jpgDes plages désertes, une nature aussi éblouissante que diversifiée, pas de grands hôtels, pas de vendeurs á la sauvette, presque pas de touristes… Que des gens simples et infiniment amicaux, des effluves de fruits de mer et de chili, un sentiment de sécurité et des rêves à concrétiser.

L’État de Michoacán, à proximité de celui de Mexico, se réserve aux voyageurs qui méprisent le tout-inclus, les grandes stations balnéaires et les voyages organisés. Il incarne l’opposé radical de tous les Acapulco, Cancun et Cozumel de ce monde.

Le meilleur guide

Pour découvrir cette région au climat docile et aux facettes multiples, j’ai eu le bonheur d’avoir comme guide l’un des plus grands photographes mexicains, auteur d’une trentaine de beaux livres et le plus fervent admirateur du Michoacán. Adalberto Rios a consacré je ne sais combien d’ouvrages et de reportages à cet État qu’il a contribué à faire connaître en Espagne principalement. Nous avons voulu réciproquement nous faire découvrir les secrets de nos coins de pays respectifs. Après lui avoir fait faire «ma» tournée de la région de Québec et du Saguenay–Lac-Saint-Jean, c’était à lui de me montrer le Michoacán.

«C’est d’abord la nature qui s’impose ici, dans une région qui compte une multitude d’écosystèmes, du Pacifique à la haute montagne, on trouve l’immense lac Cuitzeo, qui accueille les pélicans blancs du Canada durant leurs vacances hivernales. Des volcans comme le Paricutín, le dernier-né de la Ceinture de feu. Des sources thermales impressionnantes. Une capitale, Morelia, unique par son architecture coloniale merveilleusement préservée. Puis une côte absolument sublime parsemée de villages pittoresques», explique Adalberto Rios.

De plus, le nom de Michoacán ne nous est pas totalement inconnu puisque c’est sur ses sommets recouverts du sapin mexicain, l’oyamel, que plusieurs millions de papillons monarque viennent se réfugier à la suite de leur longue migration de près de 5000 km à partir du sud du Québec, entre autres.

Circuit à inventer

Nous voilà partis sur un circuit préparé par Adalberto, qui pourrait fort bien convenir aux touristes curieux de découvrir le Michoacán sous tous ses angles. À trois heures de route de Mexico, sur des autoroutes fort agréables et peu fréquentées tant elles coûtent cher en péages, nous nous dirigeons d’abord vers le parc naturel Los Azufres et ses sources géothermales qui servent tant à l’alimentation en électricité de la région qu’aux plaisirs des baigneurs de la Laguna Larga et des amateurs de bains de boue.

Non loin, dans la région de Contepec, se trouve l’un des plus sublimes complexes hôteliers qu’on puisse imaginer dans le contexte mexicain. L’Hacienda Cantalagua est un véritable monument historique abritant un hôtel de luxe qui a scrupuleusement conservé ses trésors architecturaux du XVIIIe siècle.

Nous ne nous trouvons qu’à une heure de route de la réserve de la biosphère du Sanctuaire de la Sierra Chincua, où se trouvent de 10 à 20 millions de papillons monarques dans un espace très circonscrit, à flanc de montagnes.

Je m’attendais à y trouver une infrastructure touristique majeure, presque un piège à touristes. À la place, je rencontre les membres d’une coopérative de paysans qui misent leur survie sur cet attrait dont ils comprennent la fragilité. L’expérience de voir ces millions de papillons en grappes géantes sur les branches et les troncs des oyamels est de celles qu’on n’oublie jamais.

Et comme il n’y a pas que les papillons du Québec qui fréquentent le Michoacán, nous nous rapprochons ensuite de la capitale, Morelia, pour une excursion sur le plus grand lac de l’État, le Cuitzeo, où des milliers de pélicans blancs d’Amérique se regroupent au coucher du soleil. Je n’ose imaginer le bonheur qu’on aurait à explorer cette vaste étendue d’eau peu profonde en kayak de mer…

Morelia et la côte

Morelia est un incontournable où il faut s’attarder au moins deux ou trois jours pour visiter ses trésors coloniaux. L’hôtel Virrey de Mendoza, dont la construction remonte à 1737, se trouve en plein cœur de la ville, près de la somptueuse cathédrale.

L’expérience ultime du Michoacán demeure sa côte somptueuse et incroyablement peu connue des touristes.

Sur 260 km s’étirent des plages fabuleuses et des falaises percées d’une multitude de grottes. Adalberto et moi y parcourons d’abord les mangroves de la rivière Santa Ana, où pullulent les oiseaux de mer et les crocodiles.

Puis nous assistons au lâcher de 300 bébés tortues avant de passer à un dîner mémorable au restaurant La Enramada, sorte de cabane à sucre sur la plage où se réunissent les familles pour une bouffe délectable.

Chaque village de la côte est une révélation, mais Pichilinquilo en est l’apothéose. Quelques Québécois ont d’ailleurs déjà trouvé cette perle et y campent gratuitement sur une plage extraordinaire pour faire de la plongée, de la pêche, explorer les plages et les cavernes puis manger les meilleurs fruits de mer et poissons qui soient au resto de la plage, La Perla… Un vrai rêve!

Yves Ouellet, Le Soleil (www.legrandjournal.com.mx)

Le Michocan en image et en musique

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Edito

Bruxelles tarde à valider le plan de recapitalisation des banques françaises, jugé peu compatible avec les règles de la Commission. Paris s'impatiente. Six semaines après avoir présenté son plan de renforcement du capital des six plus grandes banques françaises, la France attendait, hier encore, le feu vert de la Commission européenne. Au-delà d'un excès de zèle régulateur, Bruxelles se retrouve accusée d'entraver la relance que toute l'Europe réclame. L'affaire, qui brouille la complicité entre Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso, ne concerne pas le sauvetage des banques naufragées dans la tempête financière. Mais le soutien financier de 10,5 milliards d'euros que l'État français veut apporter à six banques réputées en bonne santé. Paris les considère comme les chevaux de bataille d'une relance immédiate. Le Trésor veut gonfler leurs fonds propres pour les amener à prêter plus à l'économie, une bouffée d'oxygène essentielle dans une atmosphère de crédit raréfié. C'est là que le bât blesse. Neelie Kroes, la commissaire néerlandaise à la Concurrence, retient sa signature en s'inquiétant des distorsions introduites par ces aides publiques. Bref, elle conteste l'avantage que les enseignes françaises pourraient en retirer face à leurs concurrentes européennes. En pratique, Bruxelles voudrait imposer à toutes les banques aidées - les naufragées comme celles qui restent à flot - de redresser leur bilan, c'est-à-dire de prêter moins en proportion de leurs capitaux propres, fussent-ils renforcés par les deniers de l'État. Les services de Christine Lagarde y voient un contre sens dangereux, au moment précis où les économies européennes plongent dans la récession. «Stupide», «bureaucratique», «tatillon» : les épithètes ont volé ce week-end sur la ligne Paris-Bruxelles. Le plan français prévoit explicitement que les banques aidées devront accroître leurs crédits à l'économie.

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